Insertion des jeunes Bretons issus des formations professionnelles ou technologiques (Octant n° 103)

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En 2003 ou 2004, sept mois après la fin de leurs études, deux tiers des jeunes Bretons issus des formations professionnelles ou technologiques travaillent. Ils ont un emploi en général en rapport avec leur formation, stable dans 40 % des cas, et le plus souvent à temps plein. Qu'ils travaillent ou pas, leur insertion dans la vie active est influencée par leur milieu familial mais ne s'accompagne pas d'une forte mobilité.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Emploi
Insertion des jeunes Bretons issus
des formations professionnelles
ou technologiques
En 2003 ou 2004, sept mois après la fin de leurs études,
deux tiers des jeunes Bretons issus des formations
professionnelles ou technologiques travaillent.
Ils ont un emploi en général en rapport avec leur formation,
stable dans 40 % des cas, et le plus souvent à temps plein.
Qu’ils travaillent ou pas, leur insertion dans la vie active
est influencée par leur milieu familial mais ne s’accompagne
pas d’une forte mobilité.
n Bretagne, entre 2003 et 2004, jeunes. Un sur trois a fait acte de candi- formation. En revanche, 83 % de ceuxE11 700 jeunes, âgés de 20 ans en dature spontanée, un sur quatre est pas- qui se sont engagés dans l’armée sont
moyenne, ont été interrogés sur leur in- sé par une agence d’intérim, un sur cinq des garçons et 70 % ont entre 18 et 20
sertion dans la vie active à la sortie des s’est inscrit à l’Agence Nationale Pour ans. Les garçons qui s’engagent sont is-
formations professionnelles ou techno- l’Emploi (ANPE) et autant ont utilisé des sus du secteur de la production tandis
logiques. Parmi eux, 60 % étudiaient relations personnelles. que les filles sortent du secteur des
dans le secteur des services les autres services.
dans celui de la production.
Un emploi stable Parmi les jeunes qui travaillent, 48%
ont un contrat temporaire (intérim oudans 40 % des cas
Un accès au marché du travail Contrat à Durée Déterminée (CDD)).
L’intérim est la voie d’insertion pourparfois retardé
Les formes d’emploi qualifiées de sta- 15 % des jeunes en emploi. Parmi eux,
bles concernent 40 % des lycéens qui deux tiers sont issus du secteur de for-
Sept mois après la fin de leurs études, travaillent après une formation profes- mation production. A l’inverse, sept
deux tiers de ces jeunes ont trouvé un sionnelle ou technologique. Elles re- emplois en CDD sur dix sont occupés
emploi. Leur situation est relativement groupent : le Contrat à Durée Indéter- par des jeunes sortant du secteur des
favorable puisqu’au niveau France en- minée (CDI), les statuts de services. Les emplois en CDD ou en in-
tière, à la même période, 58 % fonctionnaire, d’indépendant et de térim sont occupés dans les mêmes
travaillent. militaire.
Les démarches qui ont permis à ces élè- La proportion de sortants ayant obtenu
1 : Le profil est déterminé par le sexe, l'âge, les niveau
ves de trouver un emploi sont multiples un CDI est identique quels que soient et secteur de formation ainsi que la catégorie socio-
1mais varient peu selon le profil des l’âge, le sexe, le niveau ou le secteur de professionnelle des parents.
Octant n° 103 - Octobre 2005 11Emploi
La scolarisation des élèves dans les collèges et lycées bretons à la rentrée 2004
Avec un taux de scolarisation relativement important, de forts Au-delà du collège, 39,2 % des jeunes bretons qui prolon-
taux de réussite aux examens et de faibles taux de sorties sans gent leurs études se dirigent vers un second cycle profession-
nel et 61 % vers le second cycle général ou technologique. Enqualification, la Bretagne apparaît comme une région au sys-
tème scolaire performant. France, l’orientation vers la voie professionnelle est un peu
plus forte (40,1 %) et à l’inverse moindre vers les filières géné-
rales ou technologiques.
Scolarisation importante
En fin de CAP ou BEP, 56 % d’élèves de la région choisissent
de poursuivre leur scolarité vers un bac. Ce taux est le plusA la rentrée 2004, 259 536 élèves sont scolarisés dans l’en-
élevé de toutes les académies. La moyenne nationale est desemble du second degré soit 4,7 % des effectifs du territoire,
50 % et 17 points séparent la Bretagne de la Corse.ce qui place l’académie de Rennes au 7ème rang, derrière
celles de Versailles (8,9 %), Lille (7,2 %), Créteil (6,8 %),
Les lycées de l’académie (hors formations post-bac) accueil-Nantes (5,2 %), Grenoble (4,9 %) et Lyon (4,8 %).
lent 106 648 élèves, soit un effectif en diminution de 1,6 %.
Cette chute des effectifs affecte la filière professionnelle, etDans la région, la part du secteur privé dans l’ensemble du
s’explique par la fermeture des classes de 3ème technologi-second degré est de 42,3 % soit 21 points de plus qu’au ni-
1que et une moindre orientation vers les BEP.veau national. Ce taux le plus élevé de toutes les académies
place la Bretagne devant les académies de Nantes (41,1 %),
Après le bac, 11 000 jeunes poursuivent leur scolarité enParis (34,8 %) et Lyon (27,8 %).
lycée dans des sections de techniciens supérieurs. Sur 10 élè-
ves inscrits en 1ère année, six viennent de terminales techno-Les effectifs des collèges baissent au même rythme dans
logiques industrielles ou tertiaires (STI ou STT).l’académie que France entière (respectivement -1,7 % et
-1,6 %) : c’est la conséquence de la diminution du nombre de
naissances entre 1986 et 1994. La part de l’enseignement
Fort taux de réussite aux examens
adapté (3,2 %) est identique à celle observée au niveau natio-
nal. Dans l’académie, 4 825 élèves suivent un enseignement
adapté de la 6ème à la 3ème, soit pour 4 256 d’entre eux, Quel que soit l’examen préparé au cours de la scolarité, DNB
dans les Sections d’Enseignement Général et Technologique (Diplôme National du Brevet), CAP ou BEP, baccalauréats ou
(SEGPA), soit pour les autres, en Etablissements Régional BTS, l’académie de Rennes enregistre de très bons résultats,
d’Enseignement Adapté (EREA). et se place en tête des académies pour les taux de réussite.
Les effectifs scolarisés par cycle
Académie de Rennes France métropolitaine
Variation Variation
2004 20042003-2004 (%) 2003-2004 (%)
er1 cycle (y.c enseignement adapté) 152 888 - 1,7 3 165 875 - 1,6
nd2 cycle professionnel 30 157 - 2,2 677 511 + 0,8
nd2 cycle Général et Technologique 76 491 + 0,2 1 463 962 + 0,2
ndTotal 2 degré 259 536 - 1,2 5 199 348 - 0,8
Sections de techniciens supérieurs (STS) 11 272 - 0,6 243 721 - 0,6
Source : Note d’information 04.38 de la DEP (Direction de l’Evaluation et de la Prospective)
proportions au niveau France entière de moins), les jeunes décrochent un peu Les jeunes ne travaillent pas toujours
par les élèves issus de ces deux secteurs. moins souvent un CDI qu’un CDD mais dans des entreprises ayant une activité
sont plus nombreux à s’engager dans principale liée à leur secteur de forma-
Par ailleurs, 12 % des sortants en em- l’armée. tion. Ceci concerne un tiers des jeunes
ploi lors de l’enquête bénéficient d’un en emploi. Pour autant, l’activité princi-
contrat aidé (contrat de qualification pale de l’entreprise ne reflète pas tou-
pour la plupart). Deux tiers d’entre eux jours la nature de l’emploi. Ainsi, 28 %Un emploi en adéquation
ont entre 18 et 20 ans. Ils sont souvent des jeunes qui travaillent dans une en-avec la formation reçue
peu diplômés : 83 % sont sortis avec un treprise de production occupent en réa-
niveau CAP/BEP ou Bac. lité un poste des services (administratif,
Un fois insérés dans la vie active, les logistique ou de aux person-
En Bretagne, par comparaison avec jeunes occupent un emploi correspon- nes). Et 13 % de ceux qui sont salariés
France entière, la part des bénéficiaires dant à leur secteur de formation dans dans les services ont un emploi de
d’un emploi aidé est moindre (4 points 80 % des cas. production.
12 Octant n° 103 - Octobre 2005Emploi
Taux de réussite au Bac et au BTS par académie en 2004En 2004, 17 900 candidats à l’examen
de CAP (ou /et) BEP ont obtenu leur di-
80plôme. Le taux de réussite au CAP (80%)
est de 5 points inférieur à celui de réus-
CLERMONT- FERRANDsite au BEP mais dépasse cependant net- RENNES
75
tement les taux nationaux (respective- LIMOGES
NANTESment 74,5 % et 74,7 %) BESANCON
ORLEANS-TOURS
NANCY-METZ GRENOBLE
70
TOULOUSELILLELa même année 26 000 lycéens bretons CAENROUEN
MONTPELLIERont obtenu leur baccalauréat, soit un NICE POITIERS
DIJONAMIENS
REIMStaux de réussite global de 86,8 %. Dans BORDEAUX65 FRANCE
STRASBOURGAIX-MARSEILLEl’ensemble, les filles réussissent mieux
LYONau baccalauréat que les garçons. En
CORSE2004, 52,5 % des bacheliers sont issus 60
de la filière générale, 30,5 % des filières
VERSAILLESPARIStechnologiques et 17 % des filières pro-
55fessionnelles. Globalement, 68,5 %
d’une génération accède au baccalau- CRETEIL
réat : 57,9 % pour les séries générales et
50technologiques, et 10,6 % pour les sé-
ries professionnelles. En Bretagne, l’ac- 60 65 70 75 80 85 90
cès au bac est de 5 points supérieur au
(% Bac)
niveau national.
Source : Rectorat - Service SE2P
En 2004, 5 559 élèves ont obtenu leur
Taux de sortants sans qualification et de niveau Bac par académie
BTS. Le taux de réussite est de 74,9 %
en 2003-2004soit 9 points de plus que la moyenne
France entière. Le profil des candidats se (% sans qualification)
modifie un peu avec l’arrivée de bache- 16
liers professionnels, et 77 % des candi-
CORSE
dats sont inscrits dans une spécialité des 14
services.
AMIENS
12
Malgré l’élévation d’ensemble des ni-
veaux de formation au cours de ces der-
10nières années, 1 477 jeunes bretons LILLECAEN VERSAILLESNANCY-METZ
BESANCONquittent encore l’école sans qualification NICE MONTPELLIERROUEN
8(année scolaire 2003-2004). Cela repré- ORLÉANS-TOURS
FRANCE MÉTROPOPOLITAINEREIMS
POITIERSsente 3,8 % des sortants du système sco- CRÉTEILDIJON
laire contre 6,4 % France entière. De for- 6 GRENOBLE
STRASBOURG
tes disparités existent entre les TOULOUSELIMOGES
académies. Pour cinq d’entre elles le 4 BORDEAUX
RENNESAIX-MARSEILLE NANTEStaux des sortants sans qualification est LYON
CLERMONT-inférieur à 5 % tandis que pour deux il
FERRAND2dépasse 11 %.
è è 01- En Bretagne, les classes de 4 et 3 technologi-
60 62 64 66 68 70 72 74 76 78 80
ques étaient implantées dans les lycées profession-
(% Bac)nels et non dans les collèges comme dans les
autres académies
Source : “Indicateurs parcours - juin 2005” de la Direction de l’Evaluation et de la Prospective
tout comme ceux issus du secteurLes jeunes obtiennent souvent L’activité des parents
production.un emploi à temps plein déterminante pour l’insertion
Pour des élèves ayant des profils identi-
Dans la région, ces jeunes s’insèrent re- ques, plus le niveau d’études est élevé La probabilité d’avoir un emploi sept
lativement bien : 83 % d’entre eux tra- plus la probabilité d’obtenir un emploi à mois après la sortie du système scolaire
vaillent à temps plein soit 5 points de temps plein augmente. Inversement, les est plus importante pour les enfants de
plus que pour l’ensemble des actifs oc- emplois administratifs, logistiques ou de parents actifs que pour ceux de parents
cupés. De surcroît, les jeunes à temps services aux personnes induisent plus inactifs. Les enfants de retraités, et plus
partiel (15 %) ont au moins un de temps partiel que les emplois de pro- encore des autres inactifs, sont davan-
mi-temps. duction. Cela dit, ni la branche d’activi- tage touchés par le chômage.
té de l’entreprise, ni l’âge, le secteur de
Ces conditions d’emploi diffèrent selon formation, ou l’environnement familial Pour les jeunes dont les parents sont ac-
le profil des sortants : les plus de 20 ans des jeunes n’expliquent les écarts d’in- tifs, la catégorie socioprofessionnelle de
travaillent plus souvent à temps plein, sertion à temps plein. ces derniers a peu d’influence. Seuls les
Octant n° 103 - Octobre 2005 13
(% BTS)Emploi
Taux de satisfaction des jeunes par rapport à leur formation en %
Selon l’âge Selon le niveau de formation Selon le statut d’activité
100
80
60
40
20
0
moins de de 18 de 21 25 ans Niveau Niveau Niveau Niveau Inactif Chômeur En stage En emploi
18 ans à 20 ans à 24 ans et plus V bis V IV III
Source : Enquête IVA 2003 - 2004
Les facteurs qui influent sur l’insertion
Niveaux de formationDéterminants de l’insertion Effet
du secondaire
Niveaux de formation
définis selon laIII ++
classificationIV +
interministérielleVréférence
Vbis ---
Niveau VI : années intermédiaires duCatégorie socio-professionnelle des parents*
premier cycle de l'enseignement se-
Agriculteur + condaire (sections d'éducation spé-
Artisan, commerçant, chef d'entreprise + ciale et sections d'enseignement gé-
néral et professionnel adaptéesCadre =
incluses), hors quatrième techno-
Profession intermédiaire = logique.
Employé =
Niveau VBis : années intermédiairesOuvrier référence
ère
de second cycle court (1 annéede
Retraité -- è
CAP en 2 ans - 2 année de CAP en 3
èreAutre inactif -- ans - 1 année de BEP).
Secteur de formation x sexe
-Niveau V : années terminales du seGarçon issu du secteur de la production +
cond cycle court (année terminale
Garçon issu du secteur des services référence des CAP/BEP, CAP/BEP en 1 an). Di-
tes aussi " années du diplôme ".Fille issue du secteur de la production =
Années intermédiaires du secondFille issue du secteur des services +
cycle long : secondes et premières gé-
Mobilité géographique nérales et technologiques, première
Non référence annéedepréparation des baccalau-
réats et brevets professionnels.Oui +++
Âge = Niveau IV : années terminales des se-
conds cycles longs. Sortants de l'en-Source : enquêtes IVA 2003 - 2004
seignement supérieur sans diplôme.
La situation de référence par rapport à laquelle sont étudiés les effets est repérée par la mention
“référence”. = indique que l’effet n’est pas statistiquement significatif. Les + et - indiquent que
Niveau III:préparation d'un diplôme
ces situations favorisent ou défavorisent respectivement l’accès au travail. Les +, ++ et +++ (res-
bac + 2 type BTS ou DUT.
pectivement les -, - - et - - -) indiquent l’intensité de l’effet.
Toutes choses égales par ailleurs, la probabilité d’avoir un emploi sept mois après la sortie du
Niveau II et I :préparation d'un di-système scolaire est plus importante parmi les enfants d’agriculteurs, d’artisans, commerçants et
è èplôme de 2 ou 3 cycle universitaire,chefs d’entreprises.
* Il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle du responsable légal de l’enfant ou de la personne ou un diplôme de grande école.
de référence pour un élève majeur.
14 Octant n° 103 - Octobre 2005
Taux de satisfactionEmploi
Situation professionnelle des jeunes 7 mois après leur sortie du système scolaire en %
Bretagne France
Garçons Filles Ensemble Garçons Filles Ensemble
Inactif 4 5 5 4 6 5
Chômeur 24 29 26 29 34 32
Stagiaire 4 5 4 5 6 5
En emploi 68 61 65 62 54 58
dont :
Emploi aidé 97 8 9 10 9
Intérim 14 6 10 13 5 9
CDD 16 26 21 14 20 18
Emploi stable 29 22 26 26 19 22
dont :
Fonctionnaires 1 1 1 1 1 1
Militaires 5 1 3 4 1 2
Contrats à durée indéterminée,
23 20 22 21 17 19indépendants
Source : enquêtes IVA 2003 - 2004
L'enquête enfants d’agriculteurs, d’artisans, de Une mobilité géographique
Insertion dans la Vie Active commerçants et de chefs d’entreprises modérée
semblent s’insérer plus facilement que
les enfants de cadres, employésetL'enquête IVA pilotée par la Direction de
ouvriers. Un jeune sur dix a changé de départe-l'Evaluation et de la Prospective (DEP)
du ministère de l'Education est réalisée ment de résidence sept mois après la fin
tous les ans par chaque académie. Les D’autres facteurs expliquent l’insertion de ses études. Cette mobilité augmente
jeunes sont interrogés sur leur situation des jeunes, au premier rang desquels fi- avec l’âge et le niveau de diplôme, mais
quelques mois après leur sortie du sys- gurent le niveau de diplôme et le sec- aussi avec la catégorie socioprofession-
tème éducatif. C'est un des dispositifs teur de formation. nelle des parents. Les enfants de cadres
nationaux qui renseigne l'ensemble des sont plus mobiles que les enfants
partenaires en charge de l'enseignement A profil comparable, plus le niveau d’ouvriers.
et de la formation professionnelle sur d’études est élevé, plus le jeune a de
l'insertion professionnelle des jeunes. chances de trouver un emploi. La pro- La mobilité des jeunes est liée à leur si-
babilité d’occuper un emploi sept mois tuation par rapport à l’emploi : 13 % desCette enquête est réalisée auprès des éta-
après la fin de leur formation est plus jeunes qui travaillent ont changé de dé-blissements publics et privés du second
élevée pour les filles si elles sont issues partement contre 4 % parmi les inactifs.degré. Les jeunes interrogés sont ceux
du secteur des services, pour les gar- En outre, les jeunes travaillant à tempsqui ont quitté le système éducatif et qui
çons s’ils sortent du secteur production. plein sont plus mobiles que ceux àne poursuivent pas d'études dans un
autre établissement du second degré ou
de l'enseignement supérieur. L'enquête
Statut d’activité des jeunes issus du secteur de la productioncherche à analyser leur situation au 1er
février, c'est-à-dire sept mois après leur 100
sortie de formation, au moyen d'un
questionnaire individuel adressé par leur
dernier établissement.
80
Depuis 2003, une nouvelle organisation
de l'enquête IVA a été mise en place : la
60
moitié des spécialités de formation est
%interrogée une année, l'autre moitié
l'année suivante. Il n'est donc possible 40
de donner des résultats sur l'ensemble
des spécialités que tous les deux ans.
20
Les résultats présentés ici concernent les
jeunes qui ont terminé leur scolarité en
er2002, interrogés sur leur situation au 1
0
février 2003, et ceux qui ont terminé leur
Garçons Filles Ensemblescolarité en 2003, interrogés sur leur si-
tuation au 1er février 2004. Inactif En stage En emploiChômeur
Source : enquêtes IVA 2003 - 2004
Octant n° 103 - Octobre 2005 15Emploi
Type de contrat à l’embauche selon l’âge des jeunes temps partiel. Enfin, les statuts de
fonctionnaires et militaires impliquent
45
naturellement une forte mobilité : les
jeunes abordant l’une des deux carriè-40
res sont les plus mobiles.
35
L’insertion dans la vie active n’est pas
30
synonyme d’indépendance familiale.
Sept mois après la fin de leurs études,25
% les deux-tiers habitent encore chez
20 leurs parents. Les jeunes qui ont un em-
ploi décohabitent davantage : 36 % ont
15
quitté le domicile de leurs parents soit
16 points de plus que les chômeurs.10
5 Monique LE CAM,
Rectorat de l’académie de Rennes0
et Mickaël RAMONET, Insee
Jusqu’à 20 ans Plus de 20 ans Ensemble
Contrat aidé Intérim CDD Emploi stable
Source : enquêtes IVA 2003 - 2004
Statut d’activité des jeunes issus du secteur des services
100
80
Pour en savoir plus
60 Insertion dans la vie active des sortants
de BTS, de terminales professionnelles,%
de BEP et CAP : enquête 2004 / service
40 des études, de la prospective et du pilo-
tage. - Dans : ZOOM : Les dossiers thé-
matiques de l’académie de Rennes ;
20 2004. - 5 p.
Une activité pour 60 % des jeunes sor-
tant du lycée/Stéphane Balan, Hélène
0 Le Guilloux. - Dans : Insee Aquitaine le
quatre pages ;n° 138 (2005, janv.). - 4Garçons Filles Ensemble
p..
Inactif Chômeur En stage En emploi Bilan formation-emploi : de l’école à
l’emploi, des parcours de plus en plus
Source : enquêtes IVA 2003 - 2004 complexes / Insee. - Dans : Économie et
statistique;n° 378-379 (2004). - 177 p.
Forte baisse de l’emploi des sortants de
Diplôme le plus élevé obtenu par les jeunes lycéeetd’apprentissage / Christophe
à la sortie des formations professionnelles ou technologiques (en %) Jaggers ; Ministère de l’Éducation natio-
nale, de l’enseignement supérieur et de
Garçon Fille Ensemble la recherche. - Dans : Note d’informa-
; n° 04.21 (2004, août). - 6 p.tionSans diplôme ou
11 10 11 Liens formations-métiers : regards croi-brevet des collèges
sés / Sylvère Chirache et Claude Sauva-BEP ou CAP 29 23 26
geot ; Ministère de l’Éducation natio-
Brevet de technicien 2 1 2 nale, de l’enseignement supérieur et de
Bac Technologique 13 20 16 la recherche. - Dans : Les Dossiers ;
n° 159 (2004, oct.). - 154 p.Bac Professionnel 24 18 21
www.education.gouv.fr/statevalBTS 21 28 24
www.ac-rennes.fr.TOTAL 100 100 100
source : enquêtes IVA 2003 - 2004
16 Octant n° 103 - Octobre 2005
n

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