La croissance de la population active des zones d'emploi de Belfort et Montbéliard s'accélère depuis 1999

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Entre le début des années 1999 et 2004, la population active commune aux deux zones d'emploi de Belfort et de Montbéliard a progressé de 5 000 personnes. L'accroissement du nombre d'actifs a été soutenu par la hausse des taux d'activité des femmes et des seniors. Il s'est accompagné d'importantes créations nettes d'emploi (+3 700), essentiellement concentrées dans le secteur des services. La croissance de l'emploi est néanmoins inférieure à celle du nombre d'actifs, ce qui s'est traduit par une augmentation du nombre de chômeurs. Cette hausse du chômage s'est concentrée dans les deux dernières années de la période.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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nº 96
mars 2007
Entre le début des années 1999 et 2004, la population active
commune aux deux zones d’emploi de Belfort et de Montbéliard
a progressé de 5 000 personnes. L’accroissement du nombre
d’actifs a été soutenu par la hausse des taux d’activité des
femmes et des seniors. Il s’est accompagné d’importantes
créations nettes d’emploi (+3 700), essentiellement concentrées
dans le secteur des services. La croissance de l’emploi est
néanmoins inférieure à celle du nombre d’actifs, ce qui s’est
traduit par une augmentation du nombre de chômeurs. Cette
hausse du chômage s’est concentrée dans les deux dernières
années de la période.
Les zones d’emploi de été fortement touchées par les gain de 1 500 emplois, la
(1)Montbéliard et Belfort pré- mutations économiques . croissance de l’emploi a été
sentent d’importantes activités Ces dernières influent sur le deux fois moindre dans celle
économiques sur leur territoire. fonctionnement du marché du de Montbéliard. Sous l’effet
À elles deux, elles travail. d’une conjoncture favorable, Un rythme de
ercomptent 30% de Du 1 janvier les trois premières années
créations d’emploi erl’emploi régio- 1999 au 1 ont généré 4 400 emplois
supérieur dans
nal (133 000 janvier 2004, le supplémentaires dans la zone la zone d’emploi
emplois) réparti nombre d’em-
belfortaine
(2)dans 10 800 éta- plois a pro-
blissements (24% de ceux gressé de 0,8% par an dans (1) INSEE première n° 908 -
L’évolution des marchés locaux implantés en Franche-Comté). la zone d’emploi de Belfort,
du travail de 1962 à 1999 : Ces deux zones d’emploi se soit un rythme proche de la
quatre grands types de zones
situent parmi celles, majori- moyenne régionale (+0,9%). www.insee.fr d’emploi - Juillet 2003
insee-contact@insee.fr tairement présentes dans le La zone a gagné 2 200 em- (2) Y compris militaires du
0 825 889 452 (0,15€/mn) Nord-Est de la France, qui ont plois en cinq ans. Avec un contingent en 1999
ESS079618 Prix : 2,50€INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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d’emploi de Montbéliard et celle de Belfort, tandis que établissements du groupe PSA salariés de l’industrie ne re-
3 500 dans celle de Belfort. les services ont généré res- et de ses équipementiers. La présentent ainsi plus que 23%
Par la suite, les difficultés pectivement 4 900 et 4 100 spécialisation et la très forte de l’ensemble des salariés en
rencontrées par l’industrie, emplois supplémentaires sur concentration de l’emploi in- 2004, contre 28% en 1999.
se manifestant dès la mi- cette période. Ces évolutions dustriel dans quelques grands Quant aux effectifs salariés
2001, ont entraîné un ra- sont liées en partie à l’ex- établissements exposent par- présents dans les services, ils
lentissement économique. Le ternalisation de nombreux ticulièrement ce territoire aux approchent ceux de la zone
fort recul de l’emploi, qui en emplois de l’industrie au sein fluctuations conjoncturelles du d’emploi de Montbéliard
a découlé, n’a cependant pas d’entreprises du tertiaire. Le secteur automobile. Le repli (31 700 contre 33 500). Les
été suffisant pour annuler la poids de ce dernier secteur général de l’emploi industriel services occupent ainsi une
progression des trois premiè- se renforce ainsi dans ces se ressent ainsi fortement dans place bien plus importante
res années. deux zones. la zone. dans le Territoire de Belfort :
Comme au niveau régional, Dans le Territoire de Belfort, 61% des salariés contre 45%
la hausse de l’emploi dans Montbéliard : des le poids de l’industrie s’est dans la zone d’emploi de
ces deux territoires profite emplois de services réduit de cinq points. Les Montbéliard. À cette plus forte
quasi exclusivement aux fem- qui se développent
mes. Le nombre de postes de dans une zone encore
travail masculins a en effet très industrialisée Évolutions récentes de l’emploi
peu varié entre 1999 et 2004,
Dans la zone de Belfort, l’emploi est resté stable entre la fin 2003 et aussi bien dans le Territoire La zone d’emploi de Montbé-
la fin 2004, après deux années de baisse. En revanche, il a continué
de Belfort que dans la zone liard conserve cependant une à reculer dans la zone de Montbéliard (– 1,0%), la contraction de
montbéliardaise. Cette évolu- forte spécificité industrielle. l’emploi industriel n’étant pas compensée par les créations dans
tion différenciée est liée à une La proportion de salariés tra- le secteur tertiaire.
En 2005, selon les estimations sur l’emploi salarié du secteur réduction de l’emploi dans vaillant dans l’industrie, en
privé (champ Urssaf), les effectifs restent stables dans la zone l’industrie où les hommes sont baisse de six points en cinq
d’emploi de Belfort, alors que le repli se poursuit dans celle de
très présents et à une hausse ans, dépasse 40%. En Fran- Montbéliard.
de l’emploi dans le tertiaire, che-Comté, seule la zone de Les effectifs salariés du site PSA à Sochaux, premier employeur de
secteur plus féminisé. Saint-Claude présente une la région, ont diminué régulièrement sur la période 1999-2004
avec une légère pause en 2001. De 2004 à 2006, plus de 1 800 Ainsi, entre 1999 et 2004, proportion d’emplois indus-
postes hors intérim ont été perdus. L’intérim est un levier pour 3 300 emplois ont été perdus triels supérieure (43%). Le poids
s’adapter aux cycles conjoncturels. L’effectif des intérimaires est
dans l’industrie dans la zone élevé de l’industrie est lié à la passé de 2 800 à 700 entre la fin 2002 et la fin 2006.
de Montbéliard et 1 800 dans très forte présence des grands INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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proportion d’emplois dans les différence de statut adminis-
services s’ajoute un poids plus tratif n’explique pas tout car
élevé d’emplois dans le com- Montbéliard apparaît sous
merce avec respectivement dotée en commerces, en ac- comtois, le nombre d’actifs Entre 1999 et 2004, les 3 700
(3) 11 et 9% dans le Territoire de tivités relatives à la santé et résidents s’est accru de près de emplois créés dans les zones
Belfort et dans la zone d’em- en services aux entreprises. 5 000 personnes entre 1999 de Belfort et de Montbé-
ploi de Montbéliard. Dans les deux et 2004. Le liard n’ont pas permis d’ab-Des créations
Le statut de sous-préfecture zones d’emploi, nombre d’ac- sorber cette ressource en d’emplois insuffisantes
de Montbéliard contribue, le nombre de tifs progresse main-d’œuvre nouvelle, ce pour absorber
par une moindre présence non salariés de 3,9% entre qui a contribué à une hausse l’accroissement de la
d’emploi public, à la fai- diminue légè- 1999 et 2004 du chômage. population active
blesse apparente du tertiaire. rement entre dans le Terri- Avec 1 760 chômeurs « dé-
Belfort, comme chef-lieu de 1999 et 2004 pour repré- toire de Belfort, ce qui place clarés » supplémentaires entre
edépartement, accueille en ef- senter environ 6% de l’emploi la zone d’emploi au 7 rang 1999 et 2004 (cf. métho-
fet une préfecture, un conseil total. des 13 zones d’emploi franc- dologie), cette hausse a été
général et divers services Sur l’ensemble des deux zones comtoises. Avec une hausse de plus forte dans le Nord-Est
déconcentrés de l’État. La d’emploi du nord-est franc- 2,7%, celle de Montbéliard franc-comtois qu’en moyen-
ese situe au 10 rang, devant ne régionale (+11% contre
les zones de Morteau, du Re- +1%).
vermont et de Champagnole. Elle est presque quatre fois
(3) Les études ADU - juillet 2006 « la reconfiguration C’est dans les zones de Pon- plus élevée au sein de la zone
spatiale de l’agglomération représente un gisement de tarlier (+9,3%) et de Besançon d’emploi de Montbéliard
services ». Données INSEE - Recensement de la population
(+7,0%) que la croissance du que dans le Territoire de Bel-1999. Comparée aux aires urbaines de taille comparable,
nombre d’actifs est la plus fort (+15% contre +4%). La celle de Montbéliard présente un déficit de 11 000 emplois
dans l’économie résidentielle. forte dans la région. croissance de l’emploi, deux INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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fois plus faible dans la zone à la recherche d’un emploi a en sortent pour rejoindre 2004. Le nombre de non-ré-
de Montbéliard, explique même diminué de 3% dans le leur lieu de travail et 14 100 sidents venant travailler dans
cette situation. Le poids du Territoire de Belfort, reflétant actifs font le trajet inverse. Cet les zones d’emplois de Belfort
tertiaire dans l’économie du l’importance des emplois de excédent des entrées d’actifs et de Montbéliard a crû de
(4)Territoire de Belfort a ainsi service dans cette zone. sur les sorties influe sur le 19% (soit 4 200 personnes
été un facteur favorable dans niveau du chômage local. supplémentaires). Quant au
un contexte de fort repli de Des déplacements Néanmoins, tous les emplois nombre d’habitants des deux
l’emploi industriel. domicile-travail occupés par des actifs non- zones allant travailler à l’ex-
Entre le début 1999 et le avec l’extérieur résidents n’auraient pu être térieur, il s’est accru de 15%
début 2002, la progression qui s’intensifient pourvus par des résidents, (+3 500 individus).
soutenue de l’activité éco- les qualifications recherchées Cette intensification des
nomique, avait pourtant sus- Si au cours d’une période don- n’étant pas toujours pré- échanges entre territoires
cité une forte réduction du née, le nombre d’actifs croît sentes. Ce déficit s’explique s’explique, d’abord, par le
chômage. Le nombre de plus vite que l’emploi offert sur probablement en grande phénomène de périurbani-
chômeurs avait alors baissé le territoire, le chômage n’en partie par la présence du site sation qui correspond au fait
sur les deux zones d’emplois est pas la seule résultante. PSA de Sochaux, qui, par sa d’aller habiter à la campagne
de 2 600 personnes, avant de Ce serait le cas si les écono- taille, présente un fort pouvoir autour des villes. Il entraîne
remonter fortement au cours mies locales fonctionnaient en d’attraction pour les actifs des un allongement des distances
des deux années suivantes autarcie avec l’intégralité de zones environnantes. Dans le parcourues par les actifs pour
(+4 360). la main d’œuvre employée Territoire de Belfort, le sché- rejoindre leur travail. Elle
Sur la période 1999-2004, sur place. Or les déplace- ma inverse prévaut, les sorties pourrait refléter ensuite une
les hommes sont davantage ments domicile-travail sont (14 900) excédant largement inadéquation entre la main
touchés par l’augmentation une réalité quotidienne pour les entrées (13 000).
du chômage que les femmes un nombre croissant d’actifs Dans les deux zones du
(4) Y compris les échanges (+22% contre +2%). Ainsi, près consentant à des trajets de nord-est franc-comtois, le vo-
entre les deux zones. Ceux-de neuf chômeurs supplémen- plus en plus longs. lume des déplacements entre
ci avaient progressé de taires sur dix sont des hommes Ainsi, près de 12 800 ac- le domicile et le lieu de travail
30% entre 1990 et 1999,
dans les deux zones d’emplois tifs résidant dans la zone a fortement augmenté entre marquant l’intégration des
étudiées. Le nombre de femmes d’emploi de Montbéliard le début 1999 et le début deux zones d’emploi.INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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comtoises, celles de Belfort et
de Montbéliard détiennent les
proportions d’emplois occu-
pés par des non-résidents les
plus élevées (respectivement
24% et 18% en 2004). L’ac-
cessibilité des territoires joue
ainsi un rôle sur la fluidité du
marché du travail.
Une croissance plus
rapide du nombre
d’actifs depuis 1999
La population active rési-
dant sur le territoire commun
aux deux zones d’emploi
de Montbéliard et Belfort
compte près de 153 000 per-
sonnes au début de l’année
2004. Le nombre d’actifs a
augmenté de 3,2% entre le
début 1999 et le début 2004.
Cet accroissement est moins
fort qu’au niveau régional
(+4,7%), mais il reflète une
certaine accélération par
rapport aux années 90 dans
d’œuvre locale disponible et les deux zones d’emploi.
Quelles sont les destinations Dans la zone d’emploi de les qualifications requises par
des actifs sortants ? le marché du travail. Enfin, la Montbéliard, l’accroisse-
généralisation de la double ment annuel moyen du nom-
Les dernières données exhaustives sur la destination et l’origine
activité au sein des couples bre d’actifs est passé de 0,2%, des actifs entrants et sortants remontent au recensement de
participe à cet accroissement entre 1990 et 1999, à 0,5% 1999.
En 1999, près de la moitié des actifs sortant de la zone d’emploi entre le début 1999 et le des échanges domicile-travail
montbéliardaise travaillent dans celle de Belfort et un peu plus entre zones d’emploi. début 2004. Le constat est si-
d’un dixième ont un emploi en Suisse. La zone d’emploi de Entre 1999 et 2004, les en- milaire pour la zone d’emploi
Besançon apparaît comme la troisième destination.
trées d’actifs non-résidents belfortaine avec respective-Depuis la zone d’emploi de Belfort, la moitié des trajets
venant travailler dans la zone ment +0,5 et +0,8%.professionnels au-delà de ce territoire ont pour destination la
zone d’emploi montbéliardaise et 11% la Suisse. La zone d’emploi de Montbéliard augmentent
de Mulhouse est la troisième destination. Avec près de 120 000 davantage que les sorties : Hausse de l’activité
emplois offerts en 2004, cette dernière constitue un débouché +2 300 contre +1 600. Dans féminine et des seniors
important pour les actifs résidents du Territoire de Belfort.
(5) le Territoire de Belfort, le Une étude de Cedre Franche-Comté publié en 2005 apporte un
volume des échanges s’est L’accroissement de la popu-éclairage complémentaire sur les frontaliers. Ainsi, dans la zone
d’emploi de Montbéliard, le nombre de frontaliers travaillant en lation active s’explique essen-également accru, mais de
Suisse a augmenté de 52% entre 1998 et 2004. Leur nombre a façon plus équilibrée. La tiellement par la hausse des
crû bien plus modérément dans le Territoire de Belfort. Au total, les zone d’emploi de Belfort taux d’activité au cours de la
deux zones comptent, en 2004, 2 600 travailleurs frontaliers.
compte 2 000 actifs entrants période 1999-2004. Suivant
supplémentaires et 1 900 les tendances passées, le (5) Économie et marché du travail dans la zone frontalière Franche-
Comté Suisse - Cedre Franche-Comté, novembre 2005 taux d’activité des femmes sortants de plus. Parmi les
13 zones d’emploi franc- se rapproche de celui des INSEE Franche-Comté - l’essentiel Nº 96 - mars 2007
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Méthodologie Dans un souci de simplification, les militaires du contingent présents en
1999 ont été regroupés avec l’emploi.
Le périmètre d’étude l’approche sociodémographique qui décompose l’offre de main d’œuvre
Les zones d’emplois sont des territoires à l’intérieur desquels la plupart selon trois facteurs. D’abord, le nombre d’actifs résulte de la déformation
des actifs résident et travaillent. Les territoires étudiés sont les deux zones de la pyramide des âges. Cet effet démographique correspond au
d’emploi de Montbéliard et de Belfort ainsi que leur réunion. Cette dernière renouvellement des générations : apport des classes d’âge entrant sur le
est plus large (137 communes supplémentaires) que le périmètre conjoint marché du travail et retrait d’activité des gens partant à la retraite. Ensuite, la
des aires urbaines de Belfort et de Montbéliard. taille de la population active varie avec les changements de comportement
vis-à-vis de l’activité mesurés par les taux d’activité (part des actifs au sein
L’équilibrage du marché du travail de la population en âge de travailler). Enfin, elle évolue sous l’effet des
La population active désigne l’ensemble des personnes âgées de 15 ans ou migrations résidentielles c’est-à-dire des arrivées et des départs définitifs
plus présentes sur le marché du travail. Les actifs peuvent avoir un emploi d’actifs du territoire.
(actifs occupés) ou en rechercher un (chômeurs). Aucune mesure nouvelle
de la population active n’est disponible au niveau infra-régional depuis le Les méthodes d’estimation
recensement de 1999. Cependant, des estimations sont possibles sur la Afin de réaliser l’équilibrage du marché du travail, les différentes
erpériode qui s’étend du 1er janvier 1999 au 1 janvier 2004 par : composantes de la population active (emplois, chômeurs, navettes
er l’approche par le marché du travail qui reconstitue la population active domicile-travail) ont été estimées au 1 janvier 2004. On fait évoluer
en ajoutant à l’emploi au lieu de travail le nombre de chômeurs sur le les données du recensement de population de 1999 avec des sources
territoire et en soustrayant le solde des navettes domicile-travail. Ce solde sur l’emploi (estimations annuelles d’emploi) et sur le chômage (données
représente la différence entre le nombre d’actifs non-résidents venant de l’ANPE). Pour actualiser les migrations alternantes, les déclarations
travailler sur le territoire (navettes entrantes) et celui des actifs résidents annuelles de données sociales (DADS) ainsi que le fichier des agents de
travaillant en dehors de la zone (navettes sortantes). l’État ont été mobilisés. L’approche sociodémographique s’appuie sur les
La variation de la population active d’une zone est ainsi décomposée en projections démographiques effectuées par le modèle OMPHALE intégrant
une variation de l’emploi (au lieu de travail), du nombre de chômeurs et des hypothèses d’évolution des taux d’activité.
du solde des migrations alternantes (navettes domicile-travail).
La définition du chômage, retenue ici, est celle du recensement. Au sens Pour en savoir plus : L’essentiel n°70, 1999-2000-2001 : trois années
du recensement, sont chômeurs, les individus (de 15 ans ou plus) qui se d’embellies sur le marché du travail franc-comtois
sont déclarés comme tels (inscrits ou non à l’ANPE), sauf s’ils ont déclaré L’essentiel n°52, Pays de Montbéliard : les départs de jeunes actifs limitent
explicitement ne pas rechercher de travail. la hausse du chômage
hommes. Beaucoup plus de d’actifs. Les générations 2004 qu’en 1999. L’effet est des femmes, des seniors ou
femmes âgées de 40 ans ou d’hommes entre 25 et 59 très net entre 25 et 30 ans. des publics dont l’insertion
plus sont en activité, tandis professionnelle est difficile. ans sont plus nombreuses, Par ailleurs, dans les deux
que le taux d’activité des plus en 2004, que cinq ans aupa- zones d’emplois, les migra- Le secteur des services à la
jeunes continuent à augmen- ravant. Le renouvellement tions d’actifs jouent peu sur personne peut trouver là un
ter. Le renouvellement des des générations féminines la variation du nombre total champ d’application privi-
générations joue ainsi un rôle contribue très modérément à d’actifs, alors qu’entre 1990 légié. Dès 2006, les forts
favorable en substituant des mouvements de départs en l’accroissement de la popula- et 1999, la zone d’emploi
femmes actives à celles, plus tion active. de Montbéliard perdait de retraite liés aux départs des
âgées, qui étaient plus souvent En revanche, dans la zone nombreux actifs par le jeu des classes d’âge nombreuses,
sans activité professionnelle. de Montbéliard, la hausse migrations. sans qu’il soit possible d’es-
Pour les hommes, la tendance des taux d’activité constitue Ces évolutions modifient timer quelle proportion de
reflète un maintien en activité postes seront remplacés, le seul facteur de progression les caractéristiques de la
plus fréquent entre 55 et 60 de la population active. L’effet ressource humaine dispo- pourraient contribuer à une
ans. Au-delà de 60 ans les démographique joue néga- nible, qui est, en moyenne, certaine détente du marché
effets sont modérés. tivement sur la variation du plus âgée et plus féminisée. du travail.
Dans le Territoire de Bel- nombre d’actifs dans la zone Elles doivent conduire à des Frédéric NAUROY (INSEE)
fort, l’impact favorable des approfondissements et com-d’emploi montbéliardaise. Yannick SALAMON
taux d’activité s’accompagne Les actifs hommes et femmes, pléments en vue d’adapter Didier SARRAZIN
d’un effet positif du renou- âgés de 25 à 59 ans, sont les politiques de l’emploi, (MDE Montbéliard)
vellement de générations ainsi moins nombreux en notamment à destination Samuel WIDMER (ADUPM)
INSEE Franche-Comté « le Major » 83, rue de Dole - BP 1997 25020 BESANÇON Cedex Tél : 03 81 41 61 61 Fax : 03 81 41 61 99
Directeur de la publication : Didier Blaizeau Rédacteur en chef : Patrice Perron Mise en page : Maurice Boguet, Yves Naulin
Imprimerie : Camponovo-Bouchard - ISSN : 1248-2544 © INSEE 2007 - dépôt légal : mars 2007
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