De la richesse du territoire aux ressources des habitants

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Quatrième région de France par le volume des richesses créées, le Nord-Pas-de-Calais garde toutefois l'image d'un territoire touché par la pauvreté. L'explication est à la fois économique et démographique : l'accès à l'emploi moins généralisé, conjugué à la jeunesse de la population, conduit à un déséquilibre entre les ressources disponibles et le nombre de personnes à charge pour de nombreuses familles de la région. Pour répondre à ces difficultés, près de 10,9% de la population régionale bénéficie d'un minimum social, une proportion de 3 points plus élevée qu'en moyenne nationale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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De la richesse du territoire aux
ressources des habitants
Aux différentes phases de son dévelop-
pement économique, le Nord-Pas-de-
Calais est apparu comme un territoire
Quatrième région de France par le volume créateur de richesses. Témoin de cette
richesse passée et présente, la valeur
de l’ensemble des biens et servicesdes richesses créées, le Nord-Pas-de-Calais
produits en Nord-Pas-de-Calais, mesurée
par le produit intérieur brut régional,garde toutefois l’image d’un territoire touché
atteint en 2003 le chiffre de 81,5 milliards
d’euros, soit près de 5,2% du PIB de
par la pauvreté. L’explication est à la fois France métropolitaine. Derrière l’Île-de-
France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-
économique et démographique : Côte d’Azur, c’est la quatrième région
française par le volume des richesses
produites. Pourtant, en contrepoint del’accès à l’emploi moins généralisé, conjugué
cette richesse territoriale, le Nord-Pas-de-
Calais garde l’image d’une région où lesà la jeunesse de la population,
situations de pauvreté sont nombreuses.
C’est que la ne se mesure pas à
conduit à un déséquilibre entre les ressources l’aune de la richesse totale d’un territoire,
mais par le biais des ressources disponibles
disponibles et le nombre de personnes de chacun des ménages qui y résident.
à charge pour de nombreuses familles de la région. UN PIB MODESTE UNE FOIS
RAPPORTÉ À LA POPULATION
Pour répondre à ces difficultés, près de 10,9%
Si le volume du PIB régional est particu-
de la population régionale bénéficie lièrement élevé, c’est aussi qu’il est le fruit
d’une population nombreuse : le Nord-Pas-
de-Calais comprend plus de 4 millionsd’un minimum social, une proportion de 3 points
d’habitants, soit 6,7% de la population de
France métropolitaine. Une fois rapportéplus élevée qu’en moyenne nationale.
au nombre d’habitants, le PIB régional
devient en 2003 inférieur de 11% à la
moyenne de la France de province
(20 253 euros par habitant, contre
22 709 euros). À l’inverse du classement
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130 AVENUE DU PRÉSIDENT J.F. KENNEDY - 59034 LILLE CEDEX - TÉL. : 03 20 62 86 29 - TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00obtenu pour le volume total des richesses Carte 1 : LE PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PAR HABITANT EN 2003
produites, le Nord-Pas-de-Calais figure
alors dans les dernières régions fran-
çaises, loin derrière l’Île-de-France
(39 854 euros), Rhône-Alpes (25 379
euros) et l’Alsace (24 651 euros)
(cf. carte 1). Toutefois, ces écarts ne
suffisent pas à rendre compte des diffé-
rentes situations de pauvreté dans les
régions. Parce qu’il ne reflète qu’une
situation moyenne, le PIB par habitant
fait en effet abstraction de l’inégale
distribution des richesses.
UN ÉVENTAIL DES REVENUS
OUVERT VERS LE BAS
L’analyse des revenus que les habitants
du Nord-Pas-de-Calais portent sur leur
déclaration fiscale permet de mieux
cerner la diversité des situations rencon-
trées. Sont uniquement prises en compte
les ressources imposables (salaires,
bénéfices, allocations de chômage,
retraites, revenus du patrimoine), ce
qui permet de dresser un portrait préli-
minaire des revenus des ménages,
avant d’y intégrer les transferts sociaux
tels que les allocations familiales, les
aides au logement et les minima
sociaux. Parce que le niveau de vie
dépend également de la composition
des familles (personnes seules ou en
province. L’écart atteint cette fois 22%, moins de 6 euros l’heure en 2002,couple, avec ou sans enfants, etc.), ces
et signale une concentration de ménages contre 9,6% des postes sur l’ensemblerevenus sont corrigés par la taille des
à bas revenus imposables beaucoup de la France de province.ménages, pour obtenir des montants
plus forte qu’ailleurs (cf. graphique).par unité de consommation (UC).
L’éventail des revenus en Nord- … MAIS UN ACCÈS
Pas-de-Calais est ainsi ouvert « vers leLes habitants les plus aisés de la
À L’EMPLOI MOINSbas », signalant que la région compte àrégion, définis comme les 10% de la
GÉNÉRALISÉla fois un nombre important de ménagespopulation disposant des ressources
à bas revenus et des ménages plusles plus élevées, déclarent en 2003 des
Bénéficier d’un salaire implique cepen-montants annuels supérieurs à 27 021 aisés.
dant d’avoir réussi son insertion sur leeuros par UC, quand sur l’ensemble de
marché du travail. Or l’obtention d’unla France de province la même popula- DES CONDITIONS
emploi stable est une situation parfoistion déclare des ressources au moins
SALARIALES IDENTIQUES plus difficile à atteindre enégales à 29 136 euros par UC. Cet
À CELLES DES AUTRES Nord-Pas-de-Calais. Au cours desécart de 7% indique un niveau de
RÉGIONS… quinze dernières années, le taux derichesse des ménages aisés qui, dans
chômage régional fut continûmentla région, reste proche de celui observé
au-delà de la moyenne nationale, avecEn France comme dans la région, lesdans l’ensemble de la France de
un écart qui atteignait parfoisprovince. Le Nord-Pas-de-Calais est revenus fiscaux des ménages sont
4,5 points. Aujourd’hui, le taux ded’ailleurs la quatrième région au regard constitués, pour les deux tiers, de salai-
chômage régional a de nouveaures. Le niveau des salaires horaires endes montants acquittés au titre de l’im-
dépassé les 13%, et reste de 3 pointspôt de solidarité sur la fortune (100 Nord-Pas-de-Calais ne permet cepen-
plus élevé qu’en moyenne nationale. Simillions d’euros, soit 4% du total en dant pas d’expliquer la part plus élevée
les allocations de chômage recouvrentde ménages à faibles revenus. LeFrance métropolitaine).
initialement une grande partie dusalaire horaire médian net dans la
salaire précédent, leur montant décroîtÀ l’inverse, les ménages les moins région atteint un niveau comparable à
avec le temps. Or les situations decelui des autres régions, proche deaisés de la région, définis comme les
chômage de longue durée sont plus10% de la population aux ressources les 8,35 euros en 2002. La part des bas
nombreuses dans la région qu’ailleurs :plus faibles, déclarent moins de 4 486 salaires n’est d’ailleurs guère plus
au 31 décembre 2004, près de 34,0%élevée qu’ailleurs : près de 9,8% deseuros par UC par an, contre 5 780 euros
des demandeurs d’emploi dusur l’ensemble des régions de postes étaient rémunérés, en net,Graphique : NIVEAU ET ÉVENTAIL DES REVENUS DÉCLARÉS PAR LES MÉNAGES EN 2003
Guide de lecture : Le cadran en bas à gauche indique les régions, comme le Nord-Pas-de-Calais, où les revenus imposables, parmi les plus modestes
comme les plus aisés, sont plus faibles qu’ailleurs. Le cadran en haut à gauche, composé uniquement de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, indique un
territoire où les plus modestes déclarent des revenus moindres qu’ailleurs, alors que les plus aisés ont des revenus imposables plus élevés que dans les
autres régions. Le cadre en haut en droite signale les régions, comme l’Alsace, où ménages modestes comme aisés ont des revenus imposables plus
élevés qu’ailleurs. Le cadran en bas à droite regroupe des régions où les écarts de revenus entre ménages aisés et modestes sont les plus faibles.
Source : Insee - Revenus fiscaux 2003
Nord-Pas-de-Calais étaient au chômage Ce relatif déficit de revenus se combineREVENUS D’ACTIVITÉ
depuis plus d’un an, et 6,7% depuis plus de avec un nombre de personnes à chargeET NOMBRE DE PERSONNES
trois ans, contre respectivement 30,0% en moyenne plus élevé. Les familles du
À CHARGE
et 4,8% en moyenne nationale (champ : Nord-Pas-de-Calais comportent en effet
demandeurs d’emploi de catégorie 1). un nombre moyen d’enfants plus élevé
La part des habitants touchant un qu’ailleurs : 1,25 enfant de moins de 18
salaire, et plus généralement un revenu
Parallèlement aux difficultés rencon- ans par famille dont la personne de réfé-
direct d’activité, est moindre en
trées pour obtenir un emploi, la part des rence a moins de 60 ans, contre 1,10
Nord-Pas-de-Calais qu’en moyenneadultes qui se portent vers le marché du enfant en moyenne nationale. Ainsi, près
nationale. Il en découle, pour certains
travail est parmi les plus faibles du pays. de 59% des familles monoparentales
ménages, un déséquilibre entre le
Sur la tranche d’âge des 15 à 64 ans, le sans revenus d’activité ont deux enfants
montant des revenus d’activité et letaux d’activité calculé dans la région est ou plus à leur charge, contre 53% en
nombre de personnes à charge. Fruit du
de 67% contre environ 72% en France moyenne nationale. De même, 18% des
moindre taux d’activité dans la région,
métropolitaine. Cet écart reflète princi- couples sans revenus d’activité ont au
40% des couples nordistes de moins depalement une faible participation des moins deux enfants à leur charge, contre
60 ans comptaient un seul actif au
femmes de la région au marché du 12% en moyenne nationale.
recensement de 1999, et 10% n’en
travail : en Nord-Pas-de-Calais, 59%
comportaient aucun, contre respective-des femmes ont un emploi ou déclarent Un accès à l’emploi moins généralisé,
ment moins de 33% et 7% des couples
en chercher un, alors qu’en France, ce conjugué à une taille des familles plus
France entière. Les familles monoparen-
chiffre s’élève à 67%. Il correspond élevée qu’ailleurs, conduit à ce que les
tales sont particulièrement touchées parégalement à une part plus élevée de revenus fiscaux par unité de consomma-
l’absence de revenus d’activité : au
jeunes dans la région : près de 28% de la tion soient, en moyenne, moins élevés
recensement de 1999, près de 17% des
population régionale a moins de 20 ans, qu’ailleurs, et explique en grande partie
familles monoparentales dont la personnecontre 25% de l’ensemble de la population la relative faiblesse du PIB par habitant
de référence est âgée de moins de 60 ans
française. en Nord-Pas-de-Calais.
n’avaient pas de revenus d’activité,
contre 10% en moyenne nationale.
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130 AVENUE DU PRÉSIDENT J.F. KENNEDY - 59034 LILLE CEDEX - TÉL. : 03 20 62 86 29 - TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00Tableau : ALLOCATAIRES ET POPULATION COUVERTE PAR LES MINIMA SOCIAUX EN NORD-PAS-DE-CALAIS
Allocataires en Nord-Pas-de-Calais Population couverte en Nord-Pas-de-Calais
Part dans les Part dans la
Nombre allocataires de Nombre population couverte
métropole en % de métropole en %
Revenu minimum d’insertion 108 300 10,0 242 000 11,4
Allocation de parent isolé 22 100 12,5 63 200 12,9 aux adultes handicapés 61 600 8,1 100 000 8,7
Fonds de solidarité vieillesse 25 800 4,6 33 500 3,7
8,4 438 700 9,4Total 217 800
Source : Caf 2004, CCMSA 2004, DREES 2003
Seul le Languedoc-Roussillon connaît la région. Si cette proportion est légè-LES MINIMA SOCIAUX, DES
une part de personnes couvertes par le rement supérieure à la moyenne natio-INDICATEURS DE PAUVRETÉ
RMI supérieure à celle en Nord- nale, proche de 1,9%, elle reste en deçà
Pas-de-Calais. Si plus de la moitié des des difficultés observées en Limousin,
Les revenus portés sur la déclaration
allocataires ont entre 30 et 50 ans, cette en Auvergne ou en Bourgogne.
fiscale ne sont pas les seules ressources
prestation s’adresse aussi aux jeunes
à prendre en compte. S’y ajoutent
(20% ont entre 25 et 29 ans) comme aux La fin de la vie active, par la diminution
notamment les prestations sociales,
plus âgés (17% ont entre 50 et 59 ans). des ressources financières qu’elle
telles que les aides au logement ou les
implique, a longtemps été synonyme
allocations familiales, qui ont complété
L'allocation de parent isolé (API) permet d’entrée dans la pauvreté. Le fonds de
les revenus de 780 000 foyers de la
d'accroître les revenus des mères ou des solidarité vieillesse (FSV) a pour voca-
région en 2004 (foyer au sens des Caf).
pères à faibles ressources, qui élèvent tion d’aider les titulaires de pensions
Le système français de protection
seuls un enfant de moins de trois ans, ou inférieures à un certain seuil, appelé
sociale a en particulier développé un
sont isolés depuis moins d'un an. Fin minimum vieillesse, afin que leurs reve-
dispositif de minima sociaux pour les
2004, en Nord-Pas-de-Calais, près de nus atteignent ce montant. En 2003 en
personnes moins aisées, qui en 2004
22 100 parents recevaient ainsi l’API. En Nord-Pas-de-Calais, 25 800 personnes
concernait plus de 200 000 foyers de
prenant en compte la famille de ces allo- perçoivent cette allocation. En prenant
la région. Dans une première
cataires, la population couverte atteint en compte leur conjoint, près de 33 500
approche, peuvent ainsi être considé-
63 200 personnes, soit 1,6% de la popu- personnes bénéficient du FSV dans la
rées en situation de pauvreté les
lation du Nord-Pas-de-Calais. C’est région, soit 0,8% de l’ensemble de la
personnes que la société décide de
dans la région que cette proportion est population régionale. Cette proportion
soutenir financièrement via les minima
la plus importante : en France métropoli- est inférieure à la situation en France
sociaux. Le revenu minimum d’inser-
taine, la population couverte ne métropolitaine, où 1,5% de la popula-
tion (RMI), l’allocation de parent isolé
dépasse pas 0,8% de la population tion bénéficie du FSV, et en particulier à
(API), l’aide aux adultes handicapés
totale. C’est que dans la région, la la situation des régions au sud du pays.
(AAH) et le fonds de solidarité vieil-
première maternité survient en moyenne Cette différence tient en grande partie à
lesse (FSV) sont quatre minima
plus tôt dans la vie des femmes, et se la jeunesse de la population du Nord-
communément utilisés pour repérer
conjugue alors plus souvent avec les Pas-de-Calais. La part des personnes
les habitants aux ressources les plus
difficultés financières : parmi les alloca- âgées y est en effet moindre, en parti-
fragiles (cf. tableau).
taires de l’API, 11% ont moins de 20 ans culier pour les tranches d’âge les plus
dans la région, contre 8% en moyenne élevées, qui sont aussi les plus suscep-
DES MINIMA SOCIAUX en France métropolitaine. tibles d’être touchées par la pauvreté :
SPÉCIFIQUES SELON LES le quart des allocataires du FSV a plus
L’allocation aux adultes handicapés de 80 ans. Plus de 60% des allocatai-DIFFICULTÉS RENCONTRÉES
(AAH) permet à des personnes dans res du FSV sont des femmes, du fait
l’incapacité de travailler d’améliorer leur d’une insertion sur le marché du travailLe revenu minimum d’insertion, mini-
confort de vie. Cette prestation est qui, par le passé, était particulièrementmum social le plus souvent attribué,
perçue fin 2004 par plus de 61 600 habi- peu développée. Ce phénomène s’es-cherche à répondre aux phénomènes
tants du Nord-Pas-de-Calais. Les allo- tompant au cours du temps, en paral-d’exclusion face à l’emploi. Fin 2004,
cataires de l’AAH sont souvent en lèle d’un régime de retraite plusla région compte environ 108 000
situation d’isolement : les deux tiers des développé, la part de la populationRMIstes. En prenant en compte la
allocataires de l’AAH vivent seuls, et âgée percevant le minimum vieillessefamille des allocataires, la population
ceux vivant en couple n’ont le plus souvent s’est considérablement réduite sur lescouverte par le RMI représente plus
aucun enfant. En tenant compte de la deux dernières décennies.de 242 000 personnes, soit 6,0% de la
famille des allocataires, la populationpopulation régionale, quand en
couverte par l’AAH s’élève à 100 000France métropolitaine 3,5% de la
habitants, soit 2,5% de la population depopulation est couverte par le RMI.FOYERS À FAIBLES
RESSOURCES : UNE
SITUATION COMPARABLE
À CELLE DU POURTOUR
MÉDITERRANÉEN
Pour une mesure plus précise du niveau
de vie, il est nécessaire d’ajouter aux
revenus déclarés aux impôts l’ensemble
Carte 2 : PART DE LA POPULATION À FAIBLES RESSOURCES COUVERTEdes revenus de transfert, depuis les allo-
PAR LES CAF DANS L'ENSEMBLE DE LA POPULATION DES MOINS DE 65 ANS
cations familiales et les aides au loge-
ment, jusqu’aux minima sociaux. Ces
transferts permettent aux allocataires de
sortir des situations de grande précarité,
mais ne résolvent pas pour autant toutes
les difficultés financières.
En 2004, pour près de 266 000 foyers de
la région dont la personne de référence
a moins de 65 ans et perçoit une aide
versée par une caisse d'allocation fami-
liale ou une mutualité sociale agricole, le
montant total des ressources disponi-
bles après versement des aides reste
inférieur à 735 euros par mois et par
unité de consommation. Ce seuil, qui
évolue chaque année selon le niveau des
ressources disponibles mesuré sur l'en-
semble de la population française,
permet de dénombrer les allocataires
aux ressources les plus modestes. En
comptant enfants et parents, près de
696 000 habitants du Nord-Pas-de-Calais
disposent de faibles ressources. Ils
représentent près de 19% de la population
régionale âgée de moins de 65 ans, une
proportion 5 points plus élevée qu’en
métropole.
La part de la population à faibles ressour-
ces est toutefois similaire à celle observée
dans les régions du pourtour méditerra-
Guide de lecture : Pour une comparaison régionale sur le champ de la population des moins de 65
néen, telle que l’indique l’analyse des
ans, une analyse complète des personnes à faibles ressources demanderait, en complément des
personnes couvertes par les caisses foyers couverts par les caisses d'allocations familiales, de prendre en compte les foyers couverts par
les mutualités sociales agricoles, plus nombreux dans les régions rurales.d’allocations familiales (cf. carte 2).
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130 AVENUE DU PRÉSIDENT J.F. KENNEDY - 59034 LILLE CEDEX - TÉL. : 03 20 62 86 29 - TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
Afin de comparer le niveau de vie des ménages de taille et de structure différentes, les revenus sont rapportés au nombre
d’unités de consommation (UC), conçues pour tenir compte des économies d’échelle.
Pour le revenu fiscal (source Insee - DGI), l’échelle d’équivalence en unités de consommation est ainsi définie : 1 UC pour
le premier adulte, 0,5 UC pour les autres adultes et enfants à charge de 14 ans et plus, 0,3 UC par enfant à charge de
moins de 14 ans.
Pour le revenu total après versement des aides (source CAF-MSA), l’échelle d’équivalence est identique, sauf pour les
familles monoparentales, pour lesquelles s’ajoute 0,2 UC. Ce dernier élément permet de prendre en compte des économies
d’échelle jugées moindres au sein des familles monoparentales.
Connaissance territoriale de la pauvreté : une étude partenariale
La présence de la pauvreté est très variable d’une partie à une autre du territoire, de sorte que la moyenne régionale
masque des situations contrastées entre zones d’emploi, entre communes, tout comme entre les quartiers des grandes
villes.
Pour élaborer cette analyse territoriale fine de la pauvreté, l’Insee s’est associé avec le conseil régional
Nord-Pas-de-Calais, le conseil général du Nord, le conseil général du Pas-de-Calais et la Mission Bassin Minier. Cette
étude, rendue possible avec l’aide des caisses d’allocations familiales, des mutualités sociales agricoles et de la caisse
régionale d’assurance maladie du Nord-Pas-de-Calais, sera prochainement publiée dans la collection des Dossiers de
Profils.
Elle permettra de décliner à l’échelle des territoires trois approches de la pauvreté :
L’approche institutionnelle, à travers la mesure des allocataires de minima sociaux ;
L monétaire, en fonction des ressources dont disposent in fine les habitants ;
L’approche par les conditions de vie, en examinant dans quelle mesure les ménages les moins aisés rencontrent
des difficultés quant au logement ou à la santé.
Pour en savoir plus
Pauvretés dans le Nord-Pas-de-Calais - Insee - Les Dossier de Profils n° 43, décembre 1996.
Pauvreté-précarité en Lorraine - Insee - Économie Lorraine Dossiers n° 18, avril 2004.
La Pauvreté en Bretagne - Insee - Les Dossiers d’Octant n°47, mars 2005.
Mesurer la pauvreté aujourd’hui - Insee - Economie et Statistique n°308-309-310, 1997.
Les allocataires des minima sociaux en 2003 - DREES - Études et Résultats n° 354, novembre 2004.
L’allocation supplémentaire du minimum vieillesse - Bénéficiaires au 31 décembre 2003 - DREES - Document de travail n° 73,
janvier 2005.
Rapport annuel de l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale - édition 2003-2004.
Analyse économique de la dimension géographique de la pauvreté - Dossier d’Etudes CNAF n°5 - Avril 2004.
Directeur de la publication : Jean-Jacques MALPOT - Service Administration des Ressources : Brigitte RABIN
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Rédacteur en chef : Jean-Luc VAN GHELUWE - Responsable Fabrication : Christian DE RUYCK
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