L'évolution des métiers en Alsace

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Depuis 1982, la population active alsacienne s'est accrue de plus de 130 000 personnes pour atteindre 820 000 en 1999. Cette forte progression, supérieure de 7 points à la moyenne nationale, est liée à l'évolution démographique de la région, mais plus encore, à l'augmentation de l'activité féminine. En fait, les trois quarts des actifs supplémentaires sont des femmes. Ces dernières représentent désormais 45 % de la population active, contre 39 % en 1982. Dans le même temps, les taux d'activité ont diminué aux âges extrêmes. Conséquence de l'allongement de la scolarité, l'entrée sur le marché du travail survient plus tardivement, tandis que les départs à la retraite sont plus précoces qu'auparavant. De 22 % en 1982, le taux d'activité des 60-64 ans a chuté à 13 %. Au total, en 1999, 77,5 % des hommes et 63,5 % des femmes âgés de 15 à 64 ans étaient actifs, pour respectivement 74,9 % et 63,1 % au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SYNTHÈSE
L'évolution des métiers en Alsace
Évolution de la structure des emplois par grand domaine professionnelepuis 1982, la population active alsa-
En %D cienne s’est accrue de plus de 130 000 Poids dans l’ensemble Évolution
personnes pour atteindre 820 000 en 1999.
Alsace France 1982-1999
Cette forte progression, supérieure de 7
1982 1990 1999 1999 Alsace Francepoints à la moyenne nationale, est liée à l’évo-
lution démographique de la région, mais plus Métiers de l’agriculture 5 3 2 4 -42 -45
Métiers de l’industrie 29 26 24 17 -4 -17encore, à l’augmentation de l’activité fémi-
Métiers du bâtiment 9 8 7 7 -14 -25nine. En fait, les trois quarts des actifs supplé-
Métiers du tertiaire 576367723830
mentaires sont des femmes. Ces dernières
Ensemble 100 100 100 100 17 7
représentent désormais 45 % de la population Source : Insee - RP, au lieu de résidence
active, contre 39 % en 1982. Dans le même
Répartition des emplois par secteur d’activité économique
temps, les taux d’activité ont diminué aux
En %
âges extrêmes. Conséquence de l’allonge- Secteurs d’activité Emplois
ment de la scolarité, l’entrée sur le marché du frontaliers
Agriculture Industrie Construction Teriaire Total
travail survient plus tardivement, tandis que
Métiers de l’agriculture 80 3 1 16 100 4
les départs à la retraite sont plus précoces Métiers de l’industrie - 70 4 26 100 16
qu’auparavant. De 22 % en 1982, le taux Métiers du bâtiment - 8 66 26 100 13
Métiers du tertiaire - 13 2 85 100 7d’activité des 60-64 ans a chuté à 13 %. Au to-
Ensemble 2 26 7 65 100 10tal, en 1999, 77,5 % des hommes et 63,5 %
Source : Insee - RP 1999, au lieu de résidencedes femmes âgés de 15 à 64 ans étaient ac-
tifs, pour respectivement 74,9 % et 63,1 % au
Dans les métiers du tertiaire,niveau national.
140 000 emplois de plus
Sur la même période, le volume d’emplois offerts dans La répartition des actifs dans les différents domaines
la région a, lui aussi, fortement progressé (76 000 de professionnels s’est profondément recomposée au
cours des deux dernières décennies, essentielle-plus), mais à un rythme plus faible que celui de la popu-
ment au profit des métiers du tertiaire. Avec la créa-lation active, réduisant de 88 à 84 le nombre d’emplois
tion de près de 140 000 emplois, ces derniers ont ac-pour 100 actifs. Ce décalage s’accompagne d’une
montée du chômage, de moindre ampleur cependant cru leurs effectifs de 38 % et rassemblent désormais
que dans le reste de la France, grâce au développe- 67 % des actifs occupés résidant en Alsace (contre
ment du travail frontalier. En 1999, 750 000 actifs 57 % en 1982). Malgré cette explosion et un rythme
avaient un emploi. Près de 9 sur 10 exercent leur activi- de croissance supérieur de 8 points à la moyenne na-
té en Alsace, les autres travaillant à l’extérieur de la ré- tionale, ces métiers restent encore sous-représentés
gion, le plus souvent en Allemagne ou en Suisse. dans la région. Ce sont les métiers des services aux
Évolution de l’équilibre du marché du travail entre 1990 et 1999
1990 1999 Évolution 1990-1999
Population active* résidant en Alsace 743 882 100 % 822 254 100 % 78 372 11 %
315 661 42 % 368 008 45 % 52 347 17 %dont femmes
689 650 93 % 751 123 91 % 61 473 9 %Actifs occupés
624 981 84 % 667 469 81 % 42 488 7 %dont travaillant en Alsace
10 097 1 % 11 636 1 % 1 539 15 %dont travaillant dans une autre région
54 572 7 % 72 018 9 % 17 446 32 %dont travaillant à l’étranger
Chômeurs** 54 232 7 % 71 131 9 % 16 899 31 %
638 737 100 % 685 360 100 % 46 623 7 %Emplois localisés en Alsace
624 981 98 % 667 469 97 % 42 488 7 %dont emplois occupés par des résidants en Alsace
13 756 2 % 17 891 3 % 4 135 30 %dont emplois occupés par des non-résidants
Source : Insee - recensements de la population - * non compris les militaires du contingent ; ** chômeurs au sens du recensement
L'évolution des métiers en Alsace Page 5SYNTHÈSE
logiques et économiques, que connaît l’en-
semble du pays. En particulier, le vieillisse-Répartition des actifs occupés en 1999, par secteur d'activité
ment de la population et l’augmentation de
A0-Agriculture, sylviculture, pêche A0 l’activité féminine ont été de puissants fac-
B0-Industries agricoles et alimentaires B0 teurs de développement des services aux
C1-Habillement, cuir C1 personnes. La multiplication et la diversifica-
C2-Édition, imprimerie, reproduction C2 tion des biens produits, d’une part, la spécia-
C3-Pharmacie, parfumerie et entretien C3
lisation accrue des entreprises et le dévelop-
C4-Industrie des équipements du foyer C4
pement de la sous-traitance qui l’accom-
D0-Industrie automobile D0
pagne, d’autre part, ont stimulé les activités
E1-Construction navale, aéronautique, ferroviaire E1
du commerce, du transport et de la logis-E2-Industrie des équipements mécaniques E2
tique.E3-Industrie équipements électriques-électroniques E3
F1-Industrie des produits minéraux F1
Les métiers de l'industrieF2-Industrie textile F2
ont mieux résisté dans la régionF3-Industries du bois et du papier F3
F4-Chimie, caoutchouc, plastiques F4 L’évolution est plus contrastée pour les métiers
F5-Métallurgie et transformation des métaux F5 de l’industrie. Les fortes pertes dans les do-
F6-Industrie composants électriques-électroniques F6
maines de la mécanique et du textile/habille-
G1-Production de combustibles et carburants G1
ment - qui ont perdu chacun 13 000 emplois -
G2-Eau, gaz, électricité G2
se trouvent en partie compensées par le déve-H0-Construction H0
loppement des métiers de la maintenance etJ1-Commerce et réparation automobile J1
des industries de process, avec 9 000 emploisJ2-Commerce de gros, intermédiaires J2
de plus dans chacun de ces deux domaines.J3-Commerce de détail, réparations J3
K0-Transports K0 Le solde est malgré tout négatif.Au total, 7 500
L0-Activités financières L0 emplois ont été supprimés dans les métiers de
M0-Activités immobilières M0 l’industrie. Le mouvement de recul est toute-
N1-Postes et télécommunications N1 fois plus faible que dans le reste du pays.Dans
N2-Conseils et assistance N2 l’ensemble, ces métiers ont mieux résisté
N3-Services opérationnels N3
dans la région. Cette spécificité tient, en pre-
N4-Recherche et développement N4
mier lieu, au poids que représente l’industrie
P1P1-Hôtels et restaurants
dans l’appareil productif alsacien, plus particu-P2-Activités récréatives, culturelles et sportives P2
lièrement les secteurs de la mécanique, l’a-P3-Services personnels et domestiques P3
gro-alimentaire, l’automobile et la chimie. MaisQ1-Éducation Q1
cette spécificité s’explique aussi par l’impor-Q2-Santé, action sociale Q2
R1-Administration publique R1 tance du travail frontalier, qui totalise 16 % des
R2-Activités associatives et extra-territoriales R2 actifs exerçant dans ces domaines profession-
-40% -20% 0% nels. Cependant, si les effectifs se sont main-
40 000 60 000 80 0000 20 000
tenus à un niveau relativement élevé, une
Moinsde45ans 45 ans et plus Évolution 2000-2002 partie se trouve redistribuée dans les activités
du secteur tertiaire, principalement dans lesSource : Insee - RP 1999 au lieu de résidence ; estimations d'emploi
services aux entreprises (conseil et assis-
Lecture : En 1999, environ 3 600 actifs résidant en Alsace travaillaient dans le secteur de l'habillement/cuir. tance, services opérationnels), reflétant ainsi
Plus d'un tiers de ces personnes avaient au moins 45 ans. -le recours croissant à l’intérim et à l’externali
Sur la période récente, le secteur de l'habillement a perdu 38 % de ses emplois dans la région.
sation dans les entreprises industrielles.
personnes, du commerce et de la santé/action sociale Nettement sous-représentés dans la région, les métiers
et culturelle qui ont le plus contribué à la croissance de de l’agriculture ne représentent plus que 2 % des actifs
l’emploi, chacun de ces domaines professionnels ayant occupés. Le mouvement de concentration des exploita-
créé plus de 20 000 postes de travail en vingt ans. Vien- tions agricoles, amorcé dans les années 1960, s’est
nent ensuite les domaines du transport/tourisme et de poursuivi, entraînant la disparition de 12 500 emplois. Le
la gestion/administration des entreprises, avec respec- domaine du bâtiment enregistre, lui aussi, un recul conti-
tivement 16 000 et 12 000 emplois supplémentaires nu de ses effectifs sur toute la période et compte 8 500
chacun. Cet essor considérable reflète les profondes emplois de moins qu’en 1982.
mutations, à la fois démographiques, sociales, techno-
Page 6 L'évolution des métiers en AlsaceSYNTHÈSE
Les métiers d'ouvriers non qualifiés fessionnelles. À l’opposé, suite au développement de la
sont en retrait grande distribution qui a entraîné une forte chute du pe-
Les effectifs se sont également redistribués, au sein tit commerce, les vendeurs ont perdu près de 4 000 em-
même des grands domaines professionnels, entre les plois au cours de la dernière décennie. Les employés
différentes familles de métiers qui les composent. Ainsi, administratifs d’entreprise sont également en recul,
même s’ils restent sur-représentés dans la région, tous bien que leurs effectifs se soient sensiblement redres-
les métiers d’ouvriers non qualifiés sont en retrait. sés dans les années 1990.
Seuls ceux de la manutention font exception, avec un
Toutes les professions de cadre
se sont développéesPopulation active occupée,
selon la catégorie socioprofessionnelle La plupart des professions intermédiaires sont en ex-
40
pansion. Les plus fortes progressions, en termes d’ef-
En % des actifs occupés
30 fectifs, concernent les domaines tertiaires, en particu-
lier le commerce - avec la création de 9 000 emplois de
20
représentants -, l’administration et l’action sociale et
10 culturelle. Pour les techniciens de l’industrie, les évolu-
tions les plus importantes s’observent dans les domai-0
Agriculteurs EmployésArtisans, Cadres, Professions Ouvriers Ouvriers nes des industries de process et de la maintenance,professionscommerçants, intermédiaires qualifiés non qualifiés
chefs intellectuelles alors que ceux de la mécanique et du textile perdent
d'entreprise
des emplois. Hormis le domaine du BTP, toutes les pro-Alsace 1990 Alsace1999 France 1999
Source : Insee - Recensements de la population fessions de cadres se sont développées. Les créations
d’emploi ont été particulièrement nombreuses pour les
gain de 4 700 emplois. Les plus fortes diminutions d’ef- enseignants, les informaticiens et les personnels d’étu-
fectifs s’observent dans les domaines de la mécanique, des et de recherche.
du textile et du gros oeuvre du BTP. S’agissant des ou-
vriers qualifiés, les évolutions sont contrastées. Les Recul important des
pertes d’emplois les plus nombreuses sont enregis- peu ou pas diplômés
trées dans les domaines du textile, de la mécanique et Les personnes en emploi sont beaucoup plus diplô-
du second oeuvre du bâtiment. En revanche, les effec- mées en 1999 qu’elles ne l’étaient en 1990. Les politi-
tifs sont en forte progression dans les industries de pro- ques volontaristes visant à élever le niveau de forma-
cess, la manutention, la maintenance (avec cependant, tion des jeunes sortant du système éducatif ont joué
pour ces derniers, un recul sensible au cours de la dé- dans ce sens. Près du quart des actifs occupés possè-
cennie 1990, au profit des techniciens). dent au moins un diplôme de niveau bac+2, contre seu-
lement 15 % en 1990. Mais l’évolution majeure est la di-
Les évolutions sont également contrastées selon les minution importante du nombre des personnes sans di-
différentes catégories d’employés. Exercés principale- plôme ou titulaires au plus d’un BEPC (-21 %). La part
ment par les femmes, les métiers d’assistants mater- des personnes peu ou pas diplômées reste cependant
nels, agents d’entretien, employés de libre service et très élevée parmi les employés de maison, les agents
employés de l’hôtellerie-restauration sont ceux où il d’entretien et les ouvriers non qualifiés du gros oeuvre
s’est créé le plus d’emplois sur la période 1982-1999, du BTP et du textile.
entre 7 000 et 10 700 dans chacune de ces familles pro-
Les conditions d’emploi ont, elles aussi, fortement évo-
Population des actifs occupés de moins de 30 ans, lué. Le recours aux contrats à durée limitée, en intérim
selon le niveau de diplôme ou sous CDD, est devenu plus fréquent, en particulier100 000
En nombre 1990 1999 pour les ouvriers non qualifiés, ainsi que pour les pro-
80 000 fessionnels des arts et des spectacles et de l’action so-
ciale, culturelle et sportive. De même, l’emploi à temps
60 000 partiel s’est considérablement développé au cours de
la dernière décennie, notamment dans les professions
40 000
à majorité féminine : employés de maison, assistants
maternels, agents d’entretien, caissiers, employés de
20 000
libre-service. En 1999, un tiers des femmes travaillaient
à temps partiel, contre 4 % des hommes.0
CAP-Inférieur au Bac Bac+2 Supérieur
BEPCAP/BEP à Bac+2
Source : Insee - Recensements de la population
L'évolution des métiers en Alsace Page 7Les familles professionnelles en Alsace : effectifs en 1999, évolution 1982-1999 et part des actifs de 45 ans et plus
Effectifs 1999 Effectifs en déclin Effectifs stables Effectifs en progression
-12 000 à -5 000 -5 000 à -500 - 500 à +500 +500 à +5 000 +5 000 à +11 000
T4 - Agents d’entretien
+de30000
W0 - Enseignants
R1 - Vendeurs P0 - Employés admin.FP (cat.C) J3 - Conducteurs de véhicules
de 20 000 à 30 000
E0 - ONQ industries de process
D3 - ONQ de la mécanique B4 - OQ du bâtiment second oeuvre L0 - Secrétaires J1 - OQ de la manutention
de 15 000 à 20 000 L2 - Employés admin. d’entreprise J0 - ONQ de la manutention S2 - Employés, maîtrise hôtellerie-restauration
R2 - Représentants
D4 - OQ de la mécanique V2 - Médecins et assimilés T2 - Assistants maternels
G1 - TAM maintenance et organisation E1 - OQ industries de process
G0 - OQ de la maintenance E2 - TAM industries de process
de 10 000 à 15 000 T5 - Armée, pompiers, police V4 - Profess. action sociale, culturelle, sportive
V0 - Aides-soignants R0 - Caissiers, employés libre service
V1 - Infirmiers, sage-femmes
R3 - Maîtrise magasins et interméd. commerce
A0 - Agriculteurs, bûcherons D6 - TAM industries mécaniques B7 - Cadres du BTP L5 - Cadres admin., comptables, financiers L4 - Techniciens admin., comptables, financiers
B0 - ONQ gros oeuvre bâtiment, TP, extraction K0 - Artisans, ouvriers artisanaux A1 - Maraîchers, jardiniers, viticulteurs L6 - Dirigeants d’entreprise M0 - Informaticiens
S0 - Bouchers, charcutiers, boulangers D2 - OQ formage de métal P1 - Employés admin. FP (cat. B)
B3 - ONQ bâtiment second oeuvre B2 - OQ gros oeuvre du bâtiment P2 - Cadres de la fonction publique
C0 - ONQ électricité-électronique D5 - Ouvriers de la réparation automobile Q2 - Cadres banque et assurances
L1 - Comptables T1 - Employés de maison
N0 - Personnels études et recherche
Q0 - Employés, techniciens de la banque
de5000à10000
Q1 - E te des assurances
R4 - Cadres commerc. et technico-commerc.
V3 - Professions para-médicales
D1 - OQ enlèvement de métal
J5 - Ag. admin. et commerc. tourisme et transport
S1 - Cuisiniers
T0 - Coiffeurs, esthéticiens
F0 - ONQ du textile et du cuir F1 - OQ du textile et du cui F5 - TAM industries légères et graphiques H0 - Ingénieurs, cadres techn. de la maintenance
F2 - ONQ du travail du bois S3 - Patrons d’hôtel, cafés, restaurants J6 - Cadres des transports, navigants de l’aviation
B1 - OQ TP, béton et extraction P3 - Professionnels du droit
B5 - Conducteurs d’engins du BTP T6 - Employés des services divers
F4 - Ouvriers industries graphiques L3 - Secrétaires de direction
de 300 à 5 000 J2 - Conducteurs d’engins (traction, levage) U0 - Professionnels communication, documentation
J4 - Agents d’exploitation des transports W1 - Formateurs, recruteurs
T3 - Agents de gardiennage et de sécurité B6 - Techniciens du BTP
A2 - Techniciens et cadres de l’agriculture C1 - OQ électricité- électronique
F3 - Ouvriers qualifiés du bois C2 - TAM industries électriques-électroniques
D0 - ONQ enlèvement ou formage de métal U1 - Professionnels des arts et des spectacles
Part des 45 ans et plus en 1999 :moinsde20%(ocre) - 20 % à 29 % (vert) - 30 % à 39 % (bleu) - 40 % et plus (rouge)
Lecture : Les agents d'entretien étaient plus de 30 000 en 1999. Leur nombre a progressé de plus de 5 000 sur la période 1982-1999. Cette profession figure parmi les plus âgées, avec une proportion de 45 ans et plus
supérieure à 40 %.
SYNTHÈSE
Page 8 L'évolution des métiers en AlsaceSYNTHÈSE
Une forte augmentation dont près de la moitié des effectifs ont moins de 35 ans.
des départs à la retraite Les techniciens et autres professions intermédiaires
dans les prochaines années sont en moyenne plus jeunes, hormis dans la fonction
publique et dans les domaines en perte de vitesse (in-C’est en 2006 que la première génération du
dustries légères, mécanique).baby-boom franchira le seuil des 60 ans. Inférieur à
10 000 jusqu’en 2002, le nombre d’actifs occupés qui
En revanche, les employés des services aux person-atteindront 60 ans dans l’année grimpera brusquement
à 15 700 en 2006. Il continuera de progresser jusqu’en nes (employés de maison, agents d’entretien, assis-
tants maternels) figurent parmi les professions les plus2010, pour se situer aux alentours de 21 000 et se
âgées. Ces métiers sont souvent exercés par des fem-maintenir à ce niveau jusqu’en 2015. Si, sur la période
mes entrées tardivement sur le marché du travail, ourécente, l’âge de sortie d’activité se situe en moyenne
qui reprennent une activité après une période d’inter-vers 58 ans, il est difficile pour l’instant d’évaluer l’im-
ruption.À l’opposé, les coiffeurs, les caissiers et les em-pact qu’auront les mesures allongeant la durée de coti-
ployés de l’hôtellerie-restauration sont des professionssation requise pour une retraite à taux plein. Quoi qu’il
très jeunes, ne comptant qu'une faible part de 45 ans eten soit, le vieillissement de la population active se tra-
plus. Les ouvriers, et notamment les ouvriers non quali-duira par une montée des flux de départs à la retraite
fiés, sont eux aussi plus jeunes que la moyenne, saufdans les très prochaines années. Dès lors, se pose la
dans les domaines où les embauches ont été peu nom-question du renouvellement de ces actifs. En Alsace,
breuses (textile, industries graphiques). Pour les ou-contrairement à beaucoup d’autres régions, les ten-
vriers qualifiés, cette relative jeunesse est en partie liéesions qui pourraient naître sur le marché du travail,
aux nombreux départs en préretraite, alors que pour lessuite à ces départs massifs, ne devraient pas être ag-
ouvriers non qualifiés, l’explication tient davantage augravées par une baisse de la population active.En effet,
mode de gestion du personnel, souvent recruté sousselon les projections réalisées à l’horizon 2015, le
contrat à durée limitée, dans une population jeune et ennombre d’actifs devrait continuer de progresser dans
début de carrière.toutes les zones d’emploi. Certes, le scénario retenu
suppose que la région conserve son attractivité, malgré
Des situations différenciéesla récente dégradation de l’emploi, notamment dans les
selon les métierssecteurs industriels.
Cependant, ce ne sont pas nécessairement les pro-
Toutes les professions ne sont pas confrontées de la fessions les plus âgées qui sont le plus exposées aux
même façon au problème du vieillissement de la popu- risques de déséquilibre entre offre et demande d’em-
lation active. Le poids des 45 ans et plus est en général ploi dans les années à venir. Suivant les métiers, la dy-
très élevé (supérieur à 40 %) parmi les professions les namique de l’emploi viendra atténuer ou, au contraire,
plus qualifiées : cadres de la banque et des assuran- amplifier les besoins de recrutements induits par les
ces, cadres de la fonction publique, enseignants, ingé- départs à la retraite. Par ailleurs, le mode de gestion
nieurs et cadres d’entreprise, médecins. Seuls font ex- des ressources humaines qui sera privilégié par les
ception les professionnels de la communication, des employeurs, afin de pourvoir les postes libérés, n’est
arts et des spectacles, et surtout les informaticiens, pas sans incidence. Dans certains domaines
Évolution de la pyramide des âgesActifs occupés en 1999 qui atteindront 60 ans d'ici 2015, Âge
effectifs annuels et % cumulés 65
Femmes 60Hommes
25 000 40
55En nombre
20 000 5030
4515 000
20 40
10 000
351999
10
5 000 30
25
0 0
2000 2005 2010 2015 201990
Hommes Femmes Alsace France entière 15
15 000 10 000 5 000 0 5 000 10 000 15 000
Source : Insee - RP 1999 au lieu de résidence Effectif
Source : Insee - RP au lieu de résidence
L'évolution des métiers en Alsace Page 9
% cumulé des actifs occupés en 1999SYNTHÈSE
professionnels, un recours accru à la promotion in- professions, seule une augmentation des postes ou-
terne pourrait se traduire par un déplacement des verts aux concours peut permettre de faire face à la
besoins vers les métiers les moins qualifiés du do- brusque montée des départs. À l’inverse, les métiers
maine. Enfin, la multiplication des offres sur le mar- des services aux personnes, qui recrutent principale-
ché du travail risque d’aviver la concurrence, à la ment parmi les personnes au chômage ou inactives, ne
fois entre métiers, employeurs et territoires. Pour les devraient pas être confrontés à des problèmes majeurs
métiers les moins attractifs, les difficultés de recru- de renouvellement. Dans les autres domaines de ce
tement actuelles pourraient s’accentuer, notamment groupe, une partie des postes libérés par les cadres et
dans les domaines du bâtiment et de l’hôtellerie-res- professions intermédiaires pourra être alimentée par le
tauration. jeu de la mobilité promotionnelle. En revanche, des pro-
blèmes de recrutement pourraient se poser pour les
En prenant appui sur les travaux réalisés par le groupe chauffeurs routiers, en raison d’un déficit d’attractivité.
"Prospective des métiers et des qualifications" auprès
du Commissariat général du Plan, il est possible de dis- Et enfin, dans une troisième catégorie de professions,
tinguer trois grandes catégories de professions, selon les sorties massives d’activité généreront d’importants
le type de situation la plus probable, tant en Alsace besoins de recrutements, malgré une stagnation du vo-
qu'au plan national. La première catégorie rassemble lume d’emplois. La situation la plus difficile concerne
les professions en déclin, pour lesquelles départs à la les enseignants, dont le renouvellement passe princi-
retraite et recul de l’emploi pourraient s’équilibrer. Sont palement par l’augmentation du nombre de postes ou-
dans ce cas les métiers de l’agriculture et du textile-ha- verts aux concours. Dans la banque, les assurances et
billement. Dans un deuxième groupe de professions, l’administration publique, un recours accru à la mobilité
les besoins en recrutements liés aux nombreux départs interne devrait permettre de pourvoir une partie des
devraient être amplifiés par la croissance de l’emploi. Il postes les plus qualifiés. Le levier de la promotion in-
s’agit essentiellement des domaines professionnels qui terne, associé à la mise en place d’actions de forma-
ont connu une forte expansion au cours des dernières tion, peut également être activé dans les domaines in-
décennies : services aux personnes, commerce, santé, dustriels. Malgré une réduction des effectifs, les ten-
tourisme/transport, gestion/administration. Les ten- sions ne sont pas exclues pour les métiers les moins
sions les plus importantes sont à craindre dans le do- qualifiés.
maine de la santé. Compte tenu du mode d’accès à ces
Évolution des effectifs sur la période 1982-1999
et part des 45 ans et plus en 1999, par domaine professionnel
50
Enseignement, formation
Ingénieurs et cadres de l'industrie
Agriculture, marine, pêche Fonction publique, prof. juridiques
40
Banques et assurances
Services aux particuliers
Industries légères Maintenance Gestion, administration
Santé, social, culture, sportBâtiment, travaux publics
Études et recherche
30 Tourisme, transportsMécanique, travail des métaux
Industries de processCommunication, spectacles
Commerce
Hôtellerie, restauration, alimentation
Artisanat d'art
Électricité, électronique
20
Informatique
10
-20 000 -15 000 -10 000 -5 000 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000
Évolution du nombre d'emplois sur la période 1982-1999
Source : Insee - Recensements de la population, au lieu de résidence
Page 10 L'évolution des métiers en Alsace
Part des 45 ans et plus en 1999 (en % des actifs occupés)La croissance de la population active devrait se poursuivre
Projection de population active par zone d'emploi
i les dernières tendances se confirmaient en
matière de fécondité, mortalité et migration, la Molsheim-SchirmeckS
population active alsacienne devrait augmenter
Sélestat-Ste-Marie-aux-Mines
de plus de 8 % entre 1999 et 2015. Passant de
Strasbourg824 700 à 894 900 sur la période, le nombre d’actifs
devrait s’infléchir à partir de 2018, pour ensuite décliner. Guebwiller
Cette évolution place l’Alsace parmi les régions où la
Altkirchbaisse de la population active surviendrait le plus tard.
WissembourgEn effet, pour l’ensemble de la métropole, la population
active maximale devrait être atteinte dès 2007. Haguenau-Niederbronn
Colmar-Neuf-BrisachL’accroissement de la population active devrait être plus
dynamique dans le Bas-Rhin (+11 %) que dans le Thann-Cernay Augmentation de la
Haut-Rhin (+5 %). C’est dans les zones d’emploi de
Saverne-Sarre-Union population active, en %Guebwiller, Strasbourg, Sélestat-Sainte-Marie-aux-Mines
entre 1999 et 2010Mulhouseet Molsheim-Schirmeck que la progression sera la plus
sensible, dépassant les 10 % entre 1999 et 2015. Cette entre 1999 et 2015Saint-Louis
évolution suppose toutefois que l’excédent migratoire de la
dernière période inter-censitaire (1990-1999) se 0 5 10 15 20
maintienne. Source : Insee - Omphale (période de référence 1990-1999)
Lecture : dans la zone d’emploi de Saint-Louis, la population active devrait atteindre
Après un maximum atteint entre 2007 et 2010, la son maximum en 2007, pour s’infléchir ensuite. L’évolution reste positive sur la période
population active devrait s’infléchir, par la suite, dans les 1999-2015, avec une progression de 1,5 %.
zones d’emploi de Thann-Cernay, Mulhouse, Saint-Louis
et Saverne-Sarre-Union, avec une progression comprise
entre 1,5 % et 3,5 % sur la période 1999-2015. Pour la zone d’emploi
de Mulhouse, le gain dû au solde naturel compense à peine les pertes
La population active par zone d'emploi de population liées aux migrations. Saverne-Sarre-Union se distingue
par un solde naturel très faible, associé à un solde migratoire
conforme à la moyenne régionale.
Enfin, l’évolution de la population active sera similaire à celle de
l’ensemble de la région pour les zones d’emploi de Wissembourg,Wissembourg
Altkirch, Haguenau-Niederbronn et Colmar-Neuf-Brisach. Ces zonesSaverne
Haguenau- ont attiré des habitants par le jeu des migrations, durant la dernièreSarre-Union
Niederbronn période inter-censitaire, hormis celle de Colmar. Mais le mouvement
naturel y est moins vigoureux que pour l’ensemble de la région.
Strasbourg
Taux d'activité en 1999Molsheim-
pour les 15-65 ans (en %)Schirmeck
Évolution de la population active à l'horizon 2015
60 et plusSélestat 110
Ste-Marie-aux-Mines de 59 à 60 Indice 100 en 1999 Alsace
de 58 à 59
Colmar de 57 à 58
105Neuf-Brisach moins de 57 France métropolitaine
Guebwiller Limite des zones d'emploi
Franche-Comté
100Thann-
MulhouseCernay
Lorraine
Saint- 95
Altkirch Louis
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015
Source : Insee - Omphale (période de référence 1990-1999)
L'évolution des métiers en Alsace Page 11
Source : Insee, recensement de la population de 1999 © IGN - InseeDes familles aux profils différents
’étude globale et transversale des métiers peut se faire en considérant un nombre important de variables qui
caractérisent les différentes familles professionnelles : part des frontaliers, niveau de formation, part des femmes,L
conditions d’emploi, etc. Mais ces facteurs ne peuvent être représentés aisément et tous ensemble sur un plan à deux
dimensions. Pour dépasser ce problème, on réalise une analyse en composantes principales (ACP), technique mathématique
qui permet de réaliser la meilleure synthèse de l’information de départ sur un plan particulier. Chacune des directions de ce
plan est une combinaison des variables introduites pour l’analyse (cf. graphique, pour la signification des axes). Une fois les
familles représentées sur ce plan, en fonction de leurs caractéristiques particulières, on peut regrouper les "familles proches"
et qualifier les groupes constitués. On obtient alors 7 groupes de familles aux profils similaires, dont on donnera les principales
caractéristiques (cf. graphique pour les compositions) et auxquels on peut rattacher certaines autres familles, dont
l’éloignement est provoqué par une seule donnée.
Ouvriers non-qualifiés hors bâtiment et bois
Hormis le personnel de la manutention, les ouvriers non qualifiés ont connu une diminution de leurs effectifs entre 1982 et
1999. Ces métiers sont plutôt masculins, sauf dans le secteur de l’électronique et du textile, où les femmes représentent plus
de 60 % des effectifs. Ils emploient une forte proportion de jeunes et restent une voie d’insertion importante pour les personnes
peu diplômées. En effet, la proportion de salariés ayant un niveau de formation inférieur au CAP-BEP dépasse les 45 %.
Cependant, ces métiers connaissent une importante mobilité vers les catégories supérieures. Ces emplois sont souvent
précaires, puisque la proportion de contrats temporaires (cdd et intérim) est largement supérieure à la moyenne des actifs
occupés. Par ailleurs, ces familles emploient une forte proportion de travailleurs frontaliers.
Fin décembre 2003, le marché du travail est peu fluide, de par le manque d’offres d’emploi disponibles au sein de l’ANPE. La
famille des ONQ de la mécanique se distingue simplement de cet ensemble par un chômage de longue durée moins
important.
Ouvriers non-qualifiés du bâtiment et du bois
Les ouvriers non-qualifiés du bâtiment (second œuvre, gros œuvre, TP et extraction) et du bois ont perdu des effectifs. Les
actifs sont principalement masculins, avec une sur-représentation des jeunes. Ces métiers emploient une forte proportion de
salariés avec des contrats précaires ou des apprentis. Le niveau de formation de ces actifs est inférieur à la moyenne : plus de
la moitié d’entre eux ont un diplôme inférieur au CAP ou au BEP. En opposition avec les autres familles, qui emploient des
ouvriers non-qualifiés, ces métiers connaissent un turn-over important et les actifs connaissent plus rarement le chômage de
longue durée. De plus, de nombreuses offres à l’ANPE permettent de réduire les temps d’inactivité.
Ouvriers qualifiés
Entre 1982 et 1999, les ouvriers qualifiés du métal, du bois et de la maintenance ont vu leurs effectifs croître, alors que ceux
des autres familles sont en retrait. Ces familles, très largement masculines, ont une proportion de salariés ayant dépassé la
quarantaine légèrement plus faible qu’en moyenne, et emploient très fréquemment des frontaliers. Par ailleurs, le CAP et le
BEP demeurent les diplômes de référence dans ces métiers, même si les plus jeunes possèdent de plus en plus souvent un
baccalauréat professionnel ou technologique. Les conditions d’emploi sont plus stables que pour les ONQ, dont les effectifs
s’ajustent plus facilement à la conjoncture. Le marché du travail est relativement fluide : dans ces familles professionnelles, le
chômage de longue durée est plutôt rare et limité par les offres de l’ANPE, relativement nombreuses.
Employés
Ces familles, majoritairement féminines, ont connu une forte hausse de leurs effectifs, à l’exception des employés
administratifs des entreprises et des vendeurs. L’emploi à temps partiel y est fortement développé ainsi que les contrats à
durée indéterminée. Ces métiers connaissent souvent une forte proportion de chômeurs par rapport aux actifs occupés. De
nombreux actifs occupés ont dépassé les 45 ans pour les agents d’entretien, les assistants maternels et les employés de
maison. À l’inverse, les postes de vendeurs et de caissiers sont occupés principalement par des jeunes.
Techniciens et cadres du secondaire
Dans cette catégorie, l’évolution des effectifs est contrastée : on note une baisse du nombre des techniciens de l’industrie
mécanique et une forte hausse pour les techniciens des industries de process. Ces métiers restent largement masculins,
même si on observe une présence croissante des femmes à certains de ces postes, notamment dans l’architecture. Ces
métiers ont gardé une proportion stable de jeunes entre 1990 et 1999, et ont rarement recours aux cdd ou à l’intérim. Par
ailleurs, la proportion des salariés âgés de plus de 45 ans demeure relativement forte, en raison d’une mobilité interne
importante.
Le marché du travail apparaît comme relativement fluide, avec un rapport offres/demandes important, sauf pour les cadres de
l’industrie, qui connaissent plus fréquemment le chômage de longue durée, en raison du recul de l’industrie, constaté depuis
l’année 2001.
Cadres du tertiaire
Les métiers considérés ont tous connu une très forte hausse de leurs effectifs entre 1982 et 1999. Ils emploient
majoritairement des hommes, à l’exception des techniciens administratifs qui emploient très largement des femmes. On
constate tout de même un léger développement de la féminisation de ces métiers, qui emploient une forte proportion de
diplômés possédant au moins un bac+2. Les actifs concernés sont souvent âgés : la proportion des plus de 45 ans est très
forte, allant notamment jusqu’à 48 % pour les cadres de la fonction publique. Les emplois occupés présentent une grande
stabilité ; mais il n’empêche que ces familles professionnelles connaissent un chômage de longue durée significatif, dans la
L'évolution des métiers en Alsace Page 12mesure où l’attente entre postes successifs est souvent plus longue, à cause des modalités de recrutement sur les postes à
responsabilités.
Les cadres de la banque et des assurances ainsi que les dirigeants d’entreprise possèdent le même profil, mais ces actifs sont
moins souvent salariés : seulement 6,7 % parmi les dirigeants d’entreprise.
Représentants, techniciens du commerce et maîtrise des magasins
Ces métiers ont tous les deux connu une très forte augmentation de leurs effectifs sur les 20 dernières années. Ils emploient
plutôt des hommes, mais ils attirent de plus en plus de femmes. Les représentants et techniciens du commerce sont des actifs
relativement jeunes, et la proportion des plus de 45 ans est inférieure à 30 %. Ces métiers recrutent de plus en plus de
diplômés, le bac+2 s’imposant comme le niveau de formation de référence. L’indice du chômage est faible dans ces familles
professionnelles, où les salariés connaissent des périodes de chômage plus ou moins courtes. Cependant, le marché reste
assez fluide, avec un rapport plutôt favorable entre offres et demandes, ainsi que des sorties de l’ANPE pour une reprise
d’emploi qui sont supérieures à la moyenne.
Représentation des familles sur un nouveau plan
Proportion de femmes élevée
Chômage de longue durée important
T2
Ouvriers non qualifiés T1
Manutention
R0
E0 EmployésL2C0 L0 Part élevée de cdiD0 J0 F0 Forte proportion de + 45 ans
Niveau formation
R1 Hausse des effectifsCadres du tertiaireinfra CAP/BEP fort D3
Forte proportion de frontaliers L6P2
L4Représentants J6B3 L5R2CommerciauxF2 Q2D4 R3
B0 D1 E2S1 B6F3 G0D5 H0Ouvriers non qualifiés B4 J4 G1B2 S0 B1du Bâtiment et du bois
C2J2B5
D6D2 Techniciens et cadresB7
Ouvriers qualifiés du secondaire
Conducteurs d'engins
Rapport offres/demandes élevé
Note de lecture : l’axe horizontal oppose par exemple les cadres du tertiaire, qui sont principalement des actifs en cdi, aux
ouvriers non-qualifiés, qui ont majoritairement un niveau de formation inférieur au CAP-BEP.
Composition des groupes
Ouvriers non qualifiés hors bâtiment et bois : C0 Ouvriers non qualifiés de l’électricité-électronique ; D0 Ouvriers non
qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal ; D3 Ouvriers non qualifiés de la mécanique ; E0 non
qualifiés des industries de process ; J0 Ouvriers non qualifiés de la manutention.
Ouvriers non qualifiés du bâtiment et du bois : B0 Ouvriers non qualifiés du gros oeuvre du bâtiment, TP et de
l’extraction ; B3 Ouvriers non qualifiés du bâtiment second œuvre ; F2 Ouvriers non qualifiés du travail du bois.
Ouvriers qualifiés : B1 Ouvriers qualifiés des travaux publics, du béton et de l’extraction ; B2 Ouvriers qualifiés du gros
oeuvre du bâtiment ; B4 du bâtiment second œuvre ; B5 Conducteurs d’engins du BTP (sauf traction et
levage) ; D1 Ouvriers qualifiés travaillant par enlèvement de métal ; D2 Ouvriers qualifiés travaillant par formage de métal ;
D4 Ouvriers qualifiés de la mécanique ; D5 Ouvriers de la réparation automobile ; F3 Ouvriers qualifiés du bois ; G0 Ouvriers
qualifiés de la maintenance ; J2 Conducteurs d’engins de traction et de levage ; S0 Bouchers, charcutiers, boulangers ; S1
Cuisiniers.
Employés : L0 Secrétaires ; L2 Employés administratifs d’entreprise ; R0 Caissiers, Employés de libre service ; T1 Employés
de maison ; T2 Assistants maternels.
Techniciens et cadres du secondaire : B6 Techniciens du BTP ; B7 Cadres du BTP ; C2 Techniciens, agents de maîtrise
des industries électriques et électroniques ; D6 Techniciens, agents de maîtrise des industries mécaniques ; E2 Techniciens,
agents de maîtrise des industries de process ; G1 Techniciens, agents de maîtrise de la maintenance et de l’organisation ; H0
Ingénieurs et cadres techniques de la maintenance ; J4 Agents d’exploitation des transports.
Cadres du tertiaire : J6 Cadres des transports et navigants de l’aviation ; L4 Techniciens des services administratifs,
comptables et financiers ; L5 Cadres administratifs, comptables et financiers ; L6 Dirigeants d’entreprise ; P2 Cadres de la
fonction publique ; Q2 Cadres de la banque et des assurances.
Représentants et intermédiaires du commerce : R2 Représentants ; R3 Maîtrise des magasins et intermédiaires du
commerce.
L'évolution des métiers en Alsace Page 13AGRICULTURE, MARINE, PÊCHE
AGRICULTURE, MARINE, PÊCHE
vec 17 000 emplois, les quatre familles professionnelles du domaine "agriculture, marine etA pêche" rassemblent 2,3 % des actifs occupés résidant dans la région. Comme dans l’ensemble
du pays, la concentration des exploitations agricoles, à l’oeuvre depuis plusieurs décennies, se
traduit par un important recul de l’emploi. En 20 ans, ce domaine professionnel a perdu près de la
moitié de ses effectifs. Ce mouvement de repli touche essentiellement les agriculteurs et les
éleveurs indépendants, alors que les emplois d’ouvriers agricoles, de cadres et techniciens de
l’agriculture se sont accrus sur la même période, mais leur volume reste faible.
Évolution du nombre d’actifs occupés
par famille professionnelle
Agriculteurs, éleveurs,
sylviculteurs, bûcherons
Maraîchers, jardiniers,
La concentration des exploitations agricoles viticulteurs
a occasionné la disparition
de 12 000 emplois d’agriculteurs/éleveurs Techniciens et cadres
de l'agricultureau cours des 20 dernières années.
Marins, pêcheurs,
aquaculteurs
1982 1990 1999
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000
Source : Insee - Recensements de la population (exploitation complémentaire au lieu de résidence)
Effectifs par famille professionnelle détaillée et principaux secteurs employeurs en 1999
Familles professionnelles Hommes Femmes Total Secteurs employeurs
A0 - Agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, bûcherons 5 609 2 784 8 393
agriculteurs indépendants 2 823 1 590 4 413
éleveurs indépendants 808 437 1 245
bûcherons sylviculteurs indépendants 138 10 148
Agriculture, pêche, sylviculture (93 %).
agriculteurs salariés 380 486 866
éleveurs salariés 247 228 475
bûcherons sylviculteurs salariés 1 193 33 1 226
conducteurs d’engins agricoles ou forestiers 20 20
A1 - Maraîchers, jardiniers, viticulteurs 4 995 2 093 7088
maraîchers horticulteurs indépendants 341 155 496
viticulteurs arboriculteurs indépendants 1 576 816 2 392 Agriculture, pêche, sylviculture (75 %),
administration publique (9 %).maraîchers horticulteurs salariés 542 405 947
jardiniers salariés 1 866 95 1 961
viticulteurs arboriculteurs salariés 670 622 1 292
A2 - Techniciens et cadres de l’agriculture 1 037 188 1 225
Agriculture, pêche, sylviculture (32 %),
techniciens agricoles et de l’environnement 659 142 801
administration publique (15 %),
agents d’encadrement d’exploitations agricoles 252 14 266 industries agro-alimentaires (15 %).
ingénieurs, cadres techniques agriculture et environnement 126 32 158
A3 - Marins, pêcheurs 229 29 258
Agriculture, pêche, sylviculture (26 %),
marins pêcheurs, aquaculteurs (indépendants et salariés) 89 15 104
transports (57 %).
marins et matelots, maîtres d’équipage 140 14 154
Page 14 L'évolution des métiers en Alsace

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