L'emploi en Haute-Normandie en 2002 : Légère croissance de l'emploi tirée par le tertiaire

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Selon les statistiques des URSSAF, l'emploi en 2002 progresse de 0,5 %, au même rythme qu'en 2001. Le secteur tertiaire reste relativement dynamique et permet de compenser un recul de l'emploi dans l'industrie. Ces résultats font cependant apparaître des évolutions différenciées entre les deux départements haut-normands : en Seine-Maritime, tous les secteurs ont créé des emplois à l'exception de l'industrie. Dans l'Eure, l'emploi salarié est stable, les créations dans le tertiaire et le dynamisme du commerce compensant les baisses d'emploi du secondaire.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002
Légère croissance de l’emploi tirée par le tertiaire
Christian CAMESELLA
L’EMPLOI SALARIÉu premier trimestre 2002, l’emploiSelon les statistiques des
EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002Asalarié dans son ensemble était
URSSAF, l’emploi en 2002 Évolutiontrès légèrement inférieur à son niveau de
Emploi 2002
progresse de 0,5%, au même la fin de l’année 2001. Au cours du salarié (en %)
second trimestre, tous les secteurs ontrythme qu’en 2001. Le secteur Industrie 153 294 -1,3
créé des emplois, mais cette reprise n’a Dont : IAA 15 229 -0,6tertiaire reste relativement
Biens de consommation 20 581 +0,6pas duré au deuxième semestre, en par-
Automobile 16 840 +1,7dynamique et permet de ticulier dans le BTP, l’industrie et les
Biens d’équipement 27 109 -2,0
services. Biens intermédiaires 62 341 -2,9compenser un recul de l’emploi
Énergie 11 195 +1,7
dans l’industrie. Ces résultats
BTP 39 522 +0,3
font cependant apparaître des DES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS Commerce 75 507 +2,4
DANS LES INDUSTRIES ÉLECTRIQUESévolutions différenciées entre Services 369 634 +1,4
ET ÉLECTRONIQUES Dont : Transports 39 882 +2,1les deux départements
Services aux entreprises 79 936 +1,0
Services aux particuliers 46 068 +1,5haut-normands : en Après une année 2001 marquée par
Total* 645 210 +0,5un fort ralentissement, l’industrie régio-Seine-Maritime, tous les
nale perd à nouveau des emplois Source : URSSAF au 31 décembre 2002 et estimations d’emploi salarié au
secteurs ont créé des emplois à 31 décembre 2001
(-1,3%). Les suppressions d’emplois * Le total comprend les effectifs salariés de l’agriculture.
l’exception de l’industrie. Dans sont concentrées dans les industries des
biens d’équipement et des biens inter-l’Eure, l’emploi salarié est
médiaires. Les équipementiers électri- LES DIFFICULTÉS DU SECTEUR
stable, les créations dans le
ques et électroniques subissent les plus SECONDAIRE CONTRASTENT
tertiaire et le dynamisme du fortes pertes et la construction navale et AVEC LE DYNAMISME DU COMMERCE
aéronautique est également touchée. ET DES SERVICEScommerce compensant les
Dans les industries des biens intermé-
baisses d’emploi du secondaire.
diaires, toutes les activités sont en recul Les activités commerciales sont
à l’exception des produits minéraux qui parmi celles qui affichent les meilleurs
affichent une progression soutenue. En taux de progression. Elles sont portéesAVERTISSEMENT
proportion, c’est le textile qui perd le plus par le commerce de gros (+4,8%) et,L’évolution de l’emploi dans cet article n’est pas
d’emplois suivi par l’in-mesurée par les estimations d’emploi total (sala-
riés et non salariés) qui seront connues en fin dustrie des compo- ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ EN 2002
d’année 2003. Elle est basée sur les statistiques sants électroniques.
102,0provisoires des URSSAF sur le champ des socié- D’autres secteurs
tés et quasi sociétés et des entreprises indivi- Services
sont par contre en
duelles. Les évolutions sont étudiées hors SNCF, 101,5
croissance. AvecLa Poste, France Télécom, Air France, Banque
+1,7%, l’automobilede France. Elles ne comprennent pas non plus
101,0
l’intérim, les effectifs de l’Education nationale et poursuit la tendance BTP Commerce
l’action sociale. Au total, la source utilisée couvre observée en 2001.
100,5près des deux tiers de l’emploi salarié régional et C’est également le cas
ne prend pas en compte l’emploi non salarié. Ensemblede l’industrie pharma-
L’emploi salarié industriel est couvert à hauteur 100,0
ceutique qui continue àde 94%, le BTP 98%, le commerce 96%, les ser-
recruter, compensantvices 42%. Compte tenu du caractère non ex-
99,5ainsi les pertes subieshaustif de cette source, le poids de l’emploi dans
Industriele secondaire et dans le commerce est surestimé dans les autres indus-
99,0au détriment de l’emploi dans les services. Cette tries de biens de
structure particulière tend à minorer globalement consommation (habil-
l’évolution de l’emploi salarié et laisse espérer 98,5lement-cuir, l’édi-
1er 2e 3e 4eune tendance légèrement plus favorable dans les
trimestre trimestre trimestre trimestretion-imprimerie ou lesstatistiques exhaustives établies par les estima-
équipements du foyer).tions d’emploi en fin d’année. Source : URSSAF au 31 décembre 2002 Unité : base 100 au 1er janvier 2002
CAHIER D’AVAL n° 64 - Juillet 2003 5
EMPLOI
CHÔMAGEL’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002
EURE : UN DÉPARTEMENT PLUTÔT RÉACTIF
L’EMPLOI SALARIÉ DANS L’EURE EN 2002
AUX VARIATIONS CONJONCTURELLES
Évolution 2002
En 2002, l’emploi salarié dans l’Eure est stable. Le secteur tertiaire connaît des évolu-
Emploi salarié (en %)
tions dynamiques portées par le commerce. L’emploi dans le secteur secondaire est en
Industrie 52 504 -2,8recul en raison des pertes subies par l’industrie.
Dont : IAA 3 882 +1,7L’emploi salarié industriel de l’Eure baisse de 2,8% en 2002 alors qu’il était resté stable
Biens de consommation 12 143 +1,9
l’année précédente. Les pertes touchent l’automobile, les industries des biens d’équipe-
Automobile 924 -4,2
ment et des biens intermédiaires. L’industrie agroalimentaire, l’énergie et les biens de Biens d’équipement 7 899 -5,6
consommation sont moins marqués par le ralentissement conjoncturel. Biens intermédiaires 26 704 -4,8
Énergie 953 +9,5Les biens d’équipement voient leur niveau d’emploi diminuer de 5,6%. Cette évolution
s’explique par de lourdes pertes dans l’électronique et l’électricité. La pharmacie-parfu- BTP 10 723 -0,2
merie poursuit une tendance dynamique qui suffit à compenser les difficultés des autres
Commerce 19 669 +6,3biens de consommation (habillement-cuir, équipements du foyer ou édition). Dans les in-
dustries de biens intermédiaires, le secteur électronique est également touché par des Services 97 571 +0,3
suppressions d’emplois chez les fabricants de composants mais c’est le textile, de Dont : Transports 7 083 +2,4
Services aux entreprises 24 330 -2,3moins en moins présent, qui perd, en proportion, le plus d’effectifs.
Services aux particuliers 12 892 +2,1Les activités commerciales sont portées par le dynamisme du commerce de gros mais
également par le commerce de détail. Dans les services, le transport progresse de 2,4%. Total* 183 370 0,0
En revanche, les services aux entreprises, en particulier les services opérationnels hors
Source : URSSAF au 31 décembre 2002 et estimations d’emploi salarié au 31
intérim, perdent des emplois. Cette évolution est à mettre en relation avec les difficultés décembre 2001
* Le total comprend les effectifs salariés de l’agriculture.observées dans l’industrie. Dans les services aux particuliers, ce sont les activités ré-
créatives, culturelles et sportives qui sont les plus créatrices. Les hôtels-restaurants ont,
quant à eux, réduit leurs effectifs.
SEINE-MARITIME : DES ÉVOLUTIONS MOINS MARQUÉES
QUE DANS L’EURE L’EMPLOI SALARIÉ EN SEINE-MARITIME EN 2002
Le département de la Seine-Maritime présente des évolutions d’emploi un peu plus favo- Évolution 2002
rables (+0,7%) que dans l’Eure. Les créations d’emplois dans le tertiaire sont moins Emploi salarié (en %)
fortes que dans le département voisin, mais elles s’accompagnent de baisses moins
Industrie 100 790 -0,5
marquées dans l’industrie et d’une légère augmentation dans le BTP.
Dont : IAA 11 347 -1,3
Les baisses d’emploi dans l’industrie concernent tous les secteurs sauf l’automobile et Biens de consommation 8 438 -1,3
l’énergie. Les plus fortes pertes sont enregistrées dans les industries de biens intermé- Automobile 15 916 +2,0
Biens d’équipement 19 210 -0,4diaires à l’image des évolutions observées dans la chimie, le bois-papier ou le textile.
Biens intermédiaires 35 637 -1,5
Dans les biens d’équipement, c’est le secteur de l’électronique qui est plus particulière-
Énergie 10 242 +1,2
ment en baisse avec la construction navale et aéronautique. Les biens de consommation
BTP 28 799 +0,4aussi sont en recul dans l’habillement-cuir, l’édition et les équipements du foyer. La pro-
gression continue des effectifs dans la pharmacie-parfumerie (+6,8%) ne permet pas de Commerce 55 837 +0,9
compenser les réductions d’effectifs observées dans ces activités.
Services 272 063 +1,7
Dans le tertiaire (+1,4%), les plus fortes créations d’emplois sont imputables aux servi-
Dont : Transports 32 798 +2,0ces : transport, services aux entreprises et aux particuliers. Les services opérationnels
Services aux entreprises 55 606 +2,2
hors intérim notamment affichent de bons résultats (+3,2%) et, dans une moindre Services aux particuliers 33 175 +1,3
mesure, le conseil et assistance. Parmi les services aux particuliers, on observe les meil-
Total* 461 839 +0,7
leures progressions dans les activités récréatives et les services domestiques.
Source : URSSAF au 31 décembre 2002 et estimations d’emploi salarié au 31La croissance des emplois dans le commerce est moins dynamique, elle est portée par le
décembre 2001
commerce de détail et la réparation. Le commerce de gros est en revanche en recul de * Le total comprend les effectifs salariés de l’agriculture.
0,8%).
dans une moindre mesure, par le com- poursuit une tendance favorable (+2%). correspond à des créations d’emplois
merce de détail (+2%). Cette dernière Les services aux particuliers sont égale- tant dans les services opérationnels hors
évolution est à mettre en relation avec la ment en croissance en raison notam- intérim (gardiennage, nettoyage) que
bonne tenue de la consommation des ment des créations dans les activités dans le conseil et assistance. Cette
ménages. récréatives, culturelles et sportives et timide reprise, après une année 2001 dif-
Dans les services, l’emploi est en dans les services domestiques. Les ser- ficile, est également à mettre en relation
progression de 1,4%. Le transport, qui vices aux entreprises affichent, quant à avec les évolutions défavorables obser-
mobilise un emploi de services sur dix, eux, une hausse plus modérée (+1%) qui vées dans le secteur secondaire
6 CAHIER D’AVAL n° 64 - Juillet 2003

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