L'approche monétaire de la pauvreté : méthodologie et résultats

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Dans une approche monétaire et relative de la pauvreté, sont considérés comme pauvres les ménages dont le revenu est inférieur à un seuil qui évolue en fonction de la distribution des niveaux de vie. Une telle approche dépend largement des conventions adoptées, tant pour la définition du revenu que pour la fixation du seuil. Ici comme usuellement, le revenu est défini comme le revenu disponible monétaire, ce qui conduit à ignorer certaines composantes du bien-être comme le patrimoine ; ce revenu est observé sur un an, ce qui ne permet pas d'appréhender la durabilité de la pauvreté ; le seuil est fixé à la moitié du niveau de vie médian, si bien que ce seuil augmente au cours du temps avec l'élévation générale du niveau de vie. Les pauvres ainsi définis représentent environ un ménage sur dix en France. Ce taux global est stable depuis dix ans, mais la structure de la population pauvre s'est profondément modifiée. La fréquence des situations, où la faiblesse des ressources est liée aux difficultés sur le marché du travail, augmente rapidement, qu'il s'agisse de chômage ou de sous-emploi. Pendant ce temps, la pauvreté des anciennes générations régresse, les indépendants à bas revenu semblent de plus en plus rares, et les familles nombreuses dont le chef occupe un emploi stable ne constituent plus qu'un groupe de pauvres minoritaire. Enfin, les ménages d'étudiants, qui figurent transitoirement parmi les pauvres au sens monétaire, sont de plus en plus nombreux. Mais leurs perpectives de carrière, l'importance des aides qu'ils reçoivent, le niveau et la structure de leur consommation autorisent à s'interroger sur la pertinence de ce classement.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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