Chômage et emploi en mars 1997 - Premiers résultats de l'enquête sur l'emploi

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D'après l'enquête annuelle sur l'emploi de mars 1997, le chômage concerne 12,3 % de la population active. Interrompue du printemps 1994 à l'été 1995, la progression du chômage observée depuis le début des années quatre-vingt-dix se poursuit, mais à un rythme légèrement moindre. Elle se traduit, en mars 1997, par une augmentation du chômage de longue durée. Les hommes jeunes sont les plus touchés par cette nouvelle aggravation du chômage. Selon l'enquête, le nombre d'emplois a baissé de 62 000 depuis mars 1996 ; cette baisse touche particulièrement les hommes et les ouvriers. Les emplois à durée limitée et, chez les femmes, les emplois à temps partiel, sont de plus en plus nombreux. Chez ces dernières, le sous-emploi continue de progresser.
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N° 530 JUIN 1997
PRIX : 15 F
Chômage et emploi en mars 1997
Premiers résultats de l’enquête sur l’emploi
Claude Gissot et Marie Annick Mercier, Division emploi, Insee
ble, avec une faible progression pour les’après l’enquête annuelle sur l’em-
hommes (9,9 % en mars 1997 contre 9,6 %
ploi de mars 1997, le chômage en mars 1996) et une légère diminution pourD concerne 12,3 % de la population les femmes (13,4 % contre 13,6 %). Chez
les moins de 25 ans, la progression du tauxactive. Interrompue du printemps 1994 à
de chômage est de 1,7 point. Elle concerne
l’été 1995, la progression du chômage ob-plus particulièrement les hommes, confir
servée depuis le début des années qua- mant la réduction de l’écart entre hommes
et femmes observée un an plus tôt sur cettetre-vingt-dix se poursuit, mais à un
tranche d’âge ; cet écart redevient compara
rythme légèrement moindre. Elle se tra- ble à celui de mars 1994. Inversement, au
duit, en mars 1997, par une augmentationdelà de 50 ans, l’augmentation du chômage
touche plus particulièrement les femmes.du chômage de longue durée. Les hom-
De ces évolutions, il ressort une accentua
mes jeunes sont les plus touchés par tion du poids du chômage chez les jeunes
cette nouvelle aggravation du chômage. de moins de 25 ans. Cependant, en raison
d’un taux de scolarisation élevé, la part desSelon l’enquête, le nombre d’emplois a
chômeurs dans cette population est beau
baissé de 62 000 depuis mars 1996 ; cettecoup plus faible que leur taux de chômage
baisse touche particulièrement les hom- (elle est de 1,8 % chez les moins de 20 ans
et de 14,1 % chez les 20 24 ans). Mais ellemes et les ouvriers. Les emplois à durée
s’est, elle aussi, légèrement accentuée de
limitée et, chez les femmes, les emplois à puis mars 1996, en particulier chez les jeu
temps partiel, sont de plus en plus nom-nes de 20 à 24 ans où elle a augmenté d’un
demi point.breux. Chez ces dernières, le sous-emploi
Globalement, le taux de chômage des hom
continue de progresser. mes a légèrement progressé (de 10,4 % en
mars 1996 à 10,8 % en mars 1997) tandis que
Le taux de chômage, au sens du BIT, s’éta celui des femmes s’est stabilisé à 14,2 %.
blit à 12,3 % selon l’enquête Emploi de mars Ceci confirme une tendance au resserrement
1997, contre 12,1 % en mars 1996. Après des taux de chômage masculins et féminins
une baisse du printemps 1994 à l’été 1995, en période d’accroissement du chômage alors
constatée par l’enquête Emploi de mars que le phénomène inverse semble se produire
1995 (taux de chômage de 11,6 %), le chô lorsque le chômage diminue.
mage reprend donc sa progression. Il con
cerne 3 151 000 personnes, dépassant le Les diplômés du supérieur
maximum atteint en mars 1994 (tableau 1). relativement mieux protégés
Sur un an, l’augmentation du chômage BIT
serait de 53 000 (1). C’est chez les titulaires du seul baccalau
réat que le taux de chômage a le plus aug
menté (+ 1 point en un an). A 11,4 %, ilAggravation du chômage
rejoint celui observé pour les détenteurspour les hommes jeunes
d’un BEPC, CAP ou BEP, resté à peu près
La croissance du chômage se concentre en stable. Le risque de chômage s’est aussi ac
début ou fin de vie active. Entre 25 et 49 ans,centué pour les titulaires d’un « Bac + 2 »
le taux de chômage est resté à peu près sta alors qu’il n’a pratiquement pas varié pour les
(1) Il convient d’être prudent dans l’interprétation des évolutions que fait apparaître la comparaison de
mars 1996 à mars 1997 : il semble que l’enquête de mars 1996 ait un peu surestimé le niveau de la
population active, et au sein de cette population, le nombre de chômeurs au sens du BIT, l’enquête
emploi étant, comme toutes les enquêtes par sondage, affectée d’une imprécision statistique.
INSEE
PREMIEREChômage : quelques caractéristiquesTaux de chômage
Mars 1993 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1993 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997
Effectifs (milliers) Ancienneté moyenne de chômage (mois)
Ensemble 2 781 3 115 2 935 3 098 3 151 Ensemble 12,4 13,0 14,6 14,7 15,0
Hommes 1 302 1 503 1 360 1 460 1 523 Hommes 11,5 12,4 14,3 14,0 14,4
Femmes 1 479 1 612 1 575 1 638 1 628 Femmes 13,2 13,6 14,9 15,3 15,5
Taux de chômage selon l’âge (%) Proportion de personnes au chômage depuis 1 an ou plus (%)
Ensemble 11,1 12,4 11,6 12,1 12,3 Ensemble 31,4 35,7 39,5 36,9 38,9
15 24 ans 24,6 27,7 25,9 26,4 28,1 Hommes 29,2 34,8 38,7 34,7 36,8
25 49 ans 10,1 11,5 10,7 11,4 11,5 15 24 ans 15,5 19,1 19,0 17,8 20,2
50 ans et plus 7,3 7,8 7,7 8,0 8,5 25 49 ans 29,7 36,6 40,7 34,9 36,9
Hommes 9,4 10,8 9,8 10,4 10,8 50 ans et plus 51,6 52,3 57,8 56,5 58,9
15 24 ans 21,5 24,2 21,0 22,1 24,6 Femmes 33,4 36,5 40,3 38,8 40,8
25 49 ans 8,4 9,8 8,9 9,6 9,9
15 24 ans 18,3 21,4 23,3 19,5 22,6
50 ans et plus 6,7 7,5 7,3 7,8 8,0
25 49 ans 34,8 37,6 42,5 40,6 42,1
Femmes 13,3 14,3 13,9 14,2 14,2
50 ans et plus 57,1 62,1 60,6 62,1 60,7
15 24 ans 28,4 31,7 32,2 31,9 32,8
Circonstances de la recherche (%)
25 49 ans 12,3 13,5 12,9 13,6 13,4
Fin d’emploi 50 ans et plus 8,1 8,1 8,2 8,4 9,2
à durée limitée 33,2 33,5 35,3 38,2 38,0Taux de chômage selon le diplôme (%)
Licenciement 33,2 34,0 32,9 30,3 29,6
Sans diplôme ou CEP 15,3 17,8 16,5 17,2 17,5
Démission 7,8 6,3 6,7 5,6 5,5BEPC, CAP, BEP 10,5 11,6 10,7 11,4 11,5
Fin d’études 6,5 7,0 7,9 8,3 9,3Baccalauréat 9,5 11,2 10,1 10,4 11,4
Fin de service national 2,7 2,8 2,3 2,1 2,5Bac + 2 7,0 7,9 7,4 7,5 8,2
Reprise d’activité 9,1 9,3 9,4 9,7 9,2Diplôme du 2e ou 3e 5,9 6,4 6,9 7,4 7,3
Autres circonstances 7,5 7,1 5,5 5,9 5,9cycle du supérieur
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0Taux de chômage selon la catégorie de commune (%)
Taux de chômage de quelques catégories sociales (%)Communes rurales 9,0 10,0 9,1 9,7 9,6
Cadres, prof. int. sup. 4,9 5,4 5,0 4,6 5,1urbaines 20 000 h 11,6 12,9 11,4 12,2 12,6
20 à 200 000 h 12,8 14,1 13,5 14,0 14,1 Prof. intermédiaires 5,8 7,4 6,7 7,0 7,0
Employés 13,9 15,1 14,7 14,8 14,4200 000 13,0 14,1 14,0 14,1 14,6
Aggl. parisienne 10,0 11,4 10,5 11,1 11,3 Ouvriers 14,3 16,1 14,2 15,3 15,8
1. Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travail (BIT). En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le BIT, un chômeur est une personne en âge
de travailler (15 ans ou plus) qépond siui r multanément à trois conditions :a/ être sans emploi, c’est-à dire ne pas avoir tillérava, ne serait-ce qune heuru’ e, durant la semaine de référence ;
c/ chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.
Le taux de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rapporté à la population active totale (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs).
Source : Enquêtes Emploi, Insee
autres diplômés du supérieur. La ré chez les employés mais il régresse lé trouver immédiatement un emploi. De
duction de l’écart, observée en 1996, gèrement par rapport à mars 1996 : même, les jeunes à la sortie du service
er
entre les diplômés du 1 cycle univer leur situation continue d’apparaître national se retrouvent un peu plus sou
e e
sitaire et ceux des 2 et 3 cycles ne moins défavorable que celle des ou vent à la recherche d’un emploi. En
s’est donc pas confirmée. vriers dont le taux de chômage avoi revanche, la part des recherches pour
L’écart entre le taux de chômage des sine le point haut de 1994. cause de licenciement continue de dimi
er
diplômés du 1 cycle du supérieur et ce nuer. Celle liée aux fins d’emplois à
lui des bacheliers s’est creusé par rap durée limitée reste la plus importanteCroissance du chômage
port aux deux années antérieures, pour (38 %) ; mais elle a peu varié par rapportde longue durée
se rapprocher de celui observé en mars à l’année dernière. Découragées par la
La durée moyenne du chômage s’al 1994 et semble ainsi évoluer en même mauvaise situation de l’emploi, les fem
longe chaque année depuis 1993 : elletemps que le niveau des effectifs au mes inactives sont moins nombreuses à
atteint 15 mois en mars 1997 (ta chômage. Les diplômes du supérieur revenir sur le marché du travail.
bleau 2). Près de 39 % des chômeurs les’imposent d’autant plus comme protec Face à la persistance des problèmes
sont depuis plus d’un an : cette propor tion contre le risque de chômage que le d’emploi, les chômeurs apparaissent
tion est en augmentation de 2 points parnombre de chômeurs est élevé. de moins en moins exigeants. Depuis
rapport à l’année précédente. Les en Pour les cadres et professions intel mars 1994, la proportion de chômeurs
trées importantes de chômeurs enregis lectuelles supérieures comme pour les à la recherche exclusive d’emplois à
trées dans le courant de l’année 1995ouvriers, le taux de chômage a aug temps complet a baissé d’environ
qui n’ont pas bénéficié, depuis un an, dementé d’un demi point entre mars 4 points et celle des chômeurs à la re
nouvelles mesures spécifiques expli 1996 et mars 1997, se situant respec cherche exclusive d’un emploi perma
quent en partie cet allongement. Celui citivement à : 5,1 % et 15,8 %. Le taux nent de 7 points.
et la variation assez contenue du nom de chômage des cadres et professions En mars 1997, les chômeurs sont un
bre de chômeurs, depuis un an, sem intellectuelles supérieures reprend peu plus nombreux qu’il y a un an à re
blent indiquer un renouvellementson niveau de mars 1995. Chez les ou chercher indifféremment un emploi sa
modéré des effectifs au chômage, auvriers, il continue d’augmenter depuis larié ou non salarié. Ils sont aussi un peu
cours de la période récente. La dégra deux ans. Par rapport à mars 1996, plus souvent prêts à accepter « n’im-
dation de la situation du marché du tra l’écart entre les extrêmes s’est donc porte quoi » (14,8 % contre 14,2 % en
vail en 1996 pourrait avoir limité le fluxmaintenu mais reste important. Les 1996) et légèrement moins nombreux à
des nouveaux entrants. restreindre leur demande à une profes professions intermédiaires ont été
Les jeunes sortant du système éduca sion précise. La proportion de chômeursépargnées par l’aggravation du chô
tif ont de plus en plus de difficultés à prêts à accepter un « temps partiel » àmage. Celui ci demeure important
¸˚1
Personnes en sous-emploi selon la définition du BITLa population active occupée
En milliersMars 1993 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997
Mars 1993 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997Effectifs (milliers)
Personnes travaillant à temps partiel recherchant un emploi à temps completEnsemble 22 197 22 022 22 344 22 492 22 430
ou un temps partiel supplémentaireHommes 12 555 12 396 12 551 12 611 12 552
Ensemble 459 525 552 565 598Femmes 9 642 9 626 9 793 9 881 9 878
Proportion d’actifs occupés à temps partiel (%) Hommes 123 139 157 160 170
Femmes 336 386 395 405 428Ensemble 13,7 14,7 15,5 15,8 16,6
Personnes travaillant à temps partiel ne recherchant pas un autre emploiHommes 4,1 4,5 5,0 5,2 5,2
mais souhaitant tarvailler d avantage
Femmes 26,3 27,8 28,9 29,5 30,9
Ensemble 590 687 754 794 875Statut des emplois (milliers)
Hommes 104 127 161 172 178
Non salariés 3 096 3 057 3 005 2 932 2 876
Femmes 486 560 593 622 697
Salariés 19 101 18 965 19 339 19 561 19 554
Taux de sous-emploi parmi les emplois à temps partiel
dont
34,4 37,4 37,8 38,2 39,5Intérimaires 171 210 287 273 330
1 Personnes travaillant à temps completCDD 616 614 752 790 849
et ayant involontairement travaillé moins que d’habitudeApprentis 180 185 194 219 234
2 Ensemble 301 249 217 213 143Contrats aidés 399 395 442 451 417
Hommes 236 185 158 163 1041 Contrats à durée déterminée
Femmes 65645950392- Contrats d’aide à l’emploi (CES, CIE...) eages de lt st a formation professionnelle classés
dans l’emploi au sens des critères du BIT. 1. Pour le BIT, l’emploi est mesuré de façon extensive et il inclut les personnes dites en
situation de sous emploi "qui travaillent involontairement moins que la durée normale duSource : Enquêtes emploi, Insee
travail dans leur activité et qui étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou
disponibles pour un tel travail". La notion de sous emploi construite à partir de l’enquête
défaut d’un « temps complet » a peu Emploi inclut les trois catégories ci-dessus.
Source : Enquêtes emploi, Inseeaugmenté entre 1996 et 1997. Par
contre, qu’ils recherchent un emploi
exclusivement à temps complet ou in dant, la hausse de ces emplois à durée Plus faible progression
différemment à temps complet ou à limitée a surtout touché les 25 34 ans, des emplois des services
temps partiel, les chômeurs sont plus pour lesquels ils représentent en mars
directs aux particuliers
souvent prêts à accepter un emploi à 1997 plus de 10 % des emplois contre
durée limitée à défaut d’un emploi per environ 8 % un an auparavant. En La construction perd des emplois
manent. revanche, les emplois stables ont di ( 59 000) alors que dans l’industrie,
minué ( 71 000). les effectifs ont augmenté légère
L’emploi non salarié continue de bais ment contrairement à l’année précé Les formes particulières
ser comme les années précédentes dente (+ 16 000) : la croissance desd’emploi augmentent
( 55 000), en particulier les indépen effectifs dans les petites entreprises
Le nombre de personnes ayant un em dants ( 33 000) et les aides familiaux (moins de 10 salariés) a plus que
ploi a baissé de 62 000 entre mars ( 32 000), les effectifs des employeurscompensé, dans ce secteur, la
1996 et 1997, rompant avec la pro- augmentant légèrement (+ 10 000). baisse des emplois dans les plus
gression observée pendant les deux Entre mars 1996 et mars 1997, la partgrandes. Le nombre de personnes
années précédentes (au total, la des personnes employées à temps employées dans le tertiaire a conti
hausse de l’emploi entre mars 1994 etpartiel a davantage augmenté qu’entre nué de progresser (+ 24 000). A l’in
mars 1996 a été de 470 000) (ta mars 1995 et mars 1996 (+ 0,8 point,verse, dans l’industrie des biens
bleau 3). Sur la dernière période de contre + 0,3), retrouvant la progres intermédiaires, le commerce et l’ad
mars 1996 à mars 1997, la baisse a sion constatée entre 1994 et 1995. ministration, l’emploi a diminué.
touché presque exclusivement les Cette progression se concentre sur lesLe nombre d’ouvriers qui avait pro
hommes ( 59 000) et elle a été forteemplois féminins (+ 1,4 point contre gressé entre mars 1994 et mars 1996
chez les jeunes hommes et les hom + 0,2 point pour les hommes). Désor a baissé en un an de 68 000, en parti
mes adultes. Pour les femmes, la mais, près de 31 % des femmes occu culier les ouvriers qualifiés. La pro-
baisse constatée chez les jeunes et pent un emploi à temps partiel. gression du nombre de cadres a
les adultes a été compensée par l’aug Le sous emploi continue à se dévelop continué de faiblir (+ 25 000 contre
mentation du nombre d’emplois des per et touche plus particulièrement les+ 40 000 entre mars 1995 et mars
femmes de 50 ans et plus. femmes. Le nombre de personnes à 1996 et + 70 000 entre mars 1994 et
Les contrats aidés sont moins nom temps partiel cherchant effectivement mars 1995). En revanche, les profes
breux ( 34 000) alors que les autres à travailler davantage et celui des per sions intermédiaires ont repris leur
formes particulières d’emplois ont sonnes à temps partiel en exprimant progression. Parmi les employés, la
augmenté de 131 000, augmentation simplement le désir, ont continué progression du nombre d’employés de
dont la moitié provient des contrats à d’augmenter alors que le nombre de services directs aux particuliers a con
durée déterminée et l’autre moitié de personnes touchées par le chômage tinué à faiblir ( + 140 000 de mars
l’intérim et de l’apprentissage. Ces for partiel a diminué (tableau 4). Globale 1994 à mars 1995, puis + 110 000
mes particulières représentent 8,2 % ment, la part du sous emploi dans les l’année suivante et + 80 000 en mars
des emplois (9,4 % de l’emploi sala emplois à temps partiel atteint 39,5 %1997). Néanmoins, cette augmenta
rié). Elles concernent principalement ce qui représente une augmentation tion fait plus que compenser la baisse
les jeunes de moins de 25 ans, pour supérieure à celle connue les deux des effectifs des employés de la fonc
qui elles en représentent 41 %. Cepen dernières années. tion publique et des entreprises.
?˝1
Population active et taux d’activité du taux de scolarisation faiblisse.
L’activité de la population des hom Mars 1993 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997
Population active (milliers) mes et des femmes de 25 à 49 ans
Ensemble 24 978 25 137 25 279 25 591 25 582 revient aux niveaux atteints deux ans
Hommes 13 857 13 899 13 910 14 072 14 075 plus tôt, mais l’activité des femmes de
Femmes 11 121 11 238 11 368 11 519 11 507
plus de 35 ans continue d’augmenter.
Taux d’activité (%)
Ensemble 54,6 54,5 54,5 54,8 54,4
Hommes 63,0 62,7 62,3 62,7 62,3 Pour comprendre
15 24 ans 35,1 33,5 32,8 32,5 31,4 ces résultats :
15 19 ans 10,0 8,7 8,8 9,5 9,4
20 24 ans 57,7 55,9 55,3 55,4 54,3
25 49 ans 95,5 95,6 95,4 95,6 95,3
En mars 1997, environ 75 000 ménages ont
50 ans et plus 33,7 32,9 32,4 33,7 34,2
répondu à l’enquête Emploi, soit environ
50 54 ans 90,5 91,0 90,8 92,0 91,9
150 000 personnes ayant 15 ans ou plus.
55 59 ans 67,8 66,4 66,1 67,9 68,3
Cette enquête couvre les seuls "ménages
60 ans et plus 7,7 7,1 6,5 6,5 5,8
ordinaires", ce qui exclut la plupart des per
Femmes 46,8 47,0 47,2 47,6 47,2 sonnes vivant en foyer.
15 24 ans 29,3 27,8 26,7 25,9 24,5 L’enquête Emploi est la seule source qui per
15 19 ans 5,9 4,7 4,4 4,4 4,3 mette de mettre en œuvre la définition du chô
20 24 ans 49,7 47,9 46,9 46,8 44,9 mage au sens du BIT et d’établir le lien entre les
25 49 ans 77,4 77,8 78,3 78,6 78,2 chômeurs au sens du BIT et les demandeurs
50 ans et plus 20,1 20,3 20,6 21,6 22,1 d’emploi décomptés par l’ANPE. Ainsi, en mars
50 54 ans 65,5 68,3 69,9 71,5 72,1 1997, sur 3 151 000 chômeurs au sens du BIT,
55 59 ans 46,6 46,3 48,5 49,1 50,0 270 000 se déclarent non inscrits à l’ANPE, plus
de 90 % se déclarent donc inscrits.60 ans et plus 4,6 4,5 4,2 4,2 3,9
Par ailleurs, 1 367 000 personnes se décla 1 Rapport entre la population active (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs) et la population totale.
rent inscrites à l’ANPE mais ne sont pas
Source : Enquêtes Emploi, Insee
classées comme chômeurs dans l’enquête,
soit parce qu’elles exercent une activité
par anticipation, renforce les retraitsUn taux d’activité identique (907 000 contre 793 000 en 1996), soit
du marché du travail, plus particulière parce qu’elles n’ont pas effectué de démar à celui de mars 1995
ches effectives de recherche (454 000 con ment pour les hommes de 55 à 59 ans.
tre 439 000), soit parce qu’elles ne sont pas
Sur les deux dernières années prises Au total, au delà de 50 ans, le taux d’ac disponibles (168 000 contre 135 000).
globalement, la population active a aug tivité augmente depuis deux ans, pas Issus d’une enquête par sondage, les résul
tats fournis sont affectés d’erreurs aléatoi menté de 303 000 personnes, ce qui est sant de 20,6 % à 22,1 %.
res. Ainsi, l’écart type du taux de chômage
conforme à la tendance observée de- Pour des raisons démographiques, le global est de l’ordre de 0,15 point.
puis mars 1992. La très forte augmenta nombre d’actifs âgés de 20 à 24 ans De l’enquête Emploi à la série mensuelle
du chômage BITtion entre mars 1995 et mars 1996 a été diminue. Le taux d’activité des jeunes
Deux corrections minimes sont apportées
suivie par une stagnation de mars 1996 (15 24 ans), hommes et femmes, con aux résultats de l’enquête Emploi pour ob
à mars 1997. Ces évolutions contras tinue à baisser, en particulier celui destenir le nombre de chômeurs au sens du BIT
à la fin de mars 1997 :tées entre les deux années successives20-24 ans, bien que l’accroissement
– l’addition du nombre de chômeurs hors
se retrouvent sur les taux d’activité ; en champ de l’enquête (c’est à dire hors mé
effet, entre mars 1996 et 1997, le taux nages ordinaires), estimé à partir du dernier
Pour en savoir plus : recensement de la population.global d’activité a baissé de 0,4 point
– le passage de la date moyenne d’enquête
retrouvant son niveau de 1995. au 31 mars, à l’aide de l’évolution du nom
"Emploi et chômage en mars 1996", In La hausse du nombre d’actifs sur deux bre de demandeurs d’emploi en fin de mois.
see première n° 467, juin 1996. Comme chaque année, les séries à partirans concerne essentiellement la popu
d’avril 1996 (nombre de chômeurs BIT, taux
lation des 50 54 ans : les générations Enquête sur l’emploi 1996. Résultats dé mensuels de chômage) ont été révisées
taillés, Insee Résultats n°492 493, sérienombreuses du « baby boum » plus pour tenir compte des résultats de la der
Emploi Revenus. Enquête sur l’emploi nière enquête Emploi (cf. Informations rapi actives prenant la place de généra
1997. Résultats détaillés, Insee Résul des n°177 du 27 juin 1997).
tions creuses plus âgées dont, de
tats, série Emploi Revenus, à paraître.
plus, l’activité est plus faible. A l’in
EstimationMarché du travail Séries longues, Inseeverse, l’allocation de remplacement Chômage au sens du BIT Enquête mensuelle
Résultats, série Emploi Revenus n°305 Emploi en fin deen mars 1997 : pour l’emploi (ARPE) permettant aux
306, mai 1994. Ces séries sont égale mois (CVS)
salariés âgés de 57 ans et demi ayant Taux de chômage (en %) 12,3 12,5ment disponibles sur disquettes.
Nombre de chômeurs (en milliers) 3 151 3 184cotisé 40 ans, de cesser leur activité
Direction Générale :
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Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
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