L'emploi en Haute-Normandie en 1998 : 10 000 emplois supplémentaires

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En Haute-Normandie, l'emploi total a progressé de 1,5% en 1998. Avec près de 10 000 emplois supplémentaires, la région confirme l'essor observé en 1997. Cette croissance de l'emploi est plus forte dans l'Eure (+1,9%)qu'en Seine-Maritime (+1,4%). La reprise économique se confirme avec la croissance de l'emploi salarié.Dans l'Eure, ce sont les secteurs de la construction, du commerce et des services les plus dynamiques en matière de création d'emploi. La Seine-Maritime se distingue pour l'agriculture et les services. En régression depuis plusieurs années, l'emploi non salarié se maintient en 1998. Ainsi, pour la première fois depuis 1990, il progresse même légèrement en Seine-Maritime.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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EMPLOI - CHÔMAGE
L’emploi en Haute-Normandie
en 1998
10 000 emplois
5supplémentaires
n Haute-Normandie, 662 300 évidence le dynamisme du tertiaireEn Haute-Normandie,
personnes occupent un em qui reste le secteur le plus créateur.-l’emploi total a progressé Eploi au 1er janvier 1999. Les activités du commerce et desde 1,5% en 1998. Avec près
L’emploi haut-normand représente services enregistrent les meilleures
de 10 000 emplois
ainsi 2,9% de l’emploi total en évolutions par rapport à 1997, res-
supplémentaires, la région France. Après plusieurs années pectivement +1,6% et +2,4% (soit
confirme l’essor observé en marquées par un net recul de l’em 1 336 et 8 535 emplois nouveaux).-
1997. Cette croissance de ploi, l’année 1998 confirme l’essor Le secteur secondaire affiche aussi
observé en 1997. Depuis deux ans, de bons résultats. Le niveau del’emploi est plus forte dans
la région a ainsi créé près de 16 300 l’emploi progresse légèrement parl’Eure (+1,9%) qu’en
postes de travail supplémentaires, rapport à 1997 (+0,2%), notammentSeine-Maritime (+1,4%).
dont 9 900 pour la seule année dans l’industrie, alors que le
La reprise économique se
1998. Cette reprise profite d’abord nombre d’emplois industriels ré-
confirme avec la croissance
à l’emploi salarié et devrait se gressait depuis 1990. La construc-
de l’emploi salarié. Dans poursuivre en 1999. L’analyse des tion apporte 135 emplois de plus en
l’Eure, ce sont les secteurs mouvements de main-d’oeuvre sur 1998. L’agriculture est, par contre,
les trois premiers trimestres de le seul secteur déficitaire avec 420de la construction, du
1999 laisse augurer de bonnes pers- postes supprimés. Malgré un em-commerce et des services
pectives. La croissance de l’emploi ploi salarié agricole en légèreles plus dynamiques en
salarié serait un peu plus riche en hausse (+105 salariés), le nombre
matière de création
contrats à durée indéterminée d’exploitants agricoles (non sala-
d’emploi. La Seine-Maritime
qu’auparavant. Elle devrait aussi riés) subit une diminution cons-
se distingue pour être confortée par une baisse des tante en Haute-Normandie (-530
l’agriculture et les services. licenciements économiques, excep emplois en 1998).-
En régression depuis té dans l’industrie. La génère en
proportion moins d’emplois que leplusieurs années, l’emploi
reste du pays. L’emploi total ennon salarié se maintient en
France a ainsi augmenté en 1998 deL’emploi industriel1998. Ainsi, pour la première
1,7% (contre 1,5% en région). Tousse stabilise en 1998
fois depuis 1990, il progresse
les secteurs sont légèrement moins
même légèrement en Les emplois créés sont donc des dynamiques en Haute-Normandie.
Seine-Maritime. emplois salariés (+1,7%). L’emploi Plus particulièrement, l’emploi to-
non salarié se stabilise à un niveau tal agricole affiche un recul plus
légèrement inférieur à celui de 1997 marqué (-1,9% contre -1,4% en
(-0,2%). La création nette totale France). Les autres domaines d’ac-
d’emploi, répartie selon les trois tivité (industrie, construction, com-
grands secteurs d’activité, met en merce et services) enregistrent des
AVAL 89 2e TRIMESTRE 2000EMPLOI - CHÔMAGE
L’EMPLOI DANS L’EURE EN 1998
Le département de l’Eure compte 187 326 emplois au 1er janvier pas le cas au niveau régional où 55% des 10 000 postes créés
1999. L’emploi total a progressé de 1,9% par rapport à 1997 (3 570 sont des emplois féminins.
postes supplémentaires). Cette évolution est supérieure de 0,4 Au 1er janvier 1999, le département de l’Eure compte 166 524
point à celle observée en Haute-Normandie. Elle est aussi plus salariés, soit 3 785 postes supplémentaires par rapport à 1997.
dynamique qu’au niveau national (+0,2 point).
L’emploi salarié industriel retrouve la croissance
Les évolutions favorables que connaît l’Eure depuis deux ans
sont dues à la création d’emploi salarié. L’Eure est un département très industriel : près d’un salarié sur
En 1998, les effectifs ont proportionnellement augmenté deux trois travaille dans ce secteur. L’industrie de la chimie, du
fois plus vite que dans le reste de la région (+2,3% contre caoutchouc et des matières plastiques y emploie 7 604 salariés,
+1,1%). Le département de l’Eure affiche donc de bons résultats celle des composants électriques et électroniques, 7 200. Très
qui s’inscrivent dans la tendance nationale. marquée par une baisse tendancielle durant la dernière
Les femmes, comme les hommes, profitent de cette embellie décennie, l’industrie du département crée depuis deux ans de
6
(+2,3%). En volume, la création nette d’emploi salarié a nouveaux emplois. L’année 1998 confirme cette reprise (+1,7%).
davantage concerné les hommes que les femmes. Ce n’est L’industrie des composants électriques a fortement accru ses
L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
Activités Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France (en milliers)
(code NAF en 36 postes)
1990 1999 (1) 1990 1999 (1) 1990 1999 (1) 1990 1999 (1)
Agriculture, sylviculture, pêche 2 713 2 223 4 426 3 797 7 139 6 020 276 292
Industrie 58 533 52 218 112 487 97 605 171 020 149 822 4 662 4 060
Industries agricoles et alimentaires 4 070 3 516 11 641 10 753 15 711 14 269 552 536
Habillement, cuir 2 151 1 461 4 242 1 698 6 393 3 159 266 161
Édition, imprimerie, reproduction 2 645 3 225 3 026 2 836 5 671 6 061 238 215
Pharmacie, parfumerie, entretien 4 227 5 389 3 483 3 252 7 710 8 640 147 150
Équipements du foyer 2 447 1 905 2 343 1 842 4 790 3 747 270 212
Industrie automobile 2 185 1 572 16 859 14 156 19 044 15 728 323 286
Construction navale, aéronautique et ferroviaire 2 226 1 207 4 140 3 270 6 366 4 478 189 155
Équipements mécaniques 6 008 5 138 10 781 10 764 16 789 15 901 461 424 électriques et électroniques 1 645 1 312 8 786 6 490 10 431 7 802 258 224
Produits minéraux 2 091 1 504 4 767 3 823 6 858 5 327 217 173
Textile 1 379 853 2 016 989 3 395 1 842 170 119
Bois et papier 3 148 3 371 4 169 2 795 7 317 6 166 220 186
Chimie, caoutchouc, plastiques 8 373 7 604 12 520 12 712 20 893 20 316 377 351
Métallurgie, transformation des métaux 6 774 5 926 8 187 8 376 14 961 14 302 521 445
Composants électriques et électroniques 8 244 7 200 5 090 4 118 13 334 11 318 176 181
Combustibles, carburants 20 0 4 271 3 357 4 291 3 357 71 39
Eau, gaz, électricité 900 1 035 6 166 6 374 7 066 7 409 206 203
Construction 10 249 9 669 28 421 25 730 38 670 35 399 1 326 1 113
Commerce 17 447 18 109 52 228 51 843 69 675 68 952 2 544 2 606
Commerce et réparation automobiles 3 032 3 312 7 541 7 615 10 573 10 927 378 384
Commerce de gros 5 315 5 243 18 022 15 535 23 337 20 778 936 902ce de détail, réparations 9 100 9 554 26 665 28 693 35 765 38 247 1 230 1 320
Services 69 537 84 306 221 407 252 931 290 944 337 236 10 472 12 282
Transports 5 007 6 319 31 357 32 683 36 364 39 002 875 960
Activités financières 2 640 2 505 10 857 10 917 13 497 13 422 693 661 immobilières 1 666 2 184 5 210 3 582 6 876 5 766 280 308
Services aux entreprises 13 680 17 839 41 757 48 773 55 437 66 612 1 979 2 514
Postes et télécommunications 2 726 2 680 9 323 8 268 12 049 10 948 477 446
Conseil et assistance 3 300 3 190 10 306 10 996 13 606 14 186 757 1 042
Services opérationnels 6 904 10 678 21 664 29 131 28 568 39 809 619 893
Recherche et développement 750 1 291 464 378 1 214 1 669 126 133
Services aux particuliers 7 199 8 805 18 296 22 679 25 495 31 483 1 140 1 533
Hôtels , cafés, restaurants 2 708 3 401 7 581 9 051 10 289 12 451 529 654
Activités récréatives, culturelles et sportives 973 1 530 2 961 4 175 3 934 5 705 232 356
Services personnels et domestiques 3 518 3 874 7 754 9 453 11 272 13 327 379 523
Éducation, santé, action sociale 24 808 29 666 73 515 87 554 98 323 117 220 3 335 3 876
Éducation 12 091 14 273 35 118 40 771 47 209 55 044 1 535 1 733
Santé, action sociale 12 717 15 393 38 397 46 783 51 114 62 176 1 800 2 143
Administration 14 537 16 987 40 415 46 744 54 952 63 731 2 170 2 430
Administration publique 13 217 14 956 36 450 41 598 49 667 56 554 1 954 2 135
Activités associatives extra-territoriales 1 320 2 031 3 965 5 146 5 285 7 176 216 295
Toutes activités 158 479 166 525 418 969 431 905 577 448 598 430 19 280 20 353
Unité : emploi, France en milliers Source : INSEE - Estimations d’emploi au 1er janvier
(1) Estimations semi-définitives
AVAL 89 2e TRIMESTRE 2000EMPLOI - CHÔMAGE
effectifs (+8,9%), comme la pharmacie (+9,8%) ou l’industrie des ont très peu progressé (+0,5%) en 1998. Les postes et
équipements mécaniques (+8,5%). télécommunications ont perdu quelques salariés. Les services
Le secteur de la construction emploie près de 9 700 salariés. opérationnels (10 678 emplois), parmi lesquels se trouve le
Avec près de 300 emplois supplémentaires en 1998, ce secteur travail intérimaire, restent au niveau de 1997. Il est vrai que,
retrouve son niveau de 1995. durant cette dernière année, ce poste avait augmenté de
17,1% en un an. Seules les activités de conseil et assistance
2 700 emplois supplémentaires dans le tertiaire tendent à se développer (+5,3%) en 1998.
Le transport, qui compte nombre de petites entreprises, a crééLe secteur tertiaire, commerce et services, compte 61,5% des
salariés de l’Eure. Le commerce a créé 587 emplois salariés 403 postes supplémentaires, ce qui lui permet d’atteindre un
(+3,3%) en 1998. Il s’agit principalement d’emplois dans le niveau d’emploi de 6 319 salariés (+6,8%) fin 1998.
commerce de détail et les réparations. Les services affichent
L’emploi non salarié régresseune croissance de 2,6% avec 2 113 postes supplémentaires en
71998. La santé, les administrations publiques et l’éducation sont En 1998, l’Eure a perdu 1% de ses effectifs non salariés (-215
les plus gros pourvoyeurs d’emplois salariés. Leurs effectifs ont emplois). Le recul de l’emploi non salarié y est plus prononcé
progressé de près de 600 emplois. qu’au niveau régional (-0,2%) et qu’au plan national (-0,4%).
Les services aux particuliers occupent 8 805 salariés. Ces Néanmoins, cette baisse tendancielle tend à ralentir.
activités, qui regroupent les hôtels-restaurants, les Le nombre d’exploitants agricoles continue à baisser (-3,3%) en culturelles et sportives et les services même temps que le nombre de non salariés du commerce
domestiques ont été particulièrement dynamiques en (-3,9%). Cependant les pertes enregistrées dans ce dernier
1998. Avec près de 700 emplois supplémentaires, elles secteur (-145 emplois) sont intégralement compensées par les
affichent une croissance de 8,4%. créations observées dans l’industrie, la construction et les
Ce n’est pas le cas des services aux entreprises dont les effectifs services.
L’EMPLOI EN SEINE-MARITIME EN 1998
La Seine-Maritime compte 474 976 emplois au 1er janvier 1999. 6 800 emplois supplémentaires dans le tertiaire
L’emploi total a progressé de 1,4% par rapport à 1997 (6 371 Le secteur tertiaire, commerce et services, compte 70,6% des
postes supplémentaires). Cette évolution est très légèrement salariés de la Seine-Maritime (73,1% en France). Le
inférieure (-0,1 point) à celle observée en Haute-Normandie. commerce a créé 837 emplois salariés (+1,6%). Il s’agit
Elle est aussi moins dynamique qu’au niveau national. principalement d’emplois dans le commerce de détail et les
Cette évolution positive de l’emploi en Seine-Maritime est à réparations. Les services affichent une croissance de 2,4%
rattacher à la création d’emploi salarié. avec 5 993 postes supplémentaires en 1998. La santé, les
En 1998, les effectifs ont proportionnellement augmenté un peu administrations publiques et l’éducation sont les plus gros
plus vite que dans le reste de la région (+1,5% contre +1,1%). pourvoyeurs d’emplois salariés. Leurs effectifs ont progressé
Cependant, la création d’emploi dans le département d’un peu plus de 3 000 emplois.
apparaît moins vive qu’au niveau national. Les services aux particuliers occupent 22 679 salariés. Ces
La reprise de l’emploi bénéficie d’abord aux femmes. L’emploi activités, qui regroupent les hôtels-restaurants, les activités
féminin a augmenté en proportion deux fois plus vite que culturelles et sportives et les services domestiques ont créé
l’emploi masculin (+2% contre +1%). En volume, la création près de 700 emplois supplémentaires ; elles affichent une
nette d’emploi salarié a aussi davantage concerné les femmes croissance de 2,9%.
que les hommes. 60% des 6 300 emplois salariés créés en Les services aux entreprises sont en progression de 3,4%. Les
Seine-Maritime correspondent à des emplois féminins. effectifs ont augmenté de 1 624 postes, notamment sous l’effet
Au 1er janvier 1999, la Seine-Maritime compte 431 905 salariés. de la forte croissance des services opérationnels (+1 801) et de
La création d’emploi se concentre dans le tertiaire (+6 830 l’emploi intérimaire en particulier. En revanche, les effectifs des
postes). A contrario, les secteurs de l’industrie et de la postes et télécommunications sont en net recul (-400 postes)
construction perdent 675 emplois. par rapport à 1997.
Le transport a créé 467 postes supplémentaires, ce qui lui
L’emploi salarié industriel continue à régresser permet d’atteindre un niveau d’emploi de 32 683 salariés,
niveau maximum au cours de la décennie.Les industries les plus importantes,qui rassemblent entre 8 000 et
14 000 salariés chacune,comme l’automobile,les équipementiers
L’emploi non salarié se maintient
mécaniques,la métallurgie ou encore l’industrie agro-alimentaire ont
perdu près de 900 emplois salariés.Seule,la chimie,caoutchouc et En 1998, la Seine-Maritime présente une très légère
matières plastiques,qui emploie 12 712 salariés,a vu ses effectifs augmentation de ses effectifs non salariés. La conjoncture
légèrement progresser.C’est aussi le cas des industries moins favorable de l’année 1998 a favorisé le développement des
importantes en termes d’effectifs. emplois de services et, dans une moindre mesure, celui des
Le secteur de la construction emploie un peu plus de 25 700 salariés. du commerce. Les effectifs de la construction sont aussi
en légère augmentation. En revanche, le nombre d’exploitantsDepuis 1994,l’emploi dans ce secteur ne cesse de diminuer,près de 2
500 postes ont été supprimés.L’année 1998 s’inscrit dans la même agricoles continue à baisser comme le nombre de non salariés
tendance avec un peu plus de 200 suppressions de postes. de l’industrie.
AVAL 89 2e TRIMESTRE 2000EMPLOI - CHÔMAGE
évolutions positives légèrement in- des trois autres secteurs (agricul- tion se détache nettement. En effet,
férieures aux évolutions nationales. ture, industrie et commerce) est en le secteur administratif haut-nor-
Cette situation est liée aux structu retrait. Notamment, le secteur agri mand évolue de façon beaucoup- -
res de l’économie régionale qui est cole régresse en Haute-Normandie plus favorable en 1998 (+4,1%
encore fortement dépendante de de 3,1% (527 emplois). La réduction contre +0,6% en 1997). Ce mouve-
l’état de santé de l’industrie et de de ces effectifs agricoles intervient ment se retrouve aussi au niveau
ses grands établissements. Elle largement dans la diminution de de l’hexagone.
peut aussi s’expliquer par le l’emploi non salarié depuis plu Les services aux entreprises-
moindre développement des servi sieurs années. Cette baisse dans connaissaient en 1997 un très fort-
ces et la faiblesse relative de la créa l’agriculture est d’ailleurs plus dynamisme dû à l’explosion de-
tion d’entreprise. forte en Haute-Normandie, en l’intérim. En 1998, même s’ils ap-8
comparaison avec la France portent 1 720 postes de travail sup-
(-2,9% au niveau national). L’in plémentaires, le mouvement s’est-
dustrie évolue de façon iden fortement ralenti. Les services auxHors agriculture, l’emploi -
tique selon le niveau régional ou entreprises perdent ainsi 7 pointsnon salarié résiste bien
national (-0,6%). Enfin, les non d’évolution par rapport à 1997
L’emploi non salarié en salariés du secteur commercial (+2,7% en 1998 contre +9,7% en
Haute-Normandie compte 63 870 sont en régression plus forte en 1997). Le nombre d’emplois nou-
personnes au 1er janvier 1999. Il re Haute-Normandie (-0,7%) qu’en veaux dans cette activité a été divi- -
présente 9,6% de l’emploi total en France (-0,2%). sé par trois : 1 780 emplois créés sur contre 10,8% au En Haute-Normandie, l’emploi l’année 1998 contre 5 460 en 1997.
niveau France. La part de l’emploi salarié a progressé de 1,7% en 1998. Cette diminution importante en
non salarié en Haute-Normandie Cette progression confirme la re Haute-Normandie est également-
est ainsi plus faible qu’au niveau prise initiée en 1997 (+1,2%). ressentie au niveau national. Mal-
national. Depuis plusieurs années, L’année 1998 est surtout marquée gré cela, le secteur des services,
le nombre de non-salariés diminue par un fort ralentissement de la dans son ensemble, maintient sa
progressivement. Cette régression croissance de l’emploi intérimaire progression (+2,5% en 1998 contre
s’atténue en Haute-Normandie en et par la création d’emploi dans +2,7% en 1997).
1998 (-0,2% contre -1,1% en 1997). d’autres services notamment au La région a donc créé des em- -
Le niveau national enregistre une près des particuliers. La croissance plois dans d’autres secteurs d’acti-
baisse similaire sur les deux années de l’emploi salarié dans l’Eure est vité. En particulier, dans l’immobi-
(-0,4% en 1998 et -0,5% en 1997). plus soutenue (+2,3%) qu’en lier (+0,5% contre -9,3% en 1997)
La répartition sectorielle (agri Seine-Maritime (+1,5%). qui renoue avec la croissance, dans-
culture, industrie, construction, les transports (+2,3% contre +0,8%
commerce et services) permet de en 1997) et les services aux particu-
constater des évolutions sensible- liers (+4,4% contre +3,9% en 1997).Le tertiaire est toujours porteur
ment identiques selon le niveau ré Pour ces derniers, les activités ré- d’emplois salariés -
gional ou national. Les services, créatives et culturelles se dévelop-
dont la part est la plus importante La majorité des nouveaux em pent particulièrement en 1998 et ex- -
dans l’emploi non salarié (35,7%), se plois salariés émane du commerce pliquent la plus forte croissance de
portent mieux en Haute-Normandie, et des services. Les évolutions no- ce secteur (+8,3% en 1998 contre
avec une évolution de 1,9% (430 em tées dans ces deux secteurs sont +5,5% en 1997). Les services per- -
plois supplémentaires), évolution sensiblement identiques au niveau sonnels et domestiques gagnent
supérieure à celle du pays (+1,2%). national (+2,1% dans le commerce seulement un demi-point d’évolu-
Par rapport à 1997, il s’agit du seul et +2,5% dans les services). Sur les tion (+4,4% en 1998) alors que l’hô-
secteur en hausse avec la construc- 8 100 emplois salariés créés dans tellerie-restauration évolue moins
tion. En effet, le bâtiment et les tra les services, plus de la moitié se ré bien (4,9% en 1998 contre 5,2% en- -
vaux publics (BTP), déficitaires partissent entre l’administration et 1997). Les activités financières et
d’emplois en Haute-Normandie les services aux entreprises (respec l’éducation, la santé et l’action so- -
depuis 1990, bénéficient en 1998 tivement 2 500 et 1 720 postes). Ces ciale évoluent de façon similaire à
d’une évolution positive de l’em- deux secteurs évoluent différem- 1997 (respectivement +1,2% et
ploi en région (+1,1% contre +0,6% ment par rapport à 1997. Parmi les +1,3% en 1998).
en France). L’emploi non salarié secteurs des services, l’administra Le commerce, pour sa part,-
AVAL 89 2e TRIMESTRE 2000EMPLOI - CHÔMAGE
confirme une reprise de l’emploi L’industrie automobile, comp-
LA RÉDUCTION
salarié depuis 1996. Cette progres tant pour 10,5% dans l’industrie- DU TEMPS DE TRAVAIL
sion favorable suit de façon iden régionale, perd presque 400 em- - EN HAUTE-NORMANDIE
tique le niveau national (+2,1% en plois sur l’année. Deux autres sec- La loi d’orientation et d’incitation à
1998 contre +1,2% en 1997). Les em teurs enregistrent autant de per la réduction du temps de travail du- -
13 juin 1998 a donné une impulsionplois sont principalement créés tes d’emplois : l’industrie agricole
nouvelle aux négociations en
dans le commerce et la réparation et alimentaire et la fabrication
faveur de la réduction du temps
automobile (336 postes supplémen d’équipements électriques et élec- - de travail avec, pour objectif, de
taires) et le commerce de détail troniques, secteurs également im- développer l’emploi.
(1 087 postes nouveaux). Le com portants dans l’industrie de- L’application de la loi est effective
depuis le début de l’année 2000merce de gros reste stable par rap- Haute-Normandie. L’industrie chi- 9
pour les entreprises de plus de 20port à 1997. mique en Haute-Normandie, acti-
salariéset à partir du 1er janvier
vité industrielle la mieux repré-
2002 pour les moins de 20 salariés.
sentée (13,6% des emplois en 1998), Au 31 décembre 1999,
reste plutôt stable en nombre d’emL’emploi des secteurs - 801 accords de réduction de
temps de travail ont été signésenplois occupés (+120 emplois).secondaire et primaire
Haute-Normandie depuis l’entréeLes effectifs salariés du BTP seredémarre lentement
en vigueur de la loi sur les
maintiennent en 1998 (+69 postes)
35 heures. La grande majorité des
Le secteur secondaire va mieux après quelques années difficiles. Ce
accords (87%) visent le
en 1998. L’industrie gagne 384 em secteur, qui a perdu beaucoup- développement de l’emploi et
s’inscrivent dans le cadre offensifplois. Ce solde positif est excep- d’emplois en 1995 et 1996, reste en-
de la loi permettant ainsi lationnel au cours de la décennie. core fragile. La région ne profite
création potentielle
Cette légère amélioration de l’em pas pleinement du retournement-
de 3 995 emplois.
ploi industriel en région est aussi conjoncturel observé au niveau na-
Les accords relevant du cadre
constatée globalement en France. tional (+0,5% d’emplois supplé- défensif de la loi, c’est-à-dire
L’industrie pharmaceutique et la mentaires contre +0,2% dans la ré- négociésenvue d’une
sauvegarde de l’emploi ou sansfabrication de composants électri gion).-
“objectif emploi”, sont peuques et électroniques sont les plus L’agriculture, la sylviculture et
nombreux. Ils représentent
porteurs avec, pour chacun, envi la pêche enfin voient leurs effectifs-
respectivement 7,6% et 5,2% de
ron 600 emplois créés. Dans le pre progresser de 1,7% (100 postes sup- - l’ensemble des accords signés
mier secteur, un nouveau regain plémentaires), après avoir perdu dans la région. Les accords
défensifs ont permis lad’activité vient renforcer la ten 240 salariés en 1997-
préservation de 382 emplois.dance récente (+480 emplois en
Les effectifs concernés par la
1997), le second est créateur d’em-
réduction du temps de travail
plois après quelques années défici- Christian CAMESELLA s’élèvent, fin décembre, à 69 360
Chantal RENACtaires. salariés, soit 15% du nombre total
des salariés des établissements du
secteur privé de plus de 20
salariésdelarégion.
Ainsi 14,2% des établissements de
plus de 20 salariésdelarégion ont
conclu un accord de réduction du
temps de travail.
Alafin de l’année 1999, l’impact
de la réduction du temps de
travail sur l’emploi du secteur privé
en Haute-Normandie se traduit par
la création ou le maintien
de 4 377 emplois.
AVAL 89 2e TRIMESTRE 2000

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