Evolution de l'emploi dans les grands établissements haut-normands : l'emploi a diminué dans les grands établissements

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L'économie de la Haute-Normandie dépend en partie de la bonne santé de ses grands établissements. En 1999, on dénombrait seize établissements de plus de 1 000 salariés dont douze dans l'industrie. Au cours de la décennie 1990, l'emploi a fortement baissé, notamment dans les secteurs traditionnels. Jusqu'au milieu des années quatre-vingt, la région a connu de nombreuses fermetures et restructurations, en particulier dans l'industrie. En 1997 et 1998 l'emploi a progressé dans les grands établissements ; Il s'est maintenu dans les unités pérennes en 1999. Lire l'article pages 1 à 3
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 6 - Juin 2001
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
LE POIDS DU PASSÉ
La Haute-Normandie se caractérise par un
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI DANS LES GRANDS
niveau d’industrialisation élevé et une
ÉTABLISSEMENTS HAUT-NORMANDS
présence très marquée des grands ou très
grands établissements. En conséquence,
L’emploi a diminuéle poids des établissements de taille
moyenne et de petite taille y est relative- dans les grands établissements
ment faible.
Or, si les PME naissent, grandissent et
André BOHLparfois disparaissent assez rapidement, si
elles connaissent un renouvellement per Christian CAMESELLA-
manent, il n’en est pas de même des
grands établissements. Peu de grands éta-
blissements «naissent», peu de petits de- L’économie de la
LE FICHIER DES GRANDSviennent grands mais il arrive que des
Haute-Normandie dépend en ÉTABLISSEMENTSgrands établissements disparaissent.
En outre, les grands établissements se partie de la bonne santé de ses
Le fichier BRIDGE (base relationnelle interré-modernisent, s’automatisent et amélio-
gionale de données sur les grands établisse-grands établissements. En 1999,rent leur productivité, ce qui entraîne des ments) regroupe tous les établissements de
baisses d’effectifs. on dénombrait seize plus de 50 salariés au plan national sur dix
ans. Cependant, sont également comptabili-Les grands établissements se groupent établissements de plus de 1 000 sés dans ce champ les établissements ayantparfois, fusionnent ou se délocalisent, ce
atteint 50 salariés au moins une année durantsalariés dont douze dansqui provoque aussi des modifications
la dernière décennie.
d’effectifs. Ce fichier regroupe les grands établisse-l’industrie. Au cours de la
Sur longue période, les effectifs des ments de l’ensemble des acteurs économi-
décennie 1990, l’emploi a ques (entreprises, collectivités locales,grands établissements ont une nette ten-
associations) hors administrations d’Étatdance à baisser, même quand la conjonc- fortement baissé, notamment ayant atteint 50 salariés ou plus.
ture est bonne. L’élément déterminant du suivi d’un établisse-dans les secteurs traditionnels.
La Haute-Normandie, dont la structure in- ment est assuré par le NOREG, numéro régio-
nal attribué pour chaque entité mise dans ladustrielle repose fortement sur les éta Jusqu’au milieu des années-
base.blissements de grande taille est donc très quatre-vingt, la région a connu Les principales sources de mise à jour sont le
exposée à ces tendances négatives de
fichier des déclarations mensuelles de
de nombreuses fermetures etlongue période. main-d’œuvre (DMMO), les URSSAF, les
Le mérite de la région est d’autant plus ASSEDIC, les EAE (enquêtes annuellesrestructurations, en particulier
d’entreprise).grand lorsque l’emploi parvient à aug-
dans l’industrie. En 1997 etmenter, comme ces dernières années.
Jean LEMATTRE, 1998 l’emploi a progressé dans
PART DES GRANDS ÉTABLISSEMENTSChef du service
les grands établissements ; il DANS L’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIEdes études et de la diffusion
1990 1999s’est maintenu dans les unités
Agriculture 11,6 5,7
Industrie 78,7 75,6pérennes en 1999.
Construction 43,8 37,6
Commerce 30,3 29,3S O MM A IRE
Services 38,9 36,6
Total 49,6 44,9u cours de la dernière décennie,
EMPLOI Source : INSEE - Estimations d’emploi et BRIDGE Unité : %Ala Haute-Normandie a perdu une
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI DANS LES GRANDS
ÉTABLISSEMENTS HAUT-NORMANDS centaine de grands établissements, soit
L’emploi a diminué cours de la décennie passée. Les ferme-environ un sur vingt. En 1999, on en dé-dans les grands établissements . . . . . . . . . . . . . 1
tures, mais aussi les contractions d’effec-nombre 1 767 dont 1 344 de plus de 50
tifs, ont entraîné la suppression de 11 800SOCIÉTÉ salariés (1). Ces grands établissements
LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION postes depuis 1990. Sur la périodereprésentent 2% des unités productivesET DE LA COMMUNICATION
Un souffle d’innovation et de productivité . . . . 4 et regroupent près de 276 400 salariés
tous secteurs confondus (2) (45% de l’ef-
(1) le champ BRIDGE couvre tous les établissements qui ont euANALYSES CONJONCTURELLES
au moins une fois 50 salariés au cours de la période étudiée .fectif salarié de la région). Cette propor-LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE
423 établissements ont moins de 50 salariés en 1999. Ils sont
AU 1ER TRIMESTRE 2001
toutefois conservés dans la source des grands établissements.tion, plus importante dans la région qu’au
Net ralentissement dans l’industrie. . . . . . . . . . 6
niveau national, a baissé plus fortement (2) hors État, y compris Collectivités Territoriales.
LES TAUX DE CHÔMAGE AU 1ER TRIMESTRE 2001 en Haute-Normandie qu’en France au
Évreux à 7,7%. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
EMPLOIÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ ENTRE 1990 ET 1999 1990-1996, les grandes national. Cette proposition doit cepen-
structures perdaient en dant être nuancée car si l’emploi a effec-108
moyenne annuelle 0,8% de tivement baissé dans les grands
106 leurs effectifs (un peu plus de établissements au cours des années 90
France
2 000 postes). Les suppres (-4,1%), le nombre de ces unités a aussi-104
sions d’emplois étaient assez chuté (-5%).
102 concentrées sur les quatre Trois grands types d’évolution se des-
Haute-Normandie
premières années, notam sinent au cours de la période étudiée. En-
100
ment en 1993. Cette ten 1993, l’emploi était en recul de près de 4-
dance à la baisse s’est points par rapport à 1990. Les unités98
Grands établissements (Haute-Normandie) inversée en 1997 et 1998 existantes avaient réduit leurs effectifs de
96 (+1%, soit 2 700 emplois par 5%, mais cette baisse a été atténuée par
Grands établissements (France) an). Les grands établisse l’installation de nouveaux établisse- -94
1990 1992 1994 1996 1998 ments ont ainsi recruté en ments. De 1994 à 1996, la baisse des ef-
1997 (près de 60% des créa fectifs s’est accompagnée d’uneSource : INSEE - Estimations d’emploi et BRIDGE Unité : indice base 100 en 1990 -
tions d’emplois salariés de la diminution du nombre d’établissements.
CONCENTRATION DES EFFECTIFS SALARIÉS DE L’INDUSTRIE EN 1998 région) mais ce mouvement En 1996, les grands étab
EN HAUTE-NORMANDIE
s’est fortement ralenti avaient ainsi perdu près de 5% de leurs
Effectifs salariés
l’année suivante (15% des salariés par rapport à 1990, soit un point100
créations régionales). En de plus que trois ans auparavant. En90
80 1999, l’emploi des grands 1997, le niveau de l’emploi est toujours
70 établissements chute à nou inférieur à celui de 1990 mais il redé- -
60 veau de 1,2% (-3 400 em marre en dépit des fermetures. En 1999,-
50
plois) alors que l’emploi les unités existantes ont ainsi maintenu
40
salarié régional s’inscrit dans les effectifs qu’elles avaient embauchés
30
une tendance confirmée à la en 1998.20
hausse. En effet, il est inté10 -
0 ressant de noter que notre
0 10 2030 40 5060708090 100
région a créé 34 000 emplois L’INDUSTRIE ET LE BTP, FORTEMENTétablissements
depuis 1990 (+5,9%). TOUCHÉS PAR LES BAISSES D’EMPLOINote de lecture : en 1998, la moitié des effectifs étaient employés dans 12,6% des établissements.
Jusqu’en 1996, le niveau de
Source : INSEE - Estimations d’emploi et BRIDGE Unité : % cumulé
l’emploi salarié régional est L’analyse par secteur montre que le
resté quasiment stable, les secondaire a été particulièrementÉVOLUTION DU NOMBRE DE GRANDS ÉTABLISSEMENTS PAR
SECTEUR EN HAUTE-NORMANDIE DEPUIS 1990 pertes des années difficiles touché par les baisses d’emploi. Depuis
110
étant compensées par les 1990, l’industrie a perdu 22 000 em-
Tertiaire
gains observés en période plois (-16,5%) et le BTP, près de 4 000
105 plus favorable. Depuis 1997, (-22,5%). Ces pertes sont, en propor-
la région profite, avec ses tion, près de deux fois supérieures à
spécificités, du mouvement celles observées dans l’ensemble des100
Total national : 34 000 emplois sa établissements régionaux. Dans l’in- -
lariés supplémentaires ont dustrie, la diminution du nombre d’éta-
95
été générés dont plus de la blissements est continue ; elle est
ConstructionIndustrie
moitié en 1999. Les grands assez progressive jusqu’en 1993, puis
90 établissements ne profiteraient tend à s’accentuer à partir de 1994.
donc pas dans leur ensemble Durant les trois premières années, les
du récent retournement établissements ont fortement réduit85
1990 1992 1994 1996 1998 conjoncturel. Un phénomène leurs effectifs. Depuis 1994, la baisse
similaire apparaît au niveau tendancielle de l’emploi est plutôt impu-Source : INSEE - Estimations d’emploi et BRIDGE Unité : indice base 100 en 1990
table aux fermetures d’établissements,
la tendance dans les unités pérennes
LES GRANDS ÉTABLISSEMENTS PAR SECTEUR EN HAUTE-NORMANDIE DE 1990 À 1999
étant à la hausse même si l’on observe
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
un tassement en 1999.
Agriculture 7 5 5 5 5 5 5 5 5 5
Industrie 716 710 707 698 677 657 655 643 631 618 Le secteur du bâtiment a probable-
Construction 179 185 181 182 177 175 170 170 165 159
ment été plus fortement touché par laTertiaire 960 996 1 005 1 003 998 1 008 1 017 995 991 985
crise des années 1990 que les autresTotal 1 862 1 896 1 898 1 888 1 857 1 845 1 847 1 813 1 792 1 767
Source : INSEE - BRIDGE Unité : établissement
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001ÉVOLUTION DE L’EMPLOI DANS LES GRANDS ÉTABLISSEMENTS secteurs. Il a perdu une plus que 38% de la main-d’œuvre sa-
PAR SECTEUR EN HAUTE-NORMANDIE DEPUIS 1990 vingtaine de grands éta lariée du secteur, dix ans auparavant-
115 blissements durant cette cette proportion était de 44%. Si
décennie et les unités sur l’emploi a fortement chuté dans les-110
Tertiaire vivantes ont fortement grands établissements, il s’est proba-
105 réduit leurs effectifs blement redéployé dans des unités
jusqu’en 1997. Depuis beaucoup plus petites de type100
Total
cette date, les grands éta artisanal.-
95
blissements du BTP em-ConstructionIndustrie
90 bauchent à nouveau,
l’emploi a progressé de LE SECTEUR TERTIAIRE CONNAÎT
85
0,8 point en deux ans, DES ÉVOLUTIONS PLUS FAVORABLES
80 mais cette reprise est plus
timide que dans le secteur L’évolution de l’emploi dans le sec-
75
industriel. En 1999, les teur tertiaire est plus favorable. La1990 1992 1994 1996 1998
grands établissements ré région compte, en 1999, vingt-cinq-
Source : INSEE - Estimations d’emploi et BRIDGE Unité : indice base 100 en 1990 gionaux ne mobilisent grands établissements de plus qu’en
1990. L’emploi a progressé de 14 700
postes, soit 10,8% en dix ans. Jusqu’en
1993, cette évolution positive est due
SALARIÉS DES ÉTABLISSEMENTS DE PLUS DE 50 SALARIÉS EN 1999 EN HAUTE-NORMANDIE
en grande partie à l’installation de nou-
De 50 De 100 De 200 De 500 Plus de
velles unités. A partir de 1997, leà 99 à 199 à 499 à 999 1 000
salariés salariés salariés salariés salariés Total nombre d’établissements a diminué
INDUSTRIE alors que les effectifs continuaient à
Industries IAA 645 2 415 3 663 0 0 6 723
progresser. Ce phénomène sembleHabillement, cuir 345 611 269 0 0 1 225
Édition, imprimerie, reproduction 934 1 356 919 0 0 3 209 d’ailleurs plus accentué que dans le se-Pharmacie, parfumerie, entretien 593 656 1 829 2 570 1 205 6 853
Équipements du foyer 555 905 1 604 0 0 3 064 condaire. Il peut s’expliquer aussi par le
Industrie automobile 0 746 1 657 525 11 815 14 743
fait que les activités dominantes sontConstruction navale, aéronautique, ferroviaire 151 230 0 1 572 1 446 3 399
Équipements mécaniques 1 483 2 924 2 398 1 220 0 8 025 fortement concurrentielles. Le secteur
Équipements électriques, électroniques 461 314 2 090 2 730 0 5 595
Produits minéraux 791 555 970 0 2 763 5 079 tertiaire est essentiellement orienté
Industrie textile 565 560 0 0 0 1 125
vers les activités transports (21 400Industrie bois et papier 647 1 253 2 311 618 0 4 829
Chimie, caoutchouc, plastiques 1 798 3 220 6 944 2 919 3 315 18 196 postes), les services opérationnels
Métallurgie et transformation des métaux 2 536 1 895 3 244 596 0 8 271
(13 200 emplois), parmi lesquels onComposants électriques et électroniques 395 1 754 5 189 1 761 0 9 099
Production de combustibles et carburants 93 177 0 1 833 1 513 3 616 trouve les activités de surveillance, de
Eau, gaz, électricité 1 398 1 108 617 655 1 268 5 046
nettoyage et les agences d’intérim et le
CONSTRUCTION
commerce de détail qui occupe 13 000Construction 4 679 4 146 1 919 0 1 261 12 005
emplois également. En 1999, cette acti-COMMERCE
770 422 304 0 0 1 496Commerce et réparation automobile vité regroupe quinze établissements de
1 885 1 619 887 0 0 4 391Commerce de gros
3 272 3 495 4 809 767 0 12 343 plus de 200 salariésCommerce de détail
SERVICES
Transports 4 283 4 346 3 876 3 697 4 019 20 221
Activités financières 1 046 1 140 2 155 1 864 0 6 205
Activités mobilières 329 635 859 1 461 0 3 284
Postes et télécommunications 1 520 1 011 2 842 1 376 0 6 749
Conseils et assistance 1 310 1 320 1 348 682 0 4 660
Services opérationnels 2 195 3 133 6 831 0 0 12 159
Recherche, développement 94 0 596 0 0 690
Hôtels, restaurants 313 101 0 0 0 414
Activités récréatives, culturelles et sportives 211 228 317 0 0 756
TOTAL 35 297 42 275 60 447 26 846 28 605 193 470
Source : INSEE - BRIDGE Unité : salarié
Champ ICS (industrie, commerce et services), hors agriculture, administrations publiques, éducation, santé et secteur associatif.
Le fichier BRIDGE compte tous les établissements qui ont eu au moins une fois 50 salariés au cours de la période étudiée. 392 établissements
regroupant 12 352 salariés ne sont pas inclus dans ce tableau car ils ont, en 1999, moins de 50 salariés.
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001 3LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION teindre 801 lieux d’activité. Avec 199
sites, les sociétés de conseil en systè-
Un souffle d’innovation et de productivité mes informatiques forment le plus grand
nombre d’établissements, mais avec peu
Antoneta NOTHEAUX de salariés pour la majorité des unités, le
Marie-Édith THÉBYNE plus grand établissement (Transiciel
Ingenierie à Vernon) atteignant une cen-
taine de salariés et les dix plus impor-
Les technologies de d’une part pour ce qui concerne les ef- tants employant, au total, 400 personnes.
fectifs, le fichier Sirène d’autre part pour Les télécommunications, quant à elles,l’information et de la
la connaissance des établissements. emploient des salariés sur 110 sites en
communication (TIC) et les activité. Les dix premiers établissements
de cette catégorie appartiennent tous ànouvelles technologies de
LES NTIC : FORTE PROGRESSION France Télécom et totalisent 2 150 em-l’information et de la
DES EFFECTIFS plois à eux dix, le maximum étant de près
communication (NTIC) se AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES de 500 salariés sur le même site. Les
personnes qui travaillent sur les banquesdéveloppent en
Les NTIC ont un rôle clé pour les en- de données sont généralement seules
Haute-Normandie mais leurs treprises industrielles. Ces nouvelles puisque pour 31 établissements n’oeu-
évolutions sont assez technologies sont très importantes dans vrent que 45 employés, et que l’une des
trois domaines : l’optimisation de la unités (L’Archiviste au Havre) compte 12différentes. La progression des
chaîne logistique, l’évolution vers le salariés. Au total, pour ces NTIC, la
NTIC, dont le développement “e-business” et la mise en place de nou- région se situe dans la moyenne natio-
veaux modes de travail. Ceci explique nale et, hors France Télécom, ne comptejoue un rôle clé au sein des
qu’en 2000, plus de 7 400 personnes tra- que trois établissements de plus de 100entreprises industrielles, est
vaillent dans le secteur des NTIC. salariés : outre celui déjà cité à Vernon,
importante tant en termes En Haute-Normandie, entre 1996 et entrent dans cette classe : la SBC Phar-
1999, grâce notamment au développe- maceutique Appliquée au Havre et led’emplois qu’en nombre
ment des télécommunications, les effec- Centre technique des Caisses d’Épargne
d’établissements. En revanche, tifs ont crû de 44%, soit trois fois plus que de Bois-Guillaume pour les ateliers de
les effectifs salariés des TIC, pour la France. Toutefois, notre région ne traitement de données.
compte encore que pour 1,5% des effec- Au niveau des départements, l’Euredont le champ d’activités est
tifs salariés nationaux (500 000 person- accueille 188 établissements répartis
plus large, restent plus stables nes). Le nombre d’établissements de ce dans 86 communes et ce, pour un total
domaine progresse de 10% pour at- de 1 250 salariés, dont la moitié travailau cours de ces dernières -
années. La part de la région
LES EFFECTIFS SALARIÉS CONCERNÉS PAR LES NTIC EN HAUTE-NORMANDIE PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
dans les effectifs nationaux est
1996 1997 1998 1999
encore assez modeste. Commerce de gros de machines de bureau et de matériel informatique 946 943 1 132 1 136
Télécommunications (1) 2 467 4 176 3 957 3 974
Conseil en systèmes informatiques 334 342 662 856
Réalisation de logiciels 587 658 664 686our la majorité du public, parler
Traitement de données 630 525 552 594Pdes technologies de l’information Activités de banques de données 47 44 40 45
Entretien et réparation de machines de bureau et de matériel informatique 129 151 108 134
revient à évoquer Internet. Or, les avan-
Ensemble 5 140 6 939 7 115 7 425
cées technologiques sont telles que
Sources : URSSAF et Epure (INSEE) au 1er janvier Unité : salarié
nombre de secteurs d’activité entrent (1) la privatisation de France Télécom début 1997 et des modifications de codes APE ont sensiblement modifié les effectifs salariés du secteur des “postes et
télécommunications” depuis cette date.maintenant dans ce champ des “techno-
logies de l’information et de la communi-
LES ÉTABLISSEMENTS NTIC EN HAUTE-NORMANDIE PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
cation” (TIC) et des “nouvelles
Commerce de gros de machines de200
technologies de l’information et de la bureau et de matériel informatique
communication” (NTIC). Ainsi, les sec- Télécommunications
150teurs de l’imprimerie-édition, les services
Conseil en systèmes informatiques
informatiques, l’audiovisuel...font partie
intégrante de ces domaines même s’ils Réalisation de logiciels
100
ne sont pas comptabilisés dans cette
Traitement de données
études. En effet, nous respectons le
50 Activités de banques de donnéescadre de l’OCDE, lequel débat actuelle-
Entretien et réparation de machinesment de l’intégration de ces activités
de bureau et de matériel
informatiquedans sa nomenclature. Dans le même 0
1997 1998 1999 2000esprit, nous communiquons les données
Source : INSEE - SIRENE Unité : établissementissues de deux sources, les URSSAF
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001
SOCIÉTÉlent à Évreux. La Seine-Maritime, quant à LES EFFECTIFS SALARIÉS CONCERNÉS PAR LES TIC EN HAUTE-NORMANDIE PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
elle, emploie 6 175 personnes sur 783 1996 1997 1998 1999
lieux implantés dans 112 communes. Fabrication de machines de bureau et de matériel informatique 1 047 1 004 957 731
Fabrication d’équipements de radio, télévision et communication 5 681 5 578 5 185 5 026
37% des salariés travaillent dans la com- Fabrication d’instruments de mesure et de contrôle (hors électronique médicale) 1 709 1 769 1 837 1 886
Postes et télécommunications (1) 4 787 8 631 8 872 8 959mune de Rouen et les NTIC de l’agglo-
Activités informatiques 1 727 1 720 2 026 2 315
mération rouennaise dans son ensemble
Ensemble 14 951 18 702 18 877 18 917
rassemblent 60% des emplois ; le
Sources : URSSAF et Epure (INSEE) au 1er janvier Unité : salarié
second pôle étant Le Havre avec 12% 1) la privatisation de France Télécom début 1997 et des modifications de codes APE ont sensiblement modifié les effectifs salariés du secteur des “postes et
télécommunications” depuis cette date.
des salariés du département.
LES ÉTABLISSEMENTS TIC EN HAUTE-NORMANDIE PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
600
LES TIC : ÉVOLUTION CONTRASTÉE
500 Fabrication de machines de bureauDES EFFECTIFS
et de matériel informatique
Fabrication d’équipements de radio,400
télévision et communicationLes technologies de l’information et
Fabrication d’instruments de mesurede la communication relèvent d’un do- 300 et de contrôle (hors électronique
médicale)maine qui comprend l’informatique, les
Postes et télécommunications200télécommunications, l’audiovisuel et
Activités informatiquesl’édition ; elles concernent aussi bien des
100
activités de production industrielle que
de services. Ces domaines sont source 0
1997 1998 1999 2000de nouveaux produits, biens et services,
Source : INSEE - SIRENE Unité : établissementet génèrent eux-mêmes des besoins
nouveaux.
D’un champ plus large que celui des Les 137 établissements implantés sur
NTIC, les technologies de l’information et Rouen proposent plus de 3 900 emplois ;
de la communication ont connu, contrai- la deuxième ville est Évreux avec 56 DES INVESTISSEMENTS FAIBLES,
rement aux NTIC, une évolution con- sites et 2 200 travailleurs. En Seine-Mari DES SALAIRES ASSEZ ÉLEVÉS-
trastée des effectifs . En effet, si les time, le deuxième pôle d’emploi est Le
effectifs des NTIC croissent, les effectifs Havre qui voit 1 365 salariés occupés En prenant comme source le fichier
des TIC, par contre, demeurent quasi- dans 96 établissements . Dans l’Eure, le SUSE (1), qui s’intéresse aux entrepri-
ment stables ; le seul secteur qui pro- deuxième pôle est Louviers avec huit ses soumises à l’impôt sur les sociétés,
gresse est celui des télécommunications lieux d’activité pour 600 postes. Mais au du secteur marchand, dont la durée
qui inclut dorénavant les effectifs de la niveau régional, cette ville se situe en d’exercice est de douze mois, les entre-
Poste et distribution de courrier (environ neuvième position pour le nombre d’em prises régionales du secteur des NTIC-
3 000 salariés). Ces TIC représentent plois offerts. Elle est précédée par ne représentent que 1% des entreprises.
près de 3% des emplois proposés en Mont-Saint-Aignan qui offre la particula Pour autant, en 1998, elles dégagent de-
Haute-Normandie. rité d’avoir de nombreuses mais petites fortes valeurs ajoutées (plus de 1 milliard
Notre région occupe dans ce secteur unités (52 sites pour 620 emplois), par de francs) pour un chiffre d’affaires de
2% des effectifs nationaux qui totali- Déville qui, au contraire, n’a que deux 2,6 milliards et rémunèrent leurs salariés
saient 969 000 personnes en 1999 et établissements pour 700 salariés. Sotte plus de 13 000 francs par mois en-
977 000 en 2000 ; ce poids atteignant le ville-lès-Rouen, Saint-Étienne du Rou moyenne. De petite taille, elles investissent-
double pour la fabrication de composants vray et Eu complètent ce palmarès. peu en termes financiers : 64 millions de
électroniques et d’équipements de radio, francs en 1998. La
télévision et communications. Haute-Normandie
POIDS DES TIC DANS L’ÉCONOMIE HAUT-NORMANDE EN 1998
Le département de l’Eure compte est donc encore loin
440 établissements qui emploient 5 600
Salaires d’être dépendante
salariés dans 216 communes et on dé- de ces activitésValeur ajoutée
nombre, en Seine-Maritime, 810 établis-
Effectif salarié moyensements pour 13 300 salariés dans 222
Nombre d’entrepriseslocalités. Le plus important de tous en
termes d’emploi étant Alcatel à Eu avec Chiffre d’affaires
plus de 1 000 employés. Il est suivi par La
Consommation intermédiaire
Poste de Rouen avec 920 salariés. Dans
Investissement
l’Eure, la société Aspocomp à Évreux
occupe, avec 520 salariés, la première 0 0,5 1,0 1,5 2,0
place, devant Philips à Louviers (500 sa-
Source : INSEE - Fichier SUSE 1998 Unité : %lariés). A l’opposé, la région compte 108
établissements sans salarié (dont 59 Champ ICS (industrie, commerce, et services) hors agriculture, administrations publiques, éducation,
(1) système unifié de statisti-
santé et secteur associatif.dans l’Eure) et 63 qui ne compte qu’un ques d’entreprises.
seul salarié (dont 26 en Seine-Maritime).
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001 5ANALYSES CONJONCTURELLES
NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE AU 1ER TRIMESTRE 2001
2,4 MILLIONS DE MÉNAGES
TOUCHÉS PAR LE CHÔMAGE
14,7% des ménages comportant un actif sont Net ralentissement dans l’industrie
concernés par le chômage. Parmi ceux-ci, une large
majorité compte un seul chômeur mais un peu plus Francis COUVOUT
de 210 000 ménages comptent au moins deux de
leurs membres au chômage (dans la moitié des cas,
un jeune et un adulte) et pour 100 000 autres, il s’agit
de la personne de référence et de son conjoint.
Le chômage touche d’abord les familles monopa- En Haute-Normandie, le ralentissement L’activité dans l’automobile s’est re-
rentales (16%) puis les personnes seules (11,6%) et
de l’activité dans l’industrie amorcé à la dressée en début d’année et les pers-enfin les couples dont un seul membre est actif
(8,5%). mi 2000 s’est poursuivi jusqu’au début pectives de production sont favorables
Depuis une dizaine d’années, les différences selon 2001. Une certaine reprise apparaît ce pour les prochains mois.-
le diplôme persistent. 16% des ménages peu diplô- pendant à la fin du 1er trimestre 2001 L’activité dans les biens de consom-més ont un de leur membre au chômage contre 8%
mais il est peu probable que l’on retrouve mation a ralenti au 1er trimestre 2001. Endes ménages diplômés de l’enseignement supérieur.
Conséquence directe du chômage, les ménages les rythmes d’activité de l’année 2000 revanche, les anticipations des indus-
concernés ont un niveau de vie plus faible que les qui étaient vraiment exceptionnels. La triels sont franchement optimistes pour
autres ménages actifs. En 1996, 50% d’entre eux
demande globale reflète fidèlement les prochains mois.avaient un revenu inférieur à 5 000 F alors que 20%
seulement des ménages actifs avaient un niveau de l’évolution de la production. Le niveau
vie inférieur à cette somme. des carnets de commandes, après avoir
Le chômage au sein des ménages / Brunet F., Goux culminé au printemps 2000, ne cesse de UNE ACTIVITÉ SOUTENUE
D., Thiesset C. – In : Insee première. – N° 775 (2001,
diminuer depuis. En revanche, les antici DANS LE BÂTIMENT-mai) ; 4 p.
pations des industriels, bien qu’orientées
TRÈS CHÈRE EAU ! à la baisse, demeurent plus nuancées. Au 1er trimestre 2001, l’activité dans
Les taux d’utilisation des capacités de le bâtiment haut-normand faiblit légèreEn 1998, les tarifs relevés sur les factures d’eau -
3
varient de 9,40 à 23,30 francs le m d’une région à production déclinent et les niveaux des ment mais conserve néanmoins un
l’autre. En fait, les prix reposent d’abord sur les servi- stocks de produits finis remontent. La rythme plus soutenu que les années pré-
ces proposés. Ainsi, les habitants des zones rurales,
part des entreprises en difficulté de tré cédentes à pareille époque. La situation-qui bénéficient d’un service offrant aussi la collecte et
le traitement des eaux usées en station d’épuration, sorerie, qui était tombée en 2000 à son est contrastée selon la taille des entrepri-
3
paient 16,50 francs le m alors que le prix est seule- plus bas niveau depuis 1988, suit à nou ses et le secteur. Dans le gros œuvre-
3
ment de 9,40 francs le m dans les communes où l’on veau une tendance à la hausse depuis comme dans le second œuvre, les PME
collecte les eaux sans les traiter. Du fait des taxes et
3 l’été dernier. La vitesse d’accroissement (de moins de 50 salariés) résistent mieuxredevances plus élevées en zone urbaine (3,50 F/m
contre 2 F en zone rurale), le citadin paie 1 franc de des effectifs qui a culminé au 4e tri et maintiennent un niveau d’activité-
plus que le rural. La palme de la chèreté revient à la mestre 2000 ralentit à nouveau mais presque aussi élevé que les deux trimes-
Haute-Normandie. Les Haut-Normands paient 23,30
3 reste encore nettement positive, ce qui tres précédents. Il est même probable
francs le m en zone rurale, soit 6,80 francs de plus
tranche avec les périodes antérieures à que les réserves sur l’activité prévueque dans l’ensemble des zones rurales. C’est le coût
de l’assainissement qui gonfle notre facture (12 francs 1999. dans les prochains mois, formulées par
3
le m contre 6,30 francs ailleurs). L’activité dans l’industrie agroalimen les dirigeants de ces PME, soientt-
Les tarifs varient aussi selon le mode de gestion
taire, qui a connu un recul très sensible sous-évaluées étant donné le niveau toutde l’eau. Une gestion publique se traduit par des prix
plus bas que celle du secteur privé. au 4e trimestre 2000 lié, en partie, à la à fait exceptionnel de leurs carnets de
Le prix de l’eau à la source / Détré G. ; Ministère de crise de la vache folle, s’est un peu res commandes. Par ailleurs, les carnets de-
l’agriculture et de la pêche. – In : Agreste Primeur. – saisie au 1er trimestre 2001 mais reste des grandes entreprises,
N° 91 (2001, mai) ; 4 p.
très en deçà des cadences du 2e tri sans atteindre de pareils niveaux, sont-
mestre 2000. très nettement plus garnis qu’avant leDE MEILLEURS REVENUS
L’activité dans les biens intermédiai printemps 2000. Le gros œuvre enPOUR LES MASSEURS-KINÉSITHÉRAPEUTES -
DE HAUTE-NORMANDIE res, principal secteur de l’industrie Seine-Maritime et le second dans
En 1998, les masseurs-kinésithérapeutes tirent en haut-normande, suit la même tendance l’Eure font preuve également de plus de
moyenne de leur seule activité libérale un revenu de que l’ensemble de l’industrie mais dynamisme que l’autre secteur dans
179 000 francs. Des disparités existent entre régions.
accuse une chute encore plus brutale. chaque département. Leurs carnets de
Ainsi, les revenus varient de 159 000 francs en
Un léger mieux s’est produit à la fin du commandes sont bien garnis, ce quiIle-de-France à 210 000 francs dans le Limousin.
Les masseurs-kinésithérapeutes de Haute-Nor- 1er trimestre 2001 mais reste encore tranche avec les prévisions nuancées
mandie ont un revenu plus élevé que la moyenne na- trop incertain d’autant plus que les antici- des entrepreneurs. Dans l’ensemble, les
tionale . Ainsi un praticien exerçant dans notre région
pations des industriels pour les pro délais de paiement se sont légèrement-a gagné en moyenne 205 000 francs en 1998. L’expli-
chains mois sont, elles aussi, orientées à allongés mais restent plus courts quecation réside en partie dans le fait que l’offre de soins
étant assez rare (56 masseurs-kinésithérapeutes la baisse. ceux que l’on enregistrait un an avant.
pour 100 000 habitants), le nombre de patients qui L’activité dans les biens d’équipe Les prévisions de recrutement sont aussi-
s’adresse à chacun d’eux s’accroît et leur activité
ment professionnel, après avoir connu nombreuses qu’au trimestre précédentmoyenne augmente. De plus, le poids des charges en
Haute-Normandie est assez faible (44,3% contre une légère reprise en fin d’année 2000, mais les effectifs n’ont que faiblement
47,4% en moyenne pour la France). Des loyers peu subit à nouveau une perte de vitesse. progressé. Il s’agit peut-être là d’une diffi-
couteux en seraient une des principales causes.
Les prévisions des chefs d’entreprise, culté à trouver des personnes qualifiées,
Les masseurs-kinésithérapeutes dans les régions :
sans être optimistes, sont néanmoins si notamment pour les grandes entreprises-offre de soins, revenus et caractéristiques des popu-
tuées à un niveau honorable. du gros oeuvre lations / Audric S. – In : Etudes et Résultats Drees. –
N° 110 (2001, avr.) ; 8 p.
Florence PIMENTA
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001ANALYSES CONJONCTURELLES
LES TAUX DE CHÔMAGE ÉVOLUTION DES TAUX DE CHÔMAGE
AU 1ER TRIMESTRE 2001
16
15Évreux à 7,7% Seine-Maritime
Haute-Normandie
14
François GITTON
Eure
13
in mars 2001, le taux de chômage de la Haute-Nor-
12Fmandie s’établit à 10,5% de la population active en don-
Francenées corrigées des variations saisonnières. En un trimestre, ce
11
taux a baissé d’un demi-point comme les taux départementaux
(l’Eure passe de 9,5% à 9%, la Seine-Maritime de 11,7% à
10
11,2%) ou national (9,2% à 8,7%). Ainsi le chômage dans la
région se maintient à un niveau relativement élevé. La baisse 9
du dernier trimestre a particulièrement profité aux hommes
8de 25 à 49 ans.
1 2 3 41234 1 23412 34123 41Le nombre de personnes à la recherche d’un emploi et
1996 1997 1998 1999 2000 2001
ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois (catégorie 6) a
Source : INSEE Unité : % CVSaugmenté sensiblement au cours du dernier trimestre (données
brutes) pour atteindre un niveau comparable à celui de mars
2000. Ceci plaide pour une transformation du chômage qui est
beaucoup moins uniforme qu’auparavant. La prépondérance de
la catégorie 1, qui est toujours bien réelle, est de moins en
DEMANDEURS D’EMPLOImoins marquée.
Enfin, au niveau infra-départemental, la zone d’Évreux qui Un demandeur d’emploi en fin de mois est une personne inscrite aux
est la moins touchée continue, comme toutes les autres zones ASSEDIC. Les personnes à la recherche d’un emploi sont classées selon
différentes catégories.d’emploi, de voir son chômage diminuer : son taux est désor-
Les personnes inscrites en catégories 1 et 6 sont les plus souvent dé-mais inférieur d’un point au taux de chômage national
nombrées. Ce sont des personnes sans emploi, disponibles, à la re-
cherche d’un emploi à durée indéterminée (CDI) à temps plein (catégorie
1) ou ayant excercé une activité de plus de 78 heures au cours du mois
LES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC EN HAUTE-NORMANDIE (catégorie 6).
(catégorie 1) Les autres catégories correspondent à :
1er trim. 2e trim. 3e trim. 4e trim. 1er trim. - des personnes sans emploi, disponibles, à la recherche d’un CDI à
2000 2000 2000 2000 2001 temps partiel (catégorie 2) ou un emploi à durée déterminée (CDD) tem-
Moins de 25 ans 17 462 16 302 16 245 14 977 14 604 poraire ou saisonnier (catégorie 3).
Hommes de 25 à 49 ans 26 322 24 924 24 326 23 434 21 101 - des personnes non disponibles, sans emploi, à la recherche d’un
Femmes 42 641 40 559 39 843 38 776 36 609 emploi (catégorie 4) ou ayant un emploi et cherchant un autre emploi (ca-
tégorie 5) même à temps partiel (catégorie 7) ou un CDD temporaire ouHaute-Normandie 83 419 79 274 78 046 75 344 70 173
saisonnier (catégorie 8).Eure 21 477 20 548 20 097 19 289 18 052
Seine-Maritime 61 942 58 726 57 949 56 054 52 121
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre CVS
LES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC EN HAUTE-NORMANDIE
(catégorie 6) TAUX DE CHÔMAGE PAR ZONE D’EMPLOI
1er trim. 2e trim. 3e trim. 4e trim. 1er trim.
1er trim. 1er trim.
2000 2000 2000 2000 2001
2000 2001
Eure 6 801 6 731 6 122 5 725 6 096
Dieppe 14,3 13,2Seine-Maritime 14 602 15 343 14 104 13 658 15 109
Le Havre 14,8 13,2
Haute-Normandie 21 403 22 074 20 226 19 383 21 205 Fécamp 13,0 11,8
France 501 700 500 000 462 200 455 800 454 400
Bernay 12,4 10,9Sources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre brut
Pont-Audemer 12,1 10,8
Verneuil-sur-Avre 11,9 10,5
Rouen 11,6 10,3TAUX DE CHÔMAGE
Lillebonne 11,3 10,2
Vallée de la Bresle 10,6 9,9
Le taux de chômage est le rapport du nombre de chômeurs au sens du BIT (Bureau International du Tra-
vail) à la population active. La population active comprend les personnes qui ont un emploi, les chômeurs Gisors 9,4 8,5
et les militaires du contingent. A l’échelon des zones d’emploi, le nombre de chômeurs BIT est évalué à Pays de Bray 9,6 8,1
Vernon 9,6 8,1partir du nombre de demandeurs d’emploi inscrits aux ASSEDIC, catégories 1 et 6. La population active au
Évreux 9,2 7,7
lieu de résidence est calculée à partir de l’emploi estimé au lieu de travail, en supposant que les compor-
tements de déplacements domicile-travail sont restés les mêmes que ceux observés lors du recensement Eure 10,5 9,0
Seine-Maritime 12,5 11,2de la population de 1999.
Haute-Normandie 11,9 10,5
Les taux de chômage sont calculés au niveau France entière, à l’échelon régional, départemental ainsi
France 10,0 8,7
qu’au niveau des zones d’emploi.
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : % CVS
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 6 - Juin 2001 7
CHÔMAGEL’ACTUALITÉ À L’INSEE
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fiches cartographiques de l’INSEE vous permettent de visualiser
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population de 1999 sur un thème.
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mune à la France ou toute agrégation de ces niveaux.
Les fiches PROFIL du recensement de la population de 1999 s’enrichissent au fil du
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- Démographie : évolutions démographiques 1962-1999
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- 1999
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ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION
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et de 13h30 à 17h
d’études. Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32
Indices courants (serveur vocal 24h/24) :Les fiches PROFIL peuvent être éditées sur des zonages de référence qui permettent de se
08 92 68 07 60 (2,21 F/mn)
situer par rapport à d’autres territoires (communes, ou unités urbaines de même taille …) Service vidéotex
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télé-
copie : 3617 INSEE (5,57 F/mn)LES FICHES CARTOGRAPHIQUES : ZOOM CARTOGRAPHIQUE SUR
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn)
UN PHÉNOMÈNE Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
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AVAL, publication mensuelle de huit pages en quadrichromie
ensemble de communes. (10 numéros par an),
“L’année économique et sociale en Haute-Normandie” bilan 2000Les fiches CARTUES du recensement de la population de 1999 s’enrichis-
Cahier d’Aval publié en juin,
sent au fil du temps. Les tableaux économiques de la Haute-Normandie, TEHN 2001.
Six fiches cartographiques sont actuellement disponibles : INSEE Haute-Normandie :
Directeur régional : Jacques JACOB- Démographie : évolutions démographiques 1990-1999
Service des études et de la diffusion : Jean LEMATTRE
- : structure par âge Service statistique : Christian COPENOLLE
Service de l’administration des ressources :Jean-Paul BOCQUET- Activité
- Chômage Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN- Logement
- Ménages © INSEE 2001 - ISSN : 0245-9809 -
Dépôt légal : juin 2001- N° CPPAP : 1543 AD -
Code Sage : AVAL0668
Imprimerie IPP 560 bis, route de DieppeLes fiches CARTOGRAPHIQUES sont directement utilisa-
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