Année économique et sociale 2007 en Guyane

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Politique de la ville Les adultes-relais, des emplois de médiation dans les quartiers les renouvellements de contrats. Au réé fn 1999, le dispositif na -En Guyane, l’année 2007 total, ce sont 86 adultes-relais qui Ctional prévoit le recrutement est marquée par une forte sont en poste en Guyane au terme de d’adultes-relais pour contribuer à progression du nombre l’année 2007. Ils se répartissent sur restaurer le lien social et favoriser l’ensemble des d’adultes-relais. A cette l’accès aux services pu- La montée en charge cinq communes blics dans les territoires occasion, le Centre de concernées par de la politique de la vil- du dispositifRessources Politique de la la politique de la le. Entre 2001 et 2007, Ville de Guyane dresse un ville. Saint-Laurent-du-Maroni est la 121 conventions d’adulte-relais ont commune qui compte le plus d’adul-été signées en Guyane entre l’Etat et portrait de ces contrats tes-relais (26), devant Cayenne (25), les employeurs. Après une phase de 1aidés . Kourou (22), Matoury (8) et Rémire-montée en charge au cours de l’année Montjoly (5).2002, le dispositif connaît un repli net dû à un gel budgétaire au niveau Dans un contexte marqué par une national (seulement 16 conventions forte présence de populations im-signées entre 2003 et 2005).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Politique de la ville
Les adultes-relais,
des emplois de médiation
dans les quartiers
les renouvellements de contrats. Au réé fn 1999, le dispositif na -En Guyane, l’année 2007
total, ce sont 86 adultes-relais qui Ctional prévoit le recrutement est marquée par une forte
sont en poste en Guyane au terme de d’adultes-relais pour contribuer à
progression du nombre l’année 2007. Ils se répartissent sur restaurer le lien social et favoriser
l’ensemble des d’adultes-relais. A cette l’accès aux services pu-
La montée en charge cinq communes blics dans les territoires occasion, le Centre de
concernées par de la politique de la vil- du dispositifRessources Politique de la la politique de la le. Entre 2001 et 2007,
Ville de Guyane dresse un ville. Saint-Laurent-du-Maroni est la 121 conventions d’adulte-relais ont
commune qui compte le plus d’adul-été signées en Guyane entre l’Etat et portrait de ces contrats
tes-relais (26), devant Cayenne (25), les employeurs. Après une phase de 1aidés . Kourou (22), Matoury (8) et Rémire-montée en charge au cours de l’année
Montjoly (5).2002, le dispositif connaît un repli
net dû à un gel budgétaire au niveau
Dans un contexte marqué par une national (seulement 16 conventions
forte présence de populations im-signées entre 2003 et 2005). À partir
migrées et de non francophones, (1) Les données disponibles proviennent de de 2006, le nombre de conventions
l’enquête menée par le Centre de Ressources 24 % des adultes-relais oeuvrent augmente de façon signifcative, les
Politique de la Ville de Guyane dans le cadre dans le champ de pouvoirs publics ayant conforté ce
de l’évaluation locale du dispositif adulte-re- Des champs l’accès aux droits programme en doublant le nombre lais menée pour la Délégation Régionale
et la lutte contre Interministérielle à la Ville de postes, et en 2007, 41 nouveaux d’intervention
les discrimina-contrats ont été signés, sans compter multiplestions. Ils visent
notamment à faciliter l’accès aux
services publics (accompagnement, Près du quart des activités dans l’accès aux droits
interprétariat) ;et lutte contre les discrimations
· 20 % agissent dans le domaine de
Répartition des domaines d’intervention
l’éducation, l’alphabétisation et la
Unité : % parentalité. Les actions menées sont
diverses : soutien scolaire, cours d’al-
phabétisation pour les familles, par-
ticipation au renforcement des liens
entre l’institution scolaire, l’élève et
la famille ;
· 20 % travaillent autour du lien so-
cial et de la participation à la vie
publique. Par une présence de proxi-
mité, il contribue à la tranquillité
publique (régulation des différents et
des confits, prévention des situations
à risque) et au rétablissement du lien
social ;Source : Délégation Régionale Interministérielle à la Ville de la Guyane

N° 70 - Guyane - Septembre 2008Politique de la ville
Majoritairement plus d’embauches· 18 % interviennent dans le do- Un programme
par de petites associationsmaine de la santé et de l’accès aux
à confortersoins : démarche d’information et de Les caractéristiques des organismes
prévention, de médiation entre les un rouage important employant des adultes-relais
personnes et les praticiens de santé pour le développement Unité : %
visant à améliorer l’accès aux soins de leurs activités.
des personnes en diffculté d’insertion L’utilité des métiers de la
sociale et culturelle ; médiation et de la proxi-
· 13 % mettent en œuvre des actions mité n’est aujourd’hui
socio-culturelles et sportives ; plus à démontrer. Au ni-
Dans une moindre mesure, 3 % par- veau national, les orienta-
ticipent à l’amélioration du cadre de tions récentes ont conforté
vie et 2 % se concentrent sur l’appui le dispositif « adulte-re-
à la vie associative. lais » et validé son déve-
En Guyane, les adultes-relais sont ma- loppement. Cependant,
joritairement des femmes (64,6 %). certains freins subsistent
Le programme ac- encore à la bonne réalisa- Source : Délégation Régionale Interministérielle à la Ville Une majorité
cueille en majorité tion des actions : de la Guyane
de femmes des jeunes adultes :
près d’un salarié sur deux est trente- · l’absence de défnition des missions sionnelle ou sont amenés à changer
naire. Les moins de trente ans sont et des activités par des règles de mé- de lieu d’activité, puisque bon nom-
particulièrement minoritaires car ils tiers peuvent laisser apparaître un bre d’employeurs ne sont pas en me-
n’ont en principe pas le droit d’accé- certain fou sur les contours de leur sure de pérenniser leur poste à la fn
der au dispositif, sauf dérogations. intervention ; de leur contrat. La formation demeure
Les salariés embauchés en adulte-re- · le manque de qualifcations spéci - en tout cas un enjeu important pour
lais ont un niveau de formation plu- fques, malgré la mise en place ré - une démarche qui ne doit pas pour
tôt faible : la moitié n’a pas atteint le cente de formations et de diplômes autant remplir le vide laissé par les
baccalauréat ou un niveau équivalent spécialisés ; services publics. Le développement
au BEP ou au CAP. Toutefois, près d’1 · le manque de coordination et de de la médiation sociale, révélatrice
adulte-relais sur 5 dispose au moins partenariats avec les autres acteurs d’un malaise, d’un défcit de réponse
d’un niveau équivalent au BAC+2. de l’action sociale (travailleurs so- publique, renvoie, en effet, à une ré-
ciaux, service « politique de la ville » fexion sur une adaptation nécessaire
Les adultes-relais sont très majoritai- des municipalités, …) des métiers de proximité.
rement embauchés par des associa- · l’absence de réseau professionnel
tions : 86,6 % en moyenne. Malgré pour favoriser l’échange et l’émer-
l’ouverture du dispositif en 2002, gence de bonnes pratiques.
les communes et les établissements Simon LEYENDECKER
publics locaux d’enseignement n’as- La professionnalisation doit être au Centre de Ressources pour la
surent, respectivement, que 7,3 % centre des préoccupations des in- Politique de la Ville de la Guyane
et 4,9 % des embauches. Seules les téressés et des structures d’accueil,
Pour en savoir pluscommunes de Kourou et de Saint- qui n’ont souvent pas l’ingénierie
Laurent du Maroni emploient des fnancière pour organiser des forma - Fiche pratique du Ministère du Travail,
adultes-relais. tions. Dans ce cadre, la validation des Relations Sociales, de la Famille et de
L’analyse de la taille des associations des acquis par l’expérience apparaît la Solidarité : « Les activités des adultes-
employant ces contrats aidés illustre comme par- relais » :
la prédominance des petites structu- ticulièrement http://www.travail.gouv.fr/informations-Adulte-relais,
res. Dans 49,3 % des cas, la struc- adaptée pour pratiques/fches-pratiques/contrats-travail/et après ?ture ne compte que 1 à 3 salariés et faire valoir une activites-adultes-relais.htm.
dans 31 % des cas, 4 à 10 salariés. qualifcation de médiateur social.
Dans près d’1 association sur 3, l’en- Pour autant, on peut se demander Les différentes circulaires relatives aux
semble des salariés est composé ex- quel peut-être le devenir profession- adultes-relais : http://i.ville.gouv.fr.
clusivement d’adultes-relais. Il s’agit nel de ces intervenants, qui après
souvent d’associations de quartier plusieurs années d’expériences sou- DIV et CNFPT, « La médiation sociale »,
pour lesquelles le dispositif s’avère haitent changer de fonction profes- Collection Repères, 2004, 289 p.

N° 70 - Guyane - Septembre 2008

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