Baisse du sous-emploi, après 8 ans de hausse

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Entre mars 1998 et janvier 1999, le nombre de personnes en situation de sous-emploi a légèrement diminué. C'est la première fois depuis 1991. En janvier 1999, 6,2 % des actifs qui travaillent sont en situation de sous-emploi. Celui-ci affecte davantage les femmes, les jeunes, les personnes sans diplôme et les étrangers non européens. Par ailleurs, les actifs sous-employés se retrouvent en grand nombre parmi les anciens chômeurs, les titulaires de contrats aidés ou de contrats à durée déterminée. Presque tous travaillent dans le tertiaire.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 693 - JANVIER 2000
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Baisse du sous-emploi,
après 8 ans de hausse
Hélène Kontchou et François Brunet, Division Emploi, Insee
ntre mars 1998 et janvier 1999, le taux de sous-emploi avait fini par se stabi-
liser à 6,6 % entre mars 1997 et mars 1998nombre de personnes en situation
après avoir progressé d’un demi point parEde sous-emploi a légèrement dimi- an en moyenne depuis janvier 1990. Entre
nué. C’est la première fois depuis 1991. 1990 et 1999, cette population a presque
doublé, passant de 800 000 à 1 420 000En janvier 1999, 6, 2 % des actifs qui tra-
personnes.
vaillent sont en situation de sous-emploi. Tout au long des années quatre-vingt-dix,
Celui-ci affecte davantage les femmes, l’évolution du taux de sous-emploi a globale-
ment suivi celle du taux de temps partiel avecles jeunes, les personnes sans diplôme et
cependant une pente un peu plus forte : le
les étrangers non européens. Par ailleurs, sous-emploi représente ainsi 36 % du temps
les actifs sous-employés se retrouvent en partiel en janvier 1999 contre 30 % en janvier
1990 (graphique 1).grand nombre parmi les anciens chô-
Les actifs en situation de sous-emploi se
meurs, les titulaires de contrats aidés ou partagent en deux catégories : ceux qui sou-
de contrats à durée déterminée. Presque haiteraient travailler davantage et sont dis-
ponibles pour travailler plus mais netous travaillent dans le tertiaire.
recherchent pas d’emploi (peut-être par
Parmi les personnes qui ont un emploi, les découragement) et ceux qui en recherchent
personnes en situation de sous-emploi ont un parce qu’ils voudraient travailler plus. Au
une durée de travail qui ne les satisfait pas : cours de ces dix dernières années, la réparti-
elles travaillent à temps partiel et veulent tra- tion entre ces deux catégories a peu varié
vailler plus longtemps (Pour comprendre ces (60 % pour ceux qui ne recherchent pas
résultats). d’emploi contre 40 %).
Pour la première fois depuis huit ans, la Les trois quarts des personnes en situation
proportion de personnes en situation de de sous-emploi souhaitent travailler à temps
sous-emploi parmi les actifs ayant un tra- complet, les autres souhaitent travailler da-
vail recule, passant de 6,6 % en mars 1998 vantage tout en restant à temps partiel. De
à 6,2 % en janvier 1999 (tableau 1). Le plus, parmi celles qui recherchent un emploi,
Évolution du sous-emploi selon le sexe Évolution du sous-emploi selon l’âge
% %
1620
Taux de temps partiel
14(ensemble)
Jeunes de 15 à 24 ans
1215
10
810
Femmes
Adultes de 25 à 49 ans
6
Ensemble 45
50 ans et plus
2
Hommes
0 0
1990 1992 1994 1996 19981990 1992 1994 1996 1998
AnnéesAnnées
Source : Enquêtes Emploi, Insee Source : Enquêtes Emploi, Insee
INSEE
PREMIERE Le taux de sous-emploi passe de 3,6 à 6,2 % entre janvier 1990 et janvier 1999
Population en sous-emploi (milliers) Taux de sous-emploi (%)
Année Plus Plus
Hommes Femmes 15-24 ans Ensemble Hommes Femmes 15-24 ans Ensemble
de 50 ans de 50 ans
1990 141 655 224 89 796 1,1 7,0 10,0 2,1 3,6
1991 143 619 176 81 762 1,1 6,5 8,6 1,9 3,4
1992 170 671 175 87 841 1,4 7,0 8,9 2,1 3,8
1993 227 822 213 118 1 049 1,8 8,5 12,1 2,9 4,8
1994 266 946 224 135 1 212 2,2 9,8 14,1 3,3 5,6
1995 318 989 233 145 1 306 2,6 10,1 15,0 3,5 5,9
1996 332 1 028 226 168 1 360 2,7 10,4 15,2 3,9 6,1
1997 348 1 124 219 179 1 472 2,8 11,4 15,7 4,0 6,6
1998 364 1 131 228 190 1 495 2,9 11,3 15,7 4,0 6,6
1999 325 1 093 207 192 1 418 2,6 10,7 13,9 3,9 6,2
Source : Enquêtes Emploi, Insee
un cinquième recherche exclusive existe des salariés à temps complet qui- Davantage de sous-emploi
ment un travail à temps partiel. Ainsi, le s’estiment en « sur-emploi ». D’après pour les femmes, en particulier
sous-emploi touche essentiellement l’enquête sur la durée du temps de tra- pour les mères élevant seules
des personnes qui travaillent à temps vail de 1995, deux millions de salariés
leurs enfants...partiel en attendant de trouver un tra à temps complet préfèreraient travail- -
vail à temps complet. ler à temps partiel (Pour en savoir Les trois quarts des personnes en si-
Il faut dire que, symétriquement, il plus). tuation de sous-emploi sont des fem-
mes. En moyenne sur les dix dernières
Le diplôme protège du sous-emploi années, le taux de sous-emploi est
constamment4à5 fois plus élevé pourPopulation en sous-emploi
Taux de sous-emploi (%) les femmes que pour les hommes : par(milliers)
exemple, en 1999, plus d’une femmeJanvier 1990 Janvier 1999 Janvier 1990 Janvier 1999
qui travaille sur dix est sous-employée,
Age
contre seulement un homme sur qua-
15-24 ans 224 207 10,0 13,9
rante. Les femmes admettent donc
25-39 ans 328 653 3,3 6,8
beaucoup plus souvent que les hom-40-49 ans 156 365 2,7 5,4
mes de travailler moins qu’elles le sou-50-59 ans 80 181 2,3 4,1
haiteraient, c’est-à-dire à temps partiel60 ans et plus 9 12 1,2 2,2
à défaut d’un temps complet pour la
1Diplôme
plupart. Cependant, même si les iné-
Non diplômé 346 482 4,7 9,0
galités entre les hommes et les fem-Bepc, Cap, autres diplômes équivalents 286 499 3,6 6,0
mes face au sous-emploi restentBaccalauréat, brevet professionnel,
fortes, elles ont plutôt diminué entreautres diplômes équivalents 76 194 3,1 6,3
1990 et 1999.Bac + 2 29 113 1,6 4,1
Diplôme supérieur 28 92 1,6 3,5 Parmi les femmes, celles qui élèvent
seules leur(s) enfant(s) sont les plus tou-Nationalité
chées par le sous-emploi. En janvierFrançais 732 1 302 3,5 6,0
1999, 13 % des mères de familles mono-Étranger CEE 26 32 4,0 6,0
parentales ayant un emploi sont en siAfricain 24 59 6,0 13,0 -
Autres étrangers 14 25 6,3 10,5 tuation de sous-emploi. Pour les autres
femmes qui travaillent, ce taux est plus
Grande région de résidence
faible (entre 9 et 10 %) et n’a pas de lienMéditerranée 93 185 4,1 8,0
significatif avec leur situation familiale .Nord-Pas-de-Calais 55 100 4,1 7,5
2 Parmi les ménages comprenant une perSud-Ouest 100 167 4,4 7,1 -
3Ouest 138 217 4,7 7,0 sonne en situation de sous-emploi (5,8 %
4Bassin parisien 156 257 4,1 6,5 des ménages), 60 % comprennent ce-
5Centre-Est 92 164 3,6 6,0 pendant une autre personne qui a un em-
6Est 65 113 3,2 5,4 ploi dont la durée lui convient ; 12 % sont
Ile-de-France 97 215 2,0 4,4 composés de la seule personne
Ensemble 796 1 418 3,6 6,2 sous-employée ; les 28 % restants com-
1. Les chiffres relatifs au diplôme ne concernent pas les actifs qui poursuivent leurs études initiales. prennent une ou plusieurs autres person-
2. Midi-Pyrénées, Aquitaine et Limousin
nes qui sont toutes inactives, au3. Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes
4. Champagne-Ardenne, Picardie, Haute et Basse Normandie, Centre et Bourgogne chômage ou en situation de sous-emploi
5. Rhône-Alpes et Auvergne (couples avec enfant(s) pour moitié et fa-
6. Lorraine, Alsace, Franche-Comté
milles monoparentales pour un tiers).Source : Enquêtes Emploi, Inseetouchées par le chômage sont aussi mage d’environ 15 % (11,5 % pour la... pour les jeunes, les sans
les plus touchées par le sous-emploi. France entière), la Méditerranée et lediplôme et les non
Ainsi, le taux de sous-emploi des Nord-Pas-de-Calais comptent respec-ressortissants européens
étrangers non-européens est significa tivement 8 % et 7,5 % de personnes qui-
Le taux de sous-emploi décroît avec tivement supérieur à celui des Fran travaillent moins qu’elles le souhaite- -
l’âge pour les femmes comme pour les çais et à celui des Européens. En raient tandis que l’Ile-de-France et
hommes. En 1999, il s’élève à 13,9 % particulier, en janvier 1999, les Afri l’Est, avec des taux de chômage infé- -
pour les jeunes de 15-24 ans, soit deux cains ont un taux de sous-emploi de rieurs à 11 %, sont les régions où le
fois plus que celui des 25-49 ans. A 13 %, soit deux fois plus que la sous-emploi est le moins répandu (res-
l’autre extrémité de la vie active, les moyenne, alors que leur structure par pectivement 4,4 % et 5,4 %). Sur le
plus de 50 ans ont les taux de sous-em sexe, âge et diplôme est comparable à reste du territoire, la répartition géo- -
ploi les plus faibles. Pour les 25-49 ans celle des autres nationalités (tableau graphique du sous-emploi est relative-
et les plus de 50 ans, le taux de 2). L’écart est encore plus important ment homogène et son taux varie entre
sous-emploi suit globalement, depuis pour les Africains non maghrébins : la 6%et7%.
1990, la tendance de l’ensemble. Les part de sous-emploi parmi les actifs oc-
15-24 ans font exception : même si leur cupés africains hors Maghreb s’élève à Les anciens chômeurs,
taux de sous-emploi est lui aussi en 17,3 %. Les différences entre les natio- les titulaires de contrats aidés
hausse, il a eu des évolutions beau nalités sont plus fortes chez les fem- - ou de CDD sont nombreux
coup plus fortes (graphique 2). mes que chez les hommes. Le taux de
à être sous-employés
Lorsque la situation économique sous-emploi des femmes africaines
La sortie du chômage par l’emploi déchange, l’effet sur le sous-emploi est presque trois fois plus élevé que -
bouche fréquemment sur le sous-emsemble se répercuter plus fortement celui des femmes toutes nationalités -
ploi. Ainsi, parmi les personnes qui separmi les jeunes. confondues.
trouvaient au chômage en mars 1998Le taux de sous-emploi décroît quand De même, les régions qui ont de forts
et qui travaillent en janvier 1999, plusle niveau d’études augmente. Parmi taux de chômage ont souvent les taux
d’une sur quatre est en situation deles actifs occupés n’ayant aucun di de sous-emploi les plus élevés. En-
sous-emploi. Cette situation perdureplôme, 9 % sont en situation de janvier 1999, avec des taux de chô-
sous-emploi. Dès qu’ils ont un diplôme
quel qu’il soit, le risque de sous-emploi
Les personnes en sous-emploi travaillent dans le tertiaire
est beaucoup plus faible. Au sein des
En %diplômés, la différence en matière de
Population Autres actifssous-emploi est surtout significative
en sous-emploi occupésentre les titulaires d’un diplôme supé-
rieur au baccalauréat et les autres. Le Contrats aidés et stagiaires 13,4 1,1
taux de sous-emploi des titulaires du CDD 12,4 3,4
BEPC, du CAP ou d’un diplôme équiva Apprentis 0,2 1,3-
lent est de 6 %, voisin de celui des ba Intérim 2,3 1,9-
cheliers, des titulaires d’un brevet Salariés État ou collectivités locales 16,6 22,0
professionnel ou d’un diplôme équiva Autres salariés 51,9 57,6-
lent qui vaut 6,3 %. En revanche, seuls Non salariés 3,4 12,7
4,1 % des actifs occupés titulaires d’un Total par statut 100,0 100,0
diplôme de niveau BAC+2 sont Tertiaire 91,9 69,3
sous-employés, à peine plus que les Commerce 14,1 13,1
actifs occupés diplômés du supérieur Transport 1,6 4,4
long (3,5 %). Activités financières 1,3 3,3
Malgré cela, en termes d’évolutions, Activités immobilières 1,3 1,3
c’est parmi les diplômés (au moins ba Services aux entreprises 13,4 11,9-
cheliers) que le sous-emploi progresse aux particuliers 22,1 7,5
le plus entre 1990 et 1999 : la popula Éducation, santé, action sociale 25,8 17,6-
tion concernée a été multipliée par trois Administration 12,3 10,3
et le taux de sous-emploi par plus de Agriculture, sylviculture et pêche 2,0 4,4
deux. Industrie 4,8 19,8
Moins diplômés, les employés et ou Construction 1,3 6,5-
vriers sont plus touchés par le Total par secteur d’activité 100,0 100,0
sous-emploi que les autres. En janvier Employés 58,3 25,0
1999, 80 % des individus en situation Ouvriers 22,2 25,4
de sous-emploi sont employés ou ou Professions intermédiaires 12,3 21,8-
vriers, alors que ces deux groupes ne Cadres 5,1 14,2
représentent que 55 % de l’ensemble Autres 2,1 13,6
de la population active occupée. Total par CS 100,0 100,0
Globalement, les nationalités les plus Source : Enquête Emploi 1999, Inseed’une année sur l’autre. Ainsi, 40 % des dans ce secteur qui regroupe 87 % desLes personnes sous-employées
personnes touchées par le sous-em emplois à temps partiel. Il existe aussi- travaillent presque toutes dans
ploi en janvier 1999 l’étaient déjà en au sein du secteur tertiaire d’importan-le secteur tertiaire
mars 1998 alors que globalement, tes disparités face au phénomène du
seuls 6 % des actifs sont en situation En janvier 1999, 90 % des personnes sous-emploi liées à l’importance du
de sous-emploi. en situation de sous-emploi travaillent temps partiel : le sous-emploi est le
Les personnes sous-employées cumu dans le secteur tertiaire, alors que ce plus fréquent dans les services aux-
lent leur insatisfaction avec un contrat secteur ne représente que 70 % des particuliers (22 % des sous-employés
de travail moins solide que celui des emplois (tableau 3). Il ne s’agit pas y travaillent contre 8 % des autres ac-
autres actifs ayant un emploi. Pour les d’un effet de féminisation. Les actifs tifs occupés et 18 % des personnes
femmes, seules 17 % sont salariées de sous-employés, hommes ou femmes travaillant à temps partiel) et dans le
l’État et des collectivités locales travaillent beaucoup plus souvent secteur de l’éducation, de la santé et
(contre 29 % pour les autres actives oc dans le secteur tertiaire que les autres de l’action sociale, tandis qu’il est peu-
cupées). Toujours pour les femmes, actifs. Parmi les hommes en situation présent dans les transports et les acti-
12 % ont un contrat à durée déterminée de sous-emploi, 88 % sont dans le sec vités financières. Dans l’industrie, le-
(contre 4 % pour les autres actives oc teur tertiaire contre 60 % des autres sous-emploi est très peu fréquent (5 %-
cupées) et 11 % ont un contrat aidé hommes. Pour les femmes les taux des sous-employés y travaillent contre
(contre 1 % des autres). Pour les hom sont respectivement de 93 % et 82 %. 20 % des autres actifs occupés et 7 %-
mes les différences sont moins impor Le développement récent du tertiaire des personnes qui travaillent à temps-
tantes pour les salariés de l’État et des ainsi que le grand nombre d’emplois partiel) sauf dans l’industrie agricole et
collectivités locales mais plus grandes qui peuvent y être occupés facilement alimentaire (2 % des sous-employés y
pour les CDD (14 % contre 3 %) et les à temps partiel, expliquent probable travaillent contre 3 % des autres actifs-
contrats aidés (20 % 1 %). ment l’importance du sous-emploi occupés).
Pour comprendre ces résultats
Pour en savoir plus
La définition actuelle des personnes en sous-emploi « visible » donnée par le BIT englobe « tou- « Le développement du travail à temps
partiel » Audric S. et Forgeot G. Donnéestes les personnes pourvues d’un emploi, salarié ou non, qu’elles soient au travail ou absentes du
Sociales 1999, Inseetravail, qui travaillent involontairement moins que la durée normale du travail dans leur activité et
« Les temps partiels : entre emplois choisisqui étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou disponibles pour un tel travail durant la
et emploi faute de mieux » Galtier B.,
période de référence » (OIT, 1998).
« Réduction collective et individuelle du
Sur la base de cette définition du sous-emploi, l’enquête Emploi de l’Insee distingue trois ty- temps de travail : que souhaitent les
pes de personnes en sous-emploi : celles qui travaillent à temps partiel tout en recherchant salariés ? » Fermanian J.-D., Galtier B.,
Lagarde S., Économie et statistiqueun emploi pour travailler davantage, qui à sans rechercher un
n°321-322, 1999, Insee
autre emploi mais souhaitant travailler davantage tout en étant disponibles pour le faire, et
« Les caractéristiques familiales desenfin, celles travaillant à temps complet ayant involontairement travaillé moins que d’habi-
salariés à temps partiel du secteur
tude (celles qui se trouvent en situation de chômage technique ou partiel). Dans cet article privé » Galtier B. Insee Première n°626,
nous ne considérons que les deux premiers cas de sous-emploi, c’est-à-dire uniquement les janvier 1999
personnes en sous-emploi travaillant à temps partiel (90 % des trois types de sous-emploi). « Hausse de l’emploi sur dix mois »
Dans cet article, la population active occupée ne comprend pas les militaires du contingent. Mercier M. A. et Brunet F., Insee
Première, n°658, juin 1999
« Les formes particulières d’emploi enLes données utilisées sont issues des enquêtes Emploi de 1990 à 1999. Les enquêtes ont eu
France : un marchepied vers les emplois
lieu en mars de chaque année sauf en 1990 et en 1999, où, en raison du recensement, elles
stables ? » Bloch L. et Estrade M.-A.,
ont eu lieu en janvier. L’évolution du sous-emploi ne peut être correctement étudiée qu’à par- France Portrait Social 1998-1999, Insee
tir de janvier 1990 : avant cette date, l’enquête Emploi ne demandait pas aux personnes oc- « Sous-emploi : concept et mesure » OIT
cupées à temps partiel si elles souhaitaient travailler plus. (Organisation Internationale du Travail),
Genève, 30 octobre-3 novembre 1995
« La mesure du sous-emploi », OITLes effets commentés dans le texte sont significatifs toutes choses étant égales par ailleurs :
seizième Conférence internationale desle sexe, l’âge, le diplôme, la nationalité et la grande région de résidence ont un effet propre
statisticiens du travail, Genève, 6-15
significatif sur le risque de sous-emploi quand on les introduit simultanément dans un mo- octobre 1998
dèle logit.
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