Enquête sur l'emploi de mars 2001 - La forte hausse de l'emploi se poursuit

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Le recul du chômage se confirme en mars 2001 : 300 000 chômeurs de moins en un an. La proportion de chômeurs de longue durée est en baisse sensible depuis mars 2000. La hausse de l'emploi reste soutenue en mars 2001. Elle s'accompagne d'une baisse du total des emplois à durée limitée, en particulier des contrats aidés. Les emplois à temps partiel contraint reculent également. La réduction de la durée hebdomadaire de travail des salariés à temps complet se poursuit dans les entreprises déjà dans le champ des 35 heures, à un rythme moins soutenu que sur la période janvier 1999 - mars 2000.
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N° 785 - JUIN 2001
PRIX : 15 F (2,29€)
Enquête sur l’emploi de mars 2001
La forte hausse de l’emploi se poursuit
Anne-Thérèse Aerts et Marie-Annick Mercier, division Emploi, Insee
e recul du chômage se confirme en contre 14 mois pour les 25-49 ans et 24,5 mois
pour les plus de 50 ans. Entre mars 2000 etmars 2001 : 300 000 chômeurs de
mars 2001, le taux de chômage des plus de 25Lmoins en un an. La proportion de ans a diminué de 1,1 point pour les 25-49 ans et
chômeurs de longue durée est en baisse de 1,3 point pour les plus de 50 ans ; il se situe
désormais à 8,4% pour les 25-49 ans et 6,1%sensible depuis mars 2000.
pour les plus de 50 ans.
La hausse de l’emploi reste soutenue en
mars 2001. Elle s’accompagne d’une Réduction des écarts de taux de
chômage selon le niveau de diplômebaisse du total des emplois à durée li-
mitée, en particulier des contrats aidés. Ce sont les sans diplôme ou titulaires du seul
Les emplois à temps partiel contraint re- CEP qui ont bénéficié du plus fort recul du chô-
mage : - 2,1 points entre mars 2000 et marsculent également. La réduction de la
2001, contre au plus 1,1 point pour les autres
durée hebdomadaire de travail des sala- niveaux de diplôme. Bien que l’écart entre les
riés à temps complet se poursuit dans les moins diplômés et les plus diplômés se soit
sensiblement réduit, les sans diplôme ou titu-entreprises déjà dans le champ des 35
laires d’un CEP restent toutefois toujours très
heures, à un rythme moins soutenu que exposés au risque de chômage : leur taux de
sur la période janvier 1999 - mars 2000. chômage en 2001 est encore de 14,1%, alors
qu’il est au plus de 8,4% pour les autres caté-
En mars 2001, selon l’enquête Emploi, le nombre gories de diplômés. Il est de 5,2% pour les bac
de chômeurs au sens du BIT s’établit à 2 285 000 +2 et de 4,9% pour les autres diplômés du
personnes, soit 8,8% de la population active (cf. supérieur : pour ces catégories, le chômage
Pour comprendre ces résultats et tableau 1). est pour une large part « frictionnel », résultat
C’est le plus faible taux de chômage observé au de difficultés d’ajustement entre l’offre et la
mois de mars depuis 1984. Le taux de chômage demande sur le marché du travail.
continue de diminuer fortement, de 1,2 point en L’embellie sur le marché du travail a profité davan-
un an entre mars 2000 et mars 2001, après 1,8 tage aux catégories sociales les plus fortement
point en deux ans entre mars 1998 et mars 2000. exposées : le taux de chômage des ouvriers et
Les hommes et les femmes, quel que soit leur employés est ainsi passé de 12,4% en mars 2000
âge, ont bénéficié de l’amélioration de la situa- à environ 11% en mars 2001. L’écart de taux de
tion : leurs taux de chômage ont diminué res- chômage entre les ouvriers et les cadres ou pro-
pectivement de 1,3 et 1,2 point ; en mars 2001, fessions intellectuelles supérieures, catégories
7,1% des hommes actifs et 10,7% des femmes sociales les moins exposées, s’est ainsi réduit. Là
actives sont ainsi chômeurs au sens du BIT. aussi, le taux de chômage des cadres et profes-
Chez les jeunes, la baisse du chômage reste un sions intellectuelles supérieures, de 3,7% en mars
peu plus forte que chez les plus de 25 ans, mais 2000 et 3,1% en mars 2001, rejoint peu à peu son
elle ralentit nettement : -2,0 points entre mars niveau « frictionnel ».
2000 et mars 2001, contre -5,8 points entre jan-
vier 1999 et mars 2000 ; le taux de chômage de La proportion de chômeurs
l’ensemble des 15-24 ans est descendu à de longue durée diminue
18,7% en mars 2001. Le risque de chômage
des jeunes s’est considérablement réduit Contrairement à la période janvier 1999 - mars
depuis mars 1997 où il était de 28,1% ; ceux-ci 2000, le recul du chômage depuis mars 2000
restent en moyenne moins longtemps au chô- s’est accompagné d’une diminution importante
mage : en 2001, l’ancienneté moyenne de chô- du chômage de longue durée, les bénéfices de
mage chez les jeunes est d’environ 7 mois, la reprise amorcée au milieu de 1997 s’éten-
INSEE
PREMIERE1 1 Chômage : le taux de chômage est tombé à 8,8% Chômage : 35,3% des personnes au chômage
depuis plus d’un an
Mars Mars Janvier Mars Mars
Mars Mars Janvier Mars Mars1997 1998 1999 2000 2001
1997 1998 1999 2000 2001Chômeurs (milliers)
Ensemble 3 105 3 007 3 014 2 590 2 285 Ancienneté moyenne de chômage (mois)
Hommes 1 496 1 411 1 425 1 185 1 004
Ensemble 15,0 16,0 14,9 15,9 14,5Femmes 1 609 1 596 1 590 1 405 1 281
Taux de chômage selon le sexe et l’âge (%) Hommes 14,4 15,5 14,4 15,4 14,7
Ensemble 12,3 11,8 11,7 10,0 8,8 Femmes 15,6 16,4 15,2 16,3 14,3
15-24 ans 28,1 25,4 26,5 20,7 18,7
Proportion de personnes au chômage depuis un an ou plus (%)25-49 ans 11,5 11,2 11,0 9,5 8,4
50 ans et plus 8,5 8,4 8,5 7,4 6,1 Ensemble 39,0 41,2 38,2 40,1 35,3
Hommes 10,8 10,1 10,2 8,4 7,1 Hommes 37,0 40,2 37,1 38,9 35,0
15-24 ans 24,5 21,8 24,2 18,4 16,2
15-24 ans 20,2 21,4 17,9 18,4 15,5
25-49 ans 9,9 9,5 9,2 7,7 6 ,6
25-49 ans 37,0 40,5 37,4 38,6 34,4
50 ans et plus 8,0 7,7 8,0 6,7 5,1
50 ans et plus 58,9 60,3 59,8 62,7 62,5Femmes 14,1 13,8 13,6 11,9 10,7
Femmes 40,9 42,1 39,2 41,2 35,615-24 ans 32,8 30,0 29,7 23,7 21,8
15-24 ans 22,6 20,1 20,3 20,2 15,625-49 ans 13,3 13,3 13,1 11,6 10,5
50 ans et plus 9,2 9,2 9,1 8,3 7,2 25-49 ans 42,2 43,8 39,9 41,7 35,6
Taux de chômage selon le diplôme (%) 50 ans et plus 60,8 61,7 58,3 61,4 58,3
Sans diplôme ou CEP 17,5 17,3 17,9 16,2 14,1
Répartition des chômeurs selon les circonstances de la recherche (%)BEPC, CAP, BEP 11,4 11,0 11,1 9,4 8,4
Baccalauréat 11,4 11,0 10,7 8,9 7,8 Fin d’emploi à durée limitée 37,9 38,8 40,7 40,4 40,4
Bac + 2 8,2 7,5 7,1 5,3 5,2
Licenciement 29,8 28,7 26,5 25,3 25,0
Diplôme supérieur 7,3 6,7 6,3 5,6 4,9
Démission 5,5 5,7 6,0 6,7 7,5
Taux de chômage de quelques catégories sociales (%)
Fin d’études 9,2 9,4 9,6 9,0 8,3
Cadres, prof. intel. sup. 5,1 4,5 4,5 3,7 3,1
Fin de service national 2,5 1,9 1,9 1,1 0,5Prof. intermédiaires 7,0 6,8 6,3 5,5 4,7
Reprise d’activité 9,2 9,3 9,8 9,9 11,2Employés 14,4 14,4 14,1 12,4 11,0
Autres circonstances 5,9 6,2 5,4 7,6 7,0Ouvriers 15,8 14,6 15,1 12,4 10,9
(1) Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travail (BIT). Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui (a) recherche un emploi avec démarches effecti-
ves, est disponible, et qui n’a pas eu d’occupation professionnelle au cours de la semaine de référence ; ou qui (b) est disponible et a trouvé un emploi qui commence plus tard.
Le taux de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rapporté à la population active totale (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs).
Source : Enquêtes Emploi, Insee
dant progressivement aux catégories les Les fins d’emploi à durée limitée et les 1999 - mars 2000, pendant laquelle l’aug-
plus éloignées du marché du travail. La licenciements demeurent les deux prin- mentation avait été d’environ 600 000
proportion de personnes au chômage cipales causes de recherche d’emploi : personnes en 14 mois. Hommes et fem-
depuis un an ou plus passe ainsi de elles sont à l’origine de 40,4% et 25,0% mes ont bénéficié de cette nouvelle pro-
40,1% en mars 2000 à 35,3% en mars des situations de chômage en mars gression de l’emploi. En mars 2001, la
2001 (tableau 2), soit un peu en dessous 2001. Accompagnant l’évolution favo- moitié (49,9 %) des personnes de 15
du niveau de mars 1994 (35,8% des rable de la conjoncture, la part des situa- ans ou plus étaient pourvues d’un
chômeurs avaient alors plus d’un an tions de chômage liées à une reprise emploi, soit 57,4 % des hommes et 43,1 %
d’ancienneté). Entre 2000 et 2001, le d’activité et à une démission a sensible- des femmes.
nombre de chômeurs de longue durée ment augmenté entre mars 2000 et mars Le nombre de salariés a augmenté de
s’est réduit de 232 000 personnes, dont 2001, de 9,9% à 11,2% pour les premiè- 554 000 en un an (+2,7 %). Cette hausse
116 000 pour les chômeurs ayant entre res et de 6,7% à 7,5% pour les secon- provient exclusivement des emplois sta-
un et deux ans d’ancienneté. En mars des. La fin des études est en revanche bles du privé : 617 000 personnes de plus
2001, le nombre de chômeurs de plus un motif de recherche d’emploi en (+4,6 %), alors que le secteur public perd
d’un an d’ancienneté n’est plus que de baisse sensible depuis deux ans : elle 30 000 personnes, en raison de la réduc-
807 000 personnes contre 1 039 000 était à l’origine de 9,6% des recherches tion des effectifs du contingent. Mais sur-
personnes en mars 2000. d’emploi en janvier 1999, 9,0% en mars tout, interrompant une hausse continue
Les femmes ont été les premières béné- 2000 et 8,3% en mars 2001. En raison depuis de nombreuses années, les
ficiaires du recul du chômage de longue de la baisse des effectifs du contingent, emplois à durée limitée affichent une
durée : la proportion de femmes au chô- les fins de service national ne motivent baisse de 33 000 personnes depuis mars
mage depuis plus d’un an est passée de plus que 0,5% des recherches d’emploi. 2 000 (- 1,5 %), faisant légèrement recu-
41,2% à 35,6% entre mars 2000 et mars ler leur part dans l’emploi salarié. Cette
2001, alors que celle des hommes pas- Les emplois stables du privé en diminution des emplois à durée limitée
sait de 38,9% à 35,0%. En mars 2001, concerne exclusivement les personnesforte hausse
455 000 femmes et 352 000 hommes de 25 à 49 ans (- 4,7 %), en particulier les
sont au chômage depuis plus d’un an. Le nombre de personnes ayant un emploi hommes (- 5,7 %). C’est pour les contrats
L’ancienneté moyenne de chômage est a continué de progresser fortement de aidés que la baisse est la plus importante
redescendue à 14,5 mois, soit un peu en mars 2000 à mars 2001 : 500 000 de plus (-10 % en un an) ; elle est également
dessous du niveau de mars 1995. C’est en un an (tableau 3). L’amélioration de significative pour les contrats à durée
une baisse significative par rapport à l’emploi s’est ainsi poursuivie à un rythme déterminée et les contrats d’apprentis-
mars 2000 (-1,5 mois). comparable à celui de la période janvier sage, marquant ainsi une rupture dans la
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INSEE
PREMIERE1 Population active occupée : hausse de l’emploi Sous-emploi BIT : forte baisse du sous-emploi
parmi les temps partiels
Mars Mars Janvier Mars Mars
En milliers
1997 1998 1999 2000 2001
Mars Mars Janvier Mars Mars
Population active occupée (milliers)
1997 1998 1999 2000 2001
Ensemble 22 223 22 479 22 672 23 261 23 759
Personnes travaillant à temps partiel recherchant un temps completHommes 12 409 12 496 12 550 12 844 13 105
ou un temps partiel supplémentaireFemmes 9 814 9 982 10 122 10 418 10 653
1 Ensemble 590 628 576 571 497Taux d’emploi (%)
Hommes 167 178 158 156 130Ensemble 47,8 48,1 48,2 49,3 49,9
Femmes 423 450 418 415 367Proportion d’actifs occupés à temps partiel (%)
Personnes travaillant à temps partiel ne recherchant pas un autreEnsemble 16,6 17,1 17,2 16,9 16,4
emploi mais souhaitant travailler davantageHommes 5,4 5,6 5,5 5,4 5,0
Ensemble 864 848 824 830 800Femmes 30,8 31,6 31,6 31,0 30,4
Hommes 175 180 162 174 148Statut des emplois (milliers)
Femmes 689 668 663 656 651Non salariés 2 847 2 781 2 746 2 640 2 582
Taux de sous emploi parmi les emplois à temps partielSalariés 19 376 19 698 19 927 20 622 21 176
Ensemble 39,4 38,4 35,9 35,7 33,3dont :
Hommes 51,5 51,4 46,1 47,8 42,2Intérimaires 323 405 438 540 605
2 Femmes 36,7 35,5 33,7 33,1 31,5CDD 834 890 877 959 929
Personnes travaillant à temps complet et ayant involontairementApprentis 229 253 272 281 260
3 travaillé moins que d’habitudeContrats aidés 410 399 418 455 408
4 Ensemble 142 125 214 115 158Durée habituelle moyenne de travail des salariés (heures par semaine)
Hommes 102 92 164 80 114Temps complet 39,8 39,7 39,6 38,9 38,3
Femmes 39 33 51 35 44Temps partiel 22,6 22,9 22,9 23,1 23,3
1. Part des actifs occupés dans la population des plus de 15 ans. 1. Pour le BIT, l’emploi inclut notamment les personnes dites en situation de sous-emploi “qui
2. Contrats à durée déterminée (hors Etat, collectivités locales). travaillent involontairement moins que la durée normale du travail dans leur activité et qui
3. d’aide à l’emploi (CES, CIE...) et stages de la formation professionnelle classés étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou disponibles pour un tel travail”. La notion
dans l’emploi au sens des critères du BIT. de sous-emploi construite à partir de l’enquête Emploi regroupe les trois catégories ci-dessus.
4. Durée déclarée par les salariés ayant un horaire hebdomadaire habituel.
Source : Enquêtes Emploi, Insee Source : Enquêtes Emploi, Insee
hausse régulière de ces deux types de des 35 heures (+30 mn contre +10 mn en un an. Les autres secteurs gagnent
contrats depuis 1994. Seul l’emploi intéri- pour les « hors champ »). L’allongement aussi des emplois, mais les hausses
maire continue de progresser (+12 %) de la durée du travail à temps partiel, pro- sont beaucoup plus modérées : moins
particulièrement chez les plus jeunes posée par les entreprises ou souhaitée de 1 % dans l’agriculture et l’industrie,
(+18 %), les employés (+18 %) et les par les salariés, pourrait constituer une +1,2 % dans la construction. Le tertiaire
ouvriers (+11 %) et davantage chez les compensation partielle à la diminution du rassemble désormais 71,6 % des
femmes (+17 %) que chez les hommes volume global des heures de travail emplois, soit environ 17 millions.
(+10 %). Représentant 10,9 % du total résultant du passage aux 35 heures. Avec une hausse de 182 000 personnes,
des emplois, la part de l’emploi non sala- soit 6,3 % en un an, le secteur des servi-Le temps partiel et le
rié continue de régresser ; mais la baisse ces aux entreprises (activités informati-
sous-emploi reculent
est moins forte qu’au cours de la période ques, intérim, télécommunications…) a
janvier 1999 - mars 2000. Rompant avec la tendance observée été le plus dynamique. La progression
jusqu’en 1999, le recul de la part des des effectifs a également été rapide dans
emplois à temps partiel constatée ilyaun le domaine des transports avec uneDurée du travail : baisse pour le
an se confirme : - 0,5 point par rapport à croissance de 5,5 % en un an (+56 000temps complet, hausse pour le
mars 2000. Cette baisse concerne autant emplois) et dans l’immobilier où elle a ététemps partiel
les hommes que les femmes. Contraire- de 6,3 % (+19 000 emplois).
Pour les salariés à temps complet, le ment à ce que l’on observait ilyaunan, La hausse de l’emploi a bénéficié à tou-
passage aux 35 heures se traduit par une elle est plus faible pour les salariés dans tes les catégories de salariés mais plus
nouvelle réduction de la durée hebdoma- le champ des 35 heures (–0,3 point spécialement aux cadres et professions
daire habituelle de travail (-35 mn depuis contre –0,6 pour les « hors champ »). intellectuelles supérieures dont les
mars 2000). La baisse est légèrement La proportion de personnes travaillant à effectifs ont progressé de 5,5 %.
plus faible pour les cadres supérieurs temps partiel mais qui souhaiterait travail-
(-25 mn). Pour les seuls salariés dans le ler davantage a encore diminué : -2,4 Croissance de l’activité plus
champ des 35 heures, la diminution est points en un an et - 6,1 points depuis son forte chez les jeunes
plus accentuée (-50 mn) mais est plus maximum de 1997. Elle est de 33,3 % en
faible qu’au cours de la période janvier mars 2001 (tableau 4). Amélioration du Actifs ayant un emploi ou chômeurs,
1999 – mars 2000, (-1 h 20). Elle a été à marché du travail, ajustement des ryth- 26 044 000 personnes étaient présen-
peu près identique pour toutes les caté- mes de travail aux « 35 heures » sont sus- tes sur le marché du travail en mars
gories socioprofessionnelles. ceptibles d’avoir contribué à cette baisse. 2001, soit 192 000 de plus qu’un an
Le phénomène est inverse pour les sala- auparavant (tableau 5). Poursuivant
Le tertiaire gagne des emplois
riés à temps partiel. Leur durée habituelle une tendance de long terme, l’augmen-
de travail augmente pour la deuxième Depuis mars 2000, le tertiaire s’est enri- tation de la population active a été plus
année consécutive et de façon plus sen- chi de 437 000 emplois dont 373 000 forte chez les femmes que chez les
sible pour ceux qui sont dans le champ dans les services, soit +2,6 % et +2,7 % hommes : +111 000 et + 81 000 per-
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INSEE
PREMIERE 192 000 actifs de plus suré par l’enquête Emploi à la série men-
suelle de chômeurs BIT, trois modificationsMars Mars Janvier Mars Mars
1997 1998 1999 2000 2001 sont nécessaires :
Population active (milliers) - on ajoute le nombre de chômeurs hors du
Ensemble 25 328 25 485 25 686 25 852 26 044
champ de l’enquête (c’est-à-dire hors mé-
Hommes 13 905 13 907 13 975 14 029 14 110
nages ordinaires), estimé à partir du der-Femmes 11 423 11 578 11 712 11 823 11 934
Taux d’activité (%) nier recensement ;
1
Ensemble 54,4 54,5 54,6 54,8 54,7
- on passe de la date moyenne d’enquête
dont 15-64 ans 67,2 67,4 67,8 68,0 68,0
1 (15 mars environ) au 31 mars à l’aide deHommes 62,3 62,0 62,0 61,9 61,8
15-24 ans 31,1 30,7 31,9 32,6 33,1 l’évolution du nombre de demandeurs
25-49 ans 95,3 95,1 94,7 94,8 94,8 d’emploi enregistré par l’ANPE pour obtenir
50 ans et plus 34,2 34,5 35,2 35,5 35,8
1 le nombre de chômeurs au sens du BIT à la
Femmes 47,2 47,6 47,9 48,2 48,3
fin du mois de mars 2001;15-24 ans 24,3 24,8 24,4 26,0 26,5
25-49 ans 78,2 78,7 79,2 79,3 79,6 - on corrige les estimations des effets des va-
50 ans et plus 22,3 22,9 23,8 24,4 24,8
riations saisonnières (CVS).
1- Rapport entre la population active (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs) et la population totale.
Ces modifications sont minimes. Entre le
Source : Enquêtes Emploi, Insee
chiffre brut de l’enquête Emploi et l’estimation
sonnes. Le taux global d’activité est du chômage au sens du Bureau Internatio- CVS au 31 mars, l’effet est une baisse de 2000
resté à peu près identique à celui de nal du Travail (BIT). chômeurs en 2001, et de 33 000 en 2000, le
mars 2000, avec une très légère Révision des résultats des enquêtes taux de chômage passant en 2001 de 8,8 %
hausse chez les femmes (0,1 point) et Emploi 1991 à 2000 (E.E.) à 8,7 % (estimation CVS).
une baisse de même grandeur chez les Chaque année, les résultats des enquê- Comme chaque année, la série du nombre
hommes, contribuant à un nouveau tes Emploi sont calés sur les estimations de chômeurs BIT et celle des taux men-
resserrement des taux d’activité entre de population réalisées par l’Insee. En suels de chômage sont révisées pour tenir
les deux sexes. Pour les seules per- pratique, les coefficients de pondération compte des résultats de la dernière en-
sonnes de moins de 65 ans, le taux attribués aux ménages interrogés sont quête Emploi. La révision des séries porte
d’activité est de 68 % comme en mars ajustés de telle manière que l’on retrouve habituellement sur la période de mars 1990
2000. Hommes ou femmes, c’est pour au total les estimations des nombres à avril 2001 (cf. Informations rapides n° 176
les jeunes de moins de 25 ans que le d’hommes et de femmes par tranche du 27 juin 2001) ; cette année, la révision
taux a le plus augmenté (+0,5 point). d’âge quinquennale. tient compte également des résultats du re-
Ainsi, se confirme le retournement à la Les estimations de population de l’Insee censement de 1999.
hausse des taux d’activité des jeunes sont établies à partir des statistiques an-
depuis mars 1998, contrepartie de nuelles de l’état civil et sont calées sur les
Pour en savoir plusl’arrêt de l’allongement des études. résultats des recensements. Suite au re-
censement 1999, ces estimations ont été
« La très forte hausse de l’emploi a bénéfi-revues pour toute la période 1991-2000, lePour comprendre
cié à toutes les catégories de chômeurs »,
recensement précédent datant de 1990.ces résultats
Insee première n°723, juin 2000.
La nouvelle population de référence de la
France métropolitaine est inférieure de « Enquête sur l’emploi 2000. Résultats dé-
L’enquête Emploi a eu lieu en mars comme 500 000 personnes par rapport à celle pré- taillés » Insee Résultats, série Emploi-Re-
venus n°165-166, juillet 2000.chaque année, sauf en 1999 où elle a eu cédemment estimée, la révision étant rela-
lieu en janvier en raison du recensement. tivement plus importante pour les hommes
Cédérom « Enquête Emploi : Fichier dé-
En mars 2001, 75 000 ménages ont répon- et les personnes de 25 à 30 ans. De ce fait,
tail », mars 2000 (Référence FIDAEMP00).
du à l’enquête, soit quelque 150 000 per- les effectifs mesurés à partir des enquêtes
sonnes âgées de 15 ans ou plus. Cette Emploi ont été revus à la baisse pour tou- Cédérom « Marché du travail-Séries lon-
gues » (référence TRAVSL00) paru en 2001enquête couvre les seuls “ménages ordi- tes ces années, les taux restant pratique-
naires”, ce qui exclut la plupart des person- ment inchangés.
« Marché du travail-Séries longues »
nes vivant en foyer. De l’enquête Emploi à la série mensuelle
Insee Résultats, série Emploi-Revenus
L’enquête Emploi est la seule source qui du chômage BIT n°138-139, juin 1998.
permette de mettre en œuvre la définition Pour passer du nombre de chômeurs me-
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