Bilan 2011 - Emploi

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services opérationnels divers) se renforcent, avec un accroissement des effectifs (+ 2,3 %, comme en France) quiL'emploi se contracte dépasse même celui de 2010 (+ 1,5 %). Fin 2011, ce secteur of- frait 750 emplois de plus qu’en 2010. Si les entreprises ont peu embauché en 2011, elles ont encore accru leur demande de L’emploi repart à la baisse. Fait notable, ce soutien externe, favorisant l’embauche chez les prestataires. ne sont pas des pertes d’effectifs dans l’in- dustrie qui expliquent cette fois le recul, Du côté des secteurs économiques les plus en prise avec la mais la mauvaise santé de la construction. consommation finale des ménages, les situations sont con- L’emploi dans le commerce est lui aussi en trastées. Les effectifs reculent dans le commerce (- 0,5 %), baisse, alors que dans les services, les situa- alors que la tendance est à la hausse en France (+ 0,7 %). La tions sont contrastées. baisse des effectifs est plus prononcée dans les activités cul- turelles et de loisirs et les services à la personne (- 3,4 % en Basse-Normandie, - 2,6 % en France). Dans ce secteur plutôt féminisé, 600 emplois ont été perdus. Seuls les secteurs de la n 2011, les effectifs salariés dans le secteur marchand restauration et de l’hébergement s’en sortent bien, avec desEnon agricole ont baissé de 0,3 % en Basse-Normandie. effectifs salariés en progression de 2,4 % en 2011 (+ 1,5 % en Cela représente un millier d’emplois perdus. La reprise mo- France).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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services opérationnels divers) se renforcent, avec un
accroissement des effectifs (+ 2,3 %, comme en France) quiL'emploi se contracte
dépasse même celui de 2010 (+ 1,5 %). Fin 2011, ce secteur of-
frait 750 emplois de plus qu’en 2010. Si les entreprises ont peu
embauché en 2011, elles ont encore accru leur demande de
L’emploi repart à la baisse. Fait notable, ce
soutien externe, favorisant l’embauche chez les prestataires.
ne sont pas des pertes d’effectifs dans l’in-
dustrie qui expliquent cette fois le recul, Du côté des secteurs économiques les plus en prise avec la
mais la mauvaise santé de la construction. consommation finale des ménages, les situations sont con-
L’emploi dans le commerce est lui aussi en trastées. Les effectifs reculent dans le commerce (- 0,5 %),
baisse, alors que dans les services, les situa- alors que la tendance est à la hausse en France (+ 0,7 %). La
tions sont contrastées. baisse des effectifs est plus prononcée dans les activités cul-
turelles et de loisirs et les services à la personne (- 3,4 % en
Basse-Normandie, - 2,6 % en France). Dans ce secteur plutôt
féminisé, 600 emplois ont été perdus. Seuls les secteurs de la
n 2011, les effectifs salariés dans le secteur marchand
restauration et de l’hébergement s’en sortent bien, avec desEnon agricole ont baissé de 0,3 % en Basse-Normandie.
effectifs salariés en progression de 2,4 % en 2011 (+ 1,5 % en
Cela représente un millier d’emplois perdus. La reprise mo-
France). Ce secteur s’affirme d’ailleurs comme celui ayant le
dérée de l’emploi qui avait accompagné la sortie de la réces-
plus fortement crû ces dix dernières années en Basse-Nor-
sion, en 2010 (+ 0,5 %) semble déjà loin. En revanche, en
mandie, avec une croissance proche de 20 % sur cette période.
France, la croissance de l’emploi se poursuit, même si c’est à
un rythme ralenti : + 0,4 % en 2011 contre + 0,9 % en 2010.
L’emploi industriel se maintient
La construction en première ligne Après avoir baissé régulièrement depuis 10 ans, et notam-
ment en 2008 et 2009 en raison de la crise mondiale, les effec-En Basse-Normandie, la baisse de l’emploi est imputable à la
tifs industriels se stabilisent en 2011. On observe d’ailleurs le
chute des effectifs dans la construction et dans certains
même phénomène en France. Profitant d’une nette reprise desecteurs des services, alors que les effectifs industriels sont
l’activité en 2010 et 2011, les industriels ont stoppé les réduc-quasi stables. C’est une situation inédite. Le secteur de la
tions d’effectifs pour ne pas mettre en péril leur capacité à sa-
construction en Basse-Normandie ne s’est toujours pas re-
tisfaire la demande. Certains secteurs ont même continuémis de la crise immobilière de 2008. En 2011, ses effectifs sala-
d’accroître les embauches d’intérimaires. Cet arbitrage ariés ne profitent pas de la reprise d'activité et ont à nouveau
permis aux industriels d’augmenter leur production tout en
reculé fortement : - 2,4 % (sans compter les intérimaires),
gagnant en productivité et en confortant leurs marges d’ex-contre - 0,8 % en France. En trois ans, le secteur bas-normand
ploitation.aura perdu 2 340 emplois permanents. Conséquence de la
contraction de l’emploi dans le bâtiment, les activités immobi-
Les secteurs industriels les plus touchés par le recul de l’em-
lières sont également en recul : - 2,6 % de ses effectifs sala-
ploi entre 2008 et 2010 sont aussi ceux qui ont stoppé le plus
riés (+ 0,1 % en France).
notablement les baisses d’effectifs en 2011. Ainsi le secteur
de l’électronique et du matériel électrique recule "seulement"
de 1,6 %, après s’être effondré en 2008, 2009 et 2010. En dix
ans, ce secteur aura quand même perdu presque un emploi
sur cinq. La fabrication de matériels de transport (automobile,
construction navale) affiche quant à elle une modeste crois-
sance des effectifs (+ 0,7 %), tout comme des secteurs tradi-
tionnels encore puissants en Basse-Normandie, tels que la
métallurgie et la mécanique. En revanche, dans l’agroalimen-
taire, les effectifs baissent légèrement : - 1,2 %, un peu plus
qu’en France (- 0,7 %).
Les services marchands restent les plus porteurs de la crois-
sance de l’emploi, mais, après le rebond de 2010, la morosité
s’est installée. Globalement, l’augmentation des effectifs
(hors intérim) est passée de + 1,7 % en 2010 à + 0,4 % en 2011.
En fait, les situations sont très variables. Les transports et
l’entreposage, sortis du rouge en 2010, replongent en 2011
avec un retrait des effectifs de près de 1 % (+ 0,3 % en
France). Les secteurs de la communication et de l’information
reculent aussi (- 2 %, contre + 2,1 % en France). En revanche,
les services de soutien aux entreprises (conseil, assistance,
12 Insee Basse-Normandie - Bilan 2011L’EMPLOI SALARIÉ DANS LE SECTEUR MARCHAND NON AGRICOLE EN 2011
La Basse-Normandie ne suit pas la tendance nationale
Calvados Manche Orne Basse-Normandie France
Effectif au Évolution Effectif au Évolution Effectif au Évolution Effectif au Évolution Évolution
2011/201031 décembre 31 décembre 2011/2010 31 décembre 2011/2010 31 décembre 2011/2010 2011/2010
2011 (en %) 2011 (en %) 2011 (en %) 2011 (en %) (en %)
Industrie 35 280 0,0 32 330 + 0,9 20 900 - 1,0 88 510 + 0,1 - 0,1
Construction 15 430 - 3,9 13 770 + 0,6 6 550 - 5,1 35 750 - 2,4 - 0,8
Commerce 33 510 + 0,7 20 700 - 0,6 10 510 - 1,8 64 720 - 0,5 + 0,7
Services marchands 74 380 + 0,3 34 770 0,0 20 100 - 0,9 129 250 + 0,1 + 0,8
Ensemble du secteur marchand
158 600 - 0,1 101 570 0,0 58 060 - 1,6 318 230 - 0,3 + 0,4
hors agriculture
NOTE : les intérimaires sont comptés dans le secteur des services.
Source : Insee, estimations d’emploi provisoires
vant. Hors le secteur de l’intérim, les services marchands,Dans la Manche, l’emploi résiste
tant vers les entreprises que vers les particuliers, restent toutgrâce à l’industrie et à la construction
de même le secteur offrant le plus d’emplois nouveaux dans
Le rebond de l’emploi dans la Manche en 2010 (+ 1 %) est le Calvados. En 2011, ces emplois nouveaux sont estimés à
stoppé net. En 2011, l’emploi départemental reste stable 360 (soit une croissance des effectifs de + 0,5 %). Le com-
grâce à la construction et à une industrie relativement pré- merce reste également une valeur sûre, avec 230 emplois
servée des soubresauts des marchés mondiaux. Les effectifs supplémentaires offerts en un an (+ 0,7 %), grâce notamment
industriels progressent même de près de 1 % en un an. De à l’implantation de nouvelles enseignes comme IKEA à Fleu-
plus, à rebours de la tendance dans les autres départements ry-sur-Orne et à l’agrandissement des zones commerciales
bas-normands et en France, la construction affiche aussi un périphériques de Caen comme autour de Cora à Rots.
certain dynamisme (+ 0,6 %). Ensemble, l’industrie et la cons-
Dans l’Orne, tous les clignotants sont au rouge. Les effectifs
truction ont offert près de 400 emplois nouveaux dans la
baissent un peu dans le tertiaire et dans l’industrie. Mais la
Manche en un an. Mais c’est dans le tertiaire que le bât
baisse d’emploi dans la construction, parmi les cinq plus for-blesse. L’emploi dans les services stagne, les gains d’emplois
tes de la métropole (-5,1%) , explique à elle seule 40 % de la di-
(environ 200) étant annihilés par le recul de l’intérim. De
minution de l’emploi salarié dans l’Orne en 2011. Les autres
même, les effectifs dans le commerce s'effritent notablement.
pertes d’emploi sont réparties entre les services (- 0,9 %), l’in-
dustrie (- 1 %) et le commerce (- 1,8 %). Le seul élément de sa-
tisfaction (toute relative) est le ralentissement des pertes
d’emploi dans l’industrie. Le département avait en effet été
lourdement frappé par le recul industriel en 2009 (- 6 %).
Michel MOISAN
Insee Basse-Normandie
Les estimations de l’emploi salarié dans le secteur
marchand non agricole au quatrième trimestre 2011 sont encore
provisoires. Ces estimations donnent le nombre de personnes en
emploi selon un concept d’emploi proche de celui du Bureau
international du travail (BIT). Toutes les estimations sont
corrigées des variations saisonnières.
Une version provisoire des estimations trimestrielles est
disponible 45 jours après la fin d’un trimestre et une version
Dans le Calvados, après l’éclaircie, c’est à nouveau la gri- révisée 70 jours après la fin de ce trimestre. Les estimations
saille : les effectifs baissent de 0,1 % en 2011 après avoir aug- trimestrielles locales sont calées sur les estimations nationales
menté de 0,7 % en 2010. Dans ce département, c’est même la publiées dans la collection "Informations Rapides" de l’Insee.
grosse déprime dans la construction, qui perd près de 4 % de Toutes les données sont disponibles selon la nouvelle
ses effectifs, soit une purge de 620 emplois en un an, sans nomenclature d’activité (NAF rév.2).
compter la perte d’emplois intérimaires. L’emploi industriel, Le "secteur marchand non agricole" regroupe l’ensemble des
lui, se maintient. La reprise de l’activité est apparue suffisam- secteurs d’activité, excepté l’agriculture, la pêche, les services
ment solide pour stopper la réduction des effectifs. Mais, administrés (éducation, santé, action sociale, administration
comme dans la construction, les intérimaires sont un peu publique).
moins nombreux en emploi en fin d’année qu’un an aupara-
Insee Basse-Normandie - Bilan 2011 13

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