L'ordinateur divise encore les mondes professionnels

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L'utilisation d'un ordinateur à des fins professionnelles a fortement progressé au cours des dix dernières années et concerne désormais la moitié des personnes qui travaillent contre moins d'un tiers en 1991. Mais certains métiers nécessitent une utilisation intensive (15 % des actifs occupés consacrent plus de 20 heures par semaine à l'écran) alors que cette technologie est encore peu présente dans le travail des ouvriers et des personnels de service. Plus généralement, l'accès à l'ordinateur reste lié à des situations professionnelles plutôt favorisées.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°651 JUIN 1999
PRIX : 15 F (2,29 $)
L’ordinateur divise encore
les mondes professionnels
Sylvie Dumartin, division Conditions de vie des ménages, Insee
Deux cadres sur trois utilisent’utilisation d’un ordinateur à des
un ordinateur tous les joursfins professionnelles a fortementLprogressé au cours des dix derniè L’utilisation de l’informatique est très liée à
la catégorie professionnelle. Mais elle des res années et concerne désormais la moi
sine une nouvelle ligne de partage au sein
tié des personnes qui travaillent contre même des grandes catégories que sont les
moins d’un tiers en 1991. Mais certains cadres, les professions intermédiaires et les
employés.métiers nécessitent une utilisation inten
L’ordinateur est un outil commun à la quasi
sive (15 % des actifs occupés consacrenttotalité des ingénieurs, des cadres techni
plus de 20 heures par semaine à l’écran)ques d’entreprise et des techniciens, pour
lesquels il est devenu incontournable : 30 àalors que cette technologie est encore
50 % d’entre eux l’utilisent tous les jours et
peu présente dans le travail des ouvriersplus de 20 heures par semaine.
et des personnels de service. Plus géné La deuxième sphère fortement informatisée
est celle des fonctions administratives et com ralement, l’accès à l’ordinateur reste lié à
merciales du privé, quelle que soit la position
des situations professionnelles plutôt fa des emplois dans la hiérarchie : cadres, maî
vorisées. trise, techniciens ainsi que les employés ad
ministratifs utilisent massivement et de façon
quotidienne l’outil informatique.
La moitié des personnes qui travaillent utili En revanche, les enseignants, les infirmiers
sent un ordinateur (tableau 1). Les trois ou les travailleurs sociaux sont moins ga
quarts d’entre elles tous les jours, et près gnés par le virus de l’informatique : un quart
d’un tiers y passent plus de 20 heures par des professeurs, un tiers des instituteurs et
semaine (ce sont surtout des employés ad la moitié des professionnels de la santé et
ministratifs, des cadres et des ingénieurs du travail social ne l’utilisent jamais dans un
d’entreprise). 39 % des utilisateurs de l’in cadre professionnel. L’ordinateur n’est pas
formatique y consacrent moins de cinq heu encore obligatoire dans ces métiers mais
res par semaine ; ces utilisateurs réguliers une utilisation occasionnelle est une habi
mais occasionnels sont beaucoup plus tude acquise pour le plus grand nombre.
divers en terme de métiers exercés : s’y re Parmi les ouvriers, seules les fonctions qua
trouvent des employés et des cadres admi lifiées de la manutention, du magasinage et
nistratifs, mais également des enseignants, du transport font appel de façon vraiment
des infirmiers et travailleurs sociaux, des significative à l’informatique. Dans les au
techniciens. tres emplois techniques d’exécution, même
Utilisation d’un ordinateur dans le cadre professionnel
En %
Utilisation quotidienne Utilisation quotidienne Utilisation
Pas
Plus de 20 h Moins de 20 h non Ensemble
d’utilisation
par semaine par semaine quotidienne
Agriculteurs100 63 31 0 6
Indépendants100 54 623 17
Cadres 100 13 30 36 21
Professions intermédiaires 19 34 19 28 100
Employés100 43 24 25 8
Ouvriers 100 81 4 10 5
Ensemble100 48 16 23 13
Champ : actifs ayant un emploi
Source : Enquête Permanente Conditions de Vie, octobre 1998, Insee
˚
INSEE
PREMIEREqualifiés, l’ordinateur est encore rare rapide. Néanmoins, comme le mon vail de production ne dispense pas
ment présent : 80 à 90 % des person trent les résultats récemment publiés non plus les ouvriers de la position de
nels de services et des ouvriers par le Ministère du Travail, le carac bout prolongée, qui reste de loin le fac
non qualifiés n’utilisent jamais ce type tère prestigieux se déplace sur l’accès teur de fatigue le plus fréquent et
de matériel. à de nouveaux outils comme le micro concerne les trois quart d’entre eux,
ordinateur portable ou internet. qu’ils soient ou non "informatisés". Ils
ne sont pas particulièrement protégésL’ordinateur est encore
de nuisances sonores importantes (laMoins d’efforts physiquesl’attribut du chef
moitié d’entre eux y sont soumis de fa ou de postures fatigantes
Quelle que soit la catégorie profession çon régulière), et ils ne sont pas dis
nelle, l’utilisation d’un ordinateur est liéeL’automatisation de certaines tâches pensés d’une attention visuelle
à l’exercice d’une fonction d’encadre industrielles de production ou de ma soutenue.
ment et ce, d’autant plus que le recours nutention permet de réduire les efforts D’autres facteurs de pénibilité ou de
à l’ordinateur est rare dans la catégorie physiques requis par le travail des ou dangerosité du travail sont davan
en question (tableau 2). Si 19 % seule vriers et des techniciens et d’éliminer tage ressentis chez les ouvriers en
ment des ouvriers sont amenés à utiliser en partie les positions fatigantes et lescontact avec l’informatique que chez
l’informatique, c’est le cas de 33 % desefforts physiques. Porter ou déplacer les autres. Ceci s’explique par l’auto
ouvriers qui ont une ou plusieurs per des charges lourdes, passer plusieurs matisation massive des chaînes de
sonnes sous leur autorité. Cet écart est heures dans un endroit très froid, très production dans certains secteurs de
également très sensible parmi les em chaud ou très humide ou rester long l’industrie (chimie, agro alimentaire,
ployés et les indépendants : 57 % des temps dans une posture pénible est im automobile). Ainsi, les ouvriers qui
employés utilisent un ordinateur, mais posé "souvent" à la moitié des ouvriers utilisent l’ordinateur sont plus nom
73 % de ceux qui exercent une fonctionn’utilisant jamais d’ordinateur dans leur breux à déclarer manipuler "souvent"
d’encadrement. En revanche, parmi les travail (tableau 3). Cette proportion, des produits dangereux ou toxiques.
cadres, cette distinction disparaît avec laquoique restant importante, est réduite L’automatisation des processus a
généralisation de l’informatisation : qu’ils à un tiers des ouvriers concernés par également entraîné la transforma-
encadrent d’autres personnes ou non, l’informatisation des tâches. tion des fonctions de production pro
neuf cadres sur dix sont concernés par Bien entendu, ce n’est pas seulementprement dites en fonctions de
l’écran. parce qu’un ouvrier se sert d’un ordi maintenance sur des installations de
L’usage de l’ordinateur ne peut donc pasnateur que son travail est moins péni grande taille : ces ouvriers sont donc
encore être considéré comme banal dans ble : les ouvriers concernés sont pour amenés à effectuer, plus que les au
la mesure où il demeure lié en partie à la plupart des ouvriers qualifiés, dans tres, des déplacements à pied longs
l’exercice d’une autorité professionnelle. des secteurs industriels de pointe, dans et fréquents.
Les postes de travail où l’informatique estde grandes entreprises. Leurs condi
présente cumulent les caractères habi tions de travail sont donc en général Utilisation intensive
tuellement reconnus comme positifs : à moins pénibles. de l’ordinateur :
catégorie sociale équivalente, les contrats L’ordinateur limite le caractère répétitif de nouvelles contraintes
à durée indéterminée y sont plus nombreuxdu , travail ouvrier, mais ne le supprime
le temps partiel plus rare, leurs titulaires pas, loin de là : 42 % des ouvriers "in Parmi les employés et la maîtrise, les
craignent moins de perdre leur emploi formatisés" déclarent que "leur travail écarts entre conditions de travail des
dans les mois qui suivent, au contraire ils consiste à répéter continuellement une utilisateurs de l’informatique et des au
estiment plus fréquemment avoir des pos même série de gestes ou d’opérations", tres reflètent surtout l’hétérogénéité
sibilités de promotion dans leur entreprise. pour 54 % de ceux qui ne sont jamais en de ces catégories. La diffusion appa
Lié à la position hiérarchique, l’usage decontact avec un ordinateur. remment massive de l’outil informati
l’ordinateur l’est aussi au revenu : plus L’émergence de l’ordinateur dans le tra que dans ces métiers est en réalité
la rémunération est élevée, plus l’ordi
nateur est présent dans l’univers profes- Utilisation d’un ordinateur selon l’exercice ou pas
sionnel. Cependant, il faut se garder de d’une fonction d’encadrement
conclure trop rapidement à un lien de En %
cause à effet : des études ont montré que Encadrent N’encadrent pas
Ensemble1les utilisateurs d’ordinateurs sont certes d’autres personnes d’autres personnes
mieux payés, mais ils l’étaient déjà avantAgriculteurs 49 34 37
d’utiliser cette technique car ils avaient faitIndépendants 60 29 46
preuve par ailleurs de qualités appréciéesCadres 89 86 87
Professions intermédiaires 76 68 72 par leur employeur (propension à s’inves
Employés 73 53 57 tir dans l’usage des techniques, capacité
Ouvriers 33 15 19 à nouer des relations, autonomie, sens
Ensemble 68 44 52 de l’initiative...). Ce sgne distinctif lié ài
Champ : actifs ayant un emploila présence de l’ordinateur, déjà observé
1. Personnes ayant répondu "oui" à la question : "avez-vous une ou plusieurs personnes sous votre autorité ou dont vous
au début des années quatre vingt dix, ne contribuez à définir le travail ?"
Source : Enquête Permanente Conditions de Vie, octobre 1998, Inseese dément donc pas avec sa diffusion
¸très concentrée, et essentiellement dérée comme une amélioration des con tâches répétitives, dont l’importance
sur les postes de type administratif, ditions de travail, ou de la satisfaction était réduite par une utilisation modé
qui bénéficient déjà a priori des condi des salariés vis à vis de leur travail. Ain rée de l’informatique, réapparaissent
tions de travail les moins exposées. si, 40 % des employés qui utilisent un pour les salariés assujettis de façon
Néanmoins, au delà d’un certain seuil, ordinateur tous les jours et plus de 20 intensive à leur machine : un tiers des
le travail sur écran entraîne d’autres heures par semaine déclarent être con employés utilisateurs quotidiens et pas
types de contraintes ce qui laisse pen traints de ne pas quitter leur travail dessant plus de 20 heures par semaine de
ser que l’informatisation des tâches neyeux, pour un quart seulement des au vant leur écran considèrent que leur
doit pas être systématiquement consi tres employés t(ableau 4). De plus, les travail "consiste à répéter continuelle
ment une même série de gestes ou d’opé Ouvriers ayant des conditions de travail pénibles selon qu’ils utilisent
rations". En se généralisant et enou non un ordinateur
devenant un instrument banal de travail,En %
l’ordinateur n’est donc plus forcément,Non
Utilisateurs Ensemble
utilisateurs comme il pouvait l’être auparavant, asso
1 cié à la libération des contraintes physi Rester longtemps debout 74 77 76
1 ques ou matérielles et à l’enrichissementps dans une autre posture pénible 29 48 44
1Effectuer des déplacements à pied longs et fréquents 31 23 24 des tâches.
1Porter ou déplacer des charges lourdes 37 47 45
1
Effectuer d’autres efforts physiques importants 18 30 28 Le télétravail
1Subir des secousses ou des vibrations 20 25 24
reste peu développé1Ne pas quitter le travail des yeux 40 46 45
1
Passer plusieurs heures dans un endroit très bruyant 51 50 50
L’outil informatique n’a pas induit, jus 1Manipuler des produits dangereux ou toxiques 27 23 24
qu’à aujourd’hui, un fort développe
Passer plusieurs heures dans un endroit très froid,
ment du travail à domicile ou du1chaud ou humide 35 43 42
télétravail, comme on avait pu l’annon Répéter continuellement une même série de gestes
2 cer il y a quelques années. Les troisou d’opérations 42 54 52
quarts des utilisateurs ont, de façonLecture : 1. Parmi l’ensemble des ouvriers, 76 % répondent "souvent" (plutôt que "occasionnellement" ou "rarement ou ja
mais") à la situation "rester longtemps debout". Cette proportion est de 74 % pour les ouvriers utilisateurs d’un ordinateur et tout à fait classique, un lieu de travail
de 77 % parmi ceux qui n’en utilisent pas dans leur poste de travail. fixe qui n’est pas leur domicile, alors
2. Parmi l’ensemble des ouvriers, 52 % ont répondu "oui" à la question : "votre travail consiste t il à répéter continuellement
que c’est le cas seulement des deuxune même série de gestes ou d’opérations ?".
Source : Enquêtes Permanentes Conditions de Vie, octobre 1996, 1997 et 1998, Insee tiers de l’ensemble des actifs ayant un
emploi. Les praticiens intensifs de l’or
Employés ayant des conditions de travail pénibles selon qu’ils utilisent ou dinateur sont même les plus sédentai
non un ordinateur res : plus de 80 % de ceux qui
En % consacrent plus de 20 heures par se
Utilisation Utilisation maine au travail sur un écran tra-
Utilisation
quotidienne quotidienne vaillent toujours ou presque sur lenon Pas
plus de 20 moins de Ensemble
d’utilisationquotidienne même lieu.
heures par 20 heures
Les autres actifs, ceux qui partagentsemaine par semaine
leur temps de travail entre plusieurs1
Rester longtemps debout 7 27 50 73 46
lieux, ou travaillent à domicile, ou n’ontps dans une autre
1 pas de lieu de travail déterminé, occu posture pénible 15 15 19 32 23
pent pour la plupart des emplois fai Effectuer des déplacements à pied longs
1 sant au contraire peu appel àet fréquents 4 11 19 25 16
1
Porter ou déplacer des charges lourdes 6 14 26 38 24 l’ordinateur : ouvriers du bâtiment,
Effectuer d’autres efforts physiques 1 5 15 22 13 agriculteurs, artisans et commerçants,
1
importants personnels de service, chauffeurs, re
1
Subir des secousses ou des vibrations 1 2 9 7 5 présentants et aussi enseignants.
1
Ne pas quitter le travail des yeux 40 25 24 24 28 Néanmoins, il est indéniable que l’or
Passer plusieurs heures dans un endroit
dinateur facilite la mobilité pour cer 1
très bruyant 17 18 20 27 22
tains types d’emploi. En particulier, les
Manipuler des produits dangereux ou 1 5 8 15 9
1 personnes déclarant à la fois ne pas
toxiques
travailler toujours dans le même lieu et
1 utiliser un ordinateur tous les jours re très froid, chaud ou humide 6 10 17 22 15
présentent presque un dixième desRépéter continuellement une même
2
série de gestes ou d’opérations 33 22 36 42 35 actifs occupant un emploi. Ce groupe
Lecture : 1. Parmi l’ensemble des employés, 46 % répondent "souvent" (plutôt que "occasionnellement" ou "rarement ou est constitué essentiellement de ca
jamais") à la situation "rester longtemps debout". Cette proportion est de 7 % parmi les employés utilisateurs d’un ordinateur dres ou de professions intermédiaires
de façon quotidienne et plus de 20 heures par semaine.
du privé (ingénieurs, informaticiens,2. Parmi les employés, 35 % répondent "oui" à la question : " votre travail consiste t il à répéter continuellement une même
série de gestes ou d’opérations ?" Cette proportion est de 33 % parmi les employés utilisateurs d’un ordinateur de façon consultants, responsables commer
quotidienne et plus de 20 heures par semaine. ciaux, visiteurs médicaux), mais aussi
Source : Enquêtes Permanentes Conditions de Vie 1996, 1997 et 1998, Insee
˝?Pour comprendre de commerçants, professions libéra investi en quelques années une partie
ces résultatsles (médecins), employés (employés des foyers. L’ordinateur outil de travail
de banque, fonctionnaires de police ouprécède néanmoins encore l’ordina
de gendarmerie). teur outil de loisirs : si 52 % des actifs Les enquêtes permanentes sur les condi
tions de vie des ménages (EPCV) permettentDe plus, le micro ordinateur, outil de occupés l’utilisent plus ou moins fré
d’étudier de manière annuelle l’évolutiontravail parfois présent aussi au domi quemment à titre professionnel, 29 %
d’indicateurs sociaux. L’enquête de janvier
cile, contribue à estomper la rupture d’entre eux seulement en disposent à
apporte des données sur la qualité de l’habi
entre activité professionnelle et activi leur domicile. Ceci est vérifié quelle quetat et de l’environnement. Celle de mai traite
té privée. Dans certains métiers, où soit la catégorie sociale ( graphique). des problèmes de santé, des difficultés finan
cières des ménages et de l’équipement destemps professionnel et temps privé En partie pour des raisons de plus
logements. Celle d’octobre traite des condi étaient déjà par nature peu dissociés, grande familiarité avec l’outil, mais
tions de travail, des contacts sociaux et de la
l’émergence de l’ordinateur accompa également pour des raisons financiè
participation à la vie sociale.
gne naturellement le partage du travailres, les plus gros utilisateurs dans le Concernant l’utilisation professionnelle de
entre lieu professionnel et domicile : cadre professionnel sont également l’informatique, 5 691 ménages ont répondu à
l’enquête d’octobre 1998. Dans chaque mé c’est le cas pour les enseignants, les parmi les meilleurs clients du marché
nage, un seul individu de plus de 14 ans tiréartistes, les artisans et commerçants, de l’informatique domestique : 49 %
au sort a été interrogé. Parmi ces individus,
les chefs d’entreprises. des cadres et 36 % des professions in
2 744 sont des actifs occupant un emploi.
Finalement, l’utilisation intensive de termédiaires vivent dans un foyer La question posée était : "Utilisez vous, dans
l’informatique serait plutôt liée à un équipé d’un micro ordinateur. Les en votre travail, un minitel, ou un micro ordina
teur, ou une machine de traitement de texte,poste de travail sédentaire et hors du seignants, qu’ils soient parmi les ca
ou un terminal relié à un ordinateur ?" Ladomicile, alors que, dans les métiers dres (professeurs et professions
notion d’"ordinateur" retenue est donc exten
où l’ordinateur n’est qu’un outil de tra scientifiques) ou parmi les professions
sive. En particulier, assimiler le minitel à un
vail parmi d’autres, il peut faciliter uneintermédiaires (instituteurs) adoptent ordinateur peut paraître abusif. Néanmoins,
plus grande mobilité. un comportement un peu différent : il est probable que l’usage du minitel, et a
fortiori, l’usage du seul minitel tende à dimi utilisateurs moins assidus que les au
nuer fortement ces dernières années.tres cadres dans la sphère profession
Des données sont également publiées par le
nelle, ils représentent la catégorie deUtilisation professionnelle Ministère du Travail (Dares) à partir des en
loin laplus équipée dans leur logement. quêtes Techniques et organisation du travailet équipement domestique
Les ouvriers et les agriculteurs, les pluset Conditions de travail. Les questionnaires
sont ils liés ? de ces enquêtes sont beaucoup plus dé éloignés de l’univers informatique dans
taillés que ceux des enquêtes PCV : les dif l’exercice de leur profession, le sont
férents types de matériels sont distingués.
Développée progressivement dans les aussi dans la sphère privée, à la fois
Les deux types d’enquêtes fourn issent,
milieux professionnels depuis deux pour des raisons financières et de con pour l’année 1998, des résultats aux ordres
décennies, l’informatique a également naissance de ces outils. de grandeur comparables. Néanmoins, il
serait erroné de chercher à mesurer des
évolutions dans le temps en les comparant
Utilisation professionnelle et possession d’un ordinateur à domicile
directement.
Pour en savoir plus
M. Gollac, "La diffusion de l’informatique
au travail", La société française, don
nées sociales, 1993.
M. Gollac et F. Kramarz, "L’ordinateur,
un outil de sélection ?", Revue économi
que, volume 48, n°5, septembre 1997.
M. Cézard, L. Vinck, "En 1998, plus d’un
salarié sur deux utilise l’informatique
dans son travail", Premières synthèses
n°53.2, décembre 1998, Dares.
C. Rouquette, "L’informatique : une tech
nique assimilée par les jeunes généra 0 20 40 60 80 100
Champ : Actifs ayant un emploi. tions", Insee première n°643, avril 1999.
Source : Enquête Permanente Conditions de Vie, mai et octobre 1998, Insee
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