La Bretagne face aux mutations économiques (Octant n° 100)

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Les spécificités industrielles qui caractérisent l'économie bretonne - industries agroalimentaires, construction navale, équipements électriques et électroniques - sont des atouts autant que des facteurs de risques, au niveau régional mais surtout au niveau local. Les zones d'emploi de Lannion, Carhaix et Auray, les plus spécialisées et concentrées de la Bretagne, apparaissent également comme les plus vulnérables. Les zones à l'économie plus diversifiée se révèlent au contraire moins fragiles.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Économie
La Bretagne face aux mutations
économiques
Forces et faiblesses des zones d’emploi
Les spécificités industrielles qui caractérisent l’économie
bretonne - industries agroalimentaires, construction navale,
équipements électriques et électroniques - sont des atouts
autant que des facteurs de risques, au niveau régional mais
surtout au niveau local. Les zones d’emploi de Lannion,
Carhaix et Auray, les plus spécialisées et concentrées
de la Bretagne, apparaissent également comme les plus
vulnérables. Les zones à l’économie plus diversifiée
se révèlent au contraire moins fragiles.
es mutations économiques sont au- sements ou le plus souvent en perdent. l’industrie agroalimentaire, l’automo-Ljourd’hui une réalité incontour- Mesurer les forces et faiblesses des terri- bile et l’électronique-téléphonie. La
nable de notre société qui concerne toires permet d’apprécier leur fragilité et Bretagne affiche une forte spécialisation
tous les secteurs d’activité. L’évolution leur capacité d’adaptation face aux ris- dans deux de ces secteurs industriels :
rapide des technologies, la pression de ques liés à ces mutations. l’agroalimentaire et la construction
la concurrence rendent nécessaire la re- navale.
cherche constante d’une meilleure
compétitivité. Comme les autres régions En 2002, l’agroalimentaire rassembleLes spécificités industrielles
françaises, la Bretagne doit faire face à 71 000 salariés, soit 35 % des emploisde l’économie bretonne
ces évolutions qui réclament une adap- salariés industriels de la région. Depuis
tation de l’appareil productif et déci- dix ans, la croissance régulière de l’em-
L’industrie bretonne s’est progressive-sionnel. Il s’en suit parfois une modifi- ploi dans l’agroalimentaire a renforcé
ment construite autour de quatre pôlescation très forte des bassins d’emploi, son poids au sein de l’industrie régio-
d’activités : la construction navale,qui accueillent de nouveaux établis- nale, alors qu’il régressait au niveau
10 Octant n° 100 - janvier 2005Économie
Indicateurs par zones d’emploi
Poids des cinq Poids du Poids des groupes dans l’emploi des secteursEvolution
plus gros secteur IAA marchands non agricoles (en %)de l’emploi Indice de
secteurs dans dans l’emploisalarié diversi-
l’emploi salarié salarié Groupes1993-2002 fication* Groupes Groupes
industriel** industriel français(en %) bretons étrangers
(en %) (en %) non bretons
Auray 30,0 0,132 65,9 27,3 6,3 20,7 6,8
Brest 19,7 0,108 57,5 17,0 18,3 20,5 5,3
Carhaix 24,8 0,207 78,2 69,7 12,0 20,9 6,8
Dinan 16,1 0,068 49,3 31,5 16,8 16,1 2,9
Fougères 16,4 0,057 40,9 23,8 17,4 18,2 5,6
Guingamp 32,4 0,107 59,5 54,1 22,6 12,9 2,5
Lannion 18,5 0,291 73,3 9,1 5,5 23,9 4,3
Lorient 16,8 0,103 60,3 41,7 16,3 17,0 8,8
Morlaix 25,0 0,162 70,3 55,0 24,9 13,8 6,6
Ploërmel 33,6 0,114 58,8 42,4 27,5 13,9 8,9
Pontivy-Loudéac 28,9 0,191 70,7 67,3 31,5 14,1 4,7
Quimper 22,0 0,108 55,7 46,3 16,3 16,5 7,2
Redon 33,3 0,108 59,8 13,4 8,5 45,7 4,8
Rennes 27,5 0,103 55,3 20,9 14,1 31,5 8,8
Saint-Brieuc 25,4 0,105 56,5 48,8 19,3 21,3 6,0
Saint-Malo 29,7 0,061 45,9 16,5 17,8 19,6 1,2
Vannes 30,2 0,136 60,1 49,3 19,2 21,9 3,8
Vitré 41,9 0,074 48,3 37,2 23,2 25,7 9,1
Bretagne 24,9 /// /// 35,5 17,2 22,5 6,5
*L’indice de diversification industrielle (ou indice d’Herfindahl) est compris entre 0 et 1 : il est très faible si l’emploi industriel se répartit entre de
nombreux secteurs d’activité ; il atteint une valeur maximale de 1 si l’emploi industriel est concentré dans un seul secteur. Cet indice se calcule en
sommant les carrés des parts de l’emploi de chaque secteur dans l’emploi total.
Dans cette étude, l’emploi industriel est réparti en 67 secteurs, correspondant à la nomenclature économique en 114 postes (Nes 114).
** Il s’agit des cinq secteurs les plus importants selon la nomenclature Nes 114.
Source : Insee, recensement de la population 1999 - estimations de population - Sirene 2002
national. De ce fait, la spécialisation de industriels, la région apparaît moins France. Cette plus forte autonomie des
la région dans ce secteur, déjà marquée bien placée : elle accuse une sous-re- établissements bretons, qui se retrouve
en 1993, s’est encore renforcée depuis. présentation dans les activitésdebiens aussi dans l’industrie, place la Bretagne
de consommation (pharmacie, fabrica- parmi les régions les moins dépen-
1
La construction navale est un secteur tions d’articles d’équipement de la per- dantes .
moins important en termes d’effectifs et sonne ou du foyer) et les biens
elle a perdu beaucoup d’emplois pen- intermédiaires.
dant la dernière décennie. Elle compte Une évolution de l’emploi
moins de 9 000 salariés en 2002, mais inégale sur le territoire
son poids dans l’emploi salarié indus- Autonomie de décision
triel est nettement plus élevé que celui du système productif régional
Depuis dix ans, l’économie bretonne aobservé France entière.
connu de fortes évolutions mais les
La forte densité de groupes privésbre- 212 000 emplois salariéscréés entreLa Bretagne se distingue également par
tons (y compris coopératifs) 1993 et 2002 (encadré) sont inégale-l’importance de la fabrication d’équi-
dans le système productif rend la Bre- ment répartis sur le territoire : les zonespements électriques et électroniques :
tagne plus autonome que les autres ré- d’emploi des deux grandes métropolesprès de 15 000 salariés, 7,4 % de l’em-
gions de province du point de vue éco- de la région en rassemblent à elles seu-ploi industriel, part un peu plus élevée
nomique : un peu moins de 40 % des les près de 40 %, les 60 % restant sequ’au niveau national. L’industrie auto-
salariés du secteur marchand non agri-mobile représente 6,4 % des emplois
cole dépendent d’une entreprise dont leindustriels, proportion comparable au
centre de décision est localisé hors de laniveau national ; cette activité ne ressort
Bretagne, contre 44 % en moyenne 1- Voir l’article “Bretagne : une économie plutôt auto-donc pas comme une spécialisation
nome et des entreprises rayonnantes” (page 15).dans les régions françaises, hors Île-de-dans la région. Dans les autres secteurs
Octant n° 100 - janvier 2005 11Économie
distribuant entre les 16 autres zones. Les
Depuis 10 ans, l’économie bretonne créations d’emplois se concentrent éga-
a connu de fortes évolutions lement dans quelques secteurs : les ser-
vices aux entreprises et aux particuliers
représentent 35 % des créations, leEn Bretagne, la population augmente ment du commerce de détail et des ser-
commerce 16 % et enfin l’administra-depuis 30 ans. Sur la décennie 90, la vices, aussi bien aux particuliers qu’aux
croissance démographique s’appuie entreprises. Le commerce crée 3 700 tion, l’éducation, la santé et l’action so-
pour les deux tiers sur le solde migra- emplois salariés par an et les services ciale, 23 %. Face à ces évolutions, les
toire, qui a doublé par rapport à la pé- aux entreprises plus de 5 000 dont les territoires s’adaptent selon la nature de
riode 1982-1990. Le solde naturel de- deux tiers dans les services opération- leur appareil productif.
meure positif, mais en diminution nels (nettoyage, surveillance-sécurité)et
régulière depuis les années 60. un tiers dans le conseil et l’assistance
aux entreprises. Facteurs de risques…
Très forte progression de l’emploi Entre 1993 et 2002, l’emploi salarié a
progressé dans l’industrie régionale de Une zone trèsspécialisée - dans la-
L’amélioration du solde migratoire s’ex- 12 % alors qu’il diminuait de 3,4 % quelle l’économie est caractériséepar
plique par le fort dynamisme de la créa- France entière, soit une création nette quelques activitésprépondérantes - est
tion d’emploi salarié depuis une dizaine moyenne de 2 500 emplois salariésin- davantage exposée au risque qu’une
d’années. La région compte 1,2 million dustriels par an dans la région. Au sein zone fortement diversifiée. De même
d’emplois en 2002 dont un peu plus de ce secteur, les IAA ont assuré les deux les zones dont l’emploi est concentré
d’un million d’emplois salariés. Entre tiers de la croissance. Le reste des créa-
dans un petit nombre d’établissements
1993 et 2002, l’emploi salarié a aug- tions industrielles tient principalement
sont susceptibles de connaître des diffi-
menté de 25 % dans la région contre au développement de la chimie-caout-
cultéssil’un d’eux se restructure. Néan-chouc-plastiques et de la fabrication16 % en moyenne sur l’ensemble du
moins, la concentration et la spécialisa-pays. La croissance de l’emploi salarié d’équipements mécaniques.
tion de l'activité industrielle sur quel-concerne tous les secteurs, agriculture
ques territoires peuvent être source decomprise. En moyenne l’économie ré-
Crise industrielle en 2002 richesse lorsque le développement degionale a créé 24 000 emplois salariés
l‘économie se focalise sur ces secteurspar an depuis 1993, soit 212 000 en
neuf ans. Le secteur de l’électronique-téléphonie d’activité.
avait créé de nombreux emplois au dé-
but de la période mais a subi un revers Le poids des groupes dans l’économie
La structure de l’économie en 2001 et 2002 : les effectifs ont beau- d’un bassin d’emploi peut aussi présen-
se modifie coup diminué en lien avec les difficultés ter un certain risque. Pendant de nom-
économiques du secteur et les délocali- breuses années, l’expansion écono-
Cette progression est quasi générale et sations d’établissements. Autre secteur mique d’un territoire était guidéepar
plus importante que France entière, no- affecté par une longue crise, la construc- l’implantation de très grandes entrepri-
tamment dans la construction et le com- tion navale, qui comprend notamment
ses ou de groupes, qui incitait d’autres
merce. L’agriculture perd en revanche les établissements de la Direction des
établissements à s’implanter, contri-
plus d’emplois en Bretagne qu’ailleurs : Constructions Navales (DCN) de Brest et
buant ainsi à la croissance de l’appareilla région a perdu plus de 20 000 em- Lorient, a perdu plus de 4 000 emplois
productif. Ce modèle a montré ses limi-plois agricoles en 9 ans, essentiellement en neuf ans. Mais tous les secteurs in-
tes : une zone dont l’emploi est contrôlédes non-salariés, exploitants ou aides dustriels ont perdu des emplois en 2002
par des groupes français ou étrangers estfamiliaux. et la baisse s’est prolongée en 2003.
parfois plus menacéequ’une zone abri-
tant des établissements indépendantsDans le commerce et les services, la Au final la répartition sectorielle de l’em-
progression de l’emploi salarié entre ploi breton se rapproche de plus en plus de ou gérés par des groupes locaux.
1993 et 2002 est proche de 30 %, et la structure moyenne des régions françai-
plus rapide qu’au niveau national (res- ses, la spécificité agriculture-pêche dimi-
pectivement + 19 % et + 23 %). Cette nuant au profit de l’industrie et des Ressources …
progression est liéeaufortdéveloppe- services.
Une zone vulnérable au regard des ris-
Évolution 1993-2002 de l'emploi (indice base 100 en 1993) ques liés aux mutations industrielles
n’est pas pour autant une zone inca-
Emploi total Emploi salarié
pable d’absorber de tels chocs. Ainsi les
130 130
caractéristiques de la population active,
125 125 l’ajustement entre l’offre et la demande
Bretagne Bretagne de travail, et l’ajustement de l’emploi
120 120France France entre actifs résidants et actifs migrants
sont autant de facteurs permettant aux
115 115
territoires de faire face à des difficultés
économiques.110 110
105 105 La spécialisation sectorielle, la concen-
tration de l’emploi dans les établisse-
100 100 ments, la part de l’emploi dépendant de1993 1995 1997 1999 2001 1993 1995 1997 1999 2001
groupes français ou étrangers, la res-
Source : Insee, estimations d'emploi source en main-d’œuvre et sa
12 Octant n° 100 - janvier 2005Économie
contraire une modification importante
Répartition des salariés selon la localisation du centre de décision, de la structure de ses activités, témoi-
par zone d'emploi gnant ainsi de sa capacitéà une certaine
reconversion. Cette évolution se mani-
feste par une part croissante des servicesGuingamp
aux entreprises et auprès des particu-
Pontivy-Loudéac liers au détriment des activités indus-
trielles. Néanmoins, les IAA constituentDinan
la dominante de l'emploi global.
Ploërmel
Saint-Malo La situation économique du bassin
d’Auray est différente. En effet, l’emploiFougères
a fortement augmenté, contribuant au
Morlaix développement d’une certaine diversifi-
cation, notamment dans le commerceCarhaix
et les services. Orientée vers le tourisme
Auray
et la thalassothérapie, la zone demeure
Quimper néanmoins trèsdépendante de deux
secteurs d’activité,les IAAetl’industrieVannes
des équipements électriques et électro-
BretagneSaint-Brieuc niques (fabrication d’appareils médico-
Île-de-France
Vitré chirurgicaux) qui concentrent plus de la
Autre région française
moitié des emplois industriels de laÉtrangerLorient
zone.
Brest
Lannion
Zones dépendantes de
Rennes
groupes français ou étrangers
Redon
0 20406080 100
Rennes, Quimper, Lorient, Vitré et Re-
don sont des zones trèsdépendantes deSource : Insee, enquête Liaison financière des entreprises (LiFi). - année 2000
groupes français ou étrangers : Peu-
geot-Citroën, Yves Rocher, la Direction
des Constructions Navales (DCN) et la
grande distribution. La situation écono-
qualification… sont autant d’indica- le poids des moins de 30 ans dans la po- mique de Rennes fait ressortir des res-
teurs pour caractériser les forces et fai- pulation active au-dessus de la sources importantes, tant en matière de
blesses des territoires. La prise en moyenne régionale. main-d’œuvre, que de diversité des ac-
compte de l’ensemble de ces critères tivitésimplantées sur le territoire. Il en
permet de déterminer quatre catégories Pourtant ces zones apparaissent comme va de même pour les bassins de Vitré et
de zones d’emploi plus particulière- les plus vulnérables. En effet, dans le Redon qui présentent un certain dyna-
ment concernées par certains risques bassin de Carhaix, les cinq principaux misme en termes de population active
économiques et de mettre en évidence secteurs d’activité concentrent 78 % et d‘emploi. Quant aux zones de Lorient
leurs ressources pour réagir efficace- des emplois ; cette part est de 73 % pour et Quimper, leur chômage de longue
ment aux éventuelles mutations de Lannion et 66 % pour Auray. Depuis durée et la croissance modéréedel’em-
l’économie. 1993, l’évolution de l’emploi salarié ploi industriel restent des éléments in-
dans les zones de Carhaix et de Lannion quiétants. Toutefois la structure écono-
a concerné en premier lieu les activités mique et la relative diversification de
déjà bien implantées et de ce fait n’apas leur activité sont des facteurs permet-Lannion, Carhaix et Auray :
entraîné de modifications importantes tant d’accompagner d’éventuelles mu-spécialisation et
dans la structure des secteurs d’activité. tations défavorables.
concentration fortes
Lannion subit de manière récurrente les
Les bassins d’emploi de Lannion, Car- crises cycliques du secteur des TIC Morlaix, Pontivy-Loudéac
haix et Auray sont les plus spécialiséset (technologies de l’information et de la
et Ploërmel :concentrésdelarégion mais ces trois communication), principale orientation
zones présentent des ressources diffé- de son activité, et la crise de 2001 a mis forte dépendance
rentes en cas de mutations importantes en grande difficulté les entreprises no- à l’égard de groupes bretons
et subites. Carhaix, trèsdépendante de tamment de fibres et composants opti-
l’agroalimentaire, a une population as- ques. Le bassin a perdu 15 % d'emplois
sez ouvrière. En revanche, Lannion et industriels entre 2000 et 2002, pertes Les zones de Morlaix, Pontivy-Loudéac
et Ploërmel sont fortement dépendantesAuray, caractérisées l’une par l’électro- compensées pour une petite partie seu-
nique et la téléphonie, l’autre par l’in- lement par des créations dans les autres de groupes bretons, comme certaines
coopératives agricoles ou d’autres grou-dustrie des biens d’équipements et les secteurs.
IAA, possèdent une main-d’œuvre plus pes de la filière IAA. Ces trois bassins
d’emploi ne sont pas pour autant dé-diversifiée. De plus, ces zones sont at- La zone de Carhaix a connu la même
tractives, permettant ainsi de maintenir évolution de l’emploi mais avec au pendants d’un secteur d’activité, ils ont
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Les zones d'emploi selon leur système productif des difficultés économiques. Saint-
Malo et Saint-Brieuc sont des zones plu-
tôt attractives, à l’inverse de Guingamp
et Dinan, dont le chômage de longue
Lannion
durée est élevé.
Morlaix
GuingampBrest
Saint-Malo Al’exception de Fougères et Saint-
Saint-Brieuc Brieuc, ce sont également des territoires
Dinan
Fougères où la structure économique s’est le
Carhaix moins modifiée entre 1993 et 2002.
Dans le bassin de Fougères, la structurePontivy-Loudeac
RennesQuimper a complètement changé, passant d’uneVitré
économie très industrielle à une réparti-
Lorient Ploermel
tion assez homogène de l’activité.Enre-
vanche, l’économie de la zone de
RedonAuray Saint-Brieuc s’est industrialiséeaux dé-Vannesdiversité sectorielle et faible
dépendance à l'égard des groupes étrangers pens des autres secteurs d’activité.
forte dépendance à des groupes bretons
spécialisation sectorielle et concentration David Levy
de l'emploi très forte
forte dépendance à des groupes français ou étrangers
© IGN - Insee 2004
Source : Insee, recensement de la population 1999 -
pu créer des emplois dans presque tous
Diversification
les secteurs. Néanmoins, ils demeurent
et indépendancedes territoires vieillissants qui ont des
difficultés à renouveler leur population
active.
Les autres zones d’emploi, situées sur la
L’emploi dans les IAA des bassins de côte nord ainsi que Brest et Vannes, ont Pour en savoir plus
Morlaix et de Pontivy-Loudéac repré- la caractéristique d’être très diversifiées
sente respectivement 55 et 67 % de et présentent une structure industrielle Dossier Web N°1-
l’emploi industriel total de la zone, ce- composéed’établissements indépen- www.insee.fr/bretagne
lui de Ploërmel 42 %. La structure des dants.
Rapport de synthèse de la mission
activités a beaucoup évolué entre 1993
exploratoire sur l’accompagnement
et 2002 et s’est accompagnéed’une Elles sont de ce fait moins fragiles. Leurs
des mutations économiques/
progression favorable de l’emploi. Ain- ressources sont néanmoins différentes : Claude Viet (Mission Interministé-
si, le poids de l’industrie dans les bas- Vannes et Brest ont une économie créa- rielle de suivi des Mutations Éco-
sins de Pontivy-Loudéac et de Ploërmel trice d’emplois, attractive, et une nomiques) ; www.travail.gouv.fr
s’est fortement réduit au profit des sec- main-d’œuvre également diversifiée,
teurs des services et du commerce. contrairement à Fougères qui connaît
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n

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