La pauvreté en France et en Europe

De
Publié par

Près de 12 % des ménages de l'Union européenne vivent en dessous d'un seuil de pauvreté défini pour chaque pays par la moitié du niveau de vie médian de la population. En France, cette proportion est de 11 %. Dans l'ensemble de l'Union, les enfants sont plus touchés par la pauvreté : 14 % d'entre eux vivent dans un ménage pauvre. La France et le Danemark font exception. Les seuils de pauvreté, définis pour chaque pays en fonction du niveau de vie, vont pour une personne seule, de 1 700F par mois au Portugal à 3 600F en Allemagne (3 200F en France). Avec un seuil de pauvreté unique pour toute l'Union, on compterait 40 % de pauvres au Portugal, 3 % au Danemark et 8 % en France.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 24
Tags :
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 533 JUILLET 1997
Prix : 15 F
LA PAUVRETÉ EN FRANCE
ET EN EUROPE
Christine Chambaz, Division revenus et patrimoine des ménages, Insee
comprendre ces résultats). Les seuils derès de 12 % des ménages de
pauvreté employés ici sont tous définis se
l’Union européenne vivent en des lon la même méthode. Dans un premierP sous d’un seuil de pauvreté défini temps, les seuils de pauvreté sont définis
pour chaque pays ; on est pauvre par rap pour chaque pays par la moitié du niveau
port au niveau de vie de ses compatriotes.
de vie médian de la population. En France,
cette proportion est de 11 %. Dans l’en La France est dans la moyenne
semble de l’Union, les enfants sont plus européenne
touchés par la pauvreté : 14 % d’entre euxQuel que soit le seuil de pauvreté (national)
vivent dans un ménage pauvre. La Franceretenu, la France conserve sa position
moyenne. En définissant un seuil inférieur,et le Danemark font exception.
placé à 40 % du niveau de vie médian, la
Les seuils de pauvreté, définis pour cha- proportion de ménages pauvres en France
que pays en fonction du niveau de vie, tombe à 6,7 % ; avec un seuil plus élevé
(60 % du niveau de vie médian), elle s’élèvevont pour une personne seule, de 1700F
à 17 %. Pour l’ensemble de l’Europe, ces
par mois au Portugal à 3 600F en Allema-deux dernières proportions sont respective
gne (3 200F en France). Avec un seuil dement de 7 % et 18 %.
Avec un seuil de pauvreté fixé à 50 % dupauvreté unique pour toute l’Union, on
niveau de vie médian, trois groupes de pays
compterait 40 % de pauvres au Portugal,peuvent être distingués au sein de l’Union.
3 % au Danemark et 8 % en France. Un premier groupe isole le Danemark, avec
le taux de pauvreté le plus faible : 4,7 % des
ménages danois sont pauvres. La France
En France, 11 % des ménages ont un
Proportion de ménages pauvres e1993n
niveau de vie inférieur à la demi médiane
des niveaux de vie de leurs compatriotes.
La France occupe une position moyenne
30
dans le classement des pays européens
(graphique 1). Dans l’Europe des douze, 25
11,8 % des ménages vivent en dessous du
seuil de pauvreté de leur pays. 20
La définition de la pauvreté utilisée dans
15 cette étude est une définition relative à l’in
térieur de chaque pays. Est déclaré pauvre
10 un ménage dont le niveau de vie est infé
rieur au seuil de pauvreté de son pays, esti
5
mé par une fraction du niveau de vie
médian. Ce dernier partage la population en
0
deux moitiés, dont l’une dispose d’un ni DK IRL LUX B P.B. ALL FR ESPUE12 IT R.U. GR P
veau de vie supérieur, et l’autre d’un niveau
Dans chaque pays, les seuils de pauvreté relative sont calculés par
de vie inférieur. Cette fraction habituelle rapport à la médiane du niveau de vie dans le pays. Ces seuils sont
ment fixée à 50 % varie ici entre 40 % et donc très différents d’un pays à l’autre.
Ce graphique présente trois seuils de pauvreté relative : 40 %, 50 %60 %, pour mieux étudier la sensibilité des
et 60 % du niveau de vie médian. En France, 7 % des ménages onttaux de pauvreté. Le niveau de vie corres
un niveau de vie inférieur au seuil de 40 %, 11 % des ménages ont
pond au revenu disponible net du ménage
un niveau de vie inférieur au seuil de 50 % et 17 % ont un niveau de
rapporté à son nombre d’unités de consom vie inférieur au seuil de 60 %.
mation ou « équivalents adultes » (cf. Pour Source : Eurostat, Panel communautaire des ménages, vague 1, 1994
?
INSEE
PREMIEREtrouve sa place dans un deuxième Danemark à 16,5 % au Portugal. En enfants est la plus fréquente mais
groupe, avec la Belgique (9,3 %), les terme d’individus comme en terme de cède la dernière place à l’Italie et re
Pays Bas (9,8 %), l’Allemagne (10,4 %) ; ménages, on retrouve la distinction se joint l’Espagne à la frontière entre
les taux de pauvreté y sont proches lon trois groupes de pays opérée plus pays du nord et pays du sud.
du taux de pauvreté communautaire haut (graphique 2). Plusieurs raisons expliquent la moin
moyen, tout en lui restant inférieurs. dre pauvreté enfantine en France.
Un dernier groupe réunit enfin les pays D’une part, les prestations liées à laLes enfants sont plus touchés
du sud de l’Europe, où la proportion de famille sont relativement importantespar la pauvreté ; la France
ménages pauvres est plus importante. dans le système de protection socialeet le Danemark font exception
Le Portugal dépasse ainsi nettement français. La France est l’un des pays
la moyenne communautaire avec Les enfants sont surreprésentés dans où ces prestations sont élevées. Les
18,9 %, suivi de la Grèce (17,7 %) et,la population pauvre : alors qu’ils ne prestations familiales et les bourses
plus loin, de l’Italie (12,9 %). L’Espa constituent que 19 % de la population d’études représentent ainsi un quart
gne occupe la frontière entre ces deuxeuropéenne, 23 % des moins de 16 du revenu des familles de quatre en
derniers groupes, avec 11,5 % de mé ans vivent dans un ménage pauvre. fants ou plus. D’autre part, la monopa
nages pauvres. Quant au Royaume Parmi les enfants de moins de 16 ansrentalité est plus rare que dans
Uni, sa position au palmarès des de l’Europe des douze, 13,9 % vivent certains pays. Au Royaume Uni, par
nations européennes dépend forte- dans un ménage pauvre (au seuil de exemple, un ménage avec enfant sur
ment du seuil retenu pour qualifier la 50 % du niveau de vie médian dans cinq est une famille monoparentale ; la
pauvreté. Avec un seuil élevé, à 60 %chaque pays) contre 11,6 % de l’en proportion est moitié moindre en
ou même à 50 % du niveau de vie mé semble de la population ( graphique 3 ). France. Enfin, l’activité féminine est
dian, il s’intègre au groupe des pays La proportion est beaucoup plus faible plus développée en France et, en par
où la pauvreté est la plus forte ; quand en France. Avec 7,3 % d’enfants pau ticulier, les mères seules françaises
on abaisse ce seuil, pour s’intéresser vres, la France est encore loin du Da travaillent plus souvent que leurs
à une pauvreté plus profonde, il rejointnemark (3,1 %), mais se détache homologues anglaises. Au total, 25 %
la France dans le groupe des pays in nettement des autres pays euro- à 30 % des mères monoparentales
termédiaires. péens : la proportion d’enfants pau vivent en dessous du seuil de pauvreté
Si on considère la proportion d’individus vres y dépasse partout 10 %. Les plusen France, alors que plus de la moitié
vivant dans des ménages pauvres, le forts taux de pauvreté des enfants sont dans ce cas au Royaume Uni.
classement reste analogue. 11,6 % dessont observés au Royaume Uni Ces écarts se retrouvent bien sûr au
individus vivant dans les pays de l’Eu (20,5 %) en Italie (19,5 %), au Portu niveau des enfants.
rope des douze ont en 1993 un niveau gal (18,8 %) et en Espagne (16,3 %).
de vie inférieur à la moitié du niveau deLe diagnostic est peu affecté par le Des seuils de pauvreté
vie observé dans leur pays. En France,choix d’un autre seuil de pauvreté, plus bas en Europe du Sud
il est de 8,9 %, nettement moins que laplus faible, sauf en ce qui concerne le
moyenne européenne. Dans les autres Royaume Uni. Ce dernier reste dans Ces analyses ont été menées avec
pays, les taux varient de 3,7 % au le groupe des pays où la pauvreté desdes seuils, rappelons le, nationaux.
Proportion d’enfants de moins de 16 ans vivantProportion d’individus vivant dans des ménages
dans des ménages pauvres en 1993pauvres en 1993
30 25
25
20
20
15
15
10
10
5
5
0 0
DK LUX IRL FR ALL P.B. B UE12 ESP R.U. IT GR P DK FR LUX P.B. ALL IRL B GR UE12 ESP P IT R.U.
Dans ce graphique, la pauvreté se définit en terme de niveau de vie du ménage, comme dans Source : Eurostat, Panel communautaire des ménages, vague 1, 1994
le graphique 1, mais la proportion est calculée sur les individus. Dans les pays où la pauvreté
concerne surtout des ménages de grande taille, la proportion calculés sur les individus est
supérieure à la proportion calculée sur les ménages.
Source : Eurostat, Panel communautaire des ménages, vague 1, 1994
`´Or, ces seuils varient fortement d’un portion de ménages ayant un niveau seraient pauvres dans une Europe
pays à l’autre. Afin d’assurer la con de vie inférieur à 50 % du neau deiv « sans frontières ». La France conser
version des monnaies nationales en vie européen médian s’établit alors àverait une place médiane, avec 10 %
unités monétaires à pouvoir d’achat 13,7 %, plus que lorsqu’on retient desde ménages pauvres et 8 % d’indivi
identique, on utilise des parités de seuils de pauvreté différenciés selon dus pauvres (tableau 2).
pouvoir d’achat. Les seuils présentés les pays. L’hétérogénéité entre pays
ici ont ensuite été traduits en francs. apparaît de façon plus frappante en Qui sont les pauvres en
En France, le seuil de pauvreté est core. Les pays du nord auraient des France ?
évalué à 3 200 francs par unité de con taux de pauvreté encore réduits ; les
sommation. Cela correspond à un re pays du sud, en revanche, afficheraient La population pauvre en France est
venu mensuel de 3 200 francs pour une proportion de ménages pauvres plutôt âgée, plutôt rurale ; elle est
une personne seule, 4 800 francs pourencore plus forte : 44 % des ménages composée en grande part de person
un couple sans enfant, un peu moins portugais, et 36 % des ménages grecs nes seules, même si les familles
de 5 800 francs pour un couple avec
un enfant, un peu plus de 6 700 francs
Seuils de pauvreté en 1993 pour quelques types de ménages :pour un couple avec deux enfants. A
50% du revenu par unité de consommation mensuel médian national l’exception du Luxembourg où il est
particulièrement élevé (environ 5 950 En parités de pouvoir d’achat en francs
francs), le seuil de pauvreté par unité
Couple avec 1 Couple avec 2
de consommation en 1993 s’éche
Pays Personne seule Couple sans enfant enfant de moins enfants de moins
lonne de 1 710 francs au Portugal à de 14 ans de 14 ans
3 600 francs en Allemagne. Aux Pays
Belgique 3 487 5 231 6 277 7 323
Bas, il est au même niveau qu’en
Danemark 3 394 5 090 6 108 7 126
France, et très proche des niveaux du
Allemagne 3 617 5 425 6 510 7 595
Royaume Uni (3 135 francs), du Da
Grèce 1 953 2 929 3 515 4 100
nemark (3 395 francs) et de la Belgi
Espagne 2 255 3 383 4 059 4 736que (3 490 francs) (tableau 1). Sur
France 3 199 4 799 5 758 6 718l’échelle des seuils de pauvreté, on
Irlande 2 342 3 512 4 215 4 917peut globalement opposer, une fois
Italie 2 637 3 956 4 747 5 538encore, deux groupes de pays. Le pre
Luxembourg 5 951 8 927 10 712 12 498mier contient les pays de l’Europe con
Pays-Bas 3 192 4 788 5 745 6 703tinentale et du nord avec des seuils
Portugal 1 708 2 561 3 074 3 586assez proches, aux alentours de 3 300
francs (exception faite de l’Allemagne Royaume Uni 3 134 4 701 5 641 6 582
où il est un peu supérieur) ; le secondLecture : le seuil de pauvreté correspond pour chacun des pays à la moitié du revenu médian par unité de consommation
comprend les pays du sud de l’Europe.de ce pays. Les parités des pouvoirs d’achat PPA) ( assurent la conversion des monnaies nationales en unités monétaires
à pouvoir d’achat identique dans tous les pays en vue de permettre les comparaisons entre pays. Une conversion en francsCes pays du sud ont en commun des
français a été effectuée ici pour une lecture plus aisée.seuils relativement bas, même s’il y a
Source : Eurostat, Panel communautaire des ménages, vague 1, 1994
des différences entre eux. Les diffé
rences relevées entre seuils de pau
vreté nationaux comme entre taux de
Taux de pauvreté en 1993 avec un seuil unipourque l’ensemble des pays :pauvreté dessinent ainsi les contours
50% du revenu par unité de consommation médian européend’une Europe bipolaire où les pays du
sud comportent une plus forte propor Pays Proportion de ménages pauvres Proportion d’individus pauvres
tion de pauvres avec pourtant des
Belgique 6,7 7,4
seuils de pauvreté plus bas. En effet,
Danemark 6,5 2,8
les pays les plus riches sont aussi les
Allemagne 6,7 5,9
moins inégalitaires.
Grèce 36,4 34,4
Espagne 25,2 26,2
Avec un seuil de pauvreté
France 9,9 8,0
européen unique,
Irlande 24,9 24,0
les différences nord-sud
Italie 19,0 21,0
sont accentuées Luxembourg 1,2 1,0
Pays-Bas 9,2 8,4On peut considérer l’Europe, non
Portugal 43,8 40,2plus comme la juxtapositation de
Royaume Uni 13,0 12,8pays avec leurs propres références,
mais comme un seul espace à réfé Europe des douze 13,7 14,3
rence unique. On peut alors mesurer
Lecture : le seuil de pauvreté correspond à la moitié du revenu médian par unité de consommation communautaire. Il est le
la pauvreté à l’aune d’un seuil uni même pour chacun des pays.
que, commun à tous les pays. La pro Source : Eurostat, Panel communautaire des ménages, vague 1, 1994
˚¸nombreuses y sont surreprésentées.
Les différentes approches de la pauvreté
Cependant, la population pauvre s’est
Cerner la pauvreté soulève de nombreuses difficultés, aucune définition n’allant de soi.transformée au cours des dix derniè
La littérature économique explore un certain nombre de voies, différant toutes par leursres années. La pauvreté a fortement
approches, mais aussi par leurs résultats.
diminué parmi les personnes âgées et
• Une première approche est fondée sur des questions du type « Quel revenu minimum
les agriculteurs, catégories qui se sont
vous faut il pour joindre les deux bouts ? ». Elle fonde la pauvreté sur des critères
profondément renouvelées. A l’in
qualifiés, sans doute abusivement, de subjectifs, dans la mesure où ils se réfèrent à un
verse, les jeunes ménages, les ou- niveau d’utilité perçu par le ménage lui même.
vriers, les employés, ainsi que les • Une seconde voie utilise des critères directement observables. Elle se subdivise en
familles monoparentales sont plus fré approches « absolues » et « relatives ». Les différences entre les deux approches
quemment pauvres. Le taux de pau renvoient à des conceptions différentes de la pauvreté.
vreté a fortement augmenté chez les L’approche absolue estime un panier minimal de biens qu’il faut consommer pour survivre.
Traditionnellement, cette approche considère surtout les besoins alimentaires. Mais desjeunes ménages, et ce constat de
développements récents dans la mesure du bien être permettent d’utiliser le revenu commemeure valable si on élimine du champ
instrument de détermination des inégalités absolues. Dans l’approche absolue, le seuil ded’observation les ménages dont la
pauvreté ne dépend pas du niveau de vie des franges moyennes et aisées de la population.personne de référence est étudiante.
- Dans l’approche relative, tout se passe comme s’il existait un niveau de vie jugé normal
dans le pays, et que les pauvres correspondaient à la population qui ne pouvait y accéder.
Pour comprendre
C’est davantage l’amplitude des écarts de revenus que le niveau de ces derniers qui
ces résultats importe. De ce fait, un resserrement de l’éventail des revenus diminue le nombre de
pauvres, même si le niveau de vie de l’ensemble est en recul.
On le voit, aucune de ces approches n’est satisfaisante, et tous les choix comportent
Le panel communautaire de ménages est une part d’arbitraire. En France, comme dans les pays de l’Union Européenne, on utilise
une enquête multidimensionnelle euro de préférence des indicateurs relatifs, contrairement aux Etats Unis préférant une
approche absolue. On rencontre de nombreuses variantes sur la définition du seuil depéenne, coordonnée par Eurostat, dont
pauvreté. En France, celui ci correspond à la demi médiane du revenu par unités del’objectif principal est de suivre les dynami
consommation. Cet indicateur a été préféré aux autres parce qu’il présente une forteques individuelles d’emploi et revenus. La
robustesse statistique, qui autorise des comparaisons plus fiables dans le temps et dans
première vague a eu lieu en 1994 dans les
l’espace. Eurostat, dans une publication récente sur les inégalités dans l’Union Euro
douze États membres formant l’Union
péenne, a préféré utiliser la demi moyenne, notamment afin de réaliser des comparai
européenne à l’époque. L’échantillon total
sons avec des données anciennes. L’objet du présent travail est de transposer la
comprenait environ 60 500 ménages sélec
publication d’Eurostat dans les critères retenus en France (demi médiane, mais aussi
tionnés de façon aléatoire. En France, 40% et 60% de la médiane) afin de disposer de données directement comparables avec
7 344 ménages ont été interrogés. L’en les publications nationales.
quête « panel communautaire des ména
ges » a le mérite de fournir des statistiques
comparables entre pays. Il est donc possi tés de consommation correspond à
ble de replacer la France dans une perspec Pour en savoir plus :l’échelle d’équivalence dite « OCDE modi
tive internationale. fiée », couramment utilisée pour les études
Les mesures de la pauvreté réalisées en sur le niveau de vie des ménages. « Répartition du revenu et pauvreté
France utilisent généralement comme seuil dans l’Europe des douze en 1993 », Sta Des différences apparaissent selon les
tistiques en bref (Population et condi de pauvreté la moitié du niveau de vie sources statistiques mobilisées pour esti
tions sociales), n°97 6, Eurostat.
médian des ménages. Le niveau de vie est mer le taux de pauvreté pour chaque pays.
« Revenus et patrimoine des ménages,
défini comme le rapport entre le revenu total Ainsi, pour 1994, on évalue à 8,7 % le tauxédition 1995 », Synthèses n°1, Insee.
du ménage et son nombre d’unités de de pauvreté des ménages français avec « Revenus
consommation. Les unités de consomma édition 1996 », Synthèses n°5, Insee.l’enquête « budget de famille ». La diffé
« Les revenus sociaux 1981 1995 »,tion sont utilisées pour tenir compte des rence tient à la difficulté de mesurer les
Synthèses n°6, Insee.
économies d’échelle au sein des ménages revenus et à des méthodes différentes de
« L’action publique en direction des
de plus d’une personne. On a affecté ici unecorrection des non réponses. Les don ménages monoparentaux, une compa
unité de consommation au premier adulte nées du panel communautaire des ména raison France/Royaume Uni », par
du ménage, les autres adultes comptant C.Martin, Recherches et prévisions ,ges sont donc plus adaptées aux
n°47, mars 1997, CNAF.pour 0,5 chacun, et les enfants de moins de comparaisons entre pays qu’à la mesure
14 ans pour 0,3 chacun. Ce système d’uni des niveaux absolus.
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE Tarif 1997
Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
Rédacteur en chef :
Nom ou raison sociale : ____________________ Activité : __________________________ Baudouin Seys
Rédacteurs : F. Magnien, Adresse : _______________________________________________________________
C. Dulon, A.C. Morin, S. Tagnani___________________________________ Tél : _____________________________
Maquette : Catherine Rouanet
Ci joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : ___________________________ F.
ISSN 0997 3192
Date : _______________________________ Sgnaturei © INSEE 1997
qqq

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.