Le chômage en 2001 : situation toujours critique, mais en amélioration

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Depuis deux ans une amélioration se dessine sur le front du chômage, mais il concerne encore un actif sur trois. Les jeunes et les femmes sont particulièrement touchés. L'importance du chômage ne décourage guère les aspirants au travail. De fait ils gardent leurs chances car la création d'emplois est importante, même s'il s'agit en partie d'emplois aidés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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so cié té
Le chô mage en 2001
Si tua tion tou jours cri tique
Depuis deux ans une amé lio ra tion se des sine sur le front du
chô mage, mais il concerne encore un actif sur trois. Les jeu nes et
les fem mes sont par ti cu liè re ment tou chés. L’impor tance du
chô mage ne décou rage guère les aspi rants au tra vail. De fait ils
gar dent leurs chan ces car la créa tion d’emplois est impor tante,
même s’il s’agit en partie d’emplois aidés.
u début de l’année 2001 un actif
Défi ni tions sur trois était chô meur. Mal gré entre 1997 et 2000. Les gar çons subis -Aune amé lio ra tion sen sible depuis sent un taux de chô mage infé rieur à
Actif : un actif est soit une per sonne deux ans la situa tion de l’emploi reste celui des fil les, mais son évo lu tion est
ayant un emploi (y.c. les appren tis) soit donc très cri tique. Le chô mage touche -moins favo rable : son niveau reste glo
un chô meur. plus les fem mes que les hom mes. ba le ment proche de 50 %. Les efforts
L’écart des taux est de 5 à 8 points selon des col lec ti vi tés loca les pour l’embaucheChô meur : au sens du BIT il s’agit d’une
les tran ches d’âge. Cepen dant l’amé lio -per sonne en âge de tra vail ler (15 ans ou de jeu nes par les emplois aidés, les
plus) qui répond simul ta né ment aux trois ra tion est plus anciennne et plus sen sible encou ra ge ments et les aides à l’émi gra -
condi tions sui van tes : pour les fem mes dont le taux de chô mage tion ne sont pas suf fi sants pour faire
revient à son niveau de 1993 après être recu ler très signi fi ca ti ve ment le chô -être sans emploi, c’est à dire ne pasn
pas sé par un maxi mum en 1996-1998.avoir tra vail lé, ne serait-ce qu’une mage des jeu nes. Cette situa tion devrait
Pour les hom mes, le taux de chô mage aheure, durant la semaine de per du rer car les effec tifs des jeu nes
réfé rence ; aug men té jus qu’à 1999 et reste glo ba le - géné ra tions qui arri ve ront sur le mar ché
ment supé rieur à celui de 1993. ne dimi nue ront que len te ment dans lesn être dis po nible pour prendre un
pro chai nes années.emploi dans les 15 jours ;
Evo lu tion du taux de chô mage
cher cher acti ve ment un emploi oun Dans l’ensemble des 24 régions fran çai -de 1993 à 2001
en avoir trou vé un qui com mence ses, La Réu nion occupe la der nière place
ulté rieu re ment. pour le chômage, après les autres Dom
et loin der rière la der nière régionTaux de chô mage : pro por tion du
métropoli taine, le Lan gue doc-Rous sil lon nombre de chô meurs par rap port au
qui subit un chô mage infé rieur de moi tié nombre d’actifs (occupés + chômeurs).
au notre. Il en est de même si l’on
regarde la situa tion des 211 régions
d’Europe. Dans le clas se ment euro péen
de l’an 2000, les quatre der niè res étaient Les auteurs
la Gua de loupe, la Mar ti nique, la Calabre
ita lienne et La Réu nion, qui bonne der -n Jean-Paul COLLIEZ est chef de
nière, était la seule à accu ser un taux depro jet pour l’enquête revenus - Après l’ag gra va tion du mi lieu des
conditions de vie dans les Dom. chô mage supé rieur à 30 %.an nées 90 le taux de chô mage a ten -
dance à dé croître.
n Jamel MEKKAOUI est char gé des
étu des sur l’emploi à la direc tion Le chô mage décou rage peu
- Il vaut mieux ne pas arri ver sur le mar régio nale de l’Insee. les aspi rants à l’emploiché du tra vail trop jeune. Les taux de
chô mage des jeu nes ( 15 à 24 ans) sont
Ce chô mage très éle vé ne décou rage que en effet très éle vés. Ils cor res pon dent
peu de Réu nion nais de tra vail ler. Ils sont cepen dant à une part très limitée de cette
de plus en plus nom breux à obte nir untranche d’âge car 70 % des jeu nes sont
emploi ou à vou loir en obte nir un. Lasco la ri sés et ne sont pas encore sur le
ter tia ri sa tion des emplois, l’écla te mentmar ché du tra vail. Les jeu nes actifs sont plus fré quent de la struc ture de la famille par consé quent plus sou vent sans ou le besoin d’indé pen dance finan cière,
diplôme, sur tout pour les moins âgés qui le désir d’accès aux biens de consom ma -
ont aban don né leurs étu des. Ils ont de ce tion, inci tent les fem mes à se por ter sur
fait de plus fai bles chan ces de suc cès le mar ché de l’emploi. Ce phé no mène ne
pour obte nir un emploi. Les fil les sont concerne pas uni que ment les jeu nes
plus tou chées que les gar çons. Leur taux géné ra tions, il est enre gis tré à tous les
de chô mage atteint près de 60 % après âges. Des fem mes de qua rante ans, qui
avoir connu des valeurs pro ches de 70 % ne pou vaient ou ne dési raient pas tra -
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mais en amé lio ra tion
rante-cinq et cin quante-cinq ans que la Taux de chô mage de la po pu la tion
pro por tion d’hom mes inac tifs est net - L’enquête emploi de 15 à 64 ans en 2001
-te ment supé rieure à celle de la métro
pole. Le poids du chô mage se res sent Une enquête-emploi a été réa lisée pourÂge au 31/12/2001 Réu nion Métropole
la pre mière fois dans les Dom en 1993,à cet âge sur les hom mes qui, décou ra -
15 à 24 ans 54 16 de manière coor donnée avec celle degés par des recher ches infruc tueu ses,
25 à 49 ans 29 7 France métro po li taine. En 2001 cetterenon cent à cher cher réel le ment unHommes 50 ans et + 16 5 enquête a été reprise pour être conformeemploi. Quel ques mesu res socia les per -
aux pré co ni sa tions d’Euros tat. ElleTo tal 31 7 met tent éga le ment aux per son nes de s’appuie sur les mêmes cri tè res et
15 à 24 ans 61 22 plus de cin quante ans de ne plus recher - défi ni tions, ce qui per met d’étu dier
25 à 49 ans 35 11 cher d’emploi. Ils ne sont donc pas l’acti vi té et le chô mage selon lesFemmes 50 ans et + 24 7
comp tés comme chô meurs et sont rete - concepts inter na tio naux. Les résul tats
To tal 37 12 sont ain si direc te ment com pa ra bles avecnus dans la popu la tion sans acti vi té.
ceux de métro pole et des autres régions15 à 24 ans 57 19
Glo ba le ment au-delà de cin quante ans d’Europe.25 à 49 ans 32 8
Ensemble les taux d’acti vi té des hom mes réu -50 ans et + 19 6 La collecte est effectuée au cours du 2e
nion nais se rap pro chent de ceux des trimestre de l’année.To tal 33 9
métro po li tains les quels chu tent for te -
Les modi fi ca tions intro dui tes dansSource : Insee - en quête em ploi 2001. ment. La struc ture de la popu la tion
l’enquête de 2001 chan gent assez peu
réu nion naise qui com porte beau coup les résultats sur le taux de chô mage etvail ler aupa ra vant, se por tent main te nant
moins de per son nes d’âge éle vé explique cette enquête reste com pa rable auxsur le mar ché du tra vail, fai sant croître ce résul tat. Pour les fem mes l’effet de la enquê tes annuel les réa li sées depuisles taux d’acti vi té fémi nin et mal heu reu - struc ture par âge est un peu plus com - 1993. Les modi fi ca tions appor tées à lase ment les taux de chô mage éga le ment. pen sé par le retard de l’acti vi té fémi nine. col lecte des don nées font appa raître uneCepen dant entre qua rante et soixante ans
incer ti tude de com pa rai son de 1 point
les Réu nion nai ses ont encore 17 points à sur le taux de chô mage, par rap port à la
rat tra per pour atteindre les taux d’acti vi - méthode uti lisée de 1993 à 2000.
Le mar ché de l’emploité fémi nine de métro pole. Cette pers pec -
tive ame nuise pour quel ques années reste dyna mique
encore les chan ces de voir dimi nuer de
manière impor tante le taux glo bal de Sou mis à une forte pres sion démo gra -
chô mage des fem mes. phique, le mar ché de l’emploi n’en reste
pas moins dyna mique. Ain si le nombre
Les hom mes se por tent sur le mar ché du d’emplois occu pés a aug men té de 22 %
tra vail de façon plus impor tante et leurs entre 1993 et 2001 au lieu de 7 % entaux d’acti vi té sont plus pro ches de ceux France métro po li taine. Ces emplois ont
de métro pole, même si les dif fé ren ces été créés prin ci pa le ment par le sec teur
attei gnent encore 6 points entre trente et mar chand, mais aus si teur non
qua rante ans et 12 points entre cin quante mar chand sous forme d’emplois aidés.
et soixante ans. C’est sur tout entre qua - La Réu nion se dis tingue des autres
régions fran çai ses par une uti li sa tion
Taux d’ac ti vi té de la po pu la tion impor tante des con trats d’emploi aidé.
Ils repré sen tent 10 % du total desde 15 ans ou plus en 2001
emplois en 2001. Il s’agit essen tiel le -
ment des sta ges actifs, con trats emploi Âge au 31/12/2001 Réu nion Mé tro pole
soli da ri té (CES ou CEC) et de con -
15 à 24 ans 38 33 trats d’inser tion par l’acti vi té (CIA).
25 à 49 ans 88 95
Hommes 50 ans et + 38 36 La qua li fi ca tion de la main d’œuvre
To tal 65 62 -reste faible à La Réu nion où seu le
ment 30 % des emplois sont des pos -
15 à 24 ans 28 27
tes de cadres, pro fes sions intel lec tuel -25 à 49 ans 67 80
Femmes 50 ans et + 23 25 les supé rieu res et pro fes sions inter mé -
diai res. On note pour tant un fort déve -
To tal 47 48
lop pe ment de ces caté go ries qui ne
15 à 24 ans 33 30 repré sen taient que 23 % des emplois
25 à 49 ans 77 87 en 1993. En com pa rai son, en métro -Ensemble 50 ans et + 30 30
pole, ces caté go ries cons ti tuent 43 %
To tal 56 55 de l’emploi. n
Source : Insee, en quête em ploi 2001.
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Jean-Paul COLLIEZ et
Ja mel MEKKAOUI
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