L'emploi en Basse-Normandie en 1999 - Une croissance en béton

De
Publié par

Pour la troisième année consécutive, l'emploi augmente en Basse-Normandie. La croissance de l'emploi salarié est de plus en plus forte. Par le passé concentrée dans les services, elle se diffuse désormais à l'ensemble de l'économie. La construction est le secteur qui connaît la meilleure progression (+ 4,5 % pour l'emploi salarié) ; certaines activités industrielles, telles que la métallurgie-transformation des métaux, affichent aussi en 1999 des résultats très positifs. Industrie et construction se portent particulièrement bien dans le département de l'Orne, mais le Calvados et la Manche continuent à connaître la croissance la plus soutenue.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 42
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
L’emploi en BasseNormandie en 1999 UNE CROISSANCE EN BÉTON
n 1999, l’emploi a augmenté en BasseNormandie, et ce pour la t r o i s i è m ea n n é ec o n s é c u t i v e . Encore modeste en 1997 (+ 0,3 %), sa pro gression s’était faite plus soutenue en 1998 (+ 1,7 %). En 1999 l’emploi continue de croître à un rythme accéléré (+ 2,3 %, soit plus de 12 500 emplois), aidé en cela par la bonne santé persistante de l’économie ré gionale. Le recul de l’emploi non salariés’est pourtant poursuivi en 1999 ( 0,8 %), mais
. . . . . . . . . . .
il se fait de plus en plus lent. Si le secteur agricole, qui rassemble plus de quatre indé pendants sur dix, subit toujours des dispari tions d’exploitants non négligeables, cellesci sont nettement moins nombreuses que par le passé. La croissance de l’emploi total tient donc uniquement à l’expansion accrue de l’em ploi salarié(+ 2,9 % en 1999, contre + 2,3 % en 1998 et + 0,8 % en 1997), supé rieure à la moyenne française pour la se conde année consécutive. Services,
n° 90  mars2001
% Pour la troisième année consécutive, l’emploi augmente en BasseNormandie.
% La croissance de l’emploi salarié est de plus en plus forte. Par le passé concentrée dans les services, elle se diffuse dé s o r m a i sà l’ e n s e m b l ed e l’économie.
% La construction est le sec teur qui connaît la meilleure pro gression (+ 4,5 % pour l’emploi salarié) ; certaines activités in dustrielles, telles que la métal l u r g i e  t r a n s f o r m a t i o nd e s métaux, affichent aussi en 1999 des résultats très positifs.
% Industrie et construction se portent particulièrement bien dans le département de l’Orne, mais le Calvados et la Manche continuent à connaître la crois sance la plus soutenue.
. . . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSENORMANDIEn° 90
RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS
EMPLOI SALARIÉ Unité : % Évolution au cours de l’annéeTaux d’évolution Secteur d’activitéannuel moyen 1997 1998 1999* 1990/1996 Ensemble +0,8 +2 3+ 2,9+ 0 6 A riculture+ 4,4+ 5 8 3,4 0 7 Industrie 2,0 +0,4 +0,5 1,1 Construction 0,4 +1,6 +4,5 1,3 Commerce +0,8 +2 4+ 3,1 0 1 Services +2,0 +3,0 +3,9 +1,9 * Données provisoires Source : Insee, estimations d’emploi commerce, construction, mais aussi inen 1999, cet essor a été trois à quatre fois dustrie, voient chacun leurs effectifs salaplus élevé. Au delà des créations de nou riés augmenter, plus fortement encorevelles entreprises, le nombre d’établisse qu’en 1998, et surtout plus fortement qu’auments permanents (c’estàdire présents en niveau national. De plus, si sur les deux an1998 et en 1999 sous la même identité) qui nées précédentes les services constituaientcréent des emplois est plus important que clairement le principal moteur de l’emploi,le nombre de ceux qui en suppriment, et ce, tel n’est plus le cas en 1999, le développequelle que soit leur taille, ce qui était loin ment durable de l’activité profitant davand’être le cas par le passé. t a g eà l’ e n s e m b l ed el ’ é c o n o m i eAvec des effectifs salariés en hausse pour basnormande. lasixième année consécutive, lecom mercelui non plus n’avait jamais fait aussi Boom de la construction bien qu’en 1999. En 1997, la croissance de Laconstructionest le secteur où la croisl’emploi salarié se concentrait exclusive sance de l’emploi en 1999 est la plus fortement dans le commerce de détail. Dans le en BasseNormandie. L’année 1998 déjàcommerce de gros et le commerce automo avait été marquée par une progression nonbile, elle n’a démarré que plus lentement et négligeable, due à la relance des chantiersplus tardivement, en 1998. En 1999, les et à la forte demande de logements neufs ;trois composantes du secteur poursuivent
. . . . . . . . . . .
leur progression, mais c’est dans le commerce automobile qu’elle est la plus sensible, dynamisme de la demande des ménages aidant. Accélération dans les services aux entreprises L’emploi salarié dans lesservicesen BasseNormandie continue de croître, comme il le fait depuis le début de la dé cennie. Après la nette reprise qu’avait connu ce secteur en 1997 (+ 2 %), confirmée en 1998 (+ 3 %), sa progression s’accentue encore pour atteindre 3,9 %. Traditionnellement peu dynamiques, les services non marchands(administration, éducation, santé, action sociale, associa tions...) avaient bénéficié en 1998 de l’effet “emplois jeunes”. En 1999, la stabilisation de ce dispositif explique une hausse de l’emploi un tiers moindre. Si la croissance dans lesservices mar chandsen BasseNormandie est plus forte en 1999 que par le passé (+ 6,6 % contre + 3,1 % en 1998 et + 3,8 % en 1997), cette fluctuation est entièrement due aux bonnes performances desservices aux entrepri ses, influencées par un recours accru à l’in térim. En 1997, face aux prémices de la reprise, l’intérim avait été l’instrument pri vilégié par l’industrie pour faire face à des besoins de main d’oeuvre imprévus et ju gés ponctuels. L’année 1998 ayant été marquée par des embauches fermes dans
. . . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSENORMANDIEn° 90
RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS
l’industrie pour la première fois depuis 1990, le nombre des contrats de travail temporaire au 31 décembre semblait sta bilisé. Sans doute impulsée par l’intensi fication de la demande en 1999, la progression de l’emploi dans les services opérationnels reprend, pour dépasser 30 % au 31 décembre 1999, cet essor étant de surcroît deux fois plus important que dans les autres régions françaises. Lestransports(+ 5 %) bénéficient égale ment de la bonne santé de l’activité indus trielle. Depuis 1997 l’emploi salarié y connaît un dynamisme de plus en plus fort, qui est principalement impulsé chaque année par les transports routiers de mar chandises. Cette bonne santé est générale : parmi les établissements permanents, quatre sur dix ont créé des emplois, et quatre sur dix ont conservé des effectifs constants. Les effectifs desservices aux particuliers en BasseNormandie continuent égale ment à augmenter en 1999, mais un peu moins fortement que l’année passée, et moins fortement que sur l’ensemble du ter ritoire.
Métallurgietransformation des métaux : une place sur le podium
Pour la seconde année consécutive, l’in dustrie basnormande accroît ses effectifs (+ 0,5 % en 1999). Certaines activités in dustrielles affichent notamment des résul tats plus qu’honorables. La métallurgietransformation des métaux présente l’une des meilleures progressions de la région, tous secteurs confondus (+ 5,2 %). Plusieurs grands établissements y participent, ainsi par exempleElectropo li(+ 174),Mécanique de Précision de l’OuestouRexNormandie Epoxy, mais aussi de très nombreuses entreprises artisa nales, à elles seules à l’origine de plus de la moitié des emplois créés en 1999 dans les établissements permanents du secteur. Cet essor de la métallurgie allié à la crois sance de l’emploi dans la chimiecaout choucplastiques (+ 3,8 %), permet à l’industrie des biens intermédiairesde totaliser une croissance triple de celle enre gistrée au cours de l’année 1998. L’industrie automobileest l’autre secteur industriel qui retrouve le chemin de la croissance (+ 3,2 %), après deux années où les gains existaient certes, mais ne dépas saient pas la centaine d’emplois. Et comme
. . . . . . . . . . .
L’emploi dans les départements en 1999 Les évolutions de l’emploi salarié en 1999 ont profité d’abord au Calva dos (+ 3,1 %) et à la Manche (+ 2,8 %), l’Orne restant légèrement en re trait (+ 2,4 %). De plus, l’origine de cette croissance différencie les trois départements de façon perceptible. La progression de l’emploi dans le tertiaire est plus forte dans le Calvados et dans la Manche (+ 3,4 % et + 3,5 % pour le commerce, + 3,9 % et + 4,0 % dans les services). Dans l’Orne, c’est au contraire le secteur secondaire dans son ensemble qui se distingue, construction (+ 6,4 %) et in dustrie (+ 1,0 %) connaissant de très bons résultats pour la seconde année consécutive, après une résistance plus solide que la moyenne en 1997.
c’était déjà le cas auparavant, ce sont encore les équipementiers qui créent la plu part des nouveaux emplois. Si le bilan global de l’industrie demeure positif, en revanche la situation écono mique s’est révélée moins favorable à quel ques unes de ses composantes. L’industrie des produits minéraux a perdu de nombreux emplois dans la région en 1999 ( 4 %), mais l’essentiel doit être attri bué aux mesures de cessation progressive d’activité pour les victimes de l’amiante qui ont fait diminuer les effectifs deHoney Matériaux de Friction(exAllied Signal) d’environ 150 salariés sur l’année.
Les difficultés sont au contraire récurren tes dans l’industrie des biens de consom mation. Alors qu’au cours de ces deux dernières années les activités liées au tex tile avaient particulièrement souffert, en 1999 ce secteur résiste mieux et ce sont les établissements de l’habillementcuir qui subissent l’essentiel des restructurations et perdent 8 % de leurs emplois. Les licencie ments se succèdent et se généralisent, et plus du tiers des établissements perma nents voient leurs effectifs décroître. L’emploi dans l’industrie des équipements du foyer diminue quant à lui de 2 %. En 1999 l’entrepriseMoulinexperd en
. . . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSENORMANDIEn° 90
ISSN 12672769
L’emploi oui, mais ... Ce que recouvre l’emploi tel qu’il est appréhendé ici doit sans doute être préci sé. Il s’agit de l’emploi présent au premier janvier de l’année, c’estàdire d’un stock à un instant donné, correspondant aux effectifs déclarés par les établissements. Le caractère plus ou moins précaire et temporaire que peuvent recouvrir ces emplois n’est pas ap préhendé. Ainsi il convient d’être prudent si l’on considère par exemple les effectifs employés dans certains secteurs. Les emplois de courte durée et comprenant de forts taux de temps partiel, très présents dans les services aux particuliers ou le petit commerce de détail, ont été notamment un facteur favorable au développement récent de ces secteurs. Ils ont bénéficié des mesures d’allègement des charges sociales sur les bas salaires et pour l’embauche à temps partiel, utilisées simultanément par de nombreuses entreprises, ainsi que des facilités administratives d’embauche de personnel à domi cile (chèque emploiservice). De plus, dans les différents secteurs d’activité, les fluctuations de l’emploi constatées concentrent deux phénomènes bien distincts. Aux évolutions d’effectifs qui rendent compte de la réalité écono mique d’un secteur, se juxtaposent des mouvements dus aux seuls changements de secteur d’acti vité de quelques grands établissements, qui ne correspondent pas toujours à une réelle réorientation de leur activité principale. Parmi les principaux, on peut citerMGI Coutierdans le Calvados qui quitte le secteur de l’industrie automobile en 1999 pour le secteur des biens intermédiaires avec 150 salariés, ouAriès Industries Structuredans l’Orne qui, en devenantWagon Automotive SA, passe de l’industrie automobile à l’industrie des biens d’équipements, entraînant quelque 110 salariés. C’est pourquoi les établissements de plus de 50 salariés ont été systématiquement étudiés à sec teur d’activité constant.
BasseNormandie 150 emplois, auxquels s’ajoutent les conséquences de la ferme ture de l’unitéMonitorde Bayeux. Et dans plus de la moitié des établissements per manents non artisanaux, les effectifs em ployés subissent une diminution. L’industrie des biens d’équipement souffre elle aussi doublement : comme c’était le cas en 1997 et en 1998, le secteur de la construction navale connaît un net re cul ( 3,6 % en 1999) principalement lié aux réductions d’effectifs de laDCN. De plus, de nombreux grands établissements de l’industrie des équipements mécaniques ( 2 %) ont connu des difficultés. A la fer meture deLeroux et Lotz Normandiedans la Manche en fin d’année ou deLa Soudure Moderneà Argentan, s’ajoute la suppres sion d’une centaine de postes au sein de l’établissement basnormandDresser Pro duits Industriels.
Parmi toutes les statistiques disponibles sur l’emploi, une seule permet de disposer de données exhaustives sur le champ le plus large : le recensement de population, qui a donc été retenu pour constituer la base d’emploi pour 1990. L’emploi est observé au lieu de travail. Le niveau d’emploi par département de lieu de er travail issu du Recensement a été rétropolé au 1janvier 1990. Les esti mations d’emploi sont calculées en évolution à partir de cette base.
Le recensement de la population, base des estimations
Actualisation de l’emploi Pour actualiser les données du recensement, on a recours à des sources d’origine administrative, dont les évolutions annuelles sont appliquées aux effectifs du recensement. L’emploi salarié L’évolution de l’emploi salarié, pour environ les deux tiers des effectifs, est déterminée à partir de l’exploitation statistique conduite par l’INSEE des bordereaux URSSAF. Ces déclarations administratives sont établies par les employeurs à l’occasion du recouvrement des cotisations salariées du régime général de sécurité sociale. Des données complémentaires issues directement d’organismes ou d’exploitation d’enquêtes, viennent complé ter cette source.
L’emploi non salarié Il est établi au niveau départemental en cinq secteurs. Les statistiques de la Mutualité Sociale Agricole permettent d’estimer l’évolution des effectifs agricoles. Les nonsalariés nonagricoles sont connus grâce aux statisti ques de l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS). Les statistiques régionales de la CANCAVA et de la CANAM permettent de réaliser une ventilation sectorielle. La répartition par dépar tement est effectuée en utilisant le fichier SIRENE. Une nouvelle série d’estimations d’emploi, calée sur les résultats du recensement de population de 1999 Le niveau des estimations de l’emploi salarié et non salarié au premier jan vier 1999 a été calé sur les premiers résultats du recensement de popula tion de 1999. En conséquence, l’évolution des estimations pour les années intercensitaires, réalisées par actualisation, a été légèrement lissée. L’emploi sectoriel a été recalculé de façon provisoire entre le pre mier janvier 1990 et le premier janvier 1999, par ventilation de ces nou veaux totaux selon la structure des estimations obtenues chaque année. Les estimations d’emploi provisoires au premier janvier 2000 ont été calculées en prolongeant cette nouvelle série, c’est pourquoi les données sont commentées uniquement en évolution. Quand toutes les données du recensement de population de 1999 seront disponibles, une série définitive d’estimations d’emploi sera produite sur la période 19901999.
DIRECTION REGIONALE DE L’INSEE 93, rue de Geôle 14052 CAEN CEDEX 4 Tél. : 02.31.15.11.11Fax : 02.31.15.11.01 Site Internet : www.insee.fr/bassenormandie Directeur :Michel DEROINTHEVENIN Administration des ressources : MarieHélène GAY Informatique : Laurent BARBET Service statistique : Laurent BARBET Service études et diffusion : Stéphane DELAVELLE Attachée de presse : Joëlle MARIE Tél. : 02.31.15.11.24
CENT POUR CENT BasseNormandie Directeur de la publication: Michel DEROINTHEVENIN Rédacteur en Chef par intérim : Stéphane DELAVELLE Secrétaire de Rédaction : Nadine GAUTIER Composition PAO : Françoise LEROND Abonnements : Nadine SAUVAGE Tél. : 02.31.15.11.02 Prix de vente :le numéro : 15 F(2,29) Abonnement un an (15 numéros) :  France : 180 F(27,44)  Europe : 225 F(34,30)  Reste du monde : 243 F(37,05)
Code SAGE : CENT%9070© Insee2001
Murielle GUITTON
Dépôt légal : mars2001
RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS RESULTATS
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.