Enquête génération 2001 : insertion professionnelle et formation

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Deux phénomènes sont identifiés en Lorraine comme dans la France entière. Le premier révèle qu'il n'y a pas de corrélation absolue entre niveaux de formation et de diplômes d'une part, caractéristiques de l'insertion et des parcours d'autre part, mais qu'en tendance, les conditions de l'insertion sont d'autant meilleures que le niveau de diplôme est élevé. Le second rend compte du fait que ces conditions d'insertion ne peuvent être comprises dans le cadre d'une adéquation formation/emploi stricte et atemporelle entre la structure des formations et une structure d'emplois, de métiers et de professions. Plusieurs caractéristiques (premier salaire, temps d'accès au premier emploi, part du temps passé en emploi) dessinent un processus d'insertion plutôt favorable en Lorraine par rapport à la moyenne nationale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
73N Enquête Génération 2001 :
Insertion professionnelle selon l'enquête Génération
Deux phénomènes sont identifiés en Lorraine comme dans la France
entière. Le premier révèle qu'il n’y a pas de corrélation absolue entre
niveaux de formation et de diplômes d’une part, caractéristiques
de l’insertion et des parcours d’autre part, mais qu'en tendance,
les conditions de l’insertion sont d’autant meilleures que le niveau
de diplôme est élevé. Le second rend compte du fait que ces conditions
d’insertion ne peuvent être comprises dans le cadre d’une adéquation
formation/emploi stricte et atemporelle entre la structure des formations
et une structure d’emplois, de métiers et de professions.
Plusieurs caractéristiques (premier salaire, temps d'accès au premier emploi,
part du temps passé en emploi) dessinent un processus d'insertion plutôt
favorable en Lorraine par rapport à la moyenne nationale.
MINISTÈRE DE L'EMPLOI,
DE LA COHÉSION SOCIALE
ET DU LOGEMENT
La Génération 2001 en Lorraine est, liées aux industries dites traditionnelles,
en termes de structure de niveaux d’études mais la tendance est à la convergence re-
à la sortie du système éducatif, proche de lative avec la tendance nationale (de même
celle observée à l’échelle de la France. Par- qu’existe une convergence relative entre les
mi les 32 940 sortants, 11 450 sont titulai- structures d’emplois par grands secteurs et par
res d’un diplôme de l’enseignement grandes professions et catégories socioprofes-
supérieur (Bac +2 ou plus), dont un sur deux sionnelles).
d’un diplôme de l’enseignement supérieur
long (Bac +3 et plus).Àl’autre extrémitédu Influence des caractéristiques
spectre de la qualification scolaire, plus de
individuelles
7% d’entre eux quittent l’école sans qualifi-
cation scolaire reconnue. Les filières de formation sont clairement dis-
criminantes selon le genre :La part des sortants de l’enseignement
technologique et professionnel en Lorraine
- dans l’enseignement secondaire et supé-
est plus élevée que la moyenne nationale.
rieur court, 72% des inscrits dans les filiè-
L’appareil éducatif en Lorraine est certes
res tertiaires et 9% des inscrits dans les
historiquement marqué par un poids élevé
filières “industrielles” (1) sont des jeunes
des filières professionnelles, en particulier
femmes ;
(1) Ce terme est utilisé pour éviter l’ambiguïté du - dans l’enseignement supérieur court déli-
qualificatif “secondaire”, qui a une double significa-
vrant des diplômes des secteurs de la santé
tion dans l’appareil éducatif. Ceci ne veut pas dire
et du social, 84% des titulaires du diplômeque les formations en jeu sont toutes industrielles
au sens productif du terme, loin de là. sont desjeunesfemmes;
V- dans l’enseignement supérieur issus de l’immigration s’orientent temps d’accès au premier emploi
long, les femmes représentent vers l’enseignement professionnel est de moins de trois mois en Lor-
68% et 65% des titulaires des contre quatre sur dix dans l’en- raine (2,7 mois ; 2,9 nationalement).
diplômes, respectivement de semble de la génération scolaire La quasi-totalité des premiers em-
ème ème
2 et 3 cycle, en Lettres, concernée. Si la filière courte plois sont des emplois salariés ;
sciences humaines, gestion ; semble être “privilégiée” à l’issue 35% seulement des sortants dé-
mais elles ne représentent que du collège, cette distinction n’ap- butent sous contrat de travail à
26% des titulaires d’un diplôme paraît plus à l’issue de la termi- durée indéterminée.
ème
du 2 cycle et 33% d’un di- nale, les proportions d’orientation Le niveau de formation influe sur
ème
plômede3 cycle en Mathéma- vers une filière courte (DUT, BTS) le type de contrat à l’embauche
tiques, sciences et techniques. ou vers une filière longue étant si- lors du premier emploi, même s’il
milaires.La catégorie socioprofession- s’agit d’une corrélation partielle.
nelle des parents est un facteur Trois quarts des sortants sans
60% des premiersde forte différenciation des par- qualification débutent par un con-
cours scolaires. 45% et 6% des trat de travail temporaire (CDD, in-emplois sont
sortants sans qualification ont, térim ou contrat aidé) ; cettetemporaires
respectivement, pour les pre- proportion est de un sur trois
60% des sortants commencentmiers au moins un parent ou- pour les titulaires d’un diplôme de
ème èmeleur parcours professionnel parvrier ; pour les seconds au 2 ou 3 cycle de l’enseigne-
un emploi temporaire (hors em-moins un parent cadre. L’appar- ment supérieur. Alors que les
plois saisonniers), dont un tiers entenance socioprofessionnelle contrats à durée déterminée
intérim.des parents est aussi en partie concernent l’ensemble des sor-
corrélée aux types d’orientation 4% seulement des sortants de la tants, l’intérim est surtout le lot
dans le système éducatif. 62% Génération 2001 en Lorraine n’ont de ceux qui ont échoué aux exa-
dessortantsdontl’undes pa- jamais travaillé au cours des trois mens pour l’obtention du BEP,du
rents au moins est cadre sont années qui ont suivi la sortie du CAP ou du baccalauréat : 40%
diplômés de l’enseignement su- système éducatif. En moyenne, le d’entre eux débutent dans des
périeur ; ce taux tombe à 25%
pour les sortants dont l’un des
L’enquête Génération 2001parents au moins est ouvrier.
L’enquête Génération 2001, réalisée par le Céreq, s’inscrit dans un dispositifLessortantsdontl’undes pa-
d’enquêtes longitudinales sur les premières années de vie active des sortants du
rents au moins est né hors de
système éducatif à une année donnée. Les deux premières enquêtes ont étudié
France sont proportionnellement les trajectoires des sortants de 1992 et de 1998.
plus nombreux que ceux dont les
Concernant Génération 2001 en Lorraine, la base de sondage, élaborée à l’aide
parents sont nés en France à de l'académie, des universités et d’autres établissements de formation initiale,
sortir du système scolaire sans est composée de 45 000 individus. Deux échantillons sont tirés : un pour l’en-
quête nationale et un second dans le cadre de l’extension régionale. L’échantillondiplôme, respectivement 23% et
brut final est de 2 581 questionnaires pour la Lorraine. L’échantillon pondéré14%. Ils forment 28% des sor-
comprend 32 940 individus statistiques.
tants non qualifiés, 32% si l’on
Le questionnaire a été construit pour permettre aux sortants du système éduca-
ajoute ceux qui sont eux-mêmes
tif de décrire, mois par mois, toutes les situations connues entre la sortie et la
néshorsdeFrance.Àl’issuede date de l’enquête, et d’en quantifier la durée. Il inclut le recueil de données excé-
la troisième, cinq élèves sur dix dant les rapports à l’emploi et à la formation.
Caractéristiques du premier emploi
Types de contrat à l’embauche (en %) Salaire mensuel
net médian à
Niveau de formation Contrat Temps l’embaucheCDD IntérimCDI
aidé partiel (euros)
Non qualifié 20 24 33 18 20 950
de ère 24 19 39 15 16 1 000CAP ou BEP non diplômé, 2 ou 1
32 29 22 12 15 1 000 BEP
Bac non diplômés 29 17 40 9 12 1 040
27 29 24 15 15 1 010Bac professionnel ou technologique
29 26 23 16 17 1 000Bac général, Bac +1 ou Bac +2 non diplômés
Bac +2 39 31 22 5 7 1 150
ème
2 cycle 57 27 5 6 14 1 220
ème 59 28 6 2 8 1 6803 cycle et grandes écoles
35 27 22 11 13 1 070Ensemble
Champ : sortants ayant occupé au moins un emploi au cours de leurs trois premières années de vie active (31 490 individus)
Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
2missions d’intérim en Lorraine (l’é- Les non qualifiés sont plus sou- temps partiel sont très majoritai-
cart à la moyenne nationale est éle- vent que les autres embauchés à rement tenus par des femmes.
vé : plus dix points).Àces niveaux temps partiel (une fois sur cinq). Or, près des deux tiers des sor-
ème
de formation, l’effet du diplôme Mais les diplômés de l’enseigne- tants du 2 cycle sont des fem-
ème
est fort puisqu’il réduit de moitié ment supérieur de 2 cycle y mes, contre la moitié seulement
le poids de l’intérim dans l’accès sont davantage exposés (14%) pour les sortants de l’enseigne-
au premier emploi. que leurs homologues ayant suivi ment supérieur court.
un cursus supérieur court (7%).
13% despremiersemplois sont Ce phénomène est sans doute en Un sortant en emploi sur deux en
des emplois à temps partiel. La partie lié aux effets de structure Lorraine commence sa carrière
part du temps partiel n’est pas et de fonctionnement des mar- professionnelle avec un salaire
toujours d’autant plus faible que chés du travail en France, quelle mensuel net inférieur à 1 070 eu-
le niveau de formation est élevé. que soit la région : les emplois à ros (1 050 euros à l’échelle natio-
nale). D’une manière générale, le
salaire médian s’accroît avec le
niveau de diplôme ou le niveau deAccès rapide et durable à l'emploi
formation. Les disparités salaria-
formation
inactivité chômage100% les sont, pourtant, importantes à
niveaux de formation ou diplômes
identiques : 10% des non diplô-
més d’un BEP/CAP débutent avec
un salaire inférieur à 580 euros
emploi par mois et 10% avec un salaireétudes
supérieur à 1 300 euros. Cette
différence entre les salaires est
également importante pour les
ème
sortants d’un 3 cycle de l’ensei-
gnement supérieur.
Le salaire médian perçu par les
femmes est systématiquement in-
En marsEn janvier En mars En mars
férieur à celui des hommes. Les
2001 2002 20042003
écarts lesplusimportantssesi-
Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
tuent aux extrêmes de la hié-
69% des sortants de la Génération 2001 en Lorraine accèdent rapidement à un rarchie des diplômes.
emploi après leurs études et restent en situation d'emploi au cours des trois pre-
mières années de vie active. Ils ont passé en moyenne trente mois en emploi, à
Trois ans après la finpeine plus de trois mois au chômage, et près d'un mois en inactivité.
de la formation initiale
À cette date, les situations sont
Décrochage durant la deuxième année de vie active contrastées à l’égard du marché
du travail.
inactivité100%
Trois ans après la sortie du sys-
formation tème éducatif, le taux d’activité
est de 93%. Quatre sortants sur
cinq sont en emploi. Le chômage
frappe un actif sur cinq. C’estchômage
dans le sous-ensemble des non
études qualifiés que le taux d’inactivité
est le plus élevé (de l’ordre de
emploi
10%), les situations “reprise d’étu-
des” et “en formation” étant très
marginales dans ce sous-en-
semble àladatedel’enquête.
Le taux de chômage n’est pas
En janvier En mars En mars En mars
2002 absolument corrélé à la hié-2001 2003 2004
rarchie des niveaux de forma-Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
tion. Par exemple, le taux de
En mars 2002, 74% des sortants de ce groupe (7% de l’ensemble) sont en emploi
chômage des actifs n’ayant pas
et 14% au chômage. Sept mois plus tard, la tendance s’inverse. Le pic du chô-
obtenu leur baccalauréat est demage (part maximale) se situe deux ans après la sortie. Le taux d’emploi remonte
21% et de 19% pour les actifsensuite pour atteindre 35% en fin de période, mais la part de chômage demeure
supérieure à 50%. titulaires d’un CAP ou BEP.Les
3jeunes actifs titulaires d’un di- deuxième et de la troisième Nous restituons les quatre premiè-
ème
plômede2 cycle de l’ensei- annéedevie active. res trajectoires (95% des sortants).
gnement supérieur semblent les *Laquatrièmeetlacinquième Dans l’ensemble, les femmes ont
plus épargnés par le chômage : trajectoires regroupent les sor- plus de difficultés à accéder rapide-
7% d’entre eux sont concernés. tants qui accèdent progressive- ment aux emplois durables que les
L’interprétation du taux de chô- ment à l’emploi après une longue hommes : elles sont 64% à avoir
ème
mage des diplômés de 3 cycle période respectivement de chô- un parcours dominé par l’emploi
et des grandes écoles d’ingé- mage ou d’inactivité. stable au cours des trois premiè-
nieur (9%) exigerait une étude res années de vie active contre* La sixième trajectoire, margi-spéciale. 73% des hommes.nale quantitativement, réunit les
Au printemps 2004, 70% des sor- jeunes ayant repris des études un L’écart est maximal lorsque les
tants en emploi de la Génération an au moins après avoir quitté le sortants sont sans diplôme. 33%
2001 occupent un emploi salarié à système éducatif. seulement des non diplômées ont
durée indéterminée ou sont fonc-
tionnaires et 27% un emploi salarié
Décrochage durant la troisième année de vie activeà durée déterminée au sens large
(2). Plus de 80% des diplômés de
inactivité formation100%
l’enseignement supérieur en emploi
ont un contrat à durée indéter-
minée ; ce n’est le cas que de la
moitié des non qualifiés ou des ni- études
emploiveaux CAP ou BEP.Prèsde20%des chômage
sortants de niveau Vbis (CAP ou BEP
de ère
non diplômé, 2 ou 1 )etVI(non quali-
fié) occupant un emploi trois ans
après leur sortie du système éduca-
tif sont en intérim et 10% dans des
emplois aidés. Les sortants de l’en-
seignement supérieur n’occupent
que rarement un emploi à temps
En janvier En mars En mars En mars
partiel (entre 5% et 7%), àladiffé-
2002 20042001 2003
rence des non qualifiés (19%).
Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
En septembre 2002, 70% des personnes de ce groupe (9% de l’ensemble) sontDiverses trajectoires
en emploi. Au bout de deux ans, elles sont presque toutes en emploi. Ce n’est qu’a-
d'entrée dans la vie active près environ 30 mois de vie active que plus de la moitié du groupe (55%) bascule
dans le chômage. La part de chômage s’accroît ensuite pour atteindre deux tiersÀ partir d’un traitement des ca-
en fin de période.
lendriers individuels qui décrivent,
mois par mois, la durée et l’en-
chaînement des différentes situa- Sortie lente du chômage
tions à l’égard du marché du
travail qu’ont connues les sor- inactivité formation
100%
tants, les parcours sont regrou-
pés en six trajectoires-types :
* La première trajectoire est ca-
ractérisée par l’accès rapide et du-
études chômage
rable à l’emploi. L’accès à l’emploi
se fait presque immédiatement
après la sortie du système éducatif
et les personnes restent en emploi
tout au long des trois premières emploi
années de vie active (pas nécessai-
rement dans le même emploi).
*Ladeuxièmeetlatroisième tra-
En marsEn janvier En mars En mars
jectoires correspondent à un bas- 2001 2002 2003 2004
culement hors de l’emploi
Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
respectivement au cours de la
La situation d’un chômage prolongé et d’une sortie lente concerne 10% des enquê-
tés dans le cadre de Génération 2001 en Lorraine.
(2) CDD, intérim, ou contrats d’emploi
En mars 2002, à peine 6% des personnes du groupe occupent un emploi. Deuxaidé des politiques publiques de l’emploi
ans plus tard, ils sont près de 50%. Sur l’ensemble de la période, la durée(contrats d’apprentissage, contrats de
moyenne en emploi est de 10 mois, celle de chômage de 20 mois.qualification, CES, CIE et autres).
4un accès rapide et durable à l’em- férentiels d’insertion par filière ; médians progressent plus rapi-
ploi (contre 53% de leurs homologues ainsi, les sortants de la filière de dement pour les hommes (14%)
masculins) et elles connaissent plus la santé ou du social à Bac+2, quepour lesfemmes(10%), ce
fréquemment des parcours mar- très féminisée, ont une insertion qui aggrave, en général, les iné-
qués par un chômage long avant relativement facile. galités initiales. La progression
d’accéder à l’emploi. salariale est identique pour les
non diplômés. Elle n’est plusDébut de carrière salarialeL’écart devient nul chez les diplô-
élevée pour les femmes qu’au ni-més du supérieur : femmes ou Le niveau d'études et le genre
veau de diplôme Bac+2 (15%hommes, quatre sur cinq s’insè- sont deux variables qui, en ten-
contre 13% pour leurs homologuesrent rapidement et de manière dance, discriminent les carriè-
masculins).durable. L’annulation de l’écart ré- res salariales durant les trois
sulte à la fois de l’effet du niveau premières années de vie active. L’évolution des salaires est égale-
d’études (qui l’amenuise)etdes dif- Globalement, les salaires nets ment dépendante du secteur
d’activité. Les écarts entre salai-
resnetsmédians mensuels peu-
Le temps passé en emploi vent atteindre 300 euros. La
progression moyenne annuellePart du temps passé en emploi durant les trois premières années de vie active,
est la plus forte dans le secteurselon la région de formation (en %)
des services aux entreprises
(7,8%) et est faible dans les in-
Nord-Pas- dustries de l’automobile, agroali-
de-Calais
70,9 mentaire et l’énergie (3%).
Haute- Picardie La mobilité n’est que pour
Normandie 74,9
partie synonyme d’évolution sa-
74,1Basse-
Normandie lariale positive. Les sortantsLorraine
Île-de-France80,5
n’ayant changé qu’une seule77,9 77,8Champagne- Alsace
Bretagne Ardenne
80,6 fois d’entreprise ou d’établisse-
79,1 73,4
ment ont vu leur salaire pro-
Centre
Pays de la Loire Franche-80,5 gresser de 9% en moyenne par
Bourgogne Comté79,4
80,2 an, alors que le salaire de ceux77,5
qui sont restés dans le même
Poitou- emploi n’a progressé que de
Charentes
Auvergne
Pour l'ensemble de la 4% par an. Mais le change-79,6
Génération 2001 : 77% Limousin 79,9 ment fréquent d’emploi (deux
77,5
Rhône-Alpes
fois ou plus)setraduit parune
76,1
baisse du taux de croissance
Aquitaine salariale, particulièrement pour
76,7
les faibles niveaux de forma-
Languedoc-
Provence-AlpesMidi-Pyrénées tion.LechangementderégionRoussillon Côte d'Azur
77,3 69,2 74,1 est synonyme de salaire plus
élevé uniquement pour les di-
plômés du supérieur : le salaireIGN - Insee 2007
médian est de 1 730 euros
hors région, de 1 410 euros en
Lorraine.
Champ : jeunes dont la région de formation se situe en France métropolitaine (762 000 individus)
Source : Céreq, enquête Génération 2001
Évolution du salaire médian net mensuel selon le sexe et le niveau de formation
durant les trois premières années de vie active
Hommes Femmes
Niveau de formation Premier salaire Dernier salaire Premier salaire Dernier salaire
(euros) (euros) (euros) (euros)
1 000 1 100 860 950Non diplômés
1 070 1 200 960 1 000Niveau secondaire
1 190 1 350 1 110 1 280Diplômés Bac +2
ème 1 270 1 540 1 200 1 380Diplômés 2 cycle supérieur
ème 1 720 2 000 1 500 1 710Diplômés 3 cycle supérieur
1 100 1 250 1 000 1 100Ensemble
Source : exploitation enquête Génération 2001 Lorraine, Céreq
5mage, jusqu’alors en baisse, qui nées de vie active est variable se-Quelques comparaisons
retrouve au printemps 2004 un lon les régions de fin d’études.inter-régionales
niveau comparable à celui de L’étendueest grande:plusde
En mars 2002, le taux de chô- 1998 (16%). Le taux de chômage 11 points (69,2% en Langue-
mage des sortants actifs était de dessortantsenLorraineest à doc-Roussillon ; 80,6% en Alsace).
12% en Ile-de-France et en Alsace cette date voisin du taux estimé à Très schématiquement, cette
alors qu’il dépassait 20% dans le l’échelle nationale. La dégradation part est la plus faible dans les ré-
Nord-Pas-de-Calais. En Lorraine, il semble avoir eu de plus amples gions du Sud-Est et du Nord. Elle
était de 15% et proche de la effets en Alsace (traditionnellement est proche de 78% en Lorraine,
moyenne nationale. Ces taux ont considérée comme une région dans légèrement supérieure à la
cependant évolué différemment laquelle le taux de chômage des jeu- moyenne nationale.
au fil des trois années d’insertion, nes actifs est faible), le taux de chô- Andréana KHRISTOVA
au point de bouleverser les hiérar- mage des sortants atteignant
Hervé LHOTEL
chies régionales établies antérieu- 17% ; en PACA, il est proche de la
rement. À l’échelle nationale, la moyenne nationale. GroupedeRecherchesur
dégradation de la conjoncture l'Éducation et l'Emploi (GRÉE),
économique s’est traduite par une La part du temps passé en emploi Centre associé Céreq,
augmentation du taux de chô- au cours des trois premières an- Université de Nancy 2
Une "balance diplôme" déficitaire
Le niveau d’études des jeunes Français, et notamment Lorrains, a progressé entre 1985
et 1995, avant de se stabiliser au cours des dernières années. L'arrivée des jeunes
générations élève le niveau de diplôme de l'ensemble de la population de 14 ans et plus ayant
terminé ses études. Ce niveau général est de surcroît fortement impacté par les migrations
interrégionales, défavorables en Lorraine s’agissant de la part des diplômés du supérieur.
Cette "balance diplôme" déficitaire traduit la spécialisation de la Lorraine dans le secteur
de la formation supérieure. Parmi les générations arrivant sur le marché du travail,
de nombreuses personnes ont recours durablement au service public de l’emploi
et aux contrats aidés.
Aucours delapériode sui- nération 2001” mettent un terme effectivement 68% des person-
vant la sortie de formation initiale à leur formation initiale. nes de 65 ans et plus qui n’ont
de la “Génération 2001”, environ aucun diplôme contre seulement
290 000 élèves et étudiants sont une sur cinq parmi l’ensemble
Élévation du niveauinscrits dans les établissements des jeunes de15à29ans ayant
de formation initialedu second degré et de l’enseigne- fini leurs études.
ment supérieur en Lorraine. Ils se de la population
Entre 1999 et 2004, la popula-répartissent schématiquement en
tion despersonnessansdiplôme125 000 collégiens, 90 000 ly- Mieux formées en moyenne que
(àl'exclusion du BEPC,brevet)s’estcéens et 75 000 étudiants. Les l’ensemble de la population de 14
réduite de cinq points pour s’éta-deux dernières catégories corres- ans ou plus ayant terminé ses
blir à 41% en Lorraine. Les fem-pondent aux jeunes scolarisés de études, les nouvelles générations
mes restent plus affectées par15 ans et plus et constituent l’es- élèvent par leur arrivée la propor-
l'absencedediplôme:47%sentiel des 178 000 personnes tion de diplômés du supérieur
contre 34% chez leurs homolo-inactives (au sens statistique du (Bac +2 ou plus). En effet, 35% ont
gues masculins.terme)âgées de 15à29ans en acquis ce niveau en 2001 contre
2004. Par ailleurs, 253 000 per- 14% dans la population de réfé-
Sur la même période, la part dessonnessontactivesdanscette rence en 1999.
diplômés de l’enseignement supé-tranche d’âge, dont 204 000 en
Quant à l’effacement progressif rieur s’est élevée de trois points àemploi et 49 000 chômeurs.
des générations âgées, il a pour 17%, avec une égale perfor-
Parmi les 165 000 lycéens et conséquence de réduire considé- mance des hommes et des fem-
étudiants, 33 000 d’entre eux rablement le nombre de person- mes. En moyenne hexagonale,
(soit un sur cinq) constituant la “Gé- nessansdiplôme.Cesont ces taux sont légèrement plus fa-
6vorables, à hauteur de 39,5% et Les personnes migrantes sont en quitter la Lorraine : 16% des sor-
21,5% respectivement. moyenne mieux formées que cel- tants de la “Génération 2001” ne
les n’ayant pas changé de rési- résident plus en Lorraine troisLa Lorrainesedémarquepar la
dence. Ainsi, parmi les 77 200 ans après la fin de leurs études.proportion importante, près de
individus installés en Lorraine de- Ils résident en Île-de-France pour29%, de personnes détentrices
puis 1999, 37% disposent d’un un quart d'entre eux.d’un CAP et/ou un BEP,en
diplôme du supérieur, à comparerdeuxième position derrière Globalement, une balance défavo-
à 16% chez ceux déjà présentsl’Alsace (31%) et au même niveau rable entre les arrivées et les dé-
dans la région en 1999. Quantque les Pays de la Loire. partsdediplômésdu supérieur
aux 86 100 personnes ayant transparaît. Elle signale la spécia-
quitté la région entre 1999 et lisation de la Lorraine dans le sec-Diplômés du supérieur :
2004, ce taux de diplômés du su- teur de la formation supérieure etplus de départs périeur est supérieur et s’établit sa forte contribution à l'effort na-
que d'arrivées même à 45%. Parmi ces der- tional dans ce domaine.
niers, un sur quatre ont été atti-Les flux migratoires entre la Lor-
rés par l'Île-de-France.raine et les autres régions ont Recours durable
également contribué à la modifi- Ces migrations sont composites. au service public
cation du niveau général de di- Au sein des 77 200 arrivants,
de l'emploi ...plôme, mais plutôt à la baisse en composés pour la moitié de per-
ce qui concerne les niveaux de Àlasortiedelaformation initiale,sonnes de moins de 30 ans, une
formation de l’enseignement le recours direct au service publicpartie a vraisemblablement
supérieur. de l’emploi (SPE) n’est pas systé-achevé sa formation initiale dans
matique. En 2002, 9 400 jeunesla région. En effet, parmi la “Gé-Du côté des migrations entran-
de moins de 30 ans s’inscrivent ànération 2001”, 14% des sor-tes, 77 200 personnes non en-
l’ANPE pour motif de première ins-tants ont changé de régioncore présentes en 1999, ayant
cription (primo-inscrits), c’est-à-diredepuis leur entrée en sixième.les caractéristiques d’avoir 14
suite à sortie d’études, serviceL’autre partie correspond à desansetdeneplusêtreenforma-
national, ou inactivité. Cela repré-actifs en mobilité professionnelletion initiale en 2004, résident
sente environ un tiers du volumeayant déjà atteint leur niveauen Lorraine à cette date. Symé-
des personnes finissant annuelle-maximal de diplôme.triquement, 86 100 personnes
ment leurs études. En termes deprésentes en Lorraine en 1999, Parmi les 86 100 personnes qui
niveau de formation initiale, unet ayant les mêmes caractéristi- ont quitté la région, dont les
sur quatre est diplômé de l’ensei-ques eu égard à l’âge et à la for- moins de 30 ans constituent ici le
gnement supérieur.mation initiale, résident dans tiers des effectifs, une proportion
une autre région française en Les autres passent souvent parn’avait pas mis fin à ses études
2004 suite à une migration rési- l’emploi avant de connaître unen 1999. Certains d’entre eux
dentielle. premier épisode de chômage. Ilsont franchi cette étape avant de
Répartition par diplôme obtenu de la population de 14 ans ou plus ayant fini ses études
en 1999 et 2004 et de la «Génération 2001»
17%
13%
Population 2004
29%
41%
35%
26%
Génération 2001
Diplôme enseignement supérieur19%
Bac
21%
CAP ou BEP
Sans diplôme
14%
11%
Population 1999
29%
46%
%
0 5 15 25 35 45 5010 20 30 40
Sources : Insee, recensement 1999 et enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005 - Céreq, enquête Génération 2001
7s’inscrivent alors à l’ANPE, contrats en alternance, en recul
fréquemment suite à une fin de sur la période, en constituent lesDéfinitions
contrat ou de mission d’intérim. deux tiers. S’ajoutent les em-
Le dernier diplôme obtenu
Tous motifs confondus hormis les plois-jeunes, également en recul,concerne les personnes âgées
premières inscriptions, près de et lescontratsjeunesenentre-de 14 ans ou plus, appartenant
à un ménage ordinaire, n’étant 78 700 jeunes ont fait appel au prise, destinés aux publics de 16
pas inscrites dans un établisse- SPE en 2002. Moins bien formés à 25 ans éloignés de l’emploi, qui
ment d’enseignement. Ceci per-
en moyenne que les primo-ins- montent en charge. Le volume de
met de repérer ceux qui ont
crits, nombre d’entre eux sont ces emplois aidés correspond auterminé leurs études.
amenés à connaître des difficul- triple des sorties annuelles de for-
Le programme Trace consiste
tés d’insertion récurrentes. mation initiale. En fait, ces con-en un parcours d'insertion pro-
fessionnalisé de dix-huit mois trats vont bien au-delà de la
destiné aux jeunes de 15 à 25 première insertion professionnelle... et aux contrats aidés
ans en grande difficulté. Le con- des jeunes et les accompagnent
trat Civis lui a succédé. Ils alternent durablement entre
durablement. Ainsi, parmi les sor-
contrats divers, dont des par-
tants de la “Génération 2001”,
cours d’accompagnement (5 000
un tiers seulement étaient en for-
personnes en Trace en fin 2003)et
mation initiale avant leur premierSavoir plus : des emplois aidés en faveur des
emploi aidé.
jeunes (9 000 personnes en disposi-
tif en 2001 hors apprentissage),
Gérard MOREAUinactivité et chômage.- Les résultats sont extraits de :
Insee LorraineKHRISTOVA A. , LHOTEL H., Parmi l’offre annuelle moyenne de
PARMENT A., 2006 : “Génération
9 000 contrats aidés pour les Jean-Jacques PIERRE
2001 en Lorraine. Quand l'école
jeunes entre 2001 et 2003, les DRTEFP Lorraineest finie...”, Grée, OREFQ de Lor-
raine, 85 p.
Sites internet :
Niveau de formation des jeunes demandeurs d'emploi
www.univ-nancy2.fr/GREE
9 400 en première inscription en 2002
www.insee.fr
Diplôme enseignement
Non précisé
supérieur 24%
25%
Ministère de l’Économie,
des Finances et de l’Industrie
Insee
Institut National de la Statistique
et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine
15, rue du Général Hulot
Sans diplômeCS 54229
Bac12%54042 NANCY CEDEX 18%
Tél :03 83 91 85 85
Fax :03 83 40 45 61
www.insee.fr/lorraine
CAP ou BEP
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION 21%
Jean-Paul FRANÇOIS
Directeur régional de l’Insee
78 700 tous motifs hors première inscription en 2002
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
Non précisé
Christian CALZADA 12%
Diplôme enseignementGérard MOREAU
supérieur 17%
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
RELATIONS MÉDIAS
Sans diplômeJacqueline FINEL
12%
RÉDACTRICE EN CHEF
Bac
Agnès VERDIN
21%
SECRÉTARIAT DE FABRICATION
MISE EN PAGE - COMPOSITION
Marie-Thérèse CAMPISTROUS
Marie-Odile LAFONTAINE
CAP ou BEPISSN : 0293-9657
38%
© INSEE 2007
Source : DRTEFP, DARES d'après ANPE
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