La loi Perben allège le coût du travail

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La loi Perben a pour principal objectif de favoriser l'emploi, l'insertion et les activités économiques dans les départements d' outre-mer. Elle a institué une forme d'aide à l'emploi (CAE) et des exonérations de charges sociales qui allègent significativement le coût du travail dans le secteur marchand. Tandis que le CAE concerne l'ensemble de l'économie, les exonérations ne s'appliquent qu'à certains secteurs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dos sier L’ef fet “Per ben”
La loi Per ben allège
a loi «Per ben» a pour prin ci palLe rôle so cial des CAE ob jec tif de fa vo ri ser l’em ploi,L l’in ser tion et les ac ti vi tés éco no -
Tout en fa vo ri sant l’em bauche dans mi ques dans les dé par te ments d’outre-
les sec teurs mar chands le CAE a joué mer. Elle a ins ti tué une forme d’aide àun rôle so cial ef fi cace en fa vo ri sant
l’em ploi (CAE) et des exo né ra tions del’em ploi d’un pu blic en dif fi cul té.
-char ges so cia les qui al lè gent si gni fi ca Envi ron 80 % des con trats ont en ef fet
-concer né des per son nes au chô mage ti ve ment le coût du tra vail dans le sec
de puis plus d’un an. On ob serve teur mar chand. Tan dis que le CAE
d’ail leurs une baisse du nombre de concerne l’en semble de l’éco nomie, les
chô meurs de longue durée au cours exo né ra tions ne s’ap pli quent qu’à cer -
de l’année 1998, puis une tains sec teurs.dé crois sance as sez ré gu lière pen dant
l’année 1999. Ce pen dant les CAE ont Pro mulguée le 25 juil let 1994 la loi «Per -
Le re cours aux CAE a été maxi sur tout bé né fi cié aux de man deurs -ben» com prend une série de dis po si tions
d’em ploi ins crits de puis juste un peu mum dans le BTP, sec teur enre la ti ves à l’em ploi et à l’in ser tion. Elle a
plus d’un an, c’est-à-dire les plus crise et non exo né ré des char ges
ain si créé l’Agence dé par te men tale d’in -pro ches du monde du tra vail. Pour so cia les.
ser tion qui éta blit un pro gramme an nuelin ci ter plus for te ment les en tre pri ses à
de tâ ches d’uti li té so ciale pou vant êtrere cru ter les chô meurs de très longue SMIC, pour une durée maxi male de deux durée la prime est mo dulée de puis réa lisées par les éré mis tes si gna tai res des
ans. Ils sont con clus pour une pé riode1999 se lon la durée du chô mage du Con trats d’in ser tion par l’ac ti vi té (CIA).
d’au moins un an et pour une durée heb -bé né fi ciaire : nulle pour ceux qui Elle a aus si créé une forme d’em ploi aidé
re cher chent un em ploi de puis 12 à 24 do ma daire de tra vail d’au moins 20 heu -des ti né à l’éco nomie mar chande (le con -
mois, 1 000 F pour ceux qui res. Au to tal en vi ron 22 000 con trats onttrat d’ac cès à l’em ploi ou CAE). Elle a un em ploi de puis 24 à 36 été si gnés en cinq ans.ins ti tué par ail leurs des exo né ra tions demois, 2 000 F pour ceux qui
char ges pa tro na les dans les sec teurs dere cher chent de puis plus de 36 mois. La moi tié des con trats ont été pas sés pour
l’agri cul ture et de la pêche, de l’in - une durée in dé ter minée, les au tres sont
dustrie, de l’hô tel lerie-res tau ra tion, de pas sés pour des du rées de 24 mois (dans
l’au dio-vi suel et de la presse. Ces exo né - les deux tiers des cas), ou de 12 mois. La
-ra tions ont été fi nan cées par une aug men plu part des con trats sont à temps plein, le Le FEDOM
ta tion de 2 points de la TVA in ter venue temps par tiel concer nant moins d’un con -
le 1er jan vier 1995. trat sur cinq. Les sa lai res sont gé né ra le- Le Fonds pour l’emploi dans les
départements d’outre-mer a été créé ment pro ches du SMIC.Les con trats d’ac cès à l’em ploi avaient à
dans le cadre de la loi Perben, il l’ori gine pour ob jet de fa vo ri ser l’in ser -finance l’ensemble du dispositif de
tion pro fes sion nelle des bé né fi ciai res du Les CAE vic ti mes de leur suc cèslutte pour l’emploi et l’insertion,
RMI, des chô meurs de longue durée etnotamment les agences d’insertion, les
des per son nes han di ca pées. Ils ont été Acces si bles à tous les sec teurs d’ac ti vi téCES, CIA, CAE, ainsi que les
emplois-jeunes à partir de 1998. les CAE ont eu un suc cès im mé diat. Dèséten dus de puis 1997 aux jeu nes à faible
la pre mière année d’ap pli ca tion près deni veau de qua li fi ca tion. Ils don nent droit
-à une aide for fai taire de l’Etat à l’em - 4 000 con trats ont été si gnés, puis en vi
ron 6 000 en 1996 et 1997. Cette me sureployeur (fixée à l’ori gine à 2 000 F par
s’est avérée par ti cu liè re ment coû teusemois et par sa la rié) et à une exo né ra tion
puis qu’elle a mo bi li sé 40 % des fonds du des char ges so cia les, dans la li mite du
Les con trats d’ac cè s à l’em ploi par sec teur d’ac ti vi té et par an
Pé riode
1995 1996 1997 1998 1999
1995-99
BTP 1 544 1 852 1 362 778 959 6 495
com merce 774 1 532 1 476 868 963 5 613
ser vi ces 479 944 624 705 602 3 354
in dustrie 366 697 738 344 359 2 504
hô tel lerie, res tau ra tion 186 302 397 195 149 1 229
trans ports 154 275 284 168 171 1 052
agri cul ture 100 199 227 95 105 726
au tres 179 306 568 9 - 1 062
Ensemble 3 782 6 107 5 676 3 161 3 308 22 034
source : INSEE et ANPE
14dos sier
le coût du travail
FEDOM en 1997, soit 622 mil lions de l’éxo né ra tion. Le nombre de ces cas est Le re lè ve ment de 2 points de francs pour l’en semble des DOM. La res té as sez li mi té puis qu’on en dé nombre
moi tié des con trats ont été con clus à La seu le ment 42 entre 1994 et 1996, dont 20 la TVA
Réu nion. A par tir de 1998 des quo tas ont créa tions d’éta blis se ments nou veaux et
été in tro duits qui ont li mi té à en vi ron 22 chan ge ments de code APET. Dans 17 La loi Per ben a re le vé de deux points le
3 000 le nombre de con trats con clus an - cas il s’agit d’en tre pri ses de la cons truc - taux nor mal de la TVA qui a été fixé à
9,5 p.100 au premier jan vier 1995.nuel le ment à La Réu nion. Pour 1999 la tion et de l’im mo bi lier.
Cette me sure de vait pro cu rer desdo ta tion bud gé taire des CAE était de 496
Les exo né ra tions ont eu un suc cès très re cet tes per met tant d’équi li brer le coûtmil lions de francs pour l’en semble des
iné gal se lon les dif fé rents sec teurs d’ac ti - pour le bud get de l’Etat de laDOM.
vi té. Il a été très net dans l’agri cul ture où com pen sa tion des exo né ra tions de
co ti sa tions so cia les. Le sec teur éco no mique qui a eu le plus plus de 70 % des éta blis se ments em -
-re cours aux CAE est le BTP. Le nombre ployant au moins un sa la rié ont été exo Au ni veau de l’en semble des DOM les
moyen de con trats si gnés an nuel le ment y né rés dès la fin de 1996. Il a été moyen dé pen ses liées aux exo né ra tions ont
a re pré sen té 13 % de l’ef fec tif sa la rié dans l’in dustrie et dans l’hô tel lerie-res - dé pas sé les re cet tes is sues de
moyen sur la pé riode 1995-1999. A dé - tau ra tion où les en tre pri ses exo né rées re - l’aug men ta tion de la TVA. Sur trois ans
(1996-98) la dé pense moyennefaut d’avoir ac cès aux exo né ra tions de pré sen tent entre la moi tié et les deux tiers
an nuelle a été de 900 MF alors que leschar ges ce sec teur en crise de puis 1993 a des en tre pri ses exo né ra bles. Enfin il a été
re cet tes sup plé men tai res n’étaient quedonc lar ge ment bé né fi cié des avan ta ges très re la tif dans le sec teur de la presse et de 763 MF. Il faut no ter ce pen dant que
du CAE. Dans les au tres sec teurs le taux de l’au dio vi suel où un peu plus du tiers les exo né ra tions «Per ben» ne sont pas
de re cours aux CAE varie de 4 % dans des en tre pri ses étaient exo né rées à la fin cu mu la bles avec les al lè ge ments «bas
l’in dustrie à 7 % dans l’hô tel lerie-res tau - de 1996. sa lai res» dont l’im pact po ten tiel est
ra tion. es ti mé à 150 MF. Compte tenu de ceD’une ma nière gé né rale les pe ti tes en tre -
fait on peut consi dé rer que les re cet tes
-pri ses ont moins bé né fi cié des exo né ra ont équi li bré les dé pen ses. Si l’onLes pe ti tes en tre pri ses ont moins tions que les plus gran des. Seu le ment consi dère le seul dé par te ment de La
bé né fi cié des exo né ra tions Réu nion les re cet tes sup plé men tai res de 58 % des en tre pri ses ayant 1 à 5 sa la riés
l’Etat (343 MF en moyenne an nuelle)étaient exo né rées à la fin de 1996, alors
L’exo né ra tion des co ti sa tions pa tro na les ont dé pas sé les dé pen ses (304 MF enque 89 % des en tre pri ses de 20 sa la riés
(dans la li mite du SMIC) était sus cep tible moyenne an nuelle).ou plus l’étaient. En consé quence le taux
de concer ner en vi ron 3 000 en tre pri ses d’exo né ra tion est plus éle vé sur les ef fec - Il convient de no ter que l’aug men ta tionexer çant leur ac ti vi té dans les sec teurs -tifs sa la riés que sur le nombre d’en tre pri de deux points de la TVA in ter venue en
exo né ra bles et em ployant au moins un France mé tro po li taine le premier juil letses.
sa la rié. A la fin de 1996, après deux an - 1995 n’a pas été étendue aux DOM.
Après 1997 le nombre d’en tre pri ses exo - Ces dé par te ments se re trou vent doncnées d’ap pli ca tion de cette me sure, à
né rées a un peu di mi nué. Ce re cul s’ex - avec le même écart du taux de TVA parpeine les deux tiers des en tre pri ses «exo -
rap port à la mé tro pole qu’avant lené ra bles» étaient ef fec ti ve ment exo né - plique par les re fus op po sés par la CGSS
premier jan vier 1995.aux en tre pri ses non à jour de leurs co ti sa -rées. Il fal lait en ef fet que l’en tre prise
tions an té rieu res et qui n’avaient pas con -adresse sa de mande à la caisse de sé cu ri -
clu, ou pas res pec té, un plan d’apu re ment té so ciale et soit à jour de ses co ti sa tions.
de leur dette so ciale. Ces en tre pri ses sont Des plans d’apu re ment, per met tant l’exo - Lexique- pour la plu part des pe ti tes en tre pri ses.né ra tion, ont été mis en place à cette oc
Ain si l’ef fec tif sa la rié exo né ré a conti nué ca sion.
à aug men ter. n Code APE : lors de son inscription au
Cer tai nes en tre pri ses ont de man dé à répertoire SIRENE, chaque entreprise
Co lette PAVAGEAUchan ger de code APE, ou ont créé un reçoit outre son identifiant SIRET un
nou vel éta blis se ment pour bé né fi cier de code “activité principale exercée”.
Evo lu tion des exo né ra tions de charge “Per ben” de puis 1996
fin 1996 fin 1997 fin 1998 fin 1999
éta blis se ments exo né ra bles 2 818 3 050 3 160 3 303 exo né rés 1 808 1 819 1 624 1 756
taux d'exo né ra tion des en tre pri ses 64 % 60 % 51 % 53 %
ef fec tif sa la rié exo né ré 12 684 1 3762 15 052
mon tant an nuel des exo né ra tions en MF 298 304 310
pro duit du re lè ve ment de la TVA 327 337 366
source : INSEE, CGSS et Se cré ta riat d’Etat à l’Outremer.
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