Hausse de l'emploi sur dix mois - Enquête sur l'emploi de janvier 1999

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Entre mars 1998 et janvier 1999, le chômage a reculé chez les femmes et les diplômés mais a augmenté chez les hommes de plus de 50 ans et les non-diplômés. En dix mois, l'ancienneté moyenne de chômage s'est raccourcie de 1,2 mois. Parallèlement, l'emploi continue d'augmenter fortement. La progression des emplois à temps partiel est moindre et le poids du sous-emploi s'atténue.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 658 JUIN 1999
Hausse de l’emploi sur dix mois
Enquête sur l’emploi de janvier 1999
Marie Annick Mercier et François Brunet, Division Emploi, Insee
Baisse du chômagentre mars 1998 et janvier 1999, le
des plus diplôméschômage a reculé chez les femmesEet les diplômés mais a augmenté Le diplôme constitue une bonne protection
face au chômage. Entre mars 1998 et jan chez les hommes de plus de 50 ans et les
vier 1999, les écarts entre les diplômés et
non diplômés. En dix mois, l’ancienneté les autres se sont creusés. Ainsi, tandis que
moyenne de chômage s’est raccourcie dele taux de chômage des non diplômés et
des titulaires d’un CEP a augmenté de 0,51,2 mois. Parallèlement, l’emploi continue
point, celui des titulaires d’un BEPC, CAP
d’augmenter fortement. La progression ou BEP est resté stable et celui des bache
erdes emplois à temps partiel est moindre liers et des diplômés du 1 cycle a baissé
(respectivement de 0,3 et 0,4 point). Enfinet le poids du sous emploi s’atténue.
e ecelui des diplômés du 2 ou 3 cycle s’est
réduit de 0,5 point.
En données brutes, il y avait 3 060 000 Entre mars 1998 et janvier 1999, le taux de
chômeurs en janvier 1999 d’après l’enquête chômage ouvrier a augmenté de 0,4 point. Il
sur l’emploi. En données corrigées des va est resté inchangé pour les cadres supé
riations saisonnières, le taux de chômage rieurs et professions intellectuelles supé
mensuel au sens du BIT calé sur les résul rieures. Il a baissé de 0,3 point pour les
tats de l’enquête sur l’emploi a baissé de 0,5employés et de 0,5 point pour les profes-
point entre mars 1998 et janvier 1999 et le sions intermédiaires. Depuis 1994, c’est le
nombre de chômeurs s’établit à 2 985 000 taux de chômage le plus bas pour ces deux
en janvier 1999. L’écart tient surtout à la sai catégories (respectivement, 14,1 % et 6,3 %).
sonnalité du chômage. Il y a en effet, struc
turellement plus de chômage en janvier On reste moins longtemps
qu’en mars parce que d’une part, l’afflux des au chômage
jeunes sur le marché du travail entre juin et
septembre s’est moins résorbé en janvier Entre mars 1998 et janvier 1999, l’ancienne
qu’en mars, et d’autre part, il y a tradition té moyenne de chômage s’est raccourcie
nellement moins d’activité en janvier (cf. fortement, passant de 16 à 14,8 mois (tableau 2) .
pour comprendre ces résultats). Certaines La proportion de personnes en chômage de
évolutions sur 10 mois données par l’enquête longue durée s’est réduite après deux néesan
sont à analyser avec précaution, lorsque les de hausse : (38 % contre 41 % en mars 1998).
fluctuations saisonnières sont importantes. Ce raccourcissement touche globalement aussi
Tous âges confondus, en données brutes, lebien les femmes que les hommes mais plus
taux de chômage des hommes est resté faiblement les hommes de plus de 50 ans.
inchangé à 10,2 % alors que celui des fem L’amélioration du marché du travail depuis
mes a baissé de 0,2 point à 13,6 %. Pour 1997 a encouragé les inactifs à vouloir re
ces dernières, le taux de chômage s’est prendre un emploi et les actifs occupés à
réduit dans chaque classe d’âge, même démissionner pour chercher un autre travail.
chez les plus jeunes ; en revanche, le tauxLa part des reprises d’activité dans les cau
de chômage des hommes n’a baissé que ses de recherche d’un emploi a augmenté
pour les 25 49 ans (tableau 1). La forte de 0,5 point et concerne les hommes comme
diminution des effectifs appelés sous les les femmes. Celle des recherches faisant
drapeaux ajoutée à l’effet "janvier" a entraî suite à une démission a augmenté de 0,4
né une hausse du chômage des jeunes hom point, essentiellement pour les hommes.
mes de 2,3 points ; de ce fait, le taux de Néanmoins, la fin d’un emploi à durée limi
chômage des jeunes (hommes et femmes) tée reste la principale cause de recherche
ayant entre 15 et 24 ans est passé de 25,4d’un emploi et sa part parmi les motifs de
à 26,6 %. La part des chômeurs dans l’en recherche (40,8 %) s’est encore sensible
semble de la population des moins de 25 ment accrue depuis mars 1998 (+ 0,9 point).
ans est passée de 7,1 à 7,5 %. La part des sorties du système éducatif a
INSEE
PREMIERE1 1Chômage : plus on est diplômé, plus on est protégé Chômage : l’ancienneté moyenne baisse de 16 à 14,8 mois
Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999
Chômeurs (milliers)
Ancienneté moyenne de chômage (mois)
Ensemble 2 935 3 099 3 152 3 050 3 060
Ensemble 14, 6 14, 7 15, 0 16, 0 14, 8Hommes 1 360 1 461 1 523 1 437 1 452
Hommes 14, 3 14, 0 14, 4 15, 5 14, 4Femmes 1 575 1 638 1 629 1 613 1 608
Taux de chômage selon le sexe et l’âge (%) Femmes 14, 9 15, 3 15, 5 16, 4 15, 2
Ensemble 11,6 12,1 12,3 11,8 11,8 Proportion de personnes au chômage depuis 1 an ou plus (%)
15 24 ans 25,9 26,4 28,1 25,4 26,6
Ensemble 39, 5 36, 9 38, 9 41, 1 38, 225 49 ans 10,7 11,4 11,5 11,2 11,0
50 ans et plus 7,7 8,0 8,5 8,4 8,5 Hommes 38, 7 34, 7 36, 8 40, 1 37, 1
Hommes 9,8 10,4 10,8 10,2 10,2 15 24 ans 19, 0 17, 8 20, 2 21, 4 17, 9
15 24 ans 21,0 22,1 24,6 21,9 24,2
25 49 ans 40, 7 34, 9 36, 9 40, 5 37, 4
25 49 ans 8,9 9,6 9,9 9,5 9,2
50 ans et plus 57, 8 56, 5 58, 9 60, 3 59, 850 ans et plus 7,3 7,8 8,0 7,8 8,0
Femmes 13,9 14,2 14,2 13,8 13,6 Femmes 40, 3 38, 8 40, 8 41, 9 39, 1
15 24 ans 32,2 31,9 32,8 30,0 29,7
15 24 ans 23, 3 19, 5 22, 6 20, 0 20, 4
25 49 ans 12,9 13,6 13,4 13,3 13,2
25 49 ans 42, 5 40, 6 42, 1 43, 7 39, 950 ans et plus 8,2 8,4 9,2 9,2 9,1
50 ans et plus 60, 6 62, 1 60, 7 61, 7 58, 3Taux de chômage selon le diplôme (%)
Répartition des chômeurs selon les circonstances de la recherche (%)Sans diplôme ou CEP 16,5 17,2 17,5 17,4 17,9
BEPC, CAP, BEP 10,7 11,4 11,5 11,1 11,1
Fin d’emploi à durée limitée 35, 3 38, 2 38, 0 38, 9 40, 8
Baccalauréat 10,1 10,4 11,4 11,0 10,7
Licenciement 32, 9 30, 3 29, 6 28, 5 26, 4Bac + 2 7,4 7,5 8,2 7,5 7,1
Diplôme supérieur 6,9 7,4 7,3 6,8 6,3 Démission 6, 7 5, 6 5, 5 5, 6 6, 0
Taux de chômage de quelques catégories sociales (%) Fin d’études 7, 9 8, 3 9,3 9,5 9,7
Cadres, prof. intel. sup. 5,0 4,6 5,1 4,5 4,5 Fin de service national 2,3 2,1 2,5 2,0 2,0
Prof. intermédiaires 6,7 7,0 7,0 6,8 6,3
Reprise d’activité 9,4 9,7 9,2 9,3 9,8
Employés 14,7 14,8 14,4 14,4 14,1
Autres circonstances 5,5 5,9 5,9 6,2 5,4Ouvriers 14,2 15,3 15,8 14,7 15,1
1. Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travail (BIT). Un chômeur est une personne en âge de trav5 ans ailler ou plus(1 ) qui (a) recherche un emploi avec démarches
effectives,est disponible et qui n’a pas eu d’occupation professionnelle au cours de la semaine de référence ; ou qui is(b) ponible et a trouvest d é un emploi qui commence plus tard.
Le taux de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rapporté à la population active totale (salariés y compris ent, non s conting alariés, chômeurs).
Source : Enquêtes Emploi,Insee
augmenté uniquement pour les hom si l’on tient compte de la date particu ployeurs, à leur compte ou salariés de
mes (+ 0,6 point contre 0,3 pour leslière de l’enquête. L’activité est tradi leur propre entreprise ( 15 000).
femmes). Celle des licenciements a tionnellement un peu moins forte en Globalement l’emploi salarié a progres-
régressé plus fortement que les an janvier qu’en mars et surtout, la sé de 249 000 personnes. La hausse
nées précédentes : elle est de 26,4 % hausse ne porte que sur dix mois. est particulièrement forte pour les
en janvier 1999 contre 28,5 % en mars Les jeunes ne participent pas à cetemplois permanents du secteur privé
1998 et 29,6% en mars 1997. accroissement : le nombre de jeunes (+ 302 000). Au contraire, les effectifs
Les chômeurs acceptent plus souvent actifs occupés a régressé de 0,8% parsalariés de l’État et des collectivités
de passer par un emploi à durée limitéerapport à mars 1998, en raison de l’ef locales ont diminué de 111 000 dont
ou à temps partiel même s’ils cherchentfet "janvier" et d’une diminution des 67 000 militaires du contingent et
avant tout un emploi permanent ou à effectifs du contingent ( 67 000), 32 000 personnes dans les postes et
temps complet. En dix mois, la part descomptés parmi les salariés. La haussetélécommunications.
chômeurs qui ne cherchent pas exclusi provient essentiellement de la classe Les emplois à durée limitée (intérim,
vement un emploi permanent a aug des 50 ans ou plus (+ 5,2 % depuis apprentissage, contrats aidés, CDD)
menté de 2,5 points et celle de ceux quimars 1998) qui continue d’absorber continuent de progresser mais moins
ne cherchent pas exclusivement un em les générations issues du baby boom. fortement qu’entre mars 1997 et mars
ploi à temps complet, de 1 point. Suivant la tendance passée, elle concerne 1998 (+ 58 000 contre + 151 000). Ils
davantage les femmesque les hommes expliquent un quart de la hausse de
(respectivement + 146 000 et + 72 000l’emploi intervenue depuis dix moisL’emploi continue
personnes). contre plus de la moitié de celle enre de s’améliorer
Comme les années précédentes, l’em gistrée de mars 1997 à mars 1998. Le
Le nombre de personnes ayant un em ploi salarié à lui seul soutient la nombre d’intérimaires augmente de
ploi a de nouveau progressé : hausse du nombre d’actifs occupés. nouveau mais moins vite que les deux
+ 218 000 en dix mois. Il s’établit à Cependant, la diminution du nombre dernières années : + 34 000 depuis
22 923 000 personnes, soit un taux d’emplois non salariés est sensible mars 1998 contre + 83 000 entre mars
d’emploi de 48,2 % légèrement supé ment moins marquée que les années 1997 et 1998 et + 57 000 de mars
rieur à celui de mars 1998 (tableau 3). précédentes ( 32 000 sur dix mois ; 1996 à mars 1997. Le ralentissement
Plus faible que celle enregistrée en entre - 60 000 et 75 000 par an de est remarquable chez les jeunes pour
mars 1998 (+ 275 000 personnes en 1995 à 1998). Mais contrairement à lesquels l’effectif intérimaire a pro-
un an), cette hausse reste importante mars 1998, elle affecte aussi les em gressé seulement de 5,1 % sur les dix
¸˚1Population active occupée : les emplois à durée Sous emploi BIT : baisse parmi les temps partiels
limitée expliquent un quart de la hausse En milliers
Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999
Population active occupée (milliers) Personnes travaillant à temps partiel recherchant un temps complet
Ensemble 22 344 22 492 22 430 22 705 22 923 ou un temps partiel supplémentaire
Hommes 12 551 12 611 12 552 12 651 12 723
Ensemble 552 565 598 637 583
Femmes 9 793 9 881 9 878 10 054 10 200
Hommes 157 160 170 181 1611
Taux d’emploi (%)
Femmes 395 405 428 456 423
Ensemble 48, 2 48, 2 47, 7 48, 1 48, 2
Personnes travaillant à temps partiel ne recherchant pas un autre emploi
Proportion d’actifs occupés à temps partiel (%)
mais souhaitant travailler davantage
Ensemble 15, 5 15, 8 16, 6 17, 1 17, 2
Ensemble 754 794 875 858 835
Hommes 5, 0 5, 2 5, 4 5, 6 5, 5
Hommes 161 172 178 183 165Femmes 28, 9 29, 5 30, 9 31, 6 31, 7
Femmes 593 622 697 675 670Statut des emplois (milliers)
Taux de sous emploi parmi les emplois à temps partiel (%)Non salariés 3 005 2 932 2 864 2 802 2 770
Salariés dont : 19 339 19 561 19 566 19 904 20 153 Ensemble 37,8 38,2 39,5 38,5 36,0
Intérimaires 287 273 330 413 447 Hommes 51,0 50,9 51,6 51,5 46,3
2
CDD 752 790 849 906 892 Femmes 34,9 35,3 36,8 35,6 33,8
Apprentis 194 219 234 257 276
Personnes travaillant à temps complet et ayant involontairement3
Contrats aidés 442 451 417 405 424
travaillé moins que d’habitude4
Durée habituelle moyenne de travail des salariés (heures par semaine)
Ensemble 217 213 143 126 217
Temps complet 39, 9 39, 9 39, 8 39, 7 39, 6
Hommes 158 163 104 93 166Temps partiel 22, 6 22, 7 22, 6 22, 9 22, 9
Femmes 595039 33 51
1. Part des actifs occupés dans la population totale.
2. Contrats à durée déterminée (hors État, collectivités locales). 1. Pour le BIT, l’emploi inclut notamment les personnes dites en situation de sous emploi "qui
3. Contrats d’aide à l’emploi (CES, CIE...) et stages de la formation professionnelle classéstravaillent involontairement moins que la durée normale du travail dans leur activité et qui
dans l’emploi au sens des critères du BIT. étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou disponibles pour un tel travail". La notion
4. Durée déclarée par les salariés ayant un horaire hebdomadaire habituel. de sous emploi construite à partir de l’enquête Emploi regroupe les trois catégories ci-dessus.
Source : Enquêtes Emploi, Insee Source : Enquêtes Emploi, Insee
derniers mois contre 28,3 % entre à 22,9 heures par semaine alors que Légère reprise de l’emploi
mars 1997 et 1998. Pour la première la durée du travail à temps complet dans la construction
fois depuis mars 1995, le nombre de continue de décroître faiblement pour
La hausse du nombre d’emploisCDD a diminué ( 14 000 par rapport à la troisième année consécutive.
concerne uniquement les secteursmars 1998). Il a régressé de 3,1 % Par ailleurs, le travail à temps partiel
secondaire et tertiaire. Elle exclutchez les jeunes et de 1,5 % chez les semble un peu moins soumis aux cain ontr
l’agriculture qui perd 28 000 person adultes. L’apprentissage continue de tes du marché du travail qu’il y a dix
nes et dont le poids dans l’emploi conti-se développer (+ 19 000). Le nombremois. En particulier, le nombre de per
nue de se réduire (4,2 % contre 4,4 %de personnes en contrats aidés, qui sonnes exerçant à temps partiel et
dix mois avant). L’industrie s’est enri reculait depuis 2 ans, s’est accru de cherchant effectivement à travailler
chie de 58 000 actifs supplémentaires,19 000. Cette hausse concerne essen- davantage a diminué de 8,5 % par rap-
soit 1,4 % de plus qu’en mars 1998.tiellement les hommes jeunes et sur port à mars 1998 (tableau 4). De ce
Dans le secteur de la construction, latout adultes. Au total, chez les 15 24fait, le taux de sous emploi parmi les
création de 8 000 emplois sur dix moisans, le passage par les emplois à du emplois à temps partiel a régressé de
marque un terme à l’hémorragie desrée limitée apparaît plus important 38,5 % en mars 1998 à 36 % en jan
emplois qui se poursuivait depuis deuxen janvier 1999 qu’en mars 1998. Envier 1999. Ce recul est particulièrement
ans ( 100 000 personnes entre marsdix mois, le poids de ces formes sensible chez les jeunes ( 4,3 points
1996 et 1998). Le secteur tertiaire a ded’emploi dans l’emploi salarié des depuis mars 1998). Il concerne essen
nouveau gagné 182 000 personnes.jeunes est ainsi passé de 44,8 % à tiellement les secteurs du commerce et
Sa part dans l’emploi total s’est ampli 46,6 %. des services.
fiée, passant de 70,7 % à 70,9 % entreEn revanche, le nombre de personnes
mars 1998 et janvier 1999. La créationà temps complet en situation de chô Moindre progression
d’emplois a été particulièrement vivemage technique a fortement augmen du travail à temps partiel
dans le domaine des services aux entre té. Il s’élève à 217 000 personnes, soit
Le développement du travail à temps prises (+ 172 000 en dix mois) dont con 91 000 de plus qu’il y a dix mois. Cet
partiel a ralenti, pour les hommes seils et assistance (y comprisaccroissement est dû à la date particu
comme pour les femmes : 17,2 % des informatiques) et intérim. En revanche, leslière de l’enquête. En effet, il touche
actifs occupés travaillaient à temps effectifs employés dans l’administrationplus particulièrement les secteurs de
partiel en janvier 1999 (17,1 % en mars affichent une diminution de 108 000 person l’agriculture et de la construction dont
1998). En même temps, la durée habi nes (moins 4,2 % en dix mois), principa-le niveau d’activité est assez dépen
tuelle du travail à temps partiel, qui avait lement dans le secteur de la défensedant des conditions climatiques, plus
plutôt tendance à s’allonger, se stabilise (comprenant les militaires du congent).ntidéfavorables en janvier qu’en mars.
˝?Ainsi, sur 3 060 000 chômeurs BIT, 274 000
Taux d’activité : en hausse de 0,2 point se déclarent non inscrits. A l’inverse, au total,
1 625 000 personnes se déclarent inscrites à
Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janvier 1999 l’ANPE mais ne sont pas classées comme
chômeurs BIT.Population active (milliers)
Issus d’une enquête par sondage, les résul Ensemble 25 279 25 590 25 582 25 755 25 983
tats fournis ici sont affectés d’erreurs aléa Hommes 13 910 14 070 14 075 14 088 14 175
toires. Ainsi, l’écart type du taux deFemmes 11 368 11 520 11 507 11 667 11 808
1 chômage global est d’environ 0,15 point.Taux d’activité (%)
L’effet “ janvier ”Ensemble 54,5 54,8 54,4 54,5 54,7
Hommes 62,3 62,7 62,3 62,0 62,0 La population active et le chômage connais
ans 32,815 24 32,5 31,4 30,9 32,1 sent une évolution saisonnière. En effet, les
25 49 ans 95,4 95,6 95,3 95,1 94,7 jeunes finissent leurs études entre les mois
50 ans et plus 32,4 33,7 34,2 34,5 35,2 de juin et septembre pour la plupart alors
que les départs à la retraite et les fins d’ac Femmes 47,2 47,6 47,2 47,6 47,9
tivité sont répartis tout au long de l’année.ans 26,715 24 25,9 24,5 25,0 24,6
25 49 ans 78,3 78,6 78,2 78,7 79,1 De plus, il y a un peu moins d’emplois en
janvier qu’en mars parce que les conditions50 ans et plus 20,6 21,6 22,1 22,7 23,7
climatiques sont plus difficiles en janvier.
1. Rapport entre la population active (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs) et la population totale.
En moyenne sur les années 1996 1999, il y
Source : Enquêtes Emploi, Insee a, en janvier, 135 000 demandeurs d’em
ploi inscrits dans la catégorie 1 de l’ANPE
de plus qu’en mars, et 93 000 dans les
catégories 1 et 6 (chiffres bruts).L’amélioration de l’emploi a surtout profité mes de moins de 25 ans : + 1,2 point
De l’enquête Emploi à la série mensuelleaux cadres supérieurs dont les effectifs en dix mois. Le taux d’activité des
du chômage BITont augmenté de 3,1 % de mars 1998 hommes de 15 24 ans n’a donc pas
Aux chômeurs de l’enquête Emploi, onà janvier 1999. Les employés et les pro-été affecté par la diminution des effec
ajoute le nombre de chômeurs hors du
fessions intermédiaires en ont aussi béné tifs du contingent. Ainsi, les jeunes champ de l’enquête (c’est à dire hors mé
nages ordinaires), estimé à partir du dernierficié, avec respectivement une hausse de concernés par cette réduction semblent
recensement de la population pour obtenir
1,6 % et de 1,4 %. Le nombre d’ouvrierss’être orientés plutôt vers le marché du le nombre de chômeurs au sens du BIT à la
fin de janvier 1999.est en hausse de 0,8 %. Seules les pro travail que vers une prolongation de
Comme chaque année, la série du nombrefessions indépendantes, en particulier leurs études.
de chômeurs BIT et celle des taux mensuels
les agriculteurs, ont enregistré une baisse de chômage sont révisées pour tenir compte
des résultats de la dernière enquête Emploi.de leurs effectifs.
La révision porte sur les séries des quatre
dernières années (cf. Informations rapides
n°176 du 22 juin 1999).Pour comprendre ces résultatsL’activité en hausse
chez les hommes jeunes
L’enquête Emploi a eu lieu en janvier au lieu
La population active rassemble pres de mars en raison du recensement. En jan
vier 1999, environ 75 000 ménages ont ré que 26 millions de personnes, soit un EstimationEnquêtepondu à l’enquête, soit quelque 150 000 Chômage mensuelle engain de 228 000 par rapport à mars Emploipersonnes âgées de 15 ans ou plus. Cette au sens du BIT fin de mois(brut)
enquête couvre les seuls "ménages ordinai (CVS)1998. Cette progression de 0,9 % est
res", ce qui exclut la plupart des personnes
Taux de chômage (%)supérieure à celle déjà enregistrée en vivant en foyer.
en janvier 1999 11,8 11,5
tre mars 1997 et 1998. Cependant, la L’enquête Emploi est la seule source qui en mars 1998 11,8 12,0
permette de mettre en oeuvre la définition Chômeurs hausse réelle est amplifiée par la date 3060 000 2 985 000du chômage au sens du Bureau Internatio d’enquête : entrejanvier et mars, la po nal du Travail (BIT) et d’établir le lien entre en mars 1998 3 050 000 3 088 000
les chômeurs au sens du BIT et les deman pulation active se réduit des départs à
deurs d’emploi décomptés par l’Agence na la retraite durant ces deux mois. Le tionale pour l’emploi (ANPE). Pour en savoir plus
taux d’activité s’établit à 54,7 % soit
0,2 point de plus qu’en mars 1998. La
"Le taux de chômage a reculé de 0,5 point
tendance à la réduction de l’écart en Classement à l’enquête en un an", Insee première n°593, juin 1998.
Inscrits à l’ANPE
selon les normes BITtre le taux d’activité des femmes (qui Enquête sur l’emploi 1998. Résultats dé
taillés, Insee Résultats n°617 618, septem Chômeurs 2 786 000est passé de 47,6 % à 47,9 %) et celui
bre 1998, série Emploi Revenus. Enquête
Inactifs n’ayant pas effectué dedes hommes (qui a stagné à 62,0 %) sur l’emploi 1999. Résultats détaillés, Insee
démarche effective de recherche 506 000 Résultats, série Emploi Revenus, à paraître.se poursuit.
Inactifs non disponibles 148 000 Marché du travail Séries longues, Insee Résul La hausse du taux d’activité est parti
tats n°610 611, juin 1998 (ou sur disquettes).Actifs occupés 971 000
culièrement sensible chez les hom
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