De grandes disparités des revenus en Provence-Alpes-Côte d'Azur

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En 2000, la moitié des habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur déclarent un revenu annuel par unité de consommation inférieur à 13 400 euros, niveau proche de celui de la France de Province. Provence-Alpes-Côte d'Azur est une des régions où l'éventail des revenus est le plus large, notamment en raison de bas revenus plus faibles qu'ailleurs. Les bas revenus sont particulièrement peu élevés à Marseille et à Avignon. Dans les départements alpins, l'éventail des revenus y est plus réduit. Les bas revenus sont plus élevés et les hauts revenus plus faibles.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 66  janvier 2004
SUD INSEE l'essentiel
De grandes disparités des revenus en ProvenceAlpesCôte dAzur
En 2000, la moitiédes habitants de ProvenceAlpesCôte dAzur décla rent un revenu annuel par unitéde consommation inférieurà13 400 euros, niveau proche de celui de la France de Province. Provence AlpesCôte dAzur est une des régions oùl’éventail des revenus est le plus large, notamment en raison de bas revenus plus faibles quail leurs. Les bas revenus sont particu lièrement peuélevésàMarseille ou Avignon. Dans les départements al pins, l’éventail des revenus y est plus réduit. Les bas revenus sont plus élevés et les hauts revenus plus fai bles.
En 2000, la moitié des habitants de Pro venceAlpesCôte d’Azurvit dans un ménage qui déclare un revenu par unité de consommation (uc) inférieur à 13 409 euros (cf. encadré “Définitions”). Ce re venu médian est très proche de celui de la France de Province (13426 euros). La moitié des régions de Province ont d’ailleurs un revenu médian proche, compris entre 13000 et 13700 euros. Font exception les régions Alsace,
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RhôneAlpes et Centre qui ont les reve nus les plus élevés. En IledeFrance, le revenumédian est particulièrement important (17 100 euros). A l’autre ex trême, la Corse, le LanguedocRoussil lon et le NordPasdeCalais ont les revenus médians les plus faibles (infé rieurs à 12 200 euros).
Des bas revenus particulièrement faibles sur l’arc méditerranéen
Comme les autres régions méditerra néennes, la région se distingue par des disparités plus élevées que la moyenne. En ProvenceAlpesCôte d’Azur, 10 % des habitants vivent dans un ménage qui déclare un revenu par uc inférieur à 3 861euros. Ce seuil, dit “de premier décile”, est nettement plus faible que le seuil national (5152 euros). La région concentre aussi, à l’autre extrémité de l’échelle, des revenus particulièrement élevés : le revenu des 10 % les plus fa vorisés (ou “neuvième décile”) y est su périeur à 28100 euros; ce seuil est seulement dépassé en province par ceux de RhôneAlpes et d’Alsace. La plupart des régions ont un rapport in terdéciles (cf. encadré “Définitions”) compris entre 4 et 6 : le seuil des hauts revenus est donc quatre à six fois supé rieur à celui des revenus les plus bas. Ce rapport est de 7,3 en ProvenceAlpes Côte d’Azur. Après la Corse, il s’agit de la dispersion la plus forte devant le Lan guedocRoussillon (7,2) et l’Ilede France (7,0).
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N° 66  janvier 2004
Marseille Toulon
En euros 15 600 13 500 12 400
L’éventail des revenus est très large dans les grandes villes Dispersion des revenus déclarés par cantons et villes en 2000
Nice
Des revenus plus élevés dans les AlpesMaritimes
Le revenu médian des AlpesMariti mes, 14 318 euros, est le plus élevé de la région. Mais il ne se situe qu’au vingtième rang au niveau national. Neuf cantons de ce département, tous en zone périurbaine, ont un revenu médian su périeur à 16000 euros. Il s’agit des cantons de SaintVallierdeThiey près de Grasse, de Vence et de Villefranche surMer près de Nice, des communes autour de Menton ou encore de la ville de Biot et des cantons de Mougins et de BarsurLoup à proximité d’Antibes et de la zone d’activité Sophia Antipolis. Les habitants des couronnes périurbai
Des revenus proches de ceux de la France de Province dans un grand nombre de départements Revenu fiscal médian par unitéde consommation et par département en 2000
Valeur France de province : 13 400 Provence-Alpes-Côte d'Azur Source : INSEE - DGI - Revenus fiscaux des ménages en 2000
Les BouchesduRhône Rapport inter-déciles et le Var ont un revenu 6,2 médian proche du niveau de la5,2* 4,4 France de Province *Valeur France de province Provence-Alpes-Côte d'Azur Au sein des BouchesduRhône, les ni Source : INSEE - DGI - Revenus fiscaux des ménages en 2000 veaux de revenus les plus faibles se si tuent à l’ouest du département sur les d’activité de Rousset comme Venelles communes de PortSaintLouisdu ou le canton de Trets. La ville d’Aix Rhône, SaintesMariesdelaMer, Arles enProvence a, quant à elle, un revenu et dans les cantons de Tarascon et médian très élevé (15 650 euros) nette Orgon ainsi qu’autour de l’étang de ment supérieur à celui de la cité pho Berre, notamment au sein des commu céenne (12 300 euros). nes de PortdeBouc, Miramas, Vitrol les et Marignane. Dans le Var, les niveaux de revenus les Les zones ayant les revenus médiansplus faibles (moins de 12 000 euros) se les plus élevés se trouvent, là encore, àsituent dans les cantons du nord du dé proximité des principales villes. Il s’agitpartement (Tavernes, Aups et Comps de la Côte Bleue, des communessurArtuby) ainsi que dans la ville de La d’Allauch et de PlandeCuques autourSeynesurMer. Contrairement aux Alpes de Marseille ainsi que les zones sisesMaritimes et aux BouchesduRhône, autour d’AixenProvence comme leaucune zone n’a un revenu médian dé canton de Pélissanne à l’ouest maispassant les 16 000 euros. Les revenus surtout les communes situées à proxiles plus élevés se situent à Saint mité de la cité aixoise et de la zoneRaphaël ou près de Toulon.
Marseille Toulon
DignelesBains
Cantons et villes : lorsque la commune est découpée en plusieurs fractions cantonales, l’INSEE a donné un code fictif pour l’ensemble de la commune. Source : INSEE  DGI  revenus fiscaux des ménages en 2000
De plus forts contrastes sur larc méditerranéen Dispersion du revenu déclarépar unitéde consommation et par département en 2000
nes, très souvent actifs, ont générale ment un revenu médian plus élevé que ceux vivant en zones rurales ou dans les villescentres. Parmi les principales villes du département, le revenu mé dian est nettement plus élevé à Antibes (14 900euros) qu’à Nice et Cannes (moins de 13 400 euros).
Gap
Italie
Italie
Avignon
DignelesBains
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Nice Rapport inter-déciles (valeur régionale : 7,3) 9 6,4 5 4,4 non diffusable
Gap
En euros * valeur régionale 15 353 13 409 * 12 482 11 409
Les revenus sontélevés dans les zones périurbaines Revenu fiscal médian par uc selon les cantons et villes en 2000
Avignon
SUD INSEE N° 66  janvier 2004 l'essentiel Les retraites : plus du quart des revenus déclarés Le oidsdes retraites est imortant en zone rurale Part des pensions et retraites dans les revenus déclarés par cantons et Comme au niveau national, les revenus déclarés dans la région sont princi villes en 2000 palement des revenus d’activité (cf. encadré “définitions”). Toutefois ces derniers ne représentent que les deux tiers des revenus contre 73 % en France métropolitaine. A l’instar de la Corse, du LanguedocRoussillon et du Limousin, une part importante de la population régionale est âgée. Ainsi les retraites, pensions et rentes représentent une part plus élevée des reve nus déclarés dans ces quatre régions (plus de 27 % en ProvenceAlpes Côte d’Azur). Les autres revenus principalement constitués des revenus du Italie patrimoine ne représentent que 5,2 % de l’ensemble. Dans les AlpesMariti Gap mes, ce type de revenus est relativement plus important (6,4 %). En effet une part importante de la population est composée de personnes particuliè rement aisées et possédant un patrimoine important. Les retraites ne repré sentent que 23,5% des revenus dans les couronnes périurbaines de la région où résident de nombreux couples d’actifs. A l’inverse, le poids des re DignelesBains traites est important dans les zones rurales. Au sein de la région, les retraites représentent près du tiers des revenus Avignon dans le Var et 30 % des revenus dans les AlpesdeHauteProvence. Leur part est particulièrement élevée dans les cantons de SaintEtienneles Nice Orgues et Reillanne, dans le Haut Var ainsi que dans les communes de SaintRaphaël, SixFourslesPlages et SaintMandrier. La part des retrai tes est également importante dans le canton de Lantosque ou encore sur le En % (valeur régionale : 27,3) littoral ouest des AlpesMaritimes au sein des villes de Cannes, Théoule surMer et MandelieulaNapoule où vivent de nombreux retraités souvent Marseille35 aisés. C’est aussi le cas dans le sudouest des HautesAlpes à proximité 30 Toulon des communes de Serres et de Veynes où la part des retraités est égale25,7 21,4 ment importante. Quant aux BouchesduRhône et au Vaucluse, la part des plus de 60 ans y est plus faible. Le poids des revenus d’activité dans ces Cantons et villes : lorsque la commune est découpée en plusieurs fractions cantonales, l’INSEE deux départements est proche de celui du niveau de la France de Province. a donné un code fictif pour l’ensemble de la commune. Source : INSEE  DGI  Revenus fiscaux des ménages en 2000 supérieur à 14 000 euros dans les Hauménages vivant dans les principales vil tesAlpes. lesdu département. La moitié des habi Moins de disparités tants de la cité des papes vit dans un géographiques dans les ménage dont les revenus sont inférieurs à départements alpins Des revenus très faibles 11 100 euros. Dans la ville d’Orange, le dans les villes du revenu médian n’est aussi que de 11 400 Les revenus sont plus faibles dans les Vaucluseeuros. Dans les villes de Carpentras et de HautesAlpes et, plus encore, dans les Cavaillon, les revenus médians dépas AlpesdeHauteProvence. Le revenu La moitié des habitants du Vaucluse vit sent à peine 10 000 euros. médian des ménages de certains cantons dans un ménage qui déclare moins de faiblement peuplésn’excède pas 10 200 12 200euros. Seuls dix départements euros (Barrême, Le LauzetUbaye et Ro Des disparités plus fortes métropolitains ont un revenu médian sans). Cependant les écarts de revenus inférieur à celuici. Parmi les 25 candans les villescentres entre les cantons sont moins importants tons du département, seuls deux ont un dans ces deux départements alpins. La revenu médian supérieur à celui de laLes revenus sont généralement plus majorité des cantons ont un revenu mé région :la commune de Morièreslèsélevés en milieu urbain. C’est aussi le dian compris entre 11000 et 13000 eu Avignon et le canton de L’Islesurlalieu de disparités importantes surtout ros. Sorgue au nordest d’Avignon. Les revedans les villescentres, essentiellement nus sont particulièrement faibles pour lesen raison de bas revenus particulière Dans les AlpesdeHauteProvence, ce sont les ménages vivant au sudouest Revenus fiscaux déclarés par les ménages au titre de l’année 2000 de Manosque qui ont les revenus les Revenu fiscalStructure du revenu plus élevés. Au sein de la commune defiscal en %par unité de consommation (uc) er e Pierrevert, le revenu médian est de Médiane 1décile 9décile RapportPart desPart des (euros/uc) (euros/uc) (euros/uc)inter revenusretraites, 17 416euros (niveau le plus élevé du déciles d’activitépensions et (1)rentes département). Les ménages vivant dans AlpesdeHauteProvence 12877 4654 25569 5,565,0 30,0 les communes situées au nord de MaHautesAlpes 13140 4,568,4 26,7023 5552 25 AlpesMaritimes 14318 4422 30583 6,965,5 28,2 nosque ou à l’ouest de DignelesBains BouchesduRhône 13318 3379 28096 8,371,4 24,4 ont aussi un revenu relativement élevé. Var 13460 4231 27371 6,562,2 32,3 Quant aux dignois, ils déclarent un re Vaucluse 12174 3514 25580 7,369,1 25,5 venu médian de 14000 euros comme ProvenceAlpesCôte d'Azur13 4093 86128 0987,3 67,527,3 Province 13426 5122 26498 5,271,7 24,4 les gapençais. Le niveau est plus faible à France métropolitaine13 9495 15228 6575,6 73,422,7 Manosque, Briançon et Embrun (proche (1) Revenus salariaux et revenus des professions non salariées. Note de lecture : En ProvenceAlpesCôte d’Azur, la moitié de la population vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal des 13 000 euros). Hormis Gap, seuls inférieur à 13 409 euros par unité de consommation (uc). 10 % de la population vit dans un ménage qui déclare moins de 3 861 euros par uc et, a contrario, 10 % appartiennent à un ménage déclarant plus de 28 098 euros par uc. Le rapport entre ces deux les cantons au sud et à l’ouest de Brian seuils, ou rapport interdéciles, donne une indication sur la dispersion des revenus. Source : INSEE  DGI  Revenus fiscaux des ménages en 2000 çon ont un revenu médian (légèrement)
© INSEE 2004
Paul Pierraccini Olivier PégazBlanc
Sources L’INSEE diffuse à partir de 2003 de nouvelles statistiques locales sur les revenus, qu’il établit à partir des fichiers des déclarations de revenus 2000 et de la taxe d’habitation, fournis par la Di rection Générale des Impôts (DGI). Les indica teurs diffusés permettent de décrire le niveau et les disparités des revenus des ménages à tra vers leur médiane et les déciles, ainsi que la composition du revenu. Les données étudiées ici sont actuellement dis ponibles pour des regroupements de commu nes correspondant à des découpages géogra phiques officiels et comptant au moins 2 000 ha bitants au recensement de la population de 1999 (ce seuil est réduit à 50 ménages pour la médiane). Le respect des règles de confidentia lité limite donc la disponibilité des résultats à ces zones géographiques.
ment faibles. L’offre de logements per met d’y accueillir différentes catégories sociales, notamment les catégories les plus pauvres qui logent dans le parc so cial public ou de fait. Ainsi les 10% des ménages les moins aisés de Mar seille, ou encore de PortdeBouc, dé clarent des revenus inférieurs à 2000 euros par unité de consommation. Le seuil des hauts revenus est ainsi plus de dix fois supérieur à celui des bas reve nus dans les villes d’Avignon, Carpen tras et PortdeBouc. C’est même qua torze fois plus dans la cité phocéenne où l’éventail des revenus est le plus large de la région. Le département des BouchesduRhône, un des plus ur
présence de très hauts revenus comme à AixenProvence ou encore Cannes. La distribution des revenus est parfois homogène dans certaines villes, no tamment sur le littoral des AlpesMari times. Dans les villes de Menton et SaintLaurentduVar, l’ensemble de la population déclare des revenus plu tôt élevés. Cette homogénéité relative des revenus est fréquente en zone pé riurbaine (notamment entre Marseille et AixenProvence ou près de Toulon) ainsi que dans les zones rurales. Ainsi, dans les départements alpins ou dans l’ arrièrepaysniçois, les hauts revenus sont peu élevés et seulement quatre à cinq fois supérieurs aux bas revenus.
La disparité des revenus dans les gran des villes est, dans une certaine me sure, la conséquence de la coexistence en leur sein de différentes catégories sociales : à défaut d’exister toujours au niveau des quartiers, la mixité sociale y existe au niveau communal.
Dans une moindre mesure, les écarts de revenus restent importants dans les vil les varoises de Toulon et La Seyne surMer ou encore à Nice mais les bas revenus y sont relativement plus éle vés. Dans certaines villes, la disparité des revenus s’explique plutôt par la
Cédérom : “Revenus fiscaux des ménages  Année 2000". INSEE  2003. “La carte de France des revenus déclarés”. INSEE Première n° 900, mai 2003. “Revenus et patrimoine des ménages”. INSEE Synthèses n° 65, édition 20022003. “Des ménages modestes aux ménages aisés : des sources de revenus différentes”. INSEE Première n° 916, août 2003.
Dans certaines zones rurales, cepen dant, l’éventail des revenus peut être plus large notamment avec la présence de vignobles prestigieux. Dans le can ton de BeaumesdeVenise (et ses ap pellations comme Gigondas et Vacquey ras), les hauts revenus sont particulière ment élevés (plus de 31 700 euros) et plus de neuf fois supérieurs aux bas revenus.
bains de France, est celui qui a le ni veau de dispersion le plus élevé, après Paris et la CorseduSud. Le seuil des hauts revenus y est plus de huit fois su périeur à celui des revenus les plus bas. L’é ventaildes revenus est également important dans le Vaucluse. Dans ces deux départements,le seuil des bas re venus est très faible.
Pour en savoir plus
SUD INSEE N° 66  janvier 2004 l'essentiel Définitions Un ménage est défini comme l’ensemble des occupants d’un même logement. Les“ménages fis caux” désignés ici sont constitués par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Sont exclus de l’étude :  les ménages de contribuables concernés par un événement de type mariage, décès ou séparation au cours de l’année étudiée (2000) ;  les ménages constitués de personnes ne disposant pas de leur indépendance fiscale (essentielle ment des étudiants inclus dans le ménage de leurs parents) ;  les contribuables vivant en collectivité. Les “ménages fiscaux” retenus représentent 95 % des ménages au sens du recensement en France métropolitaine. Le revenu déclaré aux services fiscaux, plus simplement appelé revenu déclaré, est la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la “déclaration des revenus 2000”, avant abattement. Il comprend quatre catégories de revenus :  les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature, indemnités de maladie, alloca tions de chômage et de préretraite, revenus perçus à l’étranger) ;  les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficits des indépendants comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commerciaux et non commerciaux) ;  les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pensions alimentaires (déduction faite des pensions versées) et rentes viagères ;  les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine). Le revenu déclaré est un revenu avant redistribution. Il ne peut pas être assimilé à un revenu dispo nible, qui supposerait que l’on ajoute les revenus sociaux non déclarés (minima sociaux tels que RMI et minimum vieillesse, prestations familiales, aides au logement) et que l’on soustraie les impôts di rects (impôt sur le revenu et taxe d’habitation). Le revenu déclaré ne permet donc pas de tirer de con clusions en termes de niveau de vie des ménages. Le revenu déclaré parunité de consommation(uc) présente l’avantage de relativiser le niveau de revenu par rapport à la composition du ménage fiscal. Par rapport au revenu d’une personne, il per met de prendre en compte les économies d’échelle résultant de la vie en groupe. Le revenu exprimé par uc devient un revenu par équivalent adulte, comparable d’un lieu à un autre et entre ménages de compositions différentes. Le nombre d’uc d’un ménage est évalué selon la définition utilisée par l’INSEE et par Eurostat :  le premier adulte du ménage compte pour 1 uc ;  les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 uc ;  les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 uc. Pour étudier le niveau du revenu, on utilise lamédianedu revenu déclaré par unité de consomma tion (uc), qui partage les personnes en deux groupes : la moitié des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu par uc inférieur à cette valeur et l’autre moitié un revenu par uc supé rieur. Pour mesurer la dispersion du revenu, on utilise lerapport interdécilesdu revenu déclaré par unité de consommation (uc), qui établit le rapport entre les “hauts revenus” et les “bas revenus”. er Le seuil des “bas revenus” est défini par la limite du 1décile : 10 % des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu par uc inférieur à cette valeur. e Le seuil des “hauts revenus” est défini par la limite du 9décile : 10 % des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu par uc supérieur à cette valeur.
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ProvenceAlpesCôte d'Azur 17, rue Menpenti Directeur de la publication : François Clanché 13387 Marseille Cedex 10 Chef du service Etudes et Diffusion : Pascal Oger Téléphone : 04 91 17 57 57 Rédacteur en chef : Annie Mulard Fax : 04 91 17 59 58 Internet : www.insee.fr/paca
© INSEE 2004 N° ADEP : 0904B05336 N° ISSN : 1287292X Prix : 2,20 euros Code Sage : SIE046632
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