Emploi : une croissance de l'emploi plus modérée en 2001 (Octant n° 89)

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La croissance de l'emploi salarié privé non agricole observée au cours de l'année 2001 en Bretagne - intérim compris - marque un net fléchissement au regard de celle observée un an plus tôt. Ainsi, selon des estimations encore provisoires, la progression passerait de + 4,6 % en 2000 à + 2,5 % en 2001. Ce fléchissement résulte essentiellement du ralentissement de l'activité économique et des moindres effets de la réduction du temps de travail.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Emploi
Une croissance de l’emploi
plus modérée en 2001
près une croissance ex- ques (- 2 % soit - 300). En re-Aceptionnelle en 2000, vanche, l’emploi a progressé
l’emploi salarié privé non agri- dans les industries des équipe-
cole (intérim compris) a enre- ments mécaniques (+ 2,2 % soit
gistré une progression plus + 300).
modérée en 2001. Les créations
d’emploi sont estimées à Dans les industries de biens de
15 500 contre 26 500 en 2000. consommation, la hausse glo-
Tous les secteurs d’activité sont bale atteint 1 % (soit + 200),
concernés par ce ralentisse- malgré de nouvelles baisses en-
ment, notamment l’industrie registrées dans l’industrie de
La croissance de qui affiche une croissance de l’habillement et du cuir (- 5 %
+ 0,3 % au lieu des + 4,6 % de soit - 300).l’emploi salarié privé
l’année précédente.
non agricole observée L’emploi croît également dans
au cours de l’année les biens intermédiaires, mais à
Une stagnation globale un rythme très ralenti par rap-2001 en Bretagne - des effectifs industriels port à celui observé au cours de
intérim compris - l’année 2000. Toutes les com-
C’est dans l’industrie que lesmarque un net posantes de ce secteur stagnent,
créations d’emploi ont été les à l’exception des industries defléchissement au regard
plus faibles et les plus contras- la chimie-caoutchouc-plastiques
de celle observée un an tées. Ainsi, l’industrie automo- pour lesquelles la croissance se
bile enregistre - après une trèsplus tôt. Ainsi, selon des situe à plus de 4 % (+ 600).
forte progression en 2000 - uneestimations encore
baisse importante de ses effec- Dans l’agroalimentaire, l’em-
provisoires, la tifs (- 4,6 % soit 500 emplois de ploi progresse de 1,6 %
moins). Cette chute est en parti-progression passerait de (+ 1 000). Trois secteurs contri-
culier liée à la suppression des buent à cette accroissement : la+ 4,6 % en 2000 à
contrats à durée déterminée. production de viande de bou-
+ 2,5 % en 2001. Ce Autre secteur en baisse, les cherie, la transformation de
biens d’équipement ont étéfléchissement résulte poisson, et dans une moindre
confrontés à des réductions mesure, la etessentiellement du
d’activité entraînant des sup- conservation de légumes.
ralentissement de pressions d’emploi, notamment
dans la construction navale, aé-l’activité économique et Ce bilan industriel en demi
ronautique et ferroviaire teinte serait plus sombre si l’ondes moindres effets de
(- 8,7 % hors DCN soit - 600) et intégrait le nombre de missions
la réduction du temps dans les industries des équipe- d’intérim effectuées dans les en-
(1)ments électriques et électroni-de travail. treprises de ce secteur .
24 Octant n° 89 - Avril 2002 Bilan économique 2001Emploi
Emploi intérimaire : croissance nettement ralentie du nombre de missions
Selon les chiffres publiés par la Direction de l’Animation de la
Intérim : nombre de missions par mois missionsRecherche et des Statistiques du Ministère de l’Emploi et de la
40 000Solidarité (DARES), le recours des entreprises aux travailleurs in-
térimaires a été beaucoup plus faible en 2001 qu’en 2000. 35 000
30 000De janvier à octobre 2001, le nombre de missions comptabili-
sées en fin de mois a progressé de 6,7 % contre 12 % au cours de 25 000
la même période de l’annéeprécédente. Egalement en perte de
20 000vitesse sur cette période, le volume de travail en équivalent
temps plein a cru de 3,2 % contre 16,4 % précédemment. Il 15 000
s’établit à 30 600 sur les 10 premiers mois de l’année 2001
10 000
contre 29 600 sur les 10 premiers mois 2000.
5 000
0
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : DARES
merce de gros ont peuUne progression modérée Variation de l’emploi salarié privé non agricole
progressé. en Bretagne, intérim compris, au cours des deuxdans la construction
dernières années (de décembre à décembre)
Bien qu’en retrait par rapport à
(1)Les effectifs salariés de la cons- 2000/1999 2001/2000l’année 2000, les services auxtruction (non compris les intéri-
Industrie + 4,6 + 0,3particuliers ont également bé-maires occupés dans ce secteur)
néficié de la progression des re- dont IAA + 4,7 + 1,6ont augmenté de 2,1 %. Cette
Construction + 4,5 + 2,1venus des ménages. Les effectifsprogression équivaut à la créa-
se sont accrus de 5,2 % repré- Tertiaire + 4,8 + 3,9tion de 1 200 postes de travail.
dont commerce + 5,0 + 2,9sentant 2 500 emplois supplé-Elle est, du fait du ralentisse-
mentaires. Plus des trois quarts Ensemble + 4,6 + 2,5ment de l’activité de ce secteur,
Source INSEE - URSSAF - DARESde ces créations viennent desinférieure à celle observéeen (1) Données provisoireshôtels et restaurants.2000 (+ 4,5 %).
Comme les années précéden-
Un secteur tertiaire tes, les services rendus aux en-
Variation de l’emploi salarié privé non agricole,
treprises contribuent fortementrelativement dynamique intérim compris, par département au cours
à la hausse de l’emploi dans le de l’année 2001(de décembre à décembre)
tertiaire (+ 4,6 % soit 3 000), etLe secteur tertiaire demeure re-
Côtes- Ille-et-ce malgré le ralentissement delativement dynamique avec Finistère Morbihan
d'Armor Vilainel’intérim.13 500 emplois salariés supplé-
mentaires, soit une progression Industrie + 1,0 - 0,1 + 0,2 + 0,8
Les créations d’emploi se répar-de + 3,9 %. Excepté les activités dont IAA + 2,5 + 1,6 + 2,5 + 0,8
tissent entre les activitésdeimmobilières, tous les grands Construction + 1,3 + 0,3 + 3,1 + 3,2
« conseils et assistance » et lessecteurs créent des emplois. Sti- Tertiaire + 3,1 + 3,8 + 4,0 + 4,1
services opérationnels. A contra-mulées par la vigueur du pou- dont commerce + 4,3 + 2,0 + 2,1 + 3,9rio, les effectifs évoluent peuvoir d’achat, les dépenses de
Ensemble + 2,4 + 2,4 + 2,5 + 2,9dans les «Postes et télécommuni-consommation des ménages
Source : INSEE - URSSAF - DARES - Données provisoirescations» et dans le domaine de lasont restées à un niveau élevé
recherche et du développement.au cours de l’année 2001. Les
créations d’emploi dans le com-
Au sein des services de conseilmerce continuent, de ce fait, Pour comprendre ces résultats
et assistance, les créationsd’être nombreuses (+ 2,9 % soit
d’emploi proviennent de sec- Les évolutions présentées sont provisoires pour l’année 2001.+ 3 600). Les activités les plus
Elles ont été obtenues à partir de l’exploitation des bordereauxteurs de pointe liés à l’environ-créatrices d’emploi se situent
récapitulatifs de cotisations (BRC) que tous les employeurs rele-nement informatique tels que ledans le commerce de détail
vant du régime général de la sécurité sociale fournissent auxdéveloppement de logiciels.(+ 3,4 % soit + 2 400). En re- URSSAF. Les effectifs pris en compte pour mesurer les évolu-
vanche, les effectifs du com- tions sont ceux présents à la fin de chaque trimestre, qu’il
L’emploi dans le transport a s’agisse d’emplois à temps plein, à temps partiel ou à duréedé-
(1) Les intérimaires sont comptabili- terminée.progressé de 4,5 % soit environ
sés dans le secteur tertiaire et plus Les évolutions seront revues une première fois au cours du mois1 500 emplois supplémentaires.
précisément dans les « Services ren- de mai, puis à l’automne prochain lors de l’élaboration des esti-Plus de la moitié d’entre eux
dus aux entreprises », et non pas dans mations d’emploi salarié total qui intègreront les établissements
concerne les transports urbainsle secteur d’activité dont dépend cotisants à la MSA et ceux relevant du secteur public.
et routiers.l’établissement utilisateur.
Bilan économique 2001 Octant n° 89 - Avril 2002 25Emploi
Emploi salarié privé non agricole : un très net ralentissement
de la progression depuis le second trimestre 2001
La croissance de l’emploi salarié privé
L’emploi salarié - secteur privé non agricole (intérim compris)non agricole marque un net ralentisse-
1,4ment au cours de l’année 2001. Ce flé-
chissement est particulièrement sen-
1,2
sible au second trimestre, où la hausse
n’atteint que 0,5 % (contre 1,2 % en 1,0
2000). Au cours des troisième et
0,8quatrième trimestres 2001, la progres-
sion de l’emploi a été proche de 0,4 %
0,6
par trimestre.
0,4
0,2
0
Tri 3 Tri 3Tri 1 Tri 2 Tri 4 Tri 1 Tri 2 Tri 4
2000 2001Source : INSEE - URSSAF
Guide de lecture : L'emploi salarié non agricole, y compris
l'intérim, a progressé (en données CVS) de 0,4 % au cours
e edu 4 trimestre 2001 contre 1,2 % au cours du 4 trimestre 2000.
Dans le tertiaire marchand, les se situe autour de la moyenne tes-d’Armor qui affiche la plus
effectifs de la santé et de l’ac- régionale. Seul le Morbihan af- faible augmentation. Cela s’ex-
tion sociale augmentent de fiche une hausse légèrement su- plique en partie par une
3,3 % et ceux de l’éducation de périeure (+ 2,9 % contre moindre progression des effec-
2 %. + 2,5 % pour la région). Le ra- tifs dans les transports et dans
lentissement de l’activité indus- les services rendus aux
trielle a eu des répercussions entreprises.
plus importantes sur l’emploiDes évolutions
dans le Finistère et en Ille-et-Vi-départementales
laine que dans les autres
sectorielles différentes départements.
Dans les quatre départements En revanche, dans le tertiaire, Monique LE CAM
bretons, l’évolution de l’emploi c’est le département des Cô-
26 Octant n° 89 - Avril 2002 Bilan économique 2001
nEmploi
LA RÉDUCTION NÉGOCIÉE DU TEMPS DE TRAVAIL
Bilan fin janvier 2002
En Bretagne, à la fin janvier 2002, 13 617 établissements « passés à 35 heures » ont été recensés, employant 375 900 salariés. Le
secteur tertiaire domine avec huit établissements sur dix. L’industrie regroupe 14 % des établissements recensés, la Construction
5%.
Les engagements en créations d’emploi lors de négociations offensives s’élèvent à 17 880 emplois depuis la mise en place de ces
dispositifs. Quatre filières d’activités concentrent 60 % des prévisions d’embauches : IAA (18 %), commerce (18 %), action sociale -
santé (11 %), services aux entreprises (10,4 %).
Nombre d’établissements par département
Accord Accord
Robien ou Accord non Entreprise avec aide sans aide Non éligible
Aubry avant aidé avant créée après le incitative incitative ou sans aide Ensemble
2000 2000 31/01/00 à partir de à partir de structurelle
2000 2000
608 295 31 394 577 526 2 431Côtes-d’Armor
Finistère 942 408 60 532 848 856 3 646
1 228 477 72 617 1 360 922 4 676Ille-et-Vilaine
Morbihan 728 494 36 390 689 527 2 864
3 506 1 674 199 1 933 3 474 2 831 13 617Bretagne
Les données présentées ci-dessus sont issues du fichier des éta- Accord non aidé avant le 1/01/2000 (allégement structu-
blissements liés par un accord de réduction du temps de travail, rel seul) : les entreprises ayant signé un accord avant le
qu’ils aient ou non déposé une déclaration de passage aux 35 1/01/2000 sans viser au bénéfice d’une aide incitative
heures à l’URSSAF, en vue de bénéficier de l’allégement structu-
rel de cotisations sociales. Entreprise créée après le 31/01/2000
Avec aide incitative à partir de 2000 : les entreprises de 20Les établissements ayant déposé une fiche URSSAF sont classés
salariés ou moins visant au bénéfice de l’aide incitative deen cinq catégories selon la nature de l’accord et la date de
signature : la première loi Aubry
Robien ou Aubry avant le 1/01/2000 : les entreprises ou éta- Sans aide incitative à partir de 2000 : les entreprises
blissements ayant bénéficié d’une convention dans le cadre créées avant le 1er février 2000 passant aux 35 heures
de la loi Robien ou de la première loi Aubry (accord signé hebdomadaires ou moins à partir de janvier 2000 sans vi-
avant le 1/01/2000) ser au bénéfice de l’aide incitative.
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Bilan économique 2001 Octant n° 89 - Avril 2002 27
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