L'équilibrage du marché du travail

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La population active picarde a, sous l'effet démographique, fortement augmenté de 1962 à 1982 (+1,9% en moyenne annuelle), plus modérément ensuite (+0,3%). Face à cette main-d'oeuvre croissante, l'emploi a été très dynamique jusqu'en 1975, puis a stagné jusqu'en 1990 pour reprendre faiblement jusqu'en 1999, plus fortement de 1999 à 2002. Dans le sud de la Picardie, le développement des navettes domicile-travail, principalement à destination de la région parisienne, a permis de contenir en partie la hausse du chômage. Dans le nord de la région, l'ajustement entre l'offre et la demande de travail s'est traduit par une émigration importante et une hausse marquée du chômage. De 1999 à 2002 cependant, le chômage a régressé dans toutes les zones d'emploi sous l'effet de créations d'emplois soutenues combiné à une pression démographique plus modérée.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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L'équilibrage du marché du travail
N°149  2005
La population active picarde a, sous l’effet démographique, fortement augmenté de 1962 à 1982 (+1,9% en moyenne annuelle), plus modérément ensuite(+0,3 %). Face à cette maind’œuvre croissante, l’emploi a été très dynamique jusqu’en 1975, puis a stagné jusqu’en 1990 pour reprendre faiblement jusqu’en 1999, plus fortement de 1999 à 2002. Dans le sud de la Picardie, le développement des navettes domiciletravail, principalement à destination de la région parisienne, a permis de contenir en partie la hausse du chômage. Dans le nord de la région, l’ajustement entre l’offre et la demande de trava marquée du chômage. toutes les zones d’emp à une pression démog
ur les 1858 000habitants que compte la Picardie au recense actSifs s’élève à 838 500 personnes, dont  ment de 1999, le nombre des  468 000 hommes et 370 500 femmes.  Au cours de la décennie quatrevingt  1 dix, la population activepicarde s’est ac  crue de 43400 individus, soit une  progression de 5,5%, légèrement supé  rieure à celle enregistrée au niveau  national (+4,9%). Dans les régions limi  trophes, les évolutions de population  active s’échelonnent entre +6,5% dans  le Nord  PasdeCalais et +0,8% en ChampagneArdenne, en passant par +3,2 %en HauteNormandie et +2,2% en ÎledeFrance. Sur plus longue période, on observe également une progression continue de la population active picarde. Avec un taux annuel moyen de 1,9%, la crois sance a été particulièrement importante entre 1962 et 1982, comparée à la crois e apopu aon acve p care 1 La population active comprend les actifs ayant L’évolution de chacun des trois dé un emploi, les chômeurs et les militaires du con tingent.partements picards est différente. Dans
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 . 1962 et 1999, elle a augmenté de 59,1% dans l’Oise, de 13,8% dans la Somme et de 4,4% dans l’Aisne.
Le nombre des actifs picards cru de 4 800 personnes par an en et 1999. L’augmentation est due lement à l’effet démographique ( dré), c’estàdire à l’arrivée no d’une population en âge de tr (+7 400 actifs en moyenne annu ajoute l’effet taux d’activité qui me changements de comportement de l’activité et se traduit par 200 a plémentaires par an. Dans le mêm l’effet négatif des migrations rés les dû au faible pouvoir d’attracti région entraîne chaque année u traction de la population active d 2 800 personnes. L’Oise, plus densément peupl néficiant du plus fort taux d’accroi des actifs, contribue pour les deu la progression de la population a carde. La Somme y contribue quart tandis que l’Aisne, moins de peuplée et connaissant un faible croissance des actifs, y contrib moins d’un dixième. Considérée à l’échelle infra mentale, la situation se révèle enc contrastée. Par endroits, un effe graphique favorable combiné à migratoire équilibré soutient la pro de la population active. C’est le c les zones de Compiègne et du S Oise où la hausse du nombre d dépasse 1% par an. Dans d’autres zones le solde migratoire défavorable ralentit la progression de la maind’œuvre disponi ble, voire entraîne une réduction de la population active (SaintQuentin, Thiéra che).
Évolution de l’emploi très contrastée géographiquement durant la dernière décennie
En 1999, 3,2% de la population fran
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dynamique jusqu’en 1975. En moyenne annuelle le nombre des emplois augmen tait de 1,4% entre 1962 et 1968 et de 1,0 %entre 1968 et 1975. Par comparai son, la hausse n’était que de 0,9% et 0,6 %pour la France entière. Puis, entre 1975 et 1990, la création d’emplois sta gne alors qu’à l’échelle de la France elle progresse encore de 0,3% en moyenne annuelle. Entre 1990 et 1999, 16 500 emplois ont été créés dans la région, ce qui représente un gain de 2,6%. Dans le même temps, l’emploi progressait de 3,3% au niveau national, et dans le Nord  PasdeCalais la hausse atteignait 6,5 %. La hausse était de 3,1% en HauteNormandie et de 0,8% seulement en ChampagneArdenne. En Île deFrance l’emploi se contractait de 0,7%. L’évolution de l’emploi est loin d’être uniforme sur tout le territoire Picard : +5,4 %dans l’Oise entre 1990 et 1999, +3,2 %dans la Somme, 1,8% dans l’Aisne. Dans les zones de Beauvais (+8,1%) et Compiègne (+7,9%), la pro
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gression est particulièrement forte. Avec un gain de 4,7%, Amiens dépasse la moyenne régionale. ChaunyTergnierLa Fère, la Thiérache, SaintQuentin, le Vi meu et Soissons perdent des emplois.
Le développement des navettes vers les régions voisines se ralentit au cours de la décennie 1990
Pour se rendre sur le lieu de leur tra vail, les Picards n’hésitent pas à effectuer de longs trajets. Pas moins de 22% des actifs occupés résidant dans l’Oise se dé placent quotidiennement vers l'Îlede France pour y travailler. Les navettes à destination de Paris et sa couronne sont fréquentes également à partir du sud de l’Aisne, principalement à partir de la zone de ChâteauThierry. Dans le Laonnois, il existe un flux de travailleurs vers l’agglo mération de Reims. Les déplacements domiciletravail sont plus rares à des tination et en provenance du Nord  Pas deCalais, du reste de la région Champa gneArdenne et de la HauteNormandie. Toutefois, les zones d’emploi du Vimeu et de la vallée de la Bresle, à cheval entre Picardie et HauteNormandie, échangent des travailleurs de façon significative. Depuis 1962, les sorties nettes de tra vailleurs picards vers les régions voisines sont en augmentation constante. Cepen dant, au cours de la décennie 1990, la ten dance se ralentit fortement. À l’intérieur de la Picardie, les navet tes sont nombreuses entre les différen tes zones d’emplois de l’Oise. Elles sont également particulièrement fréquentes entre la zone d’emploi d’Amiens et les zones voisines d’AbbevillePonthieu et du SanterreSomme.
Entre 1990 et 1999, la zone d’emploi du SanterreOise, qui connaît la plus forte augmentation de population active, est aussi la zone qui enregistre la plus impor tante augmentation des sorties nettes de navettes, principalement à destination du SudOise. Les habitants des zones de ChaunyTergnierLa Fère, du SudOise, du Vimeu et de ChâteauThierry sont éga lement de plus en plus nombreux à tra vailler dans les zones voisines. En revanche le solde des navettes évolue peu dans les zones de Compiègne, de Beau vais, d’Amiens, du SanterreSomme et de SaintQuentin.
La population active d’unterritoire varie sous l’effet de trois facteurs :
 un effet démographiquedû au vieillisse ment et au renouvellement des générations : au cours des années 90, l’effet démographi que est resté particulièrement important en Picardie, conséquence d’une forte population relativement jeune qui atteint l’âge de travailler. En France, seuls le Nord  PasdeCalais et les Pays de Loire ont un effet démographique plus marqué.  un effet taux d’activité quimesure les changements dans les comportements visà vis de l’activité : si le taux d’activité est influencé à la hausse par l’activité croissante des fem mes, deux autres facteurs l’influencent à la baisse. D’une part, les jeunes entrent de plus en plus tardivement sur le marché du travail. D’autre part, les départs en retraite se font en moyenne plus tôt.  un effet migrations résidentiellesme suré comme étant la résultante entre l’évolu tion de la population active et les contributions de deux premiers effets :les départs d’actifs picards vers d’autres régions sont plus nom breux que les arrivées en Picardie. Depuis la décennie 1970, la région apparaît comme un territoire d’émigration, au même titre que ses voisines Nord  PasdeCalais, Champagne Ardenne et HauteNormandie. L’Oise, qui bé néficiait par exception d’un solde migratoire nettement positif, perd au cours des années 1990 une bonne part de son pouvoir d’attrac tion qui s’exerçait principalement sur les habi tants de la région parisienne.
Le marché du travail d’un territoire donnéla population active résidente, qui : constitue la demande d’emploi, se répartit en population active travaillant au lieu de rési dence, chômeurs et, jusqu’à fin 2002, militai res du contingent. Certains résidents travaillent endehors du territoire : ils effectuent des na vettes sortantes. À l’inverse, certains résidents d’autres territoires entrent travailler ; ce sont les navettes entrantes. Au total, le territoire offre un emploi « au lieu de travail », somme de l’emploi au lieu de résidence et du solde des navettes domiciletravail. Dès lors, la variation de la population ac tive sur une période peut s’étudier de deux fa çons :  effetdémographique + effet migrations résidentielles + effet taux d’activité ou bien :  variationde l’emploi (au lieu de travail) + variationdu chômage + variation des effec tifs de militaires du contingent  variation du solde des navettes domiciletravail (entrantes  sortantes).
Un ajustement entre l’offre et la demande de travail spécifique selon les zones
Au cours de la décennie 1990, les ter ritoires qui n’enregistrent qu’une faible progression voire une diminution de leur population active sont ceux qui avaient connu auparavant, pendant les années 19751990, les plus fortes pertes d’em plois. Il s’agit des zones de la Thiérache, de SaintQuentin, de ChaunyTergnierLa Fère, du SanterreSomme et du Vimeu. Dans ces zones, l’émigration d’une partie de la population active compense l’arrivée de nombreux jeunes sur le mar ché du travail. Au cours des années 90, ces zones connaissent un ralentissement ou un arrêt de la détérioration de l’emploi. Dans le Vimeu, à ChaunyTergnierLa Fère et, plus faiblement, dans la Thiéra che, les navettes se développent malgré
le contexte généralement peu favorable des zones d’emploi voisines. Au final dans ces zones, le chômage ne diminue pas, sauf dans le Vimeu, mais il se détériore moins que la moyenne picarde. Les territoires de Laon, Abbeville Ponthieu et du SanterreSomme, moins touchés par les difficultés du secteur in dustriel et situés hors du périmètre d’in f l u e n c ed i r e c t ed el ’ Î l e  d e  F r a n c e , connaissent une logique de développe ment spécifique. Ils enregistrent une pro gression modérée de leur population active. La période 19901999 est mar quée dans la zone d’AbbevillePonthieu par le retour des créations nettes d’em plois. Dans le Laonnois et le Santerre Somme, l’offre de travail est quasiment stable mais les navettes sortantes ne permettent plus, comme au cours de la période précédente, de contenir la hausse du chômage.
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L'augmentation de la population active de 6,1 pour 1 000 actifs entre 1990 et 1999 s'explique par l'influence positive des effets démographique (+9,3 pour 1000) et des taux d'activité (+0,2 pour 1 000) et par la contribution négative des migrations résidentielles (3,5 pour 1 000). L'augmentation de la population active peut également s'expliquer par les effets combinés de l'accroissement de l'emploi (+2,3 pour 1000), de l'accroissement du chômage (+3,4 pour 1000) et de l'accroissement de la contribution du solde des navettes (+1,2 pour 1 000), desquels il convient de soustraire l'évolu tion du nombre des militaires du contingent (0,9 pour 1000).
Le sud picard, avec les zones de Beauvais, de Compiègne, du Santerre Oise, du SudOise et de Château T h i e r r y,s ec a r a c t é r i s epa ru n e progression toujours importante du nombre des actifs. Il s’agit d’une ten dance de long terme que l’on observe depuis 1975 et même auparavant. Jus qu’en 1990, cette hausse résultait de la combinaison d’un effet démographi que et d’un effet migrations. Mais au cours des années 19901999 les en trées de migrants connaissent un fort ralentissement et l’effet démographique
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La zone du SanterreOise se dé marque par une évolution spécifique. Cette zone, la moins peuplée de Pi cardie mais aussi la seule à bénéfi cier encore d’un solde migratoire positif, enregistre toujours une pro gression importante du nombre de ses "navetteurs". Ils commutent principa lement non pas vers Paris et sa cou ronne mais à destination des autres territoires de l’Oise. Enfin, dans la zone d’Amiens on constate également une hausse régu lière du nombre des actifs, malgré un e négatif. Au cours de 90 Amiens et sa zone nettes d’emplois. Les e suffisent cependant r la totalité de la de ail et Amiens enregis du chômage similaire égionale.
ntissement émographique ’œuvre disponible
02, le nombre des em rdie augmente en % par an. Par compa s de la même période, opolitaine l’emploi pro La hausse atteint 2,3% e, 2,2% dans le Nord   1,7%en HauteNor  enChampagneAr  lesterritoires picards s emplois durant la dé ingtdix, seule la zone st pas parvenue à in nce. Le renversement t le plus spectaculaire  ,où les créations d’em ploi sont particulièrement soutenues. La zone voisine d’AbbevillePonthieu, qui était déjà créatrice nette d’emploi au cours de la période précédente, conti nue de bénéficier d’une progression fa vorable. Dans le SudOise, à Beauvais et Compiègne ainsi que dans la zone d’Amiens, il existe également un dyna misme marqué de l’offre de travail. ChâteauThierry se différencie du reste du sud picard par une évolution de l’em ploi positive mais faible. C’est aussi le cas des zones du SanterreSomme, de SaintQuentin et de ChaunyTergnier La Fère. Le Laonnois et surtout la Thié
rache apparaissent comme les zones les plus créatrices d’emploi du département de l’Aisne . On observe au cours de la période 19992002 en Picardie comme en France, un ralentissement de l’effet dé mographique sur la maind’œuvre dispo nible. L’effet démographique explique encore en Picardie un apport annuel de 4 900 actifs, contre 7 400 au cours de la période précédente. C’est dans le Vimeu et dans la zone d'AbbevillePonthieu que l’effet démographique est le plus faible, et dans la zone d’Amiens qu’il est le plus fort. Les migrations d’actifs vers d’autres régions, traditionnelles depuis 1975, se constatent toujours après 1999, à un rythme comparable à celui des années quatrevingtdix. À l’intérieur de la Picar die l’afflux de population active dans la zone du SanterreOise se confirme, comme se confirme le fait que les autres zones de l’Oise perdent désormais des actifs par émigration. Dans la zone d’Amiens le déficit migratoire en popula tion active s’accentue. Dans l’Aisne, Châ teauThierry est à l’équilibre, et les autres zones du département, qui présentaient traditionnellement un solde négatif, le conservent mais il se réduit. Dans toute la région, les zones les plus fortement créatrices d’emploi présentent un effet migrations résidentielles négatif. Au total, entre 1999 et 2002, compte tenu des variations du taux d’activité et des variations du solde des navettes, le taux de chômage baisse dans toutes les zones d’emploi. C’est dans le Vimeu que la baisse est la moindre, et dans la zone de ChâteauThierry qu’elle est la plus im portante.
JeanFrançois Moitier Jérôme Mathias
Pour en savoir plus « L'évolution des marchés locaux du tra vail de 1962 à 1999 : quatre grands types de zones d'emploi »,INSEE PREMIÈRE n°908, juillet 2003 www.insee.fr  espace "publications"
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :Pascal SEGUINRédacteur en chef :Catherine LEPIN Maquette Insee Picardie  Impression YVERT Dépôt légal : août 2005  ISSN : 03963128  Code SAGE : IPR14962  N°149 août 2005 Prix : 2,20Conditions d'abonnement : INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38© Insee 2005 Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Courriel : ventespicardie@insee.fr Renseignements statistiques:Téléphone 0 825 889 452 (0,15 euro/mn) Courriel inseecontact@insee.fr
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