Attractivité économique des zones d'emploi : davantage d'atouts pour Belfort et Besançon

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La faible attractivité économique des régions du Grand-Est n'empêche pas certaines zones d'emploi de ces régions d'être attractives. Elles sont cependant incapables de diffuser cette attractivité aux zones voisines. Parmi les zones les plus attractives du Grand-Est, on compte Belfort, Besançon et Vesoul. Sur la période 1997-2004, Montbéliard et Dole, qui étaient les zones d'emploi les plus attractives de la région, ont perdu de leur rayonnement. Les gains et les pertes d'attractivité sont essentiellement le fait d'évolutions divergentes de l'emploi entre le début et la fin de la période. En dehors de densités économique et de population généralement faibles, les zones d'emploi francs-comtoises ne présentent pas de caractéristiques particulièrement défavorables à leur attractivité. Des profils économiques relativement proches ne conduisent d'ailleurs pas forcément à une attractivité économique comparable. Seules les zones d'emploi de Dijon et de Besançon ont à la fois des caractéristiques et une attractivité économique comparables. Dans une zone d'emploi, les effets positifs d'une importante densité économique peuvent être atténués par une spécialisation économique trop marquée. C'est notamment le cas pour la zone d'emploi de Montbéliard. Les zones les plus attractives économiquement, sont généralement celles où la croissance de la population est la plus favorable.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
1
nº 100
décembre 2007
Attr ACt iVité é Co No Miqu E
DES Zo NES D’EMPLo I :
La faible attractivité économique des régions du Grand-Est n’empêche
pas certaines zones d’emploi de ces régions d’être attractives. Elles sont
cependant incapables de diffuser cette attractivité aux zones voisines.
Parmi les zones les plus attractives du Grand-Est, on compte Belfort,
Besançon et Vesoul. Sur la période 1997-2004, Montbéliard et Dole,
qui étaient les zones d’emploi les plus attractives de la région, ont
perdu de leur rayonnement. Les gains et les pertes d’attractivité sont
essentiellement le fait d’évolutions divergentes de l’emploi entre le
début et la fin de la période. En dehors de densités économique et de
population généralement faibles, les zones d’emploi franc-comtoises ne
présentent pas de caractéristiques particulièrement défavorables à leur
attractivité. Des profils économiques relativement proches ne conduisent
d’ailleurs pas forcément à une attractivité économique comparable.
Seules les zones d’emploi de Dijon et de Besançon ont à la fois des
caractéristiques et une attractivité économique comparables. Dans une
zone d’emploi, les effets positifs d’une importante densité économique
peuvent être atténués par une spécialisation économique trop marquée.
C’est notamment le cas pour la zone d’emploi de Montbéliard. Les zones
les plus attractives économiquement, sont généralement celles où la
croissance de la population est la plus favorable.
L’attractivité économique des naison d’éléments (structure l’offre territoriale. Cette offre
territoires, qui se définit par la productive, disponibilité et se doit d’être compétitive pour
capacité à attirer et retenir des qualification de la main d’œu- ne pas exposer le territoire à
établissements et des emplois, vre, potentiel du marché, des risques de dévitalisation.
est un impératif stratégique à environnement économique, Au niveau des régions mé-
la fois pour les territoires eux- infrastructures, emploi-re- tropolitaines, le Grand-Est
mêmes et pour les entreprises venu, qualité de l’appareil témoigne, dans son ensem-
qui souhaitent continuer à de formation, fiscalité locale, ble, d’une faible attractivité www.insee.fr
y prospérer ou s’y installer. compétitivité de l’offre foncière économique, ainsi qu’il res-insee-contact@insee.fr
0 825 889 452 (0,15 /mn) Elle procède d’une combi- et immobilière…), qui forme sort de l’étude sur les forces et INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
2
ceux des territoires les plus Le Grand-Est dans son en-
dynamiques de métropole. semble, l’Auvergne et le
Limousin, correspondent au
Dans le Grand-Est, troisième cas de figure, où
des pôles d’attractivité l’ensemble de la région est
isolés qui ne jouent globalement peu attractif.
pas un rôle On observe notamment
d’entrainement sur un corridor de très faible
leur environnement attractivité (« diagonale du
vide ») qui s’étend depuis
Trois cas de figure sont pré- les hautes vallées de la
sents au sein des régions Meuse au sud et à l’ouest du
métropolitaines. Dans les Massif central, en passant
régions très attractives (Lan- par les hautes vallées de la
guedoc-Roussillon, Provence- Marne et de la Seine et les
Alpes-Côte-d’Azur et Île-de- contreforts du Morvan. Ces
France), la quasi-totalité du territoires, qui conservent
territoire régional l’est très une forte vocation rurale,
fortement ou fortement : peinent à attirer d’autres
quelques zones d’emploi activités économiques et
particulièrement dynami- à retenir leur population.
ques en termes de créations Dans ces régions, on trouve
d’établissements et d’emplois des poches d’attractivité,
communiquent leurs effets souvent isolées, dont le dy-
d’entraînement à de nom- namisme ne se diffuse pas
breuses zones voisines. aux zones voisines.
Dans les régions attractives Au sein de ce grand espace, les faiblesses de la Franche- est nécessaire de comprendre
(1)Comté parue récemment . pourquoi les mécanismes y ou moyennement attractives, seul le sillon lorrain et le nord
La Franche-Comté occupe la sont moins efficaces, alors l’ensemble de la région est de la Moselle, qui bénéfi-
e relativement dynamique, cient du voisinage des pôles 20 place sur les 22 régions même que certaines des zones
métropolitaines, tandis que d’emploi disposent d’atouts même si quelques zones de Nancy et de Metz en fort
d’emplois restent en retrait. développement, présentent l’Alsace, la mieux placée, est spécifiques comparables à
eau 11 rang.
Ce constat ne doit cependant
Seules trois zones d’emploi comtoises dans la première moitié du classement métropolitainpas occulter les profondes
disparités qui peuvent exister
Sur les 348 zones d’emploi métropolitaines, 68 font partie des cinq régions du Grand-Est (Franche-au sein même des régions.
Comté, Alsace, Lorraine, Bourgogne et Champagne-Ardenne).
L’étude des offres territoriales Entre 2001 et 2004, seules deux zones d’emploi lorraines et une zone d’emploi alsacienne se classent
ne prend vraiment tout son pour leur niveau d’attractivité économique dans le premier quart métropolitain. Trois zones d’emploi
sens qu’à un niveau infra- franc-comtoises se placent dans la première moitié. Près de la moitié des zones d’emploi du Grand-
Est se situent dans le dernier quart.régional comme celui de la
er e e ezone d’emploi qui permet Du 1 Du 88 Du 175 Du 262
Classement des zones d’emploi e e e eau 87 rang au 174 rang au 261 rang au 348 rang Ensemble d’épouser au plus près les régionales selon er e e(1 quart) (2 quart) (3 quart) (dernier quart)
leur attractivité économiqueréalités de terrain.
Nombre de zones d’emploi dans chaque tranche
Alors que le Grand-Est paraît Champagne-Ardenne 2 2 4 8
(2)globalement peu attractif , il Bourgogne 1 6 11 18
Lorraine 2 4 4 7 17
Alsace 1 1 7 3 12
(1) Une troisième publication, à Franche-Comté 3 4 6 13
paraître en 2008, dressera un état Ensemble du Grand-Est 3 11 23 31 68
des lieux du tertiaire supérieur en
Source : INSEEFranche-Comté.
Champ : Industrie, Commerce, Services - période 2001 à 2004(2) Cf. encadré ci-contre INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007

un ensemble contigu de zo- Comment mesurer la performance des territoires
nes attractives. D’autres ter- Les zones d’emploi en matière d’attractivité économique ?
ritoires comme Strasbourg, de Nancy, Metz
L’attractivité économique d’une zone se définit comme sa capacité à Belfort, Reims, Mulhouse, et Strasbourg font
attirer des entreprises et à créer des emplois, mais aussi, dans une optique Dijon, Besançon et Longwy cavalier seul
plus défensive, à les retenir. Ainsi, un territoire qui bénéficie de créations
sont également attractifs, dans le Grand-Est d’établissements ou d’emplois supérieures à la moyenne des zones d’emploi
métropolitaines se distinguera par une forte attractivité.sans parvenir pour autant à
Une entreprise qui souhaite investir peut soit renforcer le potentiel d’un de ses entraîner les territoires qui Parmi les quinze zones les plus
établissements en augmentant sa capacité de production et ses effectifs, soit
leurs sont limitrophes. Ainsi, attractives du Grand-Est entre créer une unité de production entièrement nouvelle. Le choix de la localisation
de cette nouvelle unité dépend en partie de l’attractivité de chacun des sites les zones d’emploi de Sarre- 2001 et 2004, on trouve trois
potentiels. La décision finale peut tendre à renforcer le développement de bourg et de Saverne-Sarre- zones franc-comtoises (Belfort,
la zone finalement retenue. Se pose alors la question d’évaluer l’attractivité
Union, pourtant situées entre Besançon et Vesoul), sept lor- économique des zones d’emploi françaises à des fins comparatives.
Nancy-Metz et Strasbourg raines (sillon lorrain et nord de
La méthode développée ici vise à apprécier l’attractivité économique des sont très peu attractives. Les la Moselle), deux alsaciennes,
zones d’emploi selon quatre composantes mesurées par des taux annuels
zones d’emplois de Besan- deux champenoises et une moyens calculés sur la période 2001 à 2004 :
1 Le taux de création d’établissements sièges est défini comme çon et de Dijon, attractives seule bourguignonne (Dijon).
la moyenne annuelle du nombre d’établissements sièges d’entreprises et peu éloignées l’une de À l’inverse, la Bourgogne est
créés ex nihilo ou transférés dans la zone, entre début 2001 et fin 2004,
erl’autre, ne semblent exercer fortement représentée dans le rapportée au stock d’établissements du 1 janvier 2001.
2 Le taux de création d’établissements secondaires est défini comme aucun effet sur la vitalité des peloton de queue, avec sept
la moyenne annuelle du nombre d’établissements secondaires créés ex zones d’emploi de Gray et des quinze zones les moins at-
nihilo ou transférés dans la zone, entre le début 2001 et la fin 2004,
erde Dole, qui apparaissent tractives. Parmi ces dernières, janvier 2001.
Les établissements secondaires sont des établissements non sièges qui peu attractives. Il en est de se trouvent les zones franc-
dépendent donc d’un établissement centre de décision.même pour Altkirch, situé comtoises de Champagnole
Le taux d’emplois créés dans les établissements nouveaux est défini
entre Belfort et Mulhouse. et de Saint-Claude. comme la moyenne annuelle des emplois générés par les établissements
créés ou entrant dans la zone entre début 2001 et fin 2004, rapportée
à l’emploi moyen.
erL’emploi moyen est mesuré sur l’ensemble de la période du 1 janvier
er2001 au 1 janvier 2005, alors que l’emploi dans les créations est mesuré
au terme de l’année de la création de l’établissement.
4 Le taux de croissance de l’emploi dans les établissements existants
et en croissance d’effectif est la moyenne annuelle de l’accroissement
de l’emploi dans ces établissements entre 2001 et 2004 rapportée à
l’emploi moyen.
Un indicateur synthétique, résultante des quatre composantes, permet
alors de comparer les zones d’emploi entre elles. Il est le résultat d’une
Analyse en Composantes Principales (ACP) sur les quatre composantes et
résume l’information fournie par celles-ci. L’attractivité des zones d’emploi
est mesurée par leurs coordonnées sur le premier axe de l’ACP, apportant
l’information la plus significative.
Lorsque la composante a évolué plus favorablement que la moyenne
nationale au cours de la période envisagée, la coordonnée a une valeur
positive ; elle est négative dans le cas contraire.
Cette transformation rend additives les quatre composantes permettant de
mesurer leur poids dans l’indicateur synthétique d’attractivité. Elle renseigne
sur les éléments qui expliquent le plus le niveau d’attractivité ainsi obtenu.
Les constats et les éléments d’explication établis sur la base de cet étalon de
mesure commun portent sur la place des zones d’emploi franc-comtoises
dans l’ensemble des zones d’emploi métropolitaines et plus spécifiquement
dans celles du Grand-Est.
L’analyse est basée sur sur les établissements exerçant une activité économique
dans les secteurs marchands de l’industrie, de la construction, du commerce
et des services (champ I.C.S.). Pour ces activités relevant de l’économie
marchande, un arbitrage territorial peut avoir lieu au moment du démarrage
de l’activité.
Les créations sont calculées sans tenir compte des disparitions des
établissements et des emplois. On cherche à mesurer les nouvelles activités
locales, signe d’un dynamisme particulier du territoire, sans préjuger de
leur pérennité.INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
4
Les 15 zones d’emploi les plus attractives Les 15 zones d’emploi les moins attractives
Rang dans Rang dans Rang en France Rang en France
Nom de la zone d’emploi le Grand -Est Nom de la zone d’emploi le Grand -Est
(sur 348) (sur 348)
(sur 68) (sur 68)
Nancy 1 59 Saverne-Sarre-Union 54 312
Metz 2 63 Sarrebourg 55 313
Strasbourg 3 77 Marne moyenne 56 317
Bassin houiller 4 92 Montbard 57 319
Belfort 5 97 Vosges de l’ouest 58 322
Reims 6 102 Joigny 59 324
Dijon 7 107 Commercy 60 326
Besançon 8 113 Champagnole 61 327
Mulhouse 9 125 Cosne-sur-Loire 62 329
Longwy 10 131 Haute vallée de la Marne 63 331
Toul 11 150 Saint-Claude 64 335
Vesoul 12 162 Decize 65 336
Troyes 13 165 Charollais 66 337
Briey 14 173 Louhans 67 338
Thionville 15 175 Châtillon-sur-Seine 68 345
Source : INSEE
Champ : Industrie, Commerce, Services - période 2001 à 2004
Quatre zones d’emploi franc-Rang des zones d’emploi de Franche-Comté parmi les 68 du Grand-Est
comtoises se classent entre les Composantes de l’indicateur
e eCréations 15 et 35 rangs au sein du
Créations pures Créations pures Indicateur Créations d’emplois dans et transferts et transferts Grand-Est : Pontarlier, Lons-synthétique d’emplois dans les établisse-
entrants entrants d’attractivité les nouveaux ments existants le-Saunier, Lure-Luxeuil, et
d’établissements d’établissements établissements en croissance
sièges secondaires Montbéliard. Cette dernière d’effectif
Belfort 5 21 10 1 35 devrait occuper une meilleure
Besançon 8 8 11 10 3 place compte-tenu de sa Vesoul 12 29 13 23 6
Pontarlier 24 49 32 15 12 densité, mais elle pâtit, en-
Lons-le-Saunier 30 36 29 40 14
Montbéliard 32 25 20 18 67 tre 2001 et 2004, d’un fort
Lure-Luxeuil 34 27 40 42 29
recul de l’emploi dans les Dole 41 26 17 53 59
Gray 47 44 36 58 43 établissements en croissance
Revermont 52 63 51 45 17
Morteau 53 60 57 51 8 d’effectif.
Champagnole 61 67 64 54 11
Saint-Claude 64 53 58 68 50
La zone d’emploi e e e Avant le 35 rang Du 35 au 68 rang
Source : INSEE de Belfort Champ : Industrie, Commerce, Services - période 2001 à 2004
est la plus attractive
de Franche-ComtéEntre 2001 et 2004, les créations d’établissements et d’emplois
dans les nouveaux établissements sont souvent peu dynamiques
Entre 2001 et 2004, la zone dans nombre de zones d’emploi comtoises
d’emploi de Belfort doit son Taux moyens en % sur la période 2001-2004
premier rang parmi les zones Créations pures et
Créations pures et Créations d’emplois
transferts Créations d’emplois comtoises à sa première transferts entrants dans les établisse-
entrants dans les nouveaux d’établissements ments existants en place selon l’évolution de d’établissements établissements
secondaires croissance d’effectif
sièges l’emploi dans les nouveaux
Vesoul 8,2 2,2 2,4 8,6
établissements. Selon ce Lure-Luxeuil 8,3 1,8 1,8 7,7
Belfort 8,7 2,3 4,3 7,5 ecritère, elle se place au 21 Gray 7,5 1,9 1,4 7,3
Montbéliard 8,4 2,1 2,6 5,7 rang national sur 348 zones
Dole 8,3 2,1 1,5 6,5
Besançon 9,7 2,3 2,7 8,7 d’emploi métropolitaines. En
Morteau 6,5 1,6 1,6 8,4 revanche, elle ne se place Revermont 6,3 1,7 1,7 8,0
Pontarlier 7,2 2,0 2,6 8,3 qu’en position médiane au
Lons-le-Saunier 7,9 2,0 1,9 8,2
Champagnole 5,6 1,5 1,5 8,3 sein des zones d’emploi du
Saint-Claude 6,9 1,6 0,9 6,9 Grand-Est, selon l’évolution Grand-Est 8,7 2,1 2,5 7,6
France métropolitaine 10,5 2,2 3,6 9,2 de l’emploi dans les éta-
Taux supérieur à la moyenne observée dans le Grand-Est Source : INSEE - SIRENE blissements en croissance
d’effectif. Taux inférieur à la moyenne observée dans le Grand-EstINSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007

La zone d’emploi de Besançon par la crise industrielle qui
présente des performances s’est installée en France à
plus homogènes en termes partir de 2001.
de créations d’établissements Entre 1997 et 2001, les
et d’emplois. Entre 2001 et créations d’emplois dans
2004, malgré une hausse les établissements existants
inférieure à la moyenne de en croissance d’effectif,
métropole, elle se classe contribuaient très fortement
eau 3 rang des zones du à l’attractivité économique
Grand-Est, derrière Beaune de Montbéliard et de Vesoul
et Troyes, selon la progression et, dans une moindre me-
de l’emploi dans les établisse- sure, à celle du Revermont.
ments existants en croissance Entre 2001 et 2004, leur
d’effectif. contribution devient néga-
De nombreuses zones d’em- tive dans ces trois zones, et
ploi comtoises bénéficient même fortement négative
d’évolutions d’emploi dans pour Montbéliard. À l’ex-
les établissements existants en ception de Saint-Claude,
croissance d’effectif plus favo- le déficit de création par
rables que leurs homologues rapport au niveau métro-
du Grand-Est. C’est le cas no- politain s’amoindrit. Cette
tamment des zones d’emploi réduction est particulière-
(3)de Vesoul , de Morteau, de ment nette dans les zones
Entre 1997 et 2004, Champagnole, de Pontarlier, d’emploi de Besançon et
l’attractivité de Montbéliard fléchitde Lons-le-Saunier et du de Belfort.
Rang des zones d’emploi Revermont. En revanche, Entre 1997 et 2001, les Évolution du comtoises dans le Grand-Est
rang entre les les contributions des autres créations d’emplois dans
Période Période deux périodescomposantes de l’attractivité les nouveaux établisse- 1997-2001 2001-2004
Pontarlier +2044 24(taux de créations d’établisse- ments contribuaient posi-
Lons-le-Saunier 47 30 +17
ments sièges ou secondaires tivement à l’attractivité des Lure-Luxeuil 51 34 +17
Gray 61 47 +14et créations d‘emplois dans zones de Dole, Belfort et
Belfort 16 5 +11
les nouveaux établissements) Besançon. Cette contribu- Morteau 64 53 +11
Besançon 13 8 +5sont en moyenne plus faibles tion était plutôt forte pour
Champagnole 66 61 +5que dans les autres zones Dole, moyenne pour Belfort Vesoul 12 12 0
d’emploi du Grand-Est. et plutôt faible pour Besan- Saint-Claude 54 64 – 10
Montbéliard 9 32 – 23çon. Entre 2001 et 2004,
Dole 11 41 – 30
Entre 1997 et 2004, elle est devenue fortement Revermont 22 52 – 30
Source : INSEEla hiérarchie négative pour Dole tandis
des zones d’emploi qu’elle est restée quasi-
comtoises s’est ment identique dans le cas améliorée dans celles de en sont différentes. Dans
fortement modifiée de Besançon et évoluait Champagnole et de Pon- le Revermont, l’emploi était
positivement pour Belfort. tarlier. dynamique dans l’ensemble
Les évolutions des créa- La situation s’est dégradée Ainsi, Montbéliard et Dole, des secteurs d’activité entre
tions d’emplois au sein dans les zones d’emploi qui étaient les deux zones 1997 et 2001. Après 2001,
des zones d’emploi ont été du Revermont et de Saint- franc-comtoises les plus at- les effectifs industriels sont
profondément marquées Claude alors qu’elle s’est tractives de la région entre en net repli, tandis que la
1997 et 2001, ont, avec croissance de l’emploi dans
celle du Revermont, perdu les autres secteurs ralentit.
(3) Vesoul est la seule zone d’emploi de Franche-Comté à enregistrer une entre vingt et trente places Le dynamisme de l’emploi
forte croissance de l’emploi industriel entre 2001 et 2004. Elle est liée, au sein des zones d’emploi observé dans la zone de
en grande partie, à la progression des effectifs du site de Peugeot Vesoul.
Dans toutes les autres zones, l’emploi industriel baisse significativement. du Grand-Est. Les raisons Montbéliard entre 1997 et INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007

2001 était porté par une zones d’emploi, il s’agit ristiques proches et une Montbéliard, r evermont,
importante croissance d’une combinaison de attractivité comparable Morteau, Champagnole
e edes effectifs de servi- ces deux critères. (7 et 8 rang au sein des et Saint-Claude : des zones
ces. Cette dernière est d’emploi très spécifiques Parmi les treize zones zones d’emploi du Grand-
au sein du Grand-Estnotamment liée à une d’emploi comtoises, Est). En revanche, malgré
forte augmentation du les zones d’emploi de des caractéristiques sem-
recours à l’intérim au cours Montbéliard et de Saint- blables aux zones d’emploi Les zones d’emploi du
de cette période. Après Grand-Est ont été regrou- Claude (zones les plus du Creusot ou de Mont-
2001, le retournement de industrialisées en termes ceau-les-Mines, Belfort est pées en fonction de leurs
la conjoncture industrielle d’emplois) d’une part, et le une des plus attractives du caractéristiques en termes
a conduit à une accentua- de résultats économiques groupe formé des zones de Grand-Est, alors que les
tion du repli de l’emploi Morteau, du Revermont et deux autres sont en queue (taux de marge, produc-
industriel et à un recul tivité apparente….), de de Champagnole d’autre de peloton. Vesoul possède
du recours à l’intérim. La part sonts sans équivalent une dynamique propre structure productive, d’em-
progression des effectifs dans le Grand-Est. qui explique certainement ploi et de revenu, de for-
dans le tertiaire a été très mation et de qualification, Les autres zones d’emploi une attractivité qui ne se
faible entre 2001 et 2004. de la région présentent des retrouve ni dans le sud-de recherche et dévelop-
Le classement de Dole entre pement, d’infrastructures similarités avec des zones ouest champenois, dans les
1997 et 2001 a bénéficié d’emploi d’autres régions du Vosges de l’ouest ou dans et de fiscalité locale. Le
de la restructuration de Sol- Grand-Est, à l’exception de la haute vallée de la Marne. tableau ci-contre présente
vay à Tavaux qui a conduit les différents groupes dont l’Alsace dont les zones d’em- À l’opposé, celle de Gray
à la création de plusieurs ploi ont toutes p a r t a g e font partie les zones d’em-
Caractéristiques établissements. Une partie ploi de la région. un profil diffé- des simili-
proches et attractivité de l’évolution de l’emploi rent de leurs tudes avec Les résultats économiques
comparable ne vont dans les nouveaux établis- homologues T r o y e s , sont des critères dominants
pas forcément de pairsements comptabilisé sur pour Belfort et Vesoul. Pour comtoises. S e n s ,
cette période est liée à cette C h a l o n -Saint-Claude, Morteau,
réorganisation, alors qu’il le Revermont et Champa- Seules Besançon et Dijon, sur-Saône ou Nevers, mais
s’agit, en grande partie, capitales régionales au n’en tire pas le même béné-gnole, les caractéristiques
de transferts d’effectifs au tissu économique diversifié, fice en termes d’attractivité de la main d’œuvre sont dé-
sein du site. terminantes. Dans les autres présentent des caracté- économique.INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
7
Caractéristiques et attractivité des zones d’emploi franc-comtoises
Zone d’emploi de référence Zone appartenant au même groupe
en Franche-Comté dans le Grand-Est
Caractéristiques discriminantes Rang pour Rang pour
Nom de la zone d’emploi l’attractivité Nom de la zone d’emploi l’attractivité
économique économique
eFaible taux de marge, faible productivité apparente, Le Creusot 43eBelfort 5 efaible intensité capitalistique Montceau-les-Mines 46
Forte part de cadres et de diplômés du supérieur,
e eforte densité économique et de population, fort taux d’emploi Besançon 8 Dijon 7
et fort taux d’actifs de 50 ans ou plus en 1999
eSud-ouest Champenois 49
Fort taux de marge, forte productivité apparente, e eVesoul 12 Vosges de l’ouest 58
forte intensité capitalistique eHaute vallée de la Marne 63
eFaible coefficient de concentration, forte proportion d’employés, Beaune 21
eforte part d’emploi dans les services aux particuliers, Auxerre 26ePontarlier 24 efaible taux de chômage, faible taux d’emploi, Meuse du nord 38
efaible part des actifs de 50 ans et plus en 1999 Avallon 51
F
e eLons-le-Saunier 30 Mâcon 22
faible taux de chômage
Fort coefficient de concentration, faible proportion d’employés,
faible part d’emploi dans les services aux particuliers, eMontbéliard 32
fort taux de chômage, fort taux de marge,
forte productivité apparente, forte intensité capitalistique
eBar-le-Duc 31
e eGroupe sans caractéristiques prépondérantes Lure-Luxeuil 34 Remiremont-Gérardmer 44
eSaint-Dié 45
Fort taux de marge, forte productivité apparente, eToul 11
eforte intensité capitalistique, faible taux d’emploi, Dole 41
eÉpinal 20faible part des actifs de 50 ans et plus en 1999
eTroyes 13
e Sens 18
e e Gray 47 Chalon-sur-Saône 23
eNevers 35
e Joigny 59
eRevermont 52
eFort taux d’emploi, forte part des actifs de 50 ans et plus en 1999 Morteau 53
eChampagnole 61
eFaible taux d’emploi, faible part des actifs de 50 ans et plus en 1999 Saint-Claude 64
Source : INSEE
Les indicateurs ont été calculés dans les secteurs principalement marchands non agricoles, hors activités financières et intérim.
Productivité apparente : rapport entre la valeur ajoutée de l’entreprise ou du secteur et l’emploi correspondant.
Intensité capitalistique : rapport entre le montant des immobilisations de l’entreprise ou du secteur et l’emploi correspondant. Les industries à
forte intensité capitalistique sont souvent qualifiées d’ « industries lourdes ».
taux de marge : rapport entre l’excédent brut d’exploitation et la valeur ajoutée brute de l’entreprise ou du secteur. L’excédent brut d’exploitation
est le solde du compte d’exploitation, pour les sociétés. Il est égal à la valeur ajoutée diminuée de la rémunération des salariés, des autres impôts
sur la production et augmentée des subventions d’exploitation.
Le Coefficient de concentration mesure la répartition plus ou moins inégalitaire de l’emploi entre les établissements d’une zone d’emploi. Il vaut
0 dans le cas théorique où tous les établissements de la zone ont la même taille, et tend vers 1 lorsque quelques établissements rassemblent la
majeure partie des emplois.
2sité économique, sa dotation bre d’emplois au km ) qui au sein de la population
Faibles densités de en infrastructures (routes, correspond à la notion d’ag- sont également des facteurs
population et d’emploi couverture haut débit,…), le glomération des activités et le favorables.
ne favorisent pas niveau de qualification de la revenu fiscal médian qui éva- Début 2006, les zones d’em-
les zones d’emploi main d’œuvre ou la présence lue le potentiel marchand de ploi comtoises accueillent en
franc-comtoises d’établissements d’enseigne- la zone à travers la capacité moyenne 88 200 habitants
ment supérieur. financière de ses résidents. et 34 600 emplois, soit un
Parmi les facteurs d’attracti- Pour expliquer le niveau du Ces deux déterminants souli- quart de moins comparé à la
vité qui jouent dans le choix taux de création d’établis- gnent la dynamique liée aux moyenne du Grand-Est. Cette
d’installation d’une entreprise sements, deux déterminants effets d’agglomération. situation est, au niveau local,
sur un territoire, figurent son paraissent prépondérants : Des parts élevées de diplômés la déclinaison de la faible
potentiel marchand, sa den- la densité économique (nom- du supérieur et d’étudiants taille de la région évoquée INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007

lors de l’analyse régionale Des zones d’emploi de Franche-Comté et de Bourgogne
de l’attractivité économique de taille comparable en termes de population et d’emploi
[1]. Elle explique en partie la Zone d’emploi par région Rang des régions sur 22
faible attractivité des zones Superficie Nombre moyen Nombre moyen
Population Emplois Attractivité Nombre moyenne d’habitants d’emplois d’emplois franc-comtoises 2006 2005 économique2en km 2006 2005
puisqu’elle conduit à des Champagne-Ardenne 8 3 217 167 375 65 713 8 8 19
Alsace 12 694 151 417 60 629 10 10 11 densités de population et des
Lorraine 17 1 393 137 588 49 237 13 15 12
Bourgogne 18 1 763 90 922 35 927 19 18 16 densités économiques faibles.
Franche-Comté 13 1 254 88 154 34 645 20 20 20
Ces moindres densités entrai-Grand-Est 68 1 555 121 544 46 873
France métropolitaine 348 1 578 175 767 70 638 nent, même en présence d’un
Source : INSEE - Enquêtes Annuelles de Recensement 2004 à 2006, Estimations d’emploi
revenu fiscal médian élevé, un Les populations moyennes des zones d’emploi sont obtenues à partir des estimations de population régionales
erau 1 janvier 2006. Aucune estimation de population par zone d’emploi issue du nouveau recensement de la faible potentiel marchand.
population n’est disponible avant la diffusion de la fin du premier cycle de collecte, fin 2008.
Des revenus fiscaux élevés dans les zones frontalières
Rapporté au niveau métropolitain de chaque déterminant, certaines élevés qu’en Franche-Comté. Par ailleurs, hors effet de structure, les
zones d’emplois comtoises, comme Belfort, Besançon et Montbéliard salaires horaires versés par les entreprises exerçant leur activité dans
occupent une position favorable. C’est notamment le cas pour la la zone d’emploi de Pontarlier sont relativement élevés ce qui n’est
densité économique et la densité de population. pas le cas dans celle de Morteau.
En termes de revenu fiscal médian, la hiérarchie régionale se modifie. En revanche, dans la zone d’emploi de Dole, le niveau du revenu fiscal
Les zones d’emploi frontalières de Morteau, Pontarlier et Saint-Claude médian s’explique plus par la structure de l’activité que par le niveau
bénéficient des revenus des travailleurs frontaliers avec la Suisse plus des salaires horaires qui sont plutôt faibles dans cette zone.
Classement des zones d’emploi comtoises selon leur positionnement
au sein des zones d’emploi de métropole
Densité Diplômés Recherche Revenu (fiscal Indice de salaire
Position de la zone Densité Densité
du réseau routier (part des plus (part des médian par unité hors effet d’emploi de population économique 2 3structurant diplômés) chercheurs) de consommation) structurel
1Besançon Belfort Morteau très bonne
Belfort Belfort Belfort Montbéliard Pontarlier PontarlierBonne
Montbéliard Besançon Saint-Claude
Besançon
Belfort
Montbéliard Besançon Dole Dole Lure-Luxeuil Lons-le-Saunier Saint-ClaudePlutôt bonne
Besançon Saint-Claude Belfort Lons-le-Saunier Dole Montbéliard Belfort
Dole Dole Revermont Revermont Saint-Claude Dole Besançon
Montbéliard Pontarlier Gray Vesoul Revermont
Montbéliard Pontarlier
Saint-Claude Revermont
Lure-Luxeuil Morteau Saint-Claude Vesoul Vesoul Champagnole MorteauPlutôt faible
Morteau Lure-Luxeuil Besançon Champagnole Morteau Revermont Lons-le-Saunier
Saint-Claude Lons-le-Saunier Champagnole Gray Lons-le-Saunier Lure-Luxeuil Gray
Lons-le-Saunier Vesoul Lons-le-Saunier Gray Vesoul
Pontarlier Pontarlier Gray Montbéliard
Vesoul Champagnole Pontarlier Lure-Luxeuil
Revermont Revermont Champagnole
Champagnole Gray Morteau Lure-Luxeuil DoleFaible
Gray Lure-Luxeuil Morteau
Vesoul
Champagnoletrès faible
Source : INSEE, DGI, ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
e e1) 6 dans le Grand-Est, 26 au niveau métropolitain
2) Le réseau routier structurant est constitué de tronçons de routes de type autoroutier
et assurant les liaisons principales qui traversent les zones d’emplois. L’autoroute A39
mise en service depuis ce décompte assure une meilleure desserte des zones d’emploi
de Lons-le-Saunier et du Revermont.
3) L’indice de salaire servant au classement des zones d’emplois est corrigé des effets
de structure pour pouvoir comparer le niveau des salaires « toutes choses égales par
ailleurs ». On prend en compte les principaux déterminants du salaire horaire : sexe,
tranche d’âge du salarié, catégorie socioprofessionnelle, taille de l’entreprise,
secteur de l’entreprise afin d’isoler l’effet propre à la localisation géographique.
Les salaires pris en compte sont ceux du secteur privé concurrentiel hors intérim;
ne sont donc pas comptabilisés ceux versés par l’État et les collectivités locales
dans les activités d’administartion publique, de la santé et de l’action sociale.
Critères de classement
par rapport à chaque variable
er etrès bonne : entre le 1 et le 34 rang métropolitain
e eBonne : entre le 35 et le 87
e ePlutôt bonne : entre le 88 et le 174
e ePlutôt faible : entre le 175 et le 281 rang métropolitain
e eFaible : entre le 282 et le 313
e etrès faible : entre le 314 et le 348INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
9
Les zones d’emploi de Belfort et Besançon
trois politiques publiques
favorisées par leur densité économique pour renforcer
Revenu fiscal la compétitivité Densité Part des Part des
médian par Nombre Coefficient de
économique diplômés du services aux des territoiresunité de d’étudiants spécialisation* 2(emplois/km ) supérieur entreprises
consommation 2003 2000
2000 1999 2000
(euros) 2005 Les pôles de compétitivité concernent
essentiellement les agglomérations Valeur Valeur % Valeur % Valeur
Belfort 16 540 51,1 16,5 3 101 15,9 0,478 et leur aire d’influence sur des
Besançon 16 558 20,5 20,9 25 713 15,2 0,347 projets industriels de grande Vesoul 15 424 8,6 12,0 484 11,0 0,540
Pontarlier 17 124 8,2 12,8 ND 7,3 0,546 envergure à caractère innovant et
Lons-le-Saunier 15 805 9,2 13,1 562 11,0 0,468 stratégique qui croisent différentes Montbéliard 15 742 34,1 12,4 883 6,6 0,667
technologies.Lure-Luxeuil 14 719 9,5 9,6 ND 6,2 0,598
Dole 15 723 13,3 13,5 491 9,2 0,493
Gray 14 588 4,7 10,3 ND 7,1 0,629
Dans le Grand-Est, 9 pôles de Revermont 15 010 7,0 12,9 477 6,3 0,640
erMorteau 18 038 10,3 9,5 ND 6,2 0,662 compétitivité sont labellisés au 1
Champagnole 15 053 7,3 10,9 ND 7,5 0,595
juillet 2007, certains associant Saint-Claude 16 617 15,1 12,4 386 5,3 0,741
Franche-Comté 16 006 14,6 14,5 32 655 10,2 0,537 plusieurs régions :
Grand-Est 16 170 16,4 14,3 249 931 12,1 0,445
l Industries et Agro-Ressources : Source : INSEE, DGI, ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Champagne-Ardenne, Picardie ;ND : Non Diffusible
l Matériaux Innovants, Produits * : Coefficient de spécialisation : il indique si une zone d’emploi est spécialisée dans un petit nombre de secteurs
ou si elle offre des activités diversifiées. Il vaut 0 lorsque l’emploi est réparti de manière uniforme entre les sec- Intelligents : Lorraine
teurs (découpage en NES 114), et se rapproche de 1 quand la distribution de l’emploi devient plus inégalitaire. l Innovations thérapeutiques :
Alsace
l Fibres naturelles Grand’ Est :
Seules les zones d’emploi de Quant aux zones d’emploi portante densité économique Lorraine, Alsace
Belfort, de Besançon et de de Champagnole, du Rever- peuvent être atténués par une l Véhicule du futur : Alsace,
Montbéliard présentent une mont, de Gray et de Lure- spécialisation économique Franche-Comté
l VITAGORA : Bourgogne, densité économique plus Luxeuil, elles sont en retrait trop marquée. Le risque est
Franche-Comtéforte que la moyenne du du niveau régional pour de probablement plus important
l Pôle Nucléaire : BourgogneGrand-Est. nombreux déterminants de quand cette spécialisation
l Microtechniques : Franche-ComtéLes deux premières possèdent l’attractivité : revenu fiscal concerne un tissu industriel
l Plastipolis : Franche-Comté,
d’autres facteurs favorables. médian, densité économique, basé sur des secteurs d’acti- Rhône-Alpes
Elles concentrent une forte part des services aux entre- vités traditionnels.
part des étudiants comtois. prises et part des diplômés En revanche, une spécialisa- Les systèmes productifs locaux (SPL)
sont une déclinaison française des Elles comptent les plus fortes du supérieur. Elles sont par tion marquée forge l’image
districts industriels italiens. Ils ont proportions de diplômés du ailleurs moins diversifiées. La d’un territoire dont celui-ci
vocation à fédérer des entreprises et supérieur de la région. Les zone d’emploi de Morteau peut tirer partie pour en-
des institutions géographiquement
services aux entreprises sont présente globalement les courager, par exemple, la proches sur des projets spécifiques
également plus développés mêmes caractéristiques mais coopération entre acteurs et répondant à une logique de
dans ces deux zones. Enfin en diffère par le niveau élevé économiques. Cette dernière, filière, de produit ou de métier. En
leur structure productive est de son revenu fiscal médian entre entreprises, recherche Franche-Comté, figurent notamment
la filière comté ou le pôle européen plus diversifiée qu’en moyen- et son caractère frontalier (cf. et formation, est la mission
de tournerie-tabletterie. ne dans la région. encadré sur les zones fronta- dévolue aux pôles de compé-
Les zones d’emploi de Ve- lières page 11). titivité mis en place en 2006
Les pôles d’excellence rurale
soul et de Lons-le-Saunier se dont il est encore trop tôt pour sont l’équivalent des pôles de
classent juste après celles de une trop forte mesurer les effets. compétitivité à l’échelle rurale. Bâtis
Besançon et de Belfort en ter- spécialisation Il est généralement admis autour de partenariats public – privé,
ces projets visent à développer les mes de revenu fiscal médian économique peut que, face à un risque de
territoires ruraux par l’emploi et et de part des services aux pénaliser l’attractivité fermeture d’établissement
l’innovation. Des pôles d’excellence entreprises. En revanche, leur d’une zone d’emploi important ou de crise sec-
rurale se développent en Franche-
densité économique, leur part torielle subite, les territoires
Comté autour du bois, du jouet et
de dipômés du supérieur ainsi Dans une zone d’emploi qui ont un système productif de la valorisation des cultures de
que leur nombre d’étudiants donnée, les effets positifs spécialisé et concentré sont chanvre, colza et tournesol.
sont beaucoup plus faibles. pour l’attractivité d’une im- les plus fragiles. INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 100 - décembre 2007
10
Estimation de la
population et des
caractéristiques
démographiques
des ménages
erau 1 janvier 200
Le recensement de la
population, actuellement
en phase de montée en
puissance, fournit des
chiffres de population pour
les communes de moins de
10 000 habitants recensées en
2004, 2005 et 2006, ainsi que
pour certaines communes de
plus de 10 000 habitants (trois
estimations de population
communale ont été diffusées
en Franche-Comté : Besançon,
Belfort et Montbéliard et 40
au total dans le Grand-Est).
Les données définitives de
population ne seront disponibles
pour l’ensemble des communes
qu’à la fin du cycle quinquennal
de collecte, c’est-à-dire en fin
d’année 2008.
Avant cette échéance, afin de
disposer de caractéristiques
démographiques pour des
territoires infrarégionaux,
l’INSEE a estimé la population
des communes dont les
chiffres ne sont pas encore
disponibles à partir des
évolutions des communes
situées dans un rayon
de 30 km. Ces données
géographiques ne sont
utilisables que sur des zonages
où la proportion de communes
diffusées est suffisante. La carte
ci-contre a été réalisée en lissant
les évolutions ainsi obtenues.
Ainsi, la zone d’emploi de moins spécialisée que Montbé- Entre 1999 et 2005, l’évolution confirment la décroissance
Montbéliard pourrait être plus liard. La zone d’emploi de de population dans le Grand- de la population le long de
affectée par une crise du sec- Est semble relativement liée la diagonale du nord de la Saint-Claude, dont la densité
teur automobile que celle de économique est importante, à l’attractivité économique Champagne-Ardenne et du
Mulhouse. La première est, en mesurée sur la période 2001 à sud des Vosges jusqu’aux pâtit d’une très forte spéciali-
e effet, plus spécialisée que la sation (3 rang 2004 pour une contreforts du Morvan, ainsi Attractivité
eseconde (respectivement 15 métropolitain) majorité de zo- que le dynamisme du sillon économique et
eet 274 rangs nationaux pour nes d’emploi. lorrain et du nord de la Mo-qui peut expli- évolution récente
ce critère). De plus, l’emploi quer, en partie, Dans l’ensem- selle. Elles mettent en évidence de la population
est également très fortement ble, les zones le dynamisme particulier de sa faible attracti- vont souvent de pair
concentré dans quelques éta- vité économique. les plus attrac- l’Alsace avec une forte crois-
blissements dans la zone de Cette zone, qui souffre d’une tives du Grand-Est verraient sance le long de l’axe Stras-
Montbéliard. leur population progresser bourg - Mulhouse. Les zones faible accessibilité par la route
La zone d’emploi de Vesoul comme par le rail, accueille alors qu’elles diminueraient d’emploi de Sarrebourg et de
reste attractive, bien que for- plus ou moins fortement dans Saverne Sarre Union, malgré deux fois moins d’emplois dans
tement tournée vers l’industrie les services aux entreprises que les zones les moins attractives. une très faible attractivité,
automobile. Elle est cependant la moyenne comtoise. Ces premières estimations enregistrent une croissance de

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