Évolution des niveaux de vie de 1996 à 2001

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Entre 1996 et 2001, le niveau de vie moyen des Français a progressé de 10% hors inflation. Toutes les catégories de la population ont connu une amélioration ; mais c'est aux deux extrémités de la distribution que les niveaux de vie ont le plus fortement augmenté. En termes d'inégalité, ces deux mouvements se compensent presque. Aussi les indicateurs globaux d'inégalité restent-ils stables. En revanche, la pauvreté a baissé d'un point sur la période. Ce sont les catégories dont les revenus sont les plus sensibles à la conjoncture - les actifs et en particulier les plus jeunes d'entre eux - qui ont le plus profité de l'amélioration. Toutefois, les inactifs qui ne disposent pas de revenus propres mais qui vivent avec des actifs ont également bénéficié de cette embellie.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°947 - JANVIER 2004
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Évolution des niveaux de vie
de 1996 à 2001
Nadine Legendre, division Revenus et patrimoine des ménages, Insee
ntre 1996 et 2001, le niveau de vie s’est faite au rythme annuel de 2,4 % à partir
de 1998 après une quasi-stabilité entre 1996moyen des Français a progressé
et 1997.Ede 10 % hors inflation. Toutes les
Le niveau de vie d’un individu est déterminé
catégories de la population ont connu une
par l’ensemble des revenus de son ménage et
amélioration ; mais c’est aux deux extré- la taille de celui-ci. Si les ressources d’une per-
mités de la distribution que les niveaux sonne donnée au sein du ménage sont faibles
de vie ont le plus fortement augmenté. En ou nulles, son niveau de vie reflète davantage
la situation et les revenus des autres person-termes d’inégalité, ces deux mouvements
nes du ménage que sa situation et ses revenusse compensent presque. Aussi les indica-
personnels. L’analyse a néanmoins été menée
teurs globaux d’inégalité restent-ils sta-
au niveau des individus, notamment selon leur
bles. En revanche, la pauvreté a baissé situation vis-à-vis du marché du travail.
d’un point sur la période.
Ce sont les catégories dont les revenus
Des augmentationssont les plus sensibles à la conjoncture -
plus importantes en bas et en hautles actifs et en particulier les plus jeunes
de la distributiond’entre eux - qui ont le plus profité de
l’amélioration. Toutefois, les inactifs qui C’est aux deux extrémités de l’échelle des
ne disposent pas de revenus propres revenus que les niveaux de vie moyens des
mais qui vivent avec des actifs ont égale- individus ont le plus progressé en six ans (gra-
phique 1). Le niveau de vie moyen des 10 % dement bénéficié de cette embellie.
personnes les plus modestes a progressé de
16 % entre 1996 et 2001 ; celui des 10 % les
plus aisées a augmenté de 13%;tandis que la
Entre 1996 et 2001, le niveau de vie moyen hausse n’est que de l’ordre de 8 % pour les
annuel des individus résidant en métropole a catégories médianes.
augmenté de 10 % hors inflation. Il est passé Cette progression plus forte aux deux extré-
en euros constants de 15 000€ en 1996 et 1997 mités s’observe essentiellement à partir de
à16500€ en 2001 (tableau 1). Cette amélioration 1998 (graphique 2). Du côté des bas revenus,
Niveau de vie moyen selon l'activité des individus
En euros 2001 par an
évolution de
1996 1997 1998 1999 2000 2001
1996 à 2001
Actifs 16 000 16 090 16 530 16 950 17 380 17 810 11,3
indépendants 17 370 17 470 18 360 19 870 20 810 20 850 20,1
salariés ou chômeurs 15 860 15 940 16 340 16 660 17 060 17 530 10,5
salariés 12 mois 17 040 17 150 17 530 17 810 18 140 18 560 8,9
salariés 1 à 11 mois et actifs au moins 6 mois 12 800 12 860 13 230 13 400 13 540 14 270 11,5
chômeurs au moins 6 mois et salariés 0 mois 10 570 10 560 10 720 11 120 11 400 11 520 8,9
Inactifs 14 380 14 280 14 570 14 960 15 230 15 500 7,7
étudiants de 18 ans ou plus 14 740 14 450 15 100 15 420 16 010 16 320 10,8
inactifs de 18 à 59 ans 12 630 12 500 12 710 13 030 13 450 13 630 7,9
retraités ou inactifs de 60 ans ou plus 14 900 14 820 15 090 15 470 15 640 15 930 6,9
1
Enfants de moins de 18 ans 13 980 14 060 14 270 14 570 14 940 15 340 9,7
Ensemble de la population 15 020 15 050 15 390 15 780 16 150 16 540 10,1
Champ : individus appartenant à des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est ni étudiante ni
militaire du contingent
1. Toutes les personnes de moins de 18 ans sont considérées comme enfants quelle que soit leur occupation
Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI
INSEE
PREMIEREles évolutions positives de niveaux de Les plus hauts revenus, plus souvent avec le seuil à 50% de la médiane qu’à
vie sont à relier aux revalorisations des tirés d’une activité d’indépendant ou de 60%. Cette baisse signifie que le niveau
prestations sociales et des revenus de cadre supérieur, sont eux plus sensibles de vie de certaines des personnes les
remplacement. Ces deux types de à la conjoncture que ceux des catégo- plus en difficulté s’est rapproché de la
revenus constituent effectivement les ries intermédiaires. Ces revenus du médiane.
deux tiers des revenus des plus modes- décile supérieur sont donc plus favora- En 2001, 3,6 millions de personnes ont
tes. Ainsi, l’allocation de rentrée sco- blement orientés à partir de 1998 avec la un niveau de vie inférieur à la
laire a été portée de 1000 francs à 1600 reprise de l’activité. Ils ont, par ailleurs, demi-médiane du niveau de vie, soit
francs en 1997. Son versement a, en bénéficié de la bonne tenue des revenus 6,1 % de la population.
outre, été étendu aux familles d’un seul du patrimoine sur l’essentiel de la
enfant qui ne perçoivent pas d’autres période.
prestations familiales en 1999. L’allo- Ces progressions des très hauts et des Les personnes les plus proches
cation de solidarité spécifique (ASS) a très bas revenus n’entraînent quasiment du marché du travail
été nettement revalorisée à partir de pas de modification de l’inégalité car
ont le niveau de vie le plus élevé
1998, sans compter la prime excep- elles se compensent (tableau 2).
tionnelle versée en décembre depuis la Mesurée par le rapport interdécile, elle
même année. Par ailleurs, à partir de montre certes une légère tendance à la Au sein de la population, se côtoient
1998, les anciens agriculteurs ont baisse mais à la limite de la significati- actifs et inactifs. Les actifs sont les per-
bénéficié du plan mis en œuvre par la vité. En revanche, la réduction des iné- sonnes qui ont occupé un emploi ou ont
Mutualité Sociale Agricole pour assu- galités apparaît plus clairement à travers été au chômage au moins 6 mois sur 12.
rer à chacun d’eux une retraite mini- les taux de pauvreté. Ceux-ci ont dimi- Sur l’ensemble de la période consi-
male. nué d’un point en six ans, aussi bien dérée, ces derniers ont connu de plus
fortes progressions de leur niveau de vie
Évolution des niveaux de vie moyens entre 1996 et 2001 dans chaque décile que les inactifs dont les revenus sont
de la population plus inertes (11 % contre 8 %). Cela a
% amplifié l’écart entre les deux catégo-
18
ries. Les personnes actives ont, en
16
2001, un niveau de vie supérieur de
14 15 % en moyenne à celui des inactifs. Le
12 niveau de vie moyen d’un actif se situe
à17800€, celui d’un inactif à 15 500€.10
Cet écart traduit l’éloignement du marché8
du travail. Ainsi, un salarié qui a travaillé
6
toute l’année a un niveau de vie de
4
18 600€ alors que celui d’une personne
2 qui, dans le même temps, a connu au
0 moins six mois de chômage et n’a pas
10 20 30 40 50 60 70 80 90 Quantiles
du tout travaillé, s’élève à 11 500 € en
Champ : individus appartenant à des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence moyenne.
n'est ni étudiante ni militaire du contingent
Effectivement, le niveau de vie d’un chô-Lecture : le niveau de vie moyen des individus qui appartenaient aux 10% les plus modestes de la population en 2001 a progres-
sé de 16,3% par rapport à celui des 10% d'individus les plus modestes en 1996 meur dépend de ses revenus propres
Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI (allocations, prestations…) mais aussi
de ceux des autres membres du ména- Évolution des niveaux de vie moyens dans quelques déciles de la population
ge qui eux, peuvent avoir un emploi.
%
7
Indicateurs d'inégalité des niveaux6
moins de c10 de vie sur l'ensemble de la population
5
1996 1997 1998 1999 2000 20014
au-delà de c90entre c10 et c20
C90/C10 3,35 3,34 3,26 3,23 3,27 3,23
3 C50/C10 1,83 1,83 1,79 1,77 1,78 1,77
C90/C50 1,83 1,83 1,82 1,83 1,84 1,83
2
indice
entre c40 et c60 entre c80 et c90 de Gini (%) 27,1 27,0 26,8 26,9 27,2 27,21
taux de pauvreté
0 à 50% (%) 7,2 6,9 6,7 6,4 6,5 6,1
1996-97 2000-011997-98 1998-99 1999-2000 taux de pauvreté
à 60% (%) 13,5 13,4 12,8 12,3 12,7 12,4Champ : individus appartenant à des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence
n'est ni étudiante ni militaire du contingent
erLecture : c10 désigne la limite du 1 décile Lecture : voir tableau 3
Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREentre avril 1996 et mars 1997, cette entre 1996 et 2001, certains régimes deLa baisse du chômage entraîne
période était en moyenne de 6,5 mois ; retraite, notamment complémentaires,mécaniquement une hausse
en 2001, elle est de 6,9 mois. Le niveau en but à des difficultés financières n’ont
du niveau de vie moyen des actifs
de vie de cette catégorie reste néan- procédé qu’à des revalorisations
moins inférieur d’environ 25% à celui des modestes, voire nulles. Par ailleurs
Outre les indépendants, la population personnes qui ont travaillé douze mois depuis 1987, les retraites du régime
des actifs comprend les salariés et chô- comme salarié. général et des régimes assimilés sont
meurs. Sur un an, on peut décomposer indexées sur les prix. Aussi, les règles
cette dernière catégorie en trois : les per- de revalorisations des retraites ont glo-
Le niveau de vie des retraitéssonnes qui ont travaillé douze mois, celles balement ralenti la progression du
qui n’ont connu que le chômage et celles niveau de vie des retraités.a peu progressé
qui ont alterné emploi salarié et chô- De plus, en 1997, les revenus de rem-
mage. Les indépendants ont indéniable- Par définition hors du marché du travail, placement, dont les pensions de retraite,
ment bénéficié de la reprise économique les retraités sont, parmi les inactifs, ceux subissent une augmentation de plus
car leur niveau de vie augmente deux dont le niveau de vie a le moins augmenté d’un point des prélèvements sociaux.
fois plus fortement que celui des autres (7%). Leur revenu comprend essentiel- Toutefois, les retraités les plus modes-
actifs. Mais la source utilisée ne permet lement des pensions de retraite. L’évolu- tes sont exonérés.
pas une étude précise de leurs revenus. tion des découle d’une part, Les autres catégories d’inactifs, bien
Le niveau de vie des autres actifs, sala- des revalorisations fixées par les diffé- que n’étant pas elles-mêmes insérées
riés et chômeurs, a également pro- rents régimes de retraites et, d’autre part sur le marché du travail, ont profité de la
gressé plus vite (10,5%) que celui des de la modification de la population des reprise de l’emploi à travers les person-
inactifs (7,7%). Cette amélioration est retraités d’une année sur l’autre. nes actives avec lesquelles elles vivent.
surtout due à la forte régression du chô- De fait, chaque année les plus âgés des En effet, par convention, tous les indivi-
mage. Le nombre de chômeurs a dimi- actifs deviennent retraités tandis que dus d’un ménage ont le même niveau de
nué de 24% sur l’ensemble de la période certains retraités disparaissent du vie. Aussi, le niveau de vie des enfants
considérée tandis que l’effectif des per- champ (par décès ou en entrant en et des inactifs qui vivent avec des actifs
sonnes ayant exercé une activité maison de retraite). Ce renouvellement (étudiants, femmes au foyer) a-t-il évo-
salariée pendant toute l’année a aug- des générations de retraités tire à la lué plus favorablement que celui des
menté de 11%. Cette recomposition de hausse le revenu moyen de cette caté- retraités.
la population des salariés et chômeurs a gorie. En effet, les « jeunes » généra-
entraîné mécaniquement une augmen- tions bénéficient de droits à la retraite
L’écart se creuse entretation du niveau de vie moyen des actifs. plus importants que les plus anciennes
Par ailleurs, l’amélioration du marché du car, d’une part, elles ont profité des salariés-chômeurs
travail et ses conséquences sur les améliorations de couverture de cer- et retraités
niveaux de vie sont visibles à un niveau tains régimes et, d’autre part, les fem-
plus fin encore. Les personnes qui ont mes ont connu des carrières plus Dernier élément de comparaison du
alterné chômage et activité salariée ont complètes. niveau de vie entre actifs et inactifs : la
vu leur niveau de vie progresser davan- Mais, la majorité des retraités une année dispersion des niveaux de vie de
tage que la moyenne (11,5%). Leur donnée l’était déjà l’année précédente. l’ensemble des salariés et chômeurs et
période d’activité s’est effectivement Leur retraite dépend donc des décisions des retraités que l’on peut assimiler
allongée de deux semaines en six ans : prises par les organismes verseurs. Or, approximativement aux actifs et aux
Niveau de vie des retraités Indicateurs d'inégalité des niveaux de vie des salariés-chômeurs et retraités
et salariés ou chômeurs
1996 1997 1998 1999 2000 2001
euros 2001
Population des salariés et chômeurs
17 500rapport interdécile (C90/C10) 3,12 3,14 3,11 3,06 3,04 3,03
C50/C10 1,80 1,81 1,79 1,77 1,75 1,75 salariés
ou chômeursC90/C50 1,74 1,74 1,74 1,73 1,74 1,73
Indice de Gini (en %) 25,2 25,4 25,2 25,2 25,1 25,2
16 500Population des retraités
rapport interdécile (C90/C10) 2,87 2,86 2,84 2,86 2,88 2,82
C50/C10 1,64 1,62 1,60 1,62 1,61 1,59
C90/C50 1,75 1,77 1,77 1,77 1,78 1,77 retraités
15 500Indice de Gini (en %) 24,7 24,7 24,5 24,7 24,9 24,7
Champ : individus appartenant à des ménages dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence
n'est ni étudiante ni militaire du contingent
Lecture : C10 désigne la limite du décile inférieur du niveau de vie des individus, C90 celle du décile supérieur et C50 la mé-
14 500
diane. Les 10% les plus modestes de la population ont un niveau de vie inférieur ou égal à C10, le niveau de vie des 10% les plus 1996 1997 1998 1999 2000 2001
aisés est supérieur à C90, C50 partage la en deux parts égales.
Champ : individus appartenant à des ménages dont le reve-L'indice de Gini est un indicateur synthétique des inégalités.
nu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de ré-Le taux de pauvreté correspond à la proportion des personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (50% ou
férence n'est ni étudiante ni militaire du contingent60% du niveau de vie médian). En 2001, le seuil à 50 % de la médiane est égal à 602€ par mois et par unité de consommation.
Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGISource : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdont la personne de référence n’est ni étu-inactifs, les indépendants et les inactifs 15 400 €, celui des personnes de 50 à
diante, ni militaire du contingent et dont lenon retraités étant relativement peu 59 ans s’élève à 19 800 €. Ce sont ces
revenu déclaré est positif ou nul.
nombreux. deux tranches d’âge qui ont le plus pro-
Le niveau de vie moyen de l’ensemble fité de la reprise de l’emploi puisque, leur Définitions
« salariés et chômeurs » est supérieur à niveau de vie a augmenté de 13 % sur
celui des retraités : 17 500 € pour les l’ensemble des six années. Les jeunes,
Niveau de vie : il est égal au revenu dispo-premiers et 15 900 € pour les seconds dont la situation est plus sensible à la
nible du ménage divisé par le nombre d’uni-en 2001 (graphique 3). Mais entre 1996 conjoncture, ont particulièrement bénéfi-
tés de consommation. Le niveau de vie est
et 2001, l’écart s’est fortement creusé, cié de la reprise de l’emploi puisque le
donc le même pour tous les individus d’un
passant de 1 000€ constants à 1600€. nombre de chômeurs de cet âge a été même ménage.
Par ailleurs, les niveaux de vie des divisé par près de deux. Revenu disponible : il comprend les reve-
nus déclarés au fisc et les prestations impu-retraités sont moins dispersés que ceux
tées, nets des impôts directs. Trois impôtsSourcesdes salariés et chômeurs (tableau 3). En
directs sont pris en compte : l’impôt sur le
fait, le rapport de la médiane à la limite
revenu, la taxe d’habitation et les contribu-
supérieure du premier décile est nette- Les résultats de cette étude sont issus des tions sociales généralisées (CSG) et contri-
ment plus faible chez les retraités enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001. bution à la réduction de la dette sociale
Cette opération réalisée chaque année (CRDS).(C50/C10) alors que le rapport entre la
s’appuie sur les déclarations fiscales d’un Les unités de consommation (uc) ont étélimite inférieure du décile le plus élevé et
échantillon représentatif de ménages. De calculées selon l’échelle d’équivalence dite
la médiane est identique dans les deux
23 000 ménages en 1996, l’échantillon a de l’OCDE modifiée qui attribue 1 uc au pre-
populations (C90/C50). été porté à 45 000 en 1997 puis à 70 000 mier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres
En revanche, les indicateurs ne permet- ménages à partir de 1998. personnes de 14 ans ou plus et 0,3 aux en-
Les résultats sont donc basés sur les reve- fants de moins de 14 ans.tent pas d’identifier d’évolutions signifi-
nus déclarés au fisc qui comprennent les Tous les niveaux de vie sont indiqués encatives des inégalités au sein de chacune
revenus d’activité indépendante ou sa- euros 2001, c’est-à-dire déflatés de l’évolu-
des deux sous-populations des salariés
lariée, les indemnités de chômage, les re- tion des prix.
et chômeurs comme des retraités. venus du patrimoine (sauf ceux qui sont L’activité individuelle est déterminée à par-
exonérés d’impôts ou soumis au prélève- tir du calendrier de l’activité exercée au
ment libératoire), les retraites et pensions. cours d’une période de 12 mois qui s’étend
Ils sont complétés par des estimations des d’avril n à mars n+1 pour les revenus por-Les 18 à 29 ans ont le plus
revenus sociaux (prestations familiales, tant sur l’année n. L’activité prime sur
profité de la reprise de la fin
prestations logement et minima sociaux). l’inactivité : une personne est considérée
des années quatre-vingt-dix Le champ de l’étude est celui des individus comme active si elle s’est déclarée active
appartenant à des ménages ordinaires au moins 6 des 12 mois. Une personne est
considérée comme active occupée à partirL’opposition actifs - inactifs se retrouve
du moment où elle a été active au moins 6 Niveau de vie des individusentre les plus jeunes adultes et leurs
mois dont un mois ou plus en emploi.selon leur âgeaînés. En effet, le niveau de vie des 18-
euros 200159 ans a augmenté de 12 % entre 1996
Pour en savoir plus
19 500et 2001 tandis que celui des plus de 60
ans n’a progressé que de 6 %. En
18 500
20011996, les deux catégories avaient le « Revenus et patrimoine des ménages »
17 500
Synthèses n°28 , Insee 1999même niveau de vie (un peu plus de
« Revenus et patrimoine des ménages »16 50015 000€ constants). Six ans plus tard,
Synthèses n°65 , Insee 2002
celui des moins de 60 ans est supé- 15 500
1996 « Deuxième rapport sur le revenu, la pau-
rieur de 7,5%. 14 500 vreté et l’exclusion sociale » Statistiques
L’utilisation de tranches d’âge plus fines sociales européennes, Eurostat édition
13 500
2002moins 18 à 30 à 40 à 50 à 60 à 70 ansmontre que le niveau de vie en euros
de 18 ans 39 ans 49 ans 59 ans 69 ans29 ans et plus « Les effets des transferts nets sur les bascroît avec l’âge jusqu’à la cinquantaine
revenus dans le cas de familles non compo-Champ : individus appartenant à des ménages dont le reve-puis diminue au-delà (graphique 4). En
sées de personnes âgées ». Revue écono-nu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de ré-
2001, les jeunes de 18 à 29 ans dispo- mique de l’OCDE, n°22, Michael F. Förster,férence n'est ni étudiante ni militaire du contingent
sent d’un niveau de vie annuel de Source : enquêtes revenus fiscaux de 1996 à 2001, Insee-DGI Paris 1994.
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