L'emploi en Haute-Normandie en 1999 : La région a créé près de 18 000 emplois

De
Publié par

Depuis le début de la décennie 1990, la Haute-Normandie génère en proportion moins d'emplois que l'ensemble du pays. Cette situation est liée aux structures de l'économie régionale qui est encore fortement dépendante de l'état de santé de l'industrie et de ses grands établissements.Elle peut aussi s'expliquer par le moindre développement des services et la faiblesse relative de la création d'entreprise. Cependant, en 1999, la région s'est montrée plus dynamique. L'emploi total a augmenté de 2,7 %, soit légèrement plus qu'au niveau national (2,3 %). Ce bon résultat s'explique par la poussée des activités tertiaires et des services en particulier.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 41
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
L’EMPLOI EN HAUTENORMANDIE EN 1999 La région a créé près de 18 000 emplois
Christian CAMESELLA Chantal RENAC
Depuis le début de la décennie 1990, la HauteNormandie génère en proportion moins d’emplois que l’ensemble du pays. Cette situation est liée aux structures de l’économie régionale qui est encore fortement dépendante de l’état de santé de l’industrie et de ses grands établissements. Elle peut aussi s’expliquer par le moindre développement des services et la faiblesse relative de la création d’entreprise. Cependant, en 1999, la région s’est montrée plus dynamique. L’emploi total a augmenté de 2,7%, soit légèrement plus qu’au niveau national (2,3%). Ce bon résultat s’explique par la poussée des activités tertiaires et des services en particulier.
n HauteNormandie, 679 349 per E sonnes occupent un emploi au 1er janvier 2000. L’emploi hautnormand représente 2,9% de l’emploi total en France. Après plusieurs années mar quées par un net recul de l’emploi, l’année 1999 confirme la tendance ob servée depuis 1997. Depuis trois ans, la région a ainsi créé plus de 33 000 postes de travail supplémentaires, dont 17 640
6CAHIER D’AVAL n° 59  Juillet 2001
pour la seule année 1999. Ce mouve ment de forte hausse profite à l’emploi salarié et devrait se poursuivre en 2000. La croissance de l’emploi salarié est tou jours un peu plus riche en contrats à durée indéterminée, elle devrait être aussi confortée par une nouvelle baisse des licenciements économiques qui de viennent très minoritaires dans les mou vements de maind’oeuvre.
UNE ANNÉE EXCEPTIONNELLE DANS LE TERTIAIRE
Le rythme des créations d’emplois salariés s’accélère (+2,9%, soit 17 660 postes). L’emploi non salarié est stable : l en o m b r ed ’ ex p l o i t a n t sa g r i c o l e s continue de baisser, mais ce recul est compensé par l’installation de nouveaux indépendants dans les secteurs des ser vices, de l’industrie et du bâtiment. La création nette totale, répartie selon les trois grands secteurs d’activité, met en évidence le dynamisme du ter tiaire (commerce et services) qui reste le secteur le plus créateur. L’année 1999 est tout à fait exceptionnelle dans les ser vices avec +4,6% par rapport à 1998 (soit près de 16 600 emplois nouveaux), les effectifs du commerce progressent bien aussi (2,4%, soit près de 2 000 em plois). Dans le secteur secondaire (in dustrie et BTP), les effectifs totaux sont en très légère baisse. Les pertes subies dans l’industrie qui concernent unique ment l’emploi salarié (1 200 postes) ont été partiellement compensées par les créations nettes dans le bâtiment (envi ron 900 emplois). L’agriculture reste défi citaire avec, cette année, encore 700 postes supprimés, dont les deux tiers sont des exploitants non salariés.
L’EMPLOI NON SALARIÉ INDUSTRIEL PROGRESSE
L’emploi non salarié en HauteNor mandie compte 63 846 personnes au 1er janvier 2000. Depuis plusieurs années, le nombre de non salariés ne cesse de di minuer. Mais depuis deux ans, cette ré gression s’est fortement ralentie en raison notamment de nouvelles installa tions dans l’industrie, le bâtiment et les services. La répartition sectorielle (agri culture, industrie, BTP, commerce et ser v i c e s )p e r m e td ec o n s t a t e rd e s évolutions sensiblement différentes selon le niveau régional ou national. L’agriculture hautnormande perd plus d’emplois, le BTP et les services génè rent moins d’installations nouvelles et le petit commerce est toujours en perte de vitesse alors qu’en France ce secteur re démarre. L’industrie régionale, pour sa par t,connaît une évolution positive tandis que la tendance nationale est à la baisse. Ces résultats confirment le déficit observé en termes de création d’activités nouvelles.
LE TERTIAIRE EST TOUJOURS PORTEUR D’EMPLOIS SALARIÉS
En HauteNormandie, l’emploi salarié a progressé de près de 3% en 1999 ; la région compte désormais 615 500 sala riés. Cette progression s’inscrit dans la t e n d a n c ec o n nu ed e p u i st r o i sa n s. L’année 1999 est surtout marquée par une forte croissance dans les activités tertiaires (+4,5%) et, dans une moindre mesure, dans le bâtiment. La majorité des nouveaux emplois salariés émane du commerce et des ser vices. Les évolutions notées dans ces
52 228 7 541 18 022 26 665
28 421
12 740 754 999 559 659 706 322 905 2 709 580 444 187 1 106 359 1 025 718 133 316 1 595 441 680 454 381 171 533 816 3 962 278 1 780 308 2 181 970 2 491 285 2 174 048 317 237
eux aussi de bons résultats avec un très fort développement des activités récréa tives et des recrutements importants dans l’hôtellerierestauration. Dans le secteur public, les effectifs progressent comme au niveau national (+2%), seules les activités des postes et télécommunications perdent des emplois (4,9%). Les plus fortes augmentations sont observées dans les activités asso c i a t i v e s ,l e sa d m i n i s t r a t i o n se t l’éducation.
221 407 31 357 10 857 5 210 41 757 9 323 10 306 21 664 464 18 296 7 581 2 961 7 754 73 515 35 118 38 397 40 415 36 450 3 965
442 265
20 885 687
2 543 501 377 564 936 435 1 229 502
1 326 007
148 571 14 892 2 773 5 817 9 351 3 694 15 184 3 520 15 725 7 468 5 101 1 840 6 230 20 439 14 483 10 964 3 344 7 747
4 662 700 552 492 266 348 237 657 146 947 270 107 323 458 189 402 461 360 257 745 216 654 170 367 219 563 376 930 520 817 176 228 70 654 205 971
36 220
38 670
69 675 10 573 23 337 35 765
171 020 15 711 6 393 5 671 7 710 4 790 19 044 6 366 16 789 10 431 6 858 3 395 7 317 20 893 14 961 13 334 4 291 7 066
2000 (1)
1990
1990
275 969
5 770
France
7 139
HauteNormandie
même si, par ailleurs, le nombre d’em plois durables augmente lui aussi. Il apparaît toutefois que la région crée des emplois dans d’autres secteurs d’activité. Hors services opérationnels, la crois s a n c ed e se m p l o i sd es e r v i c e se s t proche de la moyenne nationale (2,4% contre 2,6%). Ainsi par exemple, le sec teur des transports est en pleine crois sance tout comme celui des activités immobilières ou de conseil et assistance. Les services aux particuliers affichent
2 713
58 533 4 070 2 151 2 645 4 227 2 447 2 185 2 226 6 008 1 645 2 091 1 379 3 148 8 373 6 774 8 244 20 900
Activités (code NAF en 36 postes)
418 969
173 238
71 549 10 841 21 012 39 697
10 471 350 875 392 693 441 279 944 1 978 174 476 644 757 459 618 553 125 518 1 139 490 528 795 231 564 379 131 3 335 216 1 535 017 1 800 199 2 169 693 1 953 773 215 920
19 279 527
615 503
577 448
263 174 33 324 10 842 4 370 54 001 8 066 11 961 33 549 425 24 167 9 406 4 634 10 126 88 583 41 579 47 004 47 887 41 880 6 007
Toutes activités
69 537 5 007 2 640 1 666 13 680 2 726 3 300 6 904 750 7 199 2 708 973 3 518 24 808 12 091 12 717 14 537 13 217 1 320
158 479
53 147 7 576 15 628 29 942
26 204
96 050 11 165 1 373 2 658 3 350 1 839 13 749 2 304 10 669 6 199 3 621 978 2 824 12 830 8 690 3 777 3 344 6 680
112 487 11 641 4 242 3 026 3 483 2 343 16 859 4 140 10 781 8 786 4 767 2 016 4 169 12 520 8 187 5 090 4 271 6 166
Industrie Industries agricoles et alimentaires Habillement, cuir Édition, imprimerie, reproduction Pharmacie, parfumerie, entretien Équipements du foyer Industrie automobile Construction navale, aéronautique et ferroviaire Équipements mécaniques Équipements électriques et électroniques Produits minéraux Textile Bois et papier Chimie, caoutchouc, plastiques Métallurgie, transformation des métaux Composants électriques et électroniques Combustibles, carburants Eau, gaz, électricité
17 447 3 032 5 315 9 100
Construction (BTP)
18 402 3 265 5 383 9 755
10 016
52 521 3 727 1 400 3 159 6 000 1 855 1 435 1 216 5 055 1 269 1 480 862 3 406 7 609 5 794 7 187 0 1 066
353 392 39 925 13 442 6 683 75 703 10 681 15 300 47 883 1 840 33 154 12 821 6 275 14 058 118 895 56 232 62 662 65 591 57 452 8 138
285 206
2000 (1)
Agriculture, sylviculture, pêche
1990
290 944 36 364 13 497 6 876 55 437 12 049 13 606 28 568 1 214 25 495 10 289 3 934 11 272 98 323 47 209 51 114 54 952 49 667 5 285
4 426
SeineMaritime
3 690
2000 (1)
10 249
Services Transports Activités financières Activités immobilières Services aux entreprises Postes et télécommunications Conseil et assistance Services opérationnels Recherche et développement Services aux particuliers Hôtels et restaurants Activités récréatives, culturelles et sportives Services personnels et domestiques Éducation, santé, action sociale Éducation Santé, action sociale Administration Administration publique Activités associatives extraterritoriales
Eure
2000 (1)
2 080
Commerce Commerce et réparation automobile Commerce de gros Commerce de détail, réparations
Unité : emploi
CAHIER D’AVAL n° 59  Juillet 20017
Source : INSEE  Estimations d’emploi au 1er janvier (1) Estimations semidéfinitives
deux secteurs sont particulièrement fortes et dépassent même celles obser vées nationalement. Sur les 16 300 em plois salariés créés dans les services, plus de la moitié se trouve dans les servi ces aux entreprises, notamment dans les services opérationnels qui incluent le tra vail temporaire. Les services aux entre prises progressent ainsi de 14,4% par rapport à 1998. Cette nouvelle poussée des services opérationnels confère une certaine flexibilité à la création d’emploi
90 219 6 601 2 599 2 313 21 702 2 615 3 339 14 334 1 415 8 987 3 415 1 641 3 931 30 312 14 654 15 658 17 704 15 572 2 131
4 036 625 536 950 145 594 217 233 147 158 209 605 284 939 150 795 427 562 226 228 169 936 114 219 183 293 355 249 443 697 185 450 32 675 206 042
1 150 594
2 672 508 391 617 916 929 1 363 962
1990
L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
L’EMPLOI DANS L’EURE EN 1999
Au 1er janvier 2000, le département de l’Eure compte 194 275 emplois. L’emploi total a progressé de 3,5% sur l’année 1999, soit 6 637 postes supplémentaires par rapport à 1998. L’évolution est particulièrement remarquable dans ce département. Elle est supé rieure de 0,8 point à celle observée en HauteNormandie, et de 1,2 point à celle du niveau national. Ce dynamisme de l’emploi dans l’Eure est essentiellement dû à une plus forte création d’emploi salarié (+1,3 point par rapport à 1998). La création d’emploi non salarié, qui n’a jamais été aussi forte sur les dix dernières années, contribue également à cette forte progression. En 1999, les effectifs salariés du département ont augmenté plus vite que dans l’ensemble de la région (+3,8% contre 3%). Ces ré sultats sont même supérieurs aux résultats nationaux qui affichent une évolution de 2,5%. Le département de l’Eure compte 173 238 salariés au 1er janvier 2000, soit 6 402 postes supplémentaires par rapport à 1998. Hormis l’agriculture, tous les secteurs bénéficient de ces créations d’emplois et plus particulièrement le secteur des services.
Moindre évolution de l’emploi salarié industriel
Même si l’Eure est un département très industrialisé, la part de l’emploi salarié dans l’industrie ne retrouve pas son niveau de 1990 (37% des emplois au 1er janvier 1990 contre 30,3% au 1er janvier 2000). L’industrie de la chimie, du caoutchouc, des matiè res plastiques et celle des composants électriques et électroni ques, qui occupent près d’un salarié sur trois dans l’industrie (14 796 salariés), maintiennent leur niveau d’emploi par rapport à 1998. La pharmacieparfumerie confirme une sérieuse reprise, ob servée depuis l’année 1997 (+12% en 1999). Néanmoins, la progression de l’industrie en 1999 (+0,5%) reste in férieure à la reprise constatée l’année précédente (+1,7%). Seule ment 284 emplois sont créés contre 875 en 1998. Cette moindre évolution est imputable à trois secteurs industriels particulière ment déficitaires en emplois sur l’année 1999 : l’industrie auto mobile (8,7%), l’habillement et le cuir (6,1%) et la métal lurgietransformation des métaux (2,1%). Le secteur de la construction, déjà créateur d’emplois en 1998, est à l’origine de 400 postes supplémentaires en 1999. Il franchit ainsi le seuil des 10 000 emplois occupés dans l’Eure.
Forte progression de l’emploi tertiaire grâce aux services Le secteur tertiaire, commerce et services, représente 62,7% de l’emploi salarié en 1999 et progresse ainsi de façon notable depuis 1990 (54,9% des effectifs). Le commerce observe un léger recul en termes de création d’emploi par rapport à 1998 (360 postes créés contre 521 en 1998). Le commerce de détail et réparations ralentit sa progres sion (2,1% en 1999 contre 4,6% l’année précédente). Le com merce de gros poursuit son essor et crée deux fois plus d’emplois qu’en 1998. Sur les 6 402 emplois nouveaux en 1999, 86% dépendent des services. Plus particulièrement, les services opérationnels (com prenant l’intérim) permettent la création de 3 441 postes. Ce sec teur enregistre la plus forte évolution, pouvant être qualifiée d’exceptionnelle, puisque dépassant les 31% . Le travail intéri maire, très porteur sur l’année 1999, permet aux services aux en treprises d’être particulièrement dynamiques avec une croissance de 19,7%. Ce record est à rapprocher de la progression constatée
8CAHIER D’AVAL n° 59  Juillet 2001
en 1994 (+14,3%), également obtenue avec une recrudescence des services opérationnels (+25,8%). Cette très nette augmentation permet ainsi aux services opéra tionnels (14 334 emplois) d’être placés, avec la santé et l’action sociale (15 658 emplois), l’administration publique (15 572 em plois) et l’éducation (14 654 emplois), parmi les plus gros pour voyeurs d’emplois. L’administration publique, qui affichait en 1998 la meilleure évolution des dix dernières années (+4,6%), pro gresse seulement de 1,9% en 1999. Les services aux particuliers offrent 361 emplois supplémentaires en 1999 et progressent moins bien (501 postes créés en 1998). Ce ralentissement provient surtout des services domestiques (+2,5% en 1999 contre +6,3% en 1998). Les activités immobilières se maintiennent (+135 emplois). Les ac tivités financières connaissent la meilleure évolution depuis 1990. Elles permettent l’ouverture de 117 postes supplémentaires et ne sont pas loin de retrouver le niveau d’emploi de 1990. Les trans ports affichent également la meilleure croissance des dix derniè res années (+6,9%).
L’emploi non salarié progresse essentiellement grâce au commerce et à l’industrie L’emploi non salarié dans l’Eure se distingue exceptionnellement en 1999 puisqu’il progresse de 1,1% (+235 emplois). Aucune évo lution positive n’avait été enregistrée depuis 1990. Cette situation favorable de l’emploi non salarié dans l’Eure l’est également par rapport à la région qui observe une stabilité de ces emplois. Elle est même nettement plus favorable qu’au niveau na tional (+0,3%). Les secteurs du commerce et de l’industrie justi fient principalement ce dynamisme en 1999 (respectivement +8,6% et +3,7%). La construction y contribue également (+1,6%). Cependant, les services, après une année 1998 favorable, per dent des emplois non salariés (0,6%). L’agriculture poursuit une baisse tendancielle depuis 1990 (2,3%).
L’EMPLOI EN SEINEMARITIME EN 1999
Au 1er janvier 2000, le département de la SeineMaritime compte 485 074 emplois. L’emploi total a progressé de 2,3% sur l’année 1999, soit 11 000 emplois supplémentaires par rapport à 1998. Cette évolution est légèrement inférieure à celle de la HauteNor mandie (0,4 point). Elle est semblable à la progression enre gistrée au niveau national. Ce bon rythme de croissance est exclusivement dû à la création d’emploi salarié. En 1999, les effectifs salariés ont proportionnellement moins aug menté en SeineMaritime que dans l’ensemble de la HauteNor mandie (+2,6% contre 3% en région). Cependant, l’évolution de l’emploi salarié dans ce département se rapproche du niveau na tional (+2,5%). La SeineMaritime compte 442 265 salariés au 1er janvier 2000, soit 11 263 postes supplémentaires par rapport à 1998. L’industrie est déficitaire de 1 520 emplois. La création d’emploi se concentre dans le secteur tertiaire.
Net recul de l’emploi salarié dans l’agriculture et l’industrie... L’agriculture marque un net recul de l’emploi salarié sur l’année 1999 (2,8% contre +4,1% en 1998). La part du secteur industriel a diminué de 5 points sur les dix dernières années et ne repré sente plus que 21,7% des effectifs salariés. La perte d’emplois est
trois fois plus forte en 1999 que l’année précédente (1,6% en 1999). Avec près d’un millier d’emplois supprimés, soit 30%, la construction navale, aéronautique et ferroviaire n’a jamais connu une diminution d’emplois aussi importante depuis 1990. L’industrie de l’habillement et du cuir enregistre proportionnellement une forte régression (16,9%), faisant perdre 278 emplois. Les secteurs de l’industrie automobile (594 emplois), des composants électriques et électroniques (291 emplois) contribuent également au recul de l’emploi salarié dans l’industrie. Les secteurs industriels les plus créateurs d’emplois en 1999 sont concentrés autour des industries agroalimentaires (+458 salariés), de la métallurgie (+343 salariés) et de la production d’eau, de gaz et d’électricité (+322 salariés). Ils étaient d’ailleurs déficitaires d’emplois l’année précédente. La construction n’avait pas créé d’emploi depuis 1994. Avec 424 emplois nouveaux (+1,6%), l’année 1999 est donc particulière ment bénéfique dans le bâtiment.
...à l’inverse du secteur tertiaire en forte progression Le secteur tertiaire, commerce et services, est aussi très floris sant. En 1999, il représente 71,5% de l’emploi salarié (plus de 6 points supplémentaires par rapport à 1990). Le commerce marque ainsi une évolution de +3,3% de l’emploi salarié. Cette progression n’a jamais été enregistrée depuis 1990 ; elle est essentiellement imputable au commerce de détail. Sur les 1 694 emplois créés, 1 446 sont occupés dans le commerce de détail et réparations. L’ensemble des services affiche une croissance exceptionnelle (+4,3%), jamais atteinte sur les dix dernières années. Ce record, permettant l’ouverture de 10 770 postes supplémentaires, est principalement dû aux services opérationnels, qui recouvrent le travail intérimaire. Ce secteur, atteignant 20,3% d’évolution, est le premier créateur d’emplois en SeineMaritime (+5 658 emplois). La santé, l’administration publique et l’éducation restent les plus gros pourvoyeurs d’emplois et génèrent plus de 40 000 emplois chacun. Les services aux particuliers sont en progression de 6,1% (contre 3,4% en 1998). Les activités récréatives, culturelles et sportives procurent le plus de postes supplémentaires (+553 emplois). Les activités financières évoluent moins bien sur l’année 1999 (0,7%) qu’en 1998 (+1,3%). Par contre, le secteur immobilier confirme la reprise observée en 1998 (355 créations d’emplois), après les huit premières années de la décennie marquant un défi cit de salariés. Les transports poursuivent aussi la progression entamée dès 1996 (+2% en 1999). Ils permettent l’ouverture de 641 postes sup plémentaires, atteignant ainsi leur plus haut niveau d’emploi depuis dix ans (33 324 postes).
Nouveau recul de l’emploi non salarié, principalement dans l’agriculture et le commerce Après une année 1998 favorable pour l’emploi non salarié (+0,2%), la SeineMaritime subit un nouveau recul de ses effectifs non salariés (0,6%). Le nombre des exploitants agricoles poursuit une baisse tendancielle depuis 1990 (3,4% en 1999). Les emplois non salariés dans le commerce enregistrent une baisse égale ment importante (3,9%). A contrario, le nombre de non salariés est en nette augmentation dans l’industrie et les services (respectivement +2,2 et +2,1%). Les effectifs des non salariés dans l’industrie n’avaient pas pro gressé depuis le début des années 1990. Dans une moindre mesure, la construction enregistre aussi une évolution positive (+0,8%).
Le commerce affiche lui aussi une croissance de 3%, plus soutenue que la moyenne nationale. Ce dynamisme re trouvé est toujours porté par le commerce de détail qui a créé en 1999 plus de 1 600 postes (+4,3%).
L’EMPLOI DU SECTEUR SECONDAIRE SE MAINTIENT GRÂCE AU BTP
L’emploi salarié industriel est depuis de nombreuses années en baisse. L’industrie de la région est dominée par la présence de grandes unités stratégiques, qu’il s’agisse de production automobile, de raffinerie ou de chimie. Ces der nières années, l’emploi industriel a chuté essentiellement en raison de fermetures dans les secteurs traditionnels et des restructurations dans les industries plus récentes. Depuis la reprise de 1997, l’emploi industriel a tendance à se concentrer un peu plus dans des établissements de taille plus importante. En 1998, l’industrie avait exceptionnelle ment enrichi ses effectifs de près de 400 postes grâce no tamment au dynamisme de la pharmacie et de la fabrication de composants électriques. En 1999, elle a de nouveau perdu 1 200 emplois. Les activités les plus touchées ont été la construction navale, l’habillementcuir qui ne compte plus aujourd’hui que 2 800 salariés contre 6 400 il y a dix ans et l’automobile qui perd encore 700 postes sur l’année. Ces pertes importantes n’ont pas été compensées par les em bauches dans les secteurs les plus porteurs parmi lesquels on trouve encore la pharmacie qui est à l’origine de 740 postes supplémentaires ou l’industrie alimentaire (+460 sa lariés). La production d’eau, de gaz ou d’électricité a créé cette année 350 postes de travail. L’industrie chimique en HauteNormandie, activité industrielle la mieux représentée (13,8% des emplois en 1999), reste plutôt stable en nombre d’emplois occupés. Dans le BTP, les effectifs salariés sont en nette progres sion (+2,3%). La région profite dans une certaine mesure du redémarrage observé au plan national (+3%) en créant plus de 800 emplois nouveaux. Le secteur du BTP qui a perdu beaucoup d’emplois en 1995 et 1996, semble se redresser lentement depuis deux ans
CAHIER D’AVAL n° 59  Juillet 20019
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.