Hausse spectaculaire du chômage dans la région

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Chômage Hausse spectaculaire du chômage dans la région Certains atouts de la région Rhône-Alpes, comme une forte présence de l'industrie et une large ouverture internationale, se sont révélés défavorables en 2009 avec l'aggravation de la crise économique mondiale. Cette situation a entraîné une sérieuse dégradation du chômage. n forte progression annuelle (+ 2 points contre 1,8 à Ainsi, le nombre d'emplois intérimaires en équivalent temps 1E l'échelon national ), le taux de chômage régional s'est plein a reculé de 30 % par rapport à 2008. Le recul des établi au quatrième trimestre 2009 à 9 % (9,6 % en reprises d'emploi (- 5 %) a contribué également à moyenne nationale), à un niveau jamais atteint depuis l'aggravation du chômage, surtout au premier semestre dix ans. 2009 (- 15 % par rapport au six premiers mois de 2008). Confirmant ce mouvement, le nombre des chômeurs Parmi l'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits à 2inscrits à Pôle Emploi en catégories A,B,C Pôle Emploi en fin d'année 2009, 70,5 % (plus de (354 655 personnes concernées à fin décembre 2009) s'est 250 000 personnes) n'exerçaient aucune activité accru l'an dernier, dans la région, à un rythme très élevé. professionnelle ; près de 13,5 % (48 000) occupaient un Il atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis décembre emploi d'une durée inférieure ou égale à 78 heures et 16 % 1998, en hausse de 22 % en données corrigées des (56 500) un emploi de plus de 78 heures.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Chômage
Hausse spectaculaire du chômage dans la région
Certains atouts de la région Rhône-Alpes, comme une forte présence de l'industrie et une large
ouverture internationale, se sont révélés défavorables en 2009 avec l'aggravation de la crise
économique mondiale. Cette situation a entraîné une sérieuse dégradation du chômage.
n forte progression annuelle (+ 2 points contre 1,8 à Ainsi, le nombre d'emplois intérimaires en équivalent temps
1E l'échelon national ), le taux de chômage régional s'est plein a reculé de 30 % par rapport à 2008. Le recul des
établi au quatrième trimestre 2009 à 9 % (9,6 % en reprises d'emploi (- 5 %) a contribué également à
moyenne nationale), à un niveau jamais atteint depuis l'aggravation du chômage, surtout au premier semestre
dix ans. 2009 (- 15 % par rapport au six premiers mois de 2008).
Confirmant ce mouvement, le nombre des chômeurs Parmi l'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits à
2inscrits à Pôle Emploi en catégories A,B,C Pôle Emploi en fin d'année 2009, 70,5 % (plus de
(354 655 personnes concernées à fin décembre 2009) s'est 250 000 personnes) n'exerçaient aucune activité
accru l'an dernier, dans la région, à un rythme très élevé. professionnelle ; près de 13,5 % (48 000) occupaient un
Il atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis décembre emploi d'une durée inférieure ou égale à 78 heures et 16 %
1998, en hausse de 22 % en données corrigées des (56 500) un emploi de plus de 78 heures. Conséquence
variations saisonnières, contre 18 % à l'échelon national. du ralentissement de l'activité économique, le nombre de
Si cette augmentation a été quasiment continue au cours demandeurs d'emploi en activité réduite a progressé en
de l'année 2009, elle n'a pas été uniforme : très rapide au moyenne annuelle à un rythme nettement moins élevé
premier trimestre (+ 11 %) mais nettement moins soutenue (respectivement + 10 % et + 7 %) que celui des chômeurs
par la suite. sans emploi (+ 30 %).
L'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi
1 Toutes références aux données nationales concernent la France métropolitaine.est due notamment à la poussée des inscriptions 2 En l'absence d'indications contraires, les données porteront sur l'ensemble des demandeurs d'emploi
liées à un licenciement économique (+ 66 %) et au de catégories A, B, C, c'est-à-dire les personnes sans emploi (catégorie A) et celles occupant une
activité réduite, de moins de 78 heures (catégorie B) ou de plus de 78 heures (catégorie C).ralentissement très important du recours à l'intérim.
Des taux de chômage plus élevés dans le sud et l'ouest, mais une aggravation plus marquée dans le nord-est
Taux de chômage par zone d'emploi
au quatrième trimestre 2008 au quatrième trimestre 2009
Bourg-en- Bourg-en- Chablais ChablaisGenevois- Genevois-Bresse Bresse OyonnaxFrançais Beaujolais-Beaujolais- Oyonnax Français
Vallée- Vallée-de-Val-de-Saône Val-de-Saône
Roanne de-l'Arve l'ArveRoanneAmbérieu Ambérieu AnnecyAnnecy BelleyBelley
Lyon Lyon Loire- Loire- Bourgoin-Bourgoin-
centre centre ChambéryLa Tour-du-Pin TarentaiseLa Tour-du-pin Chambéry TarentaiseSaint- Saint- Vienne-Vienne-
Étienne Étienne RoussillonRoussillon Voiron Voiron
Annonay Annonay Maurienne Maurienne
Drôme- Drôme- Romans-Saint-Romans- GrenobleArdèche-Nord Ardèche-Nord Marcellin GrenobleSaint-Marcellin en %
Drôme-Ardèche- Drôme-Ardèche- en %10,5 à 15
Centre Centre 10,5 à 15Crest-Die 09,0 à 10,5 Crest-Die
Aubenas Drôme- Drôme-Aubenas 0 9,0 à 10,57,5 à 9,0Ardèche- Ardèche-
9,0Sud Sud 7,5 à06,0 à 7,5
06,0 à 07,55,4 à 6,0
Source : Insee, DARES
12 L’année économique et sociale 2009 - Dossier n°155
© IGN-Insee 2010
© IGN-Insee 2010Chômage
Forte poussée des demandeurs d'emploi Demandeurs d'emploi en activité réduite
de catégorie A du fait de la crise Le dispositif des activités réduites d'un emploi temporaire (fort
permet aux demandeurs d'emploi deÉvolution du nombre des demandeurs d'emploi en Rhône-Alpes ralentissement de l'intérim), la part
milliers sans emploi ou en activité réduite (en moyenne annuelle) cumuler le revenu d'une activité des activités réduites est retombée à
350 réduite avec le maintien partiel de moins de 29 % (après 32,5 % en
leurs indemnités de chômage, 2008).
300 instaurant ainsi une catégorie En outre, la répartition des
intermédiaire entre l'emploi et le demandeurs d'emploi en activité
250
chômage. réduite de longue durée (catégorie C)
Si l'on remonte aux douze dernières et de courte durée (catégorie B) a200
évolué de manière significative. Toutannées, la proportion des
150 demandeurs d'emploi en activité en restant majoritaire, la part des
réduite a eu tendance à croître
100
fortement, mais de manière irrégulière, réduite de longue durée (plus
avec un minimum de 18 % en 1997 de 78 heures) parmi l'ensemble des50
demandeurs d'emploi de catégories2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 et un maximum de 33 % en 2007.
En 2009, dans un contexte de crise B et C a nettement diminué, passantSans emploi (cat. A) Activité réduite courte - moins de 78 h (cat. B)
aggravée, défavorable à l'exercice entre 1997 et 2009 de 61 % à 52 %.
Activité réduite longue - plus de 78 h (cat. C)
Source : DARES - Ministère de l'Emploi
Pour comprendre les résultats
Comme à l'échelon national, l'aggravation du chômage
Les nouvelles catégories A,B et C entrées en vigueur en mars 2009 sonta concerné toutes les populations, mais surtout les
constituées à partir des catégories 1, 2, 3, 6, 7 et 8 correspondant auxhommes : + 29 % sur un an, soit une évolution deux fois
demandeurs d'emploi tenus d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi.
plus rapide que pour les femmes (+ 15 %). Cet écart tient
La nature de l'emploi recherché diffère selon les catégories : catégories 1 et
au fait que la crise économique a affecté en priorité
6 (emploi à durée indéterminée et à temps plein) ; catégories 2 et 7 (emploi à
l'industrie, secteur à dominante masculine.
temps partiel) ; catégories 3 et 8 (emploi temporaire ou saisonnier).
Les jeunes demandeurs d'emploi (+ 25 % sur un an) et Catégorie A : regroupement des catégories 1, 2 et 3 pour les demandeurs
ceux âgés de 50 ans et plus (+ 26 %) ont été d'emploi n'ayant exercé aucune activité réduite.
proportionnellement plus affectés que les personnes de Catégorie B : regroupement des catégories 1, 2 et 3 pour les demandeurs
25 à 49 ans (+ 20 %), dont le poids reste toutefois d'emploi ayant exercé une activité réduite de 78 heures ou moins dans le
dominant. mois.
Reflet des difficultés importantes de reclassement, Catégorie C : regroupement des catégories 6, 7 et 8 pour les demandeurs
le chômage de longue durée n'a cessé de progresser d'emploi ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures dans le mois.
en 2009. Fin décembre 2009, 102 664 demandeurs
d'emploi étaient inscrits à Pôle Emploi depuis au moins Aucune zone d'emploi n'a été épargnée. Sur un an,
un an contre 74 406 en 2008, évolution de dix points plus le taux de chômage s'est dégradé dans toutes les zones
forte qu'en moyenne nationale (+ 38 % contre + 28 %). de la région, mais principalement dans celles de Belley,
Cependant, la part du chômage de longue durée demeure du Genevois français, d'Annecy, de Bourgoin-la-Tour-du
moins élevée en Rhône-Alpes (29 %) que dans l'ensemble Pin, de Crest-Die, de Voiron mais aussi de la Vallée de
de la France (33 %). l'Arve et d'Oyonnax qui ont souffert du ralentissement de
l'activité dans le secteur de l'automobile. Selon les zonesLa situation s'est aggravée dans tous les
d'emploi, les évolutions du taux de chômage se sontdépartements de la région, plus fortement dans le nord-
situées entre + 2,8 points pour le territoire de Belley etnord-est, traditionnellement moins confronté au demande
+ 1,4 point pour celui de Drôme-Ardèche-Nord et Annonay.d'emploi en hausse de + 32 % en Haute-Savoie, + 27 %
Bien que très différenciées, ces évolutions ont faiblementen Savoie et + 26 % dans l'Ain. À l'inverse, les
modifié la hiérarchie des zones : les taux les plus élevésdépartements du sud et de l'ouest (Ardèche, Drôme, et
concernent toujours Aubenas (13,3 %), Oyonnax (11,9 %)Loire), caractérisés par un chômage important, ont
et Drôme-Ardèche-Sud (11,7 %) ; les plus faibles, laenregistré les plus faibles progressions : entre + 11 % et
Maurienne (7 %), Bourg-en-Bresse (7,1 %) et+ 17 %. Le Rhône et l'Isère se situent, quant à eux, dans
Annecy (7,7 %).la moyenne régionale, avec respectivement + 22 %
Christine Jakse, Jean-Marc Dupontet + 21 %.
DIRECCTE Rhône-AlpesUn autre indicateur, le taux de chômage, confirme les
constats précédents : la Haute-Savoie est le département
Pour en savoir plusle plus touché (+ 2,4 points) devant la Savoie et l'Isère
(+ 2 points). Malgré une dégradation moins marquée que
dans les autres départements rhônalpins, la Drôme et "Conjoncture de l'emploi et du chômage au quatrième trimestre 2009"
- DARES Analyse Avril 2010 n° 022.l'Ardèche se caractérisent toujours par les taux de
chômage les plus élevés de la région : 10,9 % et 10,3 %. "Site internet : www.travail-solidarite-fonction-publique.gouv.fr"
L’année économique et sociale 2009 - Dossier n°155 13
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