L'emploi en Haute-Normandie en 2002 : Une croissance modérée portée par les services

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Après une période de croissance régulière de l'emploi depuis 1997, voire exceptionnelle en 2000, la Haute-Normandie connaît un ralentissement sur ces deux dernières années. Ce dernier est aussi observé sur l'ensemble du territoire français. Dans la région, le nombre d'emplois est évalué à un peu plus de 700 000 au 31 décembre 2002. L'évolution annuelle s'est stabilisée à 0,4% d'augmentation en 2002, comme en 2001. Cette légère progression est du même ordre que l'évolution constatée au niveau national (+0,5%). La Haute-Normandie affiche ainsi une création nette de plus de 2 700 emplois. La situation est très différenciée selon les départements. Les nouveaux emplois sont concentrés en Seine-Maritime où les pertes dans le secondaire sont largement compensées par les créations dans le tertiaire. L'industrie de l'Eure subit les mêmes difficultés qu'au niveau national et la création d'emploi dans les services est trop faible pour compenser les grosses difficultés de l'électronique et du textile.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 34 - Avril 2004
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002
SEUL… SOLITAIRE… ISOLÉ Une croissance modérée
De plus en plus de personnes vivent
portée par les servicesseules, c’est un fait : leur proportion a
doublé en 40 ans. Cependant - l’aurai-je
Anne-Marie DAVID
assez répété dans cet éditorial ? - il ne faut
Chantal RENAC
pas se contenter d’un résultat global, d’une
moyenne, car il existe plusieurs sortes de
« solitude », qui n’appellent pas forcément
Après une période de croissance dans les services est trop faibleles mêmes remèdes.
régulière de l’emploi depuis pour compenser les grossesIlyala solitude de l’étudiant dans sa
chambre meublée au centre d’une ville 1997, voire exceptionnelle en difficultés de l’électronique et
universitaire : celle-ci est très relative car, 2000, la Haute-Normandie du textile.
bien qu’il occupe seul un logement (selon connaît un ralentissement sur
sa déclaration « officielle »), il a une vie so-
ces deux dernières années. Ce
ciale riche et une mobilité sans contrain-
’augmentation relativement faibledernier est aussi observé surtes : bref, il est seul mais rarement solitaire. Lde l’emploi en 2002 s’explique parl’ensemble du territoire français.Il en va tout autrement, par exemple,
une forte contraction dans le secteur se-d’une dame âgée, veuve, vivant à la cam- Dans la région, le nombre
condaire et une progression du tertiaire.pagne avec des revenus modestes. Dire d’emplois est évalué à un peu
Ainsi, l’industrie et le BTP sont moins por-qu’elle vit seule est alors insuffisant ; c’est plus de 700 000 au 31 décembre
souvent d’isolement qu’il faut parler : iso- teurs que sur l’année 2001 alors que le2002. L’évolution annuelle s’est
lement social et culturel, mobilité réduite, commerce et les services progressent da-
stabilisée à 0,4%accès aux services et aux soins difficile et vantage. Ce sont principalement les servi-
d’augmentation en 2002,parfois, sentiment d’abandon. ces non marchands qui contribuent à la
Dans ce second cas, la disparition des comme en 2001. Cette légère
croissance de l’emploi dans le tertiaire en
commerces et services de proximité, l’ab- progression est du même ordre
2002. La conjoncture a cependant été unsence de structures médicales proches, que l’évolution constatée au peu moins favorable à la région, le déve-l’insuffisance ou l’inexistence de structures
niveau national (+0,5%). La loppement des services en Haute-Nor-d’assistance locale peuvent créer des situa-
Haute-Normandie affiche ainsi mandie (+0,9%) étant encore en retrait partions très difficiles.
une création nette de plus deOr, ces populations fragiles vont devenir de rapport à l’ensemble français (+1,4%).
plus en plus nombreuses. En 2030, 30% de 2700 emplois. L’emploi non salarié continue de bais-
la population aura plus de 60 ans en La situation est très différenciée ser dans la région (-1,2%), de façon plus
Haute-Normandie. Le nombre de veufs - et prononcée qu’au niveau national (-0,2%).selon les départements. Les
surtout de veuves - va croître rapidement Si le déclin des exploitants agricolesnouveaux emplois sont
(actuellement huit veuves pour deux veufs). s’accélère en 2002 (-3,5% contre -1,3%concentrés enVoici une évolution importante et prévi-
en 2001), la diminution des entrepre-Seine-Maritime où les pertessible, ce qui est plutôt rare avouons-le.
neurs individuels dans les services estdans le secondaire sont
moins sévère qu’auparavant. Le secteur
Jean LEMATTRE largement compensées par les
secondaire ainsi que le commerce ont
créations dans le tertiaire. tendance à se stabiliser.
L’industrie de l’Eure subit les Fin 2002, la Haute-Normandie
mêmes difficultés qu’au niveau compte un peu plus de 649 200 salariés.
national et la création d’emploi L’ensemble des activités a gagné 3 350S O MM A IRE
EMPLOI L’EMPLOI TOTAL PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE EN 2002
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France (hors DOM)
Une croissance modérée
portée par les services . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Évolution Évolution Évolution Évolution
Activités 2001-2002 2001-2002 2001-2002 2001-2002
(code NAF en 5 postes) 2002 (en %) 2002 (en %) 2002 (en %) 2002 (en %)
POPULATION
LES PERSONNES SEULES EN HAUTE-NORMANDIE Agriculture, sylviculture, pêche 7 268 -2,4 11 087 -2,7 18 355 -2,6 876 749 -2,1
Bertrand a 26 ans, Simone, 80 ; Industrie 53 254 -2,1 103 268 -0,5 156 522 -1,1 4 220 512 -2,1
ils vivent seuls en ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Construction 12 945 -0,2 31 846 0,7 44 791 0,5 1 478 673 0,5
Commerce 23 227 1,4 63 192 1,1 86 419 1,2 3 349 969 1,0
Services 104 253 0,6 289 736 1,1 393 989 0,9 14 700 201 1,4ANALYSES CONJONCTURELLES
LES TAUX DE CHÔMAGE AU 4e TRIMESTRE 2003
Ensemble 200 947 -0,2 499 129 0,6 700 076 0,4 24 626 104 0,5
Une hausse moins forte qu’en France . . . . . . . . 7
Source : INSEE - Estimations d’emploi provisoires au 31 décembre 2002 Unités : emploi, %
EMPLOIL’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France
Activités
(code NAF en 36 postes) 2001 2002 (1) 2001 2002 (1) 2001 2002 (1) 2001 2002 (1)
Agriculture, sylviculture, pêche 2 903 2 868 4 375 4 326 7 278 7 194 340 695 338 224
Industrie 52 682 51 548 100 459 99 948 153 141 151 496 4 141 033 4 051 093
Industries agricoles et alimentaires 3 883 3 970 11 421 11 404 15 304 15 374 580 618 581 038
Habillement, cuir 926 812 1 031 990 1 957 1 802 124 550 116 733
Édition, imprimerie, reproduction 2 769 2 772 2 234 2 178 5 003 4 950 215 224 208 242
Pharmacie, parfumerie, entretien 6 028 6 471 3 050 3 257 9 078 9 728 148 183 151 968
Équipements du foyer 2 481 2 391 2 069 1 988 4 550 4 379 212 794 203 491
Industrie automobile 928 889 15 730 16 026 16 658 16 915 296 786 291 357
Construction navale, aéronautique et ferroviaire 1 434 1 433 2 124 2 150 3 558 3 583 145 519 144 647
Équipements mécaniques 4 895 4 832 11 699 11 687 16 594 16 519 444 132 434 523
Équipements électriques et électroniques 1 591 1 594 5 285 5 131 6 876 6 725 243 586 232 595
Produits minéraux 1 733 1 726 5 294 5 522 7 027 7 248 171 101 168 082
Textile 1 073 771 1 028 920 2 101 1 691 112 724 105 790
Bois et papier 3 056 3 124 3 491 3 187 6 547 6 311 182 180 178 929
Chimie, caoutchouc, plastiques 7 873 7 837 14 135 13 681 22 008 21 518 354 711 348 174
Métallurgie, transformation des métaux 6 415 6 310 8 093 8 095 14 508 14 405 460 263 449 732
Composants électriques et électroniques 6 664 5 668 3 533 3 596 10 197 9 264 203 927 193 455
Combustibles, carburants 0 0 3 746 3 814 3 746 3 814 33 764 32 989
Eau, gaz, électricité 933 948 6 496 6 322 7 429 7 270 210 971 209 348
Construction (BTP) 10 724 10 727 28 807 29 001 39 531 39 728 1 258 960 1 263 137
Commerce 19 604 19 923 55 920 56 576 75 524 76 499 2 961 815 2 992 866
Commerce et réparation automobile 3 809 3 821 8 260 8 313 12 069 12 134 427 964 435 255
Commerce de gros 5 084 5 188 15 218 15 388 20 302 20 576 988 474 990 375
Commerce de détail, réparations 10 711 10 914 32 442 32 875 43 153 43 789 1 545 377 1 567 236
Services 97 806 98 567 272 611 275 760 370 417 374 327 13 641 953 13 837 745
Transports 7 095 7 036 32 823 33 306 39 918 40 342 1 059 457 1 074 193
Activités financières 2 974 2 906 11 786 11 683 14 760 14 589 699 106 701 143
Activités immobilières 1 236 1 206 5 306 5 456 6 542 6 662 263 441 269 440
Services aux entreprises 24 273 24 356 55 511 55 649 79 784 80 005 5 178 045 5 231 476
Postes et télécommunications 3 095 3 120 8 947 9 075 12 042 12 195 540 627 540 996
Conseil et assistance 5 920 6 012 16 926 17 280 22 846 23 292 1 218 286 1 217 202
Services opérationnels 14 060 13 948 29 305 28 951 43 365 42 899 1 250 501 1 281 967
Recherche et développement 1 198 1 256 333 343 1 531 1 619 146 627 146 535
Services aux particuliers 12 816 13 043 33 016 33 513 45 832 46 556 1 821 870 1 861 803
Hôtels et restaurants 4 692 4 660 10 702 10 745 15 394 15 405 735 814 754 481
Activités récréatives, culturelles et sportives 1 405 1 514 5 325 5 352 6 730 6 866 354 945 359 249
Services personnels et domestiques 6 719 6 869 16 989 17 416 23 708 24 285 731 111 748 073
Éducation, santé, action sociale 29 674 30 057 82 511 83 783 112 185 113 840 3 903 929 3 957 233
Éducation 14 478 14 635 38 649 38 840 53 127 53 475 1 691 590 1 706 136
Santé, action sociale 15 196 15 422 43 862 44 943 59 058 60 365 2 212 339 2 251 097
Administration 19 738 19 963 51 658 52 370 71 396 72 333 2 738 109 2 787 233
Administration publique 18 077 18 315 45 436 46 224 63 513 64 539 2 398 527 2 438 888
Activités associatives extra-territoriales 1 661 1 648 6 222 6 146 7 883 7 794 339 582 348 345
Toutes activités 183 719 183 633 462 172 465 611 645 891 649 244 22 344 456 22 483 065
Source : INSEE - Estimations d’emploi au 31 décembre Unité : emploi
(1) Estimations non définitives
postes salariés, malgré plus de 1 600 les composants électriques et électroni- merie, entretien (trois fois plus d’emplois
suppressions dans l’industrie. Cette ques perdent près d’un millier d’emplois créés qu’en France), l’automobile et les
baisse de personnel salarié industriel dans l’Eure. La métallurgie et transforma- produits minéraux (alors que la tendance
dans la région (-1,1%), comparable à tion des métaux est aussi déficitaire dans nationale est défavorable). Néanmoins,
celle de 1999, a cependant été moins in- ce département (-100 emplois), mais de les 1 100 emplois supplémentaires dans
tense que sur le reste du territoire fran- façon moins prononcée qu’au niveau na- ces secteurs ne suffisent pas à combler
çais (-2,2%). Les difficultés industrielles tional. Les équipements électriques et les pertes enregistrées par ailleurs.
les plus importantes sont principalement électroniques et les équipements du Le bâtiment et les travaux publics
concentrées dans les industries des foyer ont aussi participé aux suppres- maintiennent leurs niveaux d’activité et
biens intermédiaires. Lesies texti- sions d’emplois dans la région, mais pro- d’emploi en région (+0,5% contre +0,3%
les, déjà en grande difficulté dans les portionnellement moins qu’en France. au niveau national), surtout au cours du
deux départements, perdent plus de 400 Les réductions dans les industries de deuxième semestre.
emplois. Les industries du bois et du l’habillement et du cuir se sont aussi Le commerce a aussi offert compara-
papier et de la chimie, caoutchouc, plas- poursuivies, surtout dans l’Eure. Les tivement un peu plus d’emplois salariés
tiques sont très déficitaires en Seine-Ma- quelques activités industrielles épar- dans la région que sur le territoire fran-
ritime (plus de 750 emplois perdus) et gnées sont toujours la pharmacie, parfu- çais. La croissance observée (presque
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 34 - Avril 2004L’EMPLOI DANS L’EURE EN 2002
L’ÉLECTRONIQUE ET LE TEXTILE EN GRANDE DIFFICULTÉ DANS L’EURE
Au 31 décembre 2002, l’emploi total dans le département de l’Eure est fortes pertes. Les industries des produits pharmaceutiques, de parfu-
estimé à près de 201 000 postes. Le nombre d’emplois est en baisse de merie et d’entretien se distinguent quand même avec encore 443 em-
0,2% dans ce département. Après une année 2001 très ralentie en plois créés en 2002. Les industries du bois et du papier génèrent
termes de créations d’emplois (seulement 1 000 postes nouveaux) également des emplois (68 créations), sans oublier les industries agri-
comparativement aux années précédentes, l’année 2002 enregistre une coles et alimentaires (87 créations).
perte de 369 emplois. Le BTP n’affiche pas non plus le dynamisme connu dans ce secteur
Cette diminution est principalement imputable à l’emploi non salarié. Il ces toutes dernières années, notamment 1998, 1999 et 2000. Après un
décroît deux fois plus que l’année précédente, compte tenu des soldes net recul en 2001 (seulement 50 emplois créés), le département n’offre
négatifs d’exploitants agricoles (-146), mais aussi d’entrepreneurs indi- pas d’emplois nouveaux dans la construction en 2002.
viduels des services (-115). Les pertes enregistrées dans ces deux sec- Par contre, le secteur tertiaire, commerce et services, reste toujours
teurs sont pratiquement trois fois plus importantes qu’en 2001. créateur d’emplois dans l’Eure. Il représente ainsi 64,5% de l’emploi
L’emploi salarié dans l’Eure a peu varié entre 2001 et 2002 : les sup- salarié du département en fin d’année 2002 (presque 7 points supplé-
pressions de postes dans l’industrie ont été pratiquement aussi nom- mentaires en 10 ans). L’évolution la plus significative se trouve dans le
breuses que les créations ou reconversions dans le tertiaire. commerce (+1,6%), même si l’augmentation reste inférieure à celle des
Le ralentissement de l’industrie ressenti dans le département en 2001 quatre dernières années. En 2002, un peu plus de 300 postes sont
s’aggrave fortement sur 2002 (-2,2% contre +0,6% en 2001). La part de créés, principalement dans le commerce de gros, le commerce de
l’emploi salarié industriel s’est réduite, passant de 34,3% à 28,1% en un détail et la réparation.
an. En 2002, plus de 1 100 postes salariés industriels ont disparu, dont Les services se portent mieux sur l’année 2002 (+0,8% contre +0,4% en
près de 1 000 dans l’industrie des composants électriques et électroni- 2001). Ils sont créateurs de 761 postes, en grande partie dans l’éduca-
ques, essentiellement dans la zone d’emploi d’Evreux. C’est la plus tion, la santé et l’action sociale, l’administration et les services aux
forte baisse jamais enregistrée dans ce secteur sur les dix dernières particuliers. Par contre, il faut souligner la relative stabilité des servi-
années. D’autres activités industrielles continuent de débaucher, no- ces aux entreprises (seulement 83 postes nouveaux). Les services
tamment l’industrie textile (-302 emplois), l’habillement et le cuir (-114 opérationnels, qui recouvrent le travail intérimaire, perdent encore des
emplois), et la métallurgie et transformation des métaux (-105 emplois). emplois salariés en 2002, comme en 2001. Les suppressions dans ce
Les secteurs créateurs d’emplois ne réussissent pas à compenser ces secteur sont constatées sur l’ensemble de la région.
L’EMPLOI DANS LA SEINE-MARITIME EN 2002
UN REGAIN DE DYNAMISME DANS LE TERTIAIRE
Avec un peu plus de 499 100 emplois au 31 décembre 2002, l’emploi comparativement aux trois années précédentes.
total de la Seine-Maritime s’est accru de 0,6% (contre 0,4% en 2001). Au En 2002, le rythme de croissance s’aligne à 1,2% pour le commerce
total, ce sont plus de 3 000 emplois qui sont créés, surtout dans le sec- comme pour les services, soit au total la création de plus de 3 800
teur tertiaire de l’emploi salarié. postes sur l’année dont les trois quarts dans la zone d’emploi de
La baisse des emplois non salariés a été deux fois plus faible en 2002 Rouen. Ainsi, le secteur tertiaire occupe plus de 332 000 salariés en
(-1%) qu’en 2001. La situation est moins favorable dans les secteurs pri- Seine-Maritime (presque 75% des emplois).
maire et secondaire que dans le tertiaire. L’agriculture est encore très L’essentiel des créations d’emplois dans le commerce bénéficie aussi
touchée par les cessations d’activité, encore plus nombreuses cette bien aux grossistes qu’aux détaillants. Dans les services, l’année 2002
année (-3,7%), à l’image du département de l’Eure et de l’ensemble de la est plus bénéfique que 2001 avec deux fois plus d’emplois nouveaux,
France. Le secteur tertiaire compte beaucoup moins de suppressions soit 3 149 emplois supplémentaires. Les embauches importantes
dans les services ; il est porteur d’emplois dans le commerce. concernent la santé et l’action sociale (plus de 1 000 postes créés) et
En 2002, le repli de l’emploi salarié industriel de la Seine-Maritime l’administration publique (presque 800 postes nouveaux), alors que
(-0,5%) est bien moins conséquent que dans l’Eure. Plus de 500 em- ces deux secteurs évoluaient défavorablement l’année précédente.
plois sont quand même supprimés. Les deux pôles les plus touchés re- Dans les services aux entreprises, les gains d’emplois dans le conseil
lèvent de l’industrie des biens intermédiaires : la fabrication des et assistance aux entreprises ont compensé les postes disparus dans
produits chimiques, en caoutchouc ou en plastique et de produits en les services opérationnels (354 emplois). L’ensemble des services aux
bois, papier ou carton est largement déficitaire (759 postes perdus). particuliers évolue favorablement, mais il doit essentiellement ce mou-
L’eau, gaz et électricité, les biens d’équipement électriques et électroni- vement aux services personnels et domestiques.
ques et le textile contribuent aussi à ce recul industriel (plus de 100 Les activités immobilières maintiennent leur niveau d’emploi avec 150
suppressions par secteur). En contrepartie, la pharmacie, parfumerie postes créés. Par contre, les transports et les activités financières
et entretien, l’industrie automobile et les produits minéraux maintien- confirment la tendance à la baisse déjà observée en 2001 : deux fois
nent des créations d’emplois (730 postes créés). moins d’emplois offerts dans les transports et deux fois plus de pertes
Le nombre de salariés de la construction augmente faiblement (+0,7%) enregistrées dans le secteur financier.
un millier d’emplois nouveaux) est simi- administrations et les services personnels personnel salarié des services de conseil
laire à celle de l’an passé. Presque deux et domestiques, trois secteurs également et d’assistance augmente d’autant et po-
tiers des emplois créés relèvent du com- porteurs d’emplois au niveau national. sitionne d’ailleurs très bien ce secteur
merce de détail et réparations. Parmi les services aux entreprises, par rapport au niveau national. Les effec-
La progression des services cons- on observe, sur ces deux dernières tifs de la recherche ont également aug-
tatée en 2002 permet la création de plus années et dans les deux départements, menté d’une centaine de postes.
de 3 900 postes (+1,1%), soit presque des réductions d’emplois dans les servi- L’ensemble des services auprès des en-
deux fois plus que l’année précédente. Ce- ces opérationnels (presque 500 suppres- treprises est ainsi stabilisé (+0,3%).
pendant, cette tendance est encore plus sions), alors que ces services se Le secteur des transports a créé
marquée sur l’ensemble de la France développent en France. La baisse de presque trois fois moins de postes que
(+1,4%). Les plus gros pourvoyeurs d’em- l’emploi intérimaire, compris dans ce sec- l’an dernier. Le solde positif d’emplois sa-
plois en Haute-Normandie sont les sec- teur, est à mettre en relation avec le recul lariés provient exclusivement du départe-
teurs de la santé et de l’action sociale, les de l’emploi industriel. En contrepartie, le ment de la Seine-Maritime
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 34 - Avril 2004 3

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