FEMMES ET HOMMES FACE À L'EMPLOI : OÙ EN SOMMES-NOUS ?

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LES DOSSIERS DE 00 100 5 95 5 75 5 25 5 N°90 - MARS 2008 012 € FEMMESETHOMMESFACEÀL'EMPLOI: OÙENSOMMES-NOUS? 00 100 5 95 5 75 5 25 5 0 00 100 5 95 5 75 5 25 5 0 00 100 5 95 5 75 5 25 5 0 00 100 5 95 5 75 5 25AVANT-PROPOS 5 0 En un siècle, la situation des femmes dans la famille, dans l’activité et dans l’emploi s’est profondément etransformée. Le XX siècle est d’abord marqué par la montée de la scolarisation des filles : 624 étudiantes et 27 000 étudiants en France en 1900, plus de 1 000 000 étudiants et près de 1 300 000 étudiantes en 2006. La réussite scolaire des filles s’affirme à tous les niveaux du système éducatif. C’est aussi le siècle où se construit l’égalité des droits entre les femmes et les hommes : droit de vote des femmes en 1944, évolutions fortes du droit de la famille et maîtrise de la procréation, suppression des obstacles à leur insertion sur le marché du travail, lois sur l’égalité professionnelle, etc. Peut-on dans ces conditions penser que l’égalité professionnelle est acquise ? En France, au cours des dernières décennies, le rapport à l’activité et à l’emploi des femmes a fortement changé. En France, le taux d’activité des femmes âgées de 25 à 49 ans a augmenté pour passer de 58,6% en 1975 à 81,1% en 2005 ; celui des hommes a légèrement reculé de 97,0% en 1975 à 94,4% en 2005. La part des femmes chez les cadres a également progressé passant de 16% en 1962 à 37% en 2005.
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En un siècle, la situation des femmes dans la famille, dans l’activité et dans l’emploi s’est profondément
etransformée. Le XX siècle est d’abord marqué par la montée de la scolarisation des filles : 624 étudiantes et
27 000 étudiants en France en 1900, plus de 1 000 000 étudiants et près de 1 300 000 étudiantes en 2006.
La réussite scolaire des filles s’affirme à tous les niveaux du système éducatif. C’est aussi le siècle où se construit
l’égalité des droits entre les femmes et les hommes : droit de vote des femmes en 1944, évolutions fortes du droit
de la famille et maîtrise de la procréation, suppression des obstacles à leur insertion sur le marché du travail, lois
sur l’égalité professionnelle, etc. Peut-on dans ces conditions penser que l’égalité professionnelle est acquise ?
En France, au cours des dernières décennies, le rapport à l’activité et à l’emploi des femmes a fortement
changé. En France, le taux d’activité des femmes âgées de 25 à 49 ans a augmenté pour passer de 58,6% en 1975
à 81,1% en 2005 ; celui des hommes a légèrement reculé de 97,0% en 1975 à 94,4% en 2005. La part des
femmes chez les cadres a également progressé passant de 16% en 1962 à 37% en 2005. Sur le marché du travail,
les comportements d’activité féminins se rapprochent des comportements masculins.
En dépit de la forte augmentation du niveau d’éducation et de l’activité des femmes, les disparités
professionnelles et sectorielles ainsi que les inégalités salariales n’ont pas disparu. Les modes d’entrée et
d’engagement des femmes dans l’activité professionnelle restent différents. Environ la moitié des actives
appartiennent à la catégorie socioprofessionnelle des employés et les deux tiers travaillent dans la santé,
l’éducation, l’action sociale, l’administration et le commerce. L’écart entre les salaires masculins et féminins,
qui s’était progressivement réduit, tend à stagner depuis le début des années 2000. Le travail à temps partiel ou
le développement de certains types d’emploi, en particulier dans le secteur des services à la personne,
expliquent en grande partie les différences salariales.
Où en sommes-nous dans la région Nord-Pas-de-Calais ? Patience et longueur de temps conduiront-elles à
une plus grande égalité professionnelle ?
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Cette étude est le fruit d'une collaboration entre l'Insee et le Corif (Collectif régional pour l'information et la formation des femmes).
Quesoientremerciés tous ceuxquiontparticipéàsarédaction:
5 25Véronique COCHARD et Nicole GADREY (Corif ),
Émilie DEQUIDT, Danièle LAVENSEAU, Delphine LÉGLISE et Jean-Christophe VANDEPUTTE (Insee).
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DIRECTEUR de la PUBLICATION : Jean-Jacques MALPOT
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COORDINATION du DOSSIER : Danièle LAVENSEAU et Delphine LÉGLISE
COORDINATION TECHNIQUE du DOSSIER : Fabrice CARLIER
SUIVI PARTENARIAL : Véronique COCHARD et Nicole GADREY (Corif )
CONTRIBUTION aux ÉTUDES : Danièle LAVENSEAU, Delphine LÉGLISE et Jean-Christophe VANDEPUTTE
RÉDACTEURenCHEF : Jean-Luc VAN GHELUWE
SECRÉTAIRE de RÉDACTION : Francine LEDUC
MAQUETTE, COUVERTURE et COMPOSITION : Fabrice CARLIER
VENTE : par correspondance CNGP-Insee BP 402 80004 AMIENS CEDEX ou via Internet : www.webcommerce.insee.fr
Tél. : 03 20 62 86 66 - TÉLÉCOPIEUR : 03 20 62 88 03
PHOTOGRAPHIESdeCOUVERTURE:©Corif
IMPRESSION : LA MONSOISE
SOMMAIRE
Avant-propos .......................................................................................................... 01
En bref .................................................................................................................... 04
De l’école à l’emploi ................................................................................................. 07
11Des différences d’insertion sur le marché du travail ..................................................
Des comportements d’activité qui se rapprochent,
19des professions et conditions d’emploi qui diffèrent .................................................
Comparaison des situations sur le marché du travail en Europe ............................... 26
.................................................................................................................. 29Annexes
Pour comprendre ces résultats
Pour en savoir plus - Sites Internet
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION RÉGIONALE NORD-PAS-DE-CALAIS
00 100130, avenue du Président J.F. Kennedy - BP 769 - 59034 LILLE CEDEX
DIRECTEUR RÉGIONAL : Jean-Jacques MALPOT
5 95
SERVICE ADMINISTRATION DES RESSOURCES : Brigitte RABIN
SERVICE STATISTIQUE : Jean-Christophe FANOUILLET
5 75
SERVICEÉTUDESETDIFFUSION : Aurélien DAUBAIRE
CPPAP 517 AD ISSN 0395-8647 ISBN 978-2-1105-2326-6
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Dépôt légal Mars 2008 © Insee 2008
Imprimerie LA MONSOISE - 5, avenue Léon Blum - 59370 MONS-EN-BAROEUL 5
Téléphone : 03 20 61 98 44 - Courriel : contact@imprimerie-monsoise.com
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Une meilleure réussite scolaire des filles à relativiser à l'aune des choix de formation
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Le constat classique portant sur la meilleure réussite des filles à l'école, observée selon les résultats au
baccalauréat ou la poursuite d'études supérieures, se confirme. En 2006, dans le Nord-Pas-de-Calais, la
proportion des bachelières au sein d'une génération atteint 66%, celle des bacheliers 55%. Les filles sont
également plus nombreuses que les garçons à poursuivre des études supérieures. Elles représentent plus de
55% des effectifs de l'enseignement supérieur.
Ce constat doit être relativisé à l'aune des choix de formation et d'orientation. Il apparaît ainsi que ce sont les
filières de formation à « employabilité plus immédiate » qui sont privilégiées par les garçons : enseignement
professionnel, sections de techniciens supérieurs du domaine secondaire, écoles d'ingénieurs, etc. Parmi les
sortants du système éducatif en juin 2005 dans le Nord-Pas-de-Calais, 36% des garçons sont en activité
professionnelle sept mois après leur sortie contre 29% des filles. L'écart des taux d'emploi entre garçons et
filles se retrouve en faveur des garçons et ce, quel que soit le niveau de diplôme. En moyenne de 7 points, il
s'élève à 16 points pour les bacheliers.
Six femmes sur dix sont actives dans le Nord-Pas-de-Calais
Bien qu'en hausse régulière au cours des dernières décennies, le taux d'activité des femmes reste inférieur à
ercelui des hommes. Au 1 janvier 2005, selon les enquêtes annuelles de recensement, le taux d'activité des
femmes âgées de 25 à 54 ans est de 76% en Nord-Pas-de-Calais, soit 18 points de moins que celui des hommes.
Cet écart est le plus élevé des régions métropolitaines. En moyenne nationale, 11 points séparent le taux
d'activité des hommes du taux d'activité des femmes.
Le taux d'activité a tendance à augmenter avec le niveau de diplôme. Pour les femmes âgées de 15 à 64 ans, il
e evarie de 45% au niveau du certificat d'études primaires à 80% au niveau du 2 ou 3 cycle universitaire.
Dans son ensemble, la population active féminine est plus diplômée que la population active masculine et ce,
dans la région comme en moyenne nationale. En Nord-Pas-de-Calais, 13% des femmes actives âgées de 15 à
64 ans n'ont aucun diplôme contre 16% des hommes. À l'opposé, 29% des femmes actives sont diplômées du
supérieur contre 23% des hommes.
Un contexte régional de chômage élevé qui touche aussi bien les femmes que les hommes
Dans le Nord-Pas-de-Calais, le taux de chômage des femmes est élevé, tout comme celui des hommes.
erAu 1 janvier 2005, pour les femmes âgées de 15 à 64 ans, il est supérieur de 3 points à la moyenne des régions
de province et supérieur de 4 points pour les hommes âgés de 15 à 64 ans.
L'écart entre les taux de chômage féminins et masculins est un peu moins marqué en Nord-Pas-de-Calais,
3, 0 points, qu'en moyenne des régions de province, 3,5 points.
Plus des trois quarts des femmes et des hommes en emploi stable
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5 95Plus des trois quarts des actifs occupés sont en emploi « stable » en 2005. Les hommes se retrouvent plutôt
sur des contrats à durée indéterminée du secteur privé, les femmes sur des emplois de la fonction publique.
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En Nord-Pas-de-Calais, la sphère publique occupe 36% des femmes actives contre 19% des hommes actifs. Les
femmes représentent ainsi 60% des effectifs de la sphère publique contre 62% en moyenne des régions de province.
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Forte polarisation des emplois féminins sur quelques secteurs d'activité
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erAu 1 janvier 2005, les emplois occupés par les femmes se situent essentiellement dans les activités de services.
En effet, 74% des postes de travail salariés occupés par les femmes relèvent des activités de services contre 48%
des postes de travail salariés occupés par les hommes. Les postes de travail salariés occupés par les femmes se
retrouvent plus particulièrement dans l'administration, l'éducation, la santé ou l'action sociale.
Les femmes sont majoritaires dans huit des vingt-trois catégories socioprofessionnelles recensées dans les
déclarations annuelles de données sociales (DADS), à commencer par les employés administratifs d'entreprise,
les professions intermédiaires de la santé et du travail social et les personnels des services directs aux particuliers.
Entre la fin de l'année 2000 et la fin de l'année 2005, la plupart des catégories socioprofessionnelles se sont
féminisées, y compris celles pour laquelle la proportion de femmes était déjà élevée : +2,5 points par exemple
pour la catégorie des employés administratifs d'entreprise. Elle s'est également élevée dans certaines catégories
principalement occupées par les hommes. La part des femmes parmi les chauffeurs a, par exemple, augmenté
de 3 points sur la période.
Une femme sur deux dans la catégorie socioprofessionnelle des employés
La part des femmes progresse chez les cadres ou dans les professions intermédiaires. Entre 2002 et 2005, elle est
ainsi passée de 26% à 28% chez les cadres et professions intellectuelles supérieures et de 43% à 45% dans les
professions intermédiaires. Dans la catégorie des employés, la part des femmes reste stable à 71% sur la période.
Globalement, selon les enquêtes annuelles de recensement, en 2005, près de 50% de la population active
féminine ayant un emploi relève de la catégorie des employés, un peu plus de 25% de celle des professions
intermédiaires, un peu plus de 10% de celle des ouvriers et un peu moins de 10% de celle des cadres.
Près du tiers des femmes travaille à temps partiel
Plus de 32% des emplois occupés par les femmes sont à temps partiel contre 6% des emplois occupés par les
hommes. Cette forme d'emploi est plus fréquente chez les personnes les moins diplômées : 44% des femmes ne
disposant d'aucun diplôme travaillent à temps partiel. Elle l'est également pour les emplois aidés : 67% des femmes
en emploi aidé sont à temps partiel. Enfin, la proportion d'actifs, hommes et femmes, occupés à temps partiel varie
d'un secteur d'activité à un autre : de 36% dans les services aux particuliers à moins de 5% dans l'industrie.
Des écarts de salaires hommes-femmes difficiles à quantifier précisément
En 2005, la rémunération mensuelle nette moyenne d'un homme atteint 1 816 euros contre 1 527 euros pour
une femme. Les hommes de la région employés à temps complet gagnent ainsi 19% de plus que les femmes dans
la même situation. En tenant compte des effets liés à l'âge et la catégorie sociale des salariés à temps complet mais
aussi du secteur d'activité et de la taille de leur établissement employeur, l'écart entre salaires masculins et
féminins se réduit à 12%, soit 7 points de moins que la différence salariale toutes conditions confondues.
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5 95Pour les deux sexes, le salaire horaire net médian du salarié à temps plein est supérieur au salaire horaire net
médian du salarié à temps partiel. Pour les hommes, il est de 9,7 euros à temps plein pour 8,9 euros à temps
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partiel ; pour les femmes, ils sont respectivement de 8,9 euros et 7,8 euros.
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De l’école à l’emploi
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Le constat classique portant sur la meilleure réussite des filles à l’école, observée selon les résultats
0au baccalauréat ou la poursuite d’études supérieures, se confirme. Il doit être relativisé à l’aune
des choix de formation et d’orientation. Il apparaît ainsi que ce sont les filières de formation les
plus « rentables » professionnellement qui sont privilégiées par les garçons.
En Nord-Pas-de-Calais, en 2006, la proportion des bacheliers au sein d’une génération
atteint 60,4% contre 64,3% en moyenne nationale. Les filles accèdent plus souvent au bac-
calauréat que les garçons. En effet, dans la région, 65,8% des filles ont décroché leur
baccalauréat contre 55,3% des garçons. En France métropolitaine, ces parts sont respective-
ment de 69,9% et 58,9%. La différence entre la région et la France métropolitaine s’explique
notamment par une moindre proportion de bacheliers des baccalauréats généraux au sein
d’une génération (respectivement 30,2% contre 34,8%).
Des filières scolaires En Nord-Pas-de-Calais, comme au niveau national, les filles sont majoritaires en terminale
sexuées dès le secondaire… dans le cycle général (57,1%) et technologique (54,4%) tandis que les garçons le sont dans le
cycle professionnel (55%). De plus, les filières sont nettement sexuées à l’intérieur de chaque
cycle. Ainsi dans le cycle général, les filles sont particulièrement nombreuses dans les séries
littéraires (79,8% en terminale L) et économiques (63,4% en terminale ES) et moins dans les
séries scientifiques (46,9% en terminale S). Dans le cycle technologique, les filles sont sur-
tout présentes dans le domaine tertiaire, 57,3% en terminale STG et 92,6% en SMS. Elles ne
représentent que 7,2% des effectifs en terminale STI. Dans le cycle professionnel, certaines
filières portant sur le domaine secondaire (production) sont à plus de 90% masculines.
Glossaire
Terminale STI : Sciences et technologie industrielles SMS : médico-sociales
Terminale STG : Sciences et technologie de gestion
IUT : Institut universitaire technologique (cursus sanctionné par un DUT)
STS : Sections de techniciens supérieurs (cursus par un BTS)
IUFM : Institut universitaire de formation des maîtres (formation des enseignants des
écoles maternelles et primaires)
CPGE : Classes préparatoires aux grandes écoles (classes préparant principalement aux
concours des écoles d’ingénieurs)
… qui influent sur Le choix de la filière dès le second cycle d’enseignement n’est pas anodin puisqu’il détermine
l’orientation en grande partie l’orientation post-baccalauréat (cf. graphiques 1a et 1b). Ainsi, les bache-
post-baccalauréat liers issus d’une série scientifique ont devant eux un large choix de formations, depuis les
disciplines générales de l’université, dont la médecine, jusqu’aux classes préparatoires aux
grandes écoles. Les choix sont plus ciblés pour les autres bacheliers.
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La poursuite d’études selon la série du baccalauréat est globalement la même pour les filles et
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pour les garçons, les cursus étant identiques en termes de matières, horaires ou coefficients,
5 75mais présente aussi quelques différences. Dans la série S par exemple, les bachelières poursui-
vent plus que les bacheliers leurs études à l’université ou dans les autres formations,
notamment paramédicales ou sociales, que dans les classes préparatoires aux grandes écoles,
les IUT ou les STS.5 25
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0Insee Nord-Pas-de-Calais - Dossiers de Profils n° 90 - Mars 2008-0700 100
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Graphique 1a : Poursuite d'études dans l'enseignement supérieur en 2006-2007
pour les bacheliers généraux de l'académie de Lille par sexe
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Source : Ministère de l'Éducation nationale - Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance
Graphique 1b : Poursuite d'études dans l'enseignement supérieur en 2006-2007
pour les bacheliers technologiques de l'académie de Lille par sexe
Source : Ministère de l'Éducation nationale - Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance
Note de lecture : En France métropolitaine pour la session 2006-2007, la quasi-totalité des bacheliers généraux, les trois quarts des bacheliers
technologiques et moins d’un quart des bacheliers professionnels poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur.
Les filles sont plus Globalement, les filles sont plus nombreuses que les garçons à poursuivre des études supé-
rieures. Elles représentent ainsi 55,3% des effectifs de l’enseignement supérieur en 2006 ennombreuses à poursuivre
des études supérieures Nord-Pas-de-Calais alors que leur part dans la population régionale âgée de 18 à 24 ans est
de 49,7%. La part des étudiantes dans la région est proche de la moyenne nationale de
55,9%.
Au sein de l’enseignement supérieur, la proportion de filles diffère nettement d’une forma-
tion à une autre (cf. graphique 2). Elle varie ainsi de 33% environ dans les formations
00 100d’ingénieurs à plus de 70% dans les études paramédicales, le social ou à l’IUFM. Entre 1998
et 2006, le classement des différentes formations a peu changé. Seuls les taux de féminisation
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des CPGE, des écoles d’architecture et des formations d’ingénieurs hors université ont
sensiblement augmenté passant respectivement de 32,9% à 37,9%, de 37,2% à 49,1% et de5 75
21,7% à 40,3%. Les formations les plus féminisées en 1999 ont tendance à l’être encore
davantage en 2006, comme l’IUFM qui est passé de 69,2% à 71,7% de femmes ou les écoles
paramédicales de 80,2% à 82,0%.
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008- Insee Nord-Pas-de-Calais - Dossiers de Profils n° 90 - Mars 2008

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