Le chômage en Haute-Normandie en 2000 : Baisse confirmée du chômage

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Le chômage continue sa baisse amorcée depuis 1997. cependant, la Haute-Normandie, avec un taux s'établissant à 11 % fin 2000, reste parmi les régions les plus touchées. La situation s'améloire à tous les âges, pour les chômeurs de longue et très longue durée comme pour les autres. En dépit de cette généralisation à la baisse, une composante essentielle reste défavorable à certains chômeurs ; il s'agit de l'âge : plus on est âgé, plus il est difficile de retrouver un emploi. En Seine-Maritime, le littoral (Le Havre, Dieppe et Fécamp) reste particulièrement touché alors que dans l'Eure, c'est Bernay qui détient le taux de chômage le plus élevé.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE CHÔMAGE EN HAUTE-NORMANDIE EN 2000
Baisse confirmée du chômage
François GITTON
Catherine STIPON - Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP)
des taux plus élevés (de l’ordre de 13%), 13 000 personnes de moins à la re-Le chômage continue sa baisse
très loin devant l’Alsace (5,1%), la cherche d’un emploi à durée déterminée
amorcée depuis 1997.
Franche-Comté (6,3%) le Limousin et à temps plein (catégorie 1). Bien qu’en
Cependant, la (6,5%) ou des régions plus importantes règle générale pour cette année 2000, le
comme l’Ile-de-France (7,8%) ou rythme de décrue du chômage soit plusHaute-Normandie, avec un taux
Rhône-Alpes (7,7%). Cette baisse géné soutenu en France qu’en Haute-Nor- -s’établissant à 11% fin 2000,
rale se fait à “écarts quasi constants”, la mandie, tout comme il est plus soutenu
reste parmi les régions les plus région accuse ainsi toujours 1,8 point de dans l’Eure qu’en Seine-Maritime, ces
chômage de plus que la nation et les taux résultats sont souvent comparables àtouchées. La situation
des deux départements sont toujours ceux de l’Hexagone. Si les jeunes de-s’améliore à tous les âges, pour
distants d’environ 2 points. mandeurs d’emploi - ceux âgés de moins
les chômeurs de longue et très de 25 ans - profitent encore cette année
d’une amélioration de leur situation, celongue durée comme pour les
LA SITUATION S’AMÉLIORE sont surtout ceux de 25 à 49 ans qui ontautres. En dépit de cette
bénéficié de la reprise du marché duÀ TOUS LES ÂGES
généralisation à la baisse, une travail, leur nombre ayant diminué de
composante essentielle reste Cette baisse du chômage correspond 16% cette année, contre 12,8% en 1999.
à une diminution d’environ 15%, soit Les chômeurs de longue durée avaientdéfavorable à certains
déjà bien profité de la conjoncture plus
chômeurs ; il s’agit de l’âge :
favorable sur le marché du travail en
ÉVOLUTION DU TAUX DE CHÔMAGE DEPUIS 1996
plus on est âgé, plus il est Haute-Normandie en 1999, ce qui n’était
16
Seine-Maritime pas tout à fait le cas à l’échelon national.difficile de retrouver un emploi.
En 2000, le nombre de chômeurs deHaute-Normandie
En Seine-Maritime, le littoral
longue durée (inscrits à l’ANPE depuis14
(Le Havre, Dieppe et Fécamp) plus d’un an) et de très longue durée
Eure
(inscrits depuis plus de trois ans) a trèsreste particulièrement touché
12 fortement diminué aussi bien dans la
alors que dans l’Eure, c’est
France région qu’en France où un rattrapage par
Bernay qui détient le taux de rapport à l’an dernier semble s’être effec-
10
tué. En conséquence, le poids des chô-chômage le plus élevé.
meurs de longue durée dans l’ensemble
8 des demandeurs d’emploi haut-normands
000 est assurément l’année de la 1234123 412 34123 4123 4
est de 36,4%, plaçant la région à la1996 1997 1998 1999 20002confirmation d’une tendance à la
deuxième place des régions françaises
Source : INSEE Unité : % CVSbaisse importante du chômage. En effet,
le mouvement amorcé en 1997 s’est am-
plement poursuivi cette année ; les taux LES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS À L’ANPE AU 31 DÉCEMBRE 2000
de chômage de l’Eure et de la Seine-Ma Catégorie 1 Catégorie 6-
Seine- Haute- Seine- Haute-ritime ont tous les deux baissé de 1,5
Eure Maritime Normandie France Eure Maritime Normandie France
point pour atteindre au 31 décembre
Ensemble 19 438 56 238 75 676 2 209 377 5 725 13 678 19 403 455 765
2000 respectivement 9,5% et 11,7% de Évolution sur un an (%) -16,8 -14,0 -14,7 -16,2 -18,6 -14,5 -15,8 -14,2
la population active, en données corri Hommes 9 047 28 361 37 408 1 081 299 2 478 7 194 9 672 209 426- -19,6 -14,4 -15,7 -16,7 -24,3 -21,0 -21,9 -18,8
gées des variations saisonnières. Avec
Femmes 10 391 27 877 38 268 1 128 078 3 247 6 484 9 731 246 339
un taux de 11% fin 2000, la Haute-Nor- Évolution sur un an (%) -14,3 -13,6 -13,8 -15,8 -13,6 -6,0 -8,7 -9,7
mandie se situe toujours parmi les ré- Moins de 25 ans 3 903 12 998 16 901 398 877 1 585 3 990 5 575 112 463 -16,8 -14,4 -15,0 -18,6 -25,3 -18,6 -20,6 -20,5gions les plus touchées puisque la
Inscrits depuis plus d’un an 6 891 20 660 27 551 726 690 2 475 6 202 8 677 185 529
baisse est générale. Ainsi, seuls le Évolution sur un an (%) -23,8 -21,4 -22,0 -24,8 -21,6 -18,4 -19,3 -17,5
Nord-Pas-de-Calais, le Langue- Dont inscrits
depuis plus de trois ans 1 763 6 188 7 951 181 904 548 1 495 2 043 38 477doc-Roussillon et la région Pro- -20,5 -16,3 -17,3 -23,4 -20,5 -11,9 -14,4 -11,6
vence-Alpes-Côte d’Azur connaissent
Sources : ANPE - DRTEFP Unités : nombre brut, %
CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001 15
EMPLOI
CHÔMAGEtouché tandis que la zone de Bernay
LA DURÉE D’INSCRIPTION garde, malgré une baisse nette sur un
AU CHÔMAGE EST CROISSANTE AVEC L’ÂGE an, le plus fort taux de chômage du dé-
partement (11,5%). Les diminutions les
On ne s’intéresse ici qu’au lien entre deux variables : d’une part l’âge des demandeurs d’emploi, moins importantes sont observées dans
d’autre part la durée d’inscription au chômage de ces demandeurs d’emploi. Pour chaque âge les zones de Lillebonne et de Gisors. Les
(par année) de 16 à 54 ans (des dispositifs particuliers existant pour les plus de 55 ans), on cal-
causes ne sont pas tout à fait identiques :
cule la durée moyenne d’inscription des chômeurs au 31 décembre 2000 ayant cet âge et on
à Lillebonne, le nombre de demandeurss’intéresse à la relation entre cet âge et la durée moyenne d’inscription au chômage. Non seule-
d’emploi a diminué de seulement 5% enment on constate bien que la durée moyenne d’inscription au chômage est une fonction crois-
sante de l’âge, mais en plus, on calcule approximativement cette fonction par une simple droite. un an ; à Gisors, cette baisse est de 11%
La durée moyenne d’inscription au chômage en fonction de l’âge s’écrit donc : et conjointement le nombre d’emplois
durée moyenne (jours) = -122,618 + (16,8931x âge en années)
progresse moins vite qu’au niveau de la
Ce qui, pour un âge de vingt ans, correspond à une durée de (-122,618+(16,8931x20)=215,244
région.jours) environ 7 mois et, pour un âge de 50 ans, à une durée de (-122,618+(16,8931x50)=722,037
jours) environ deux ans. Ceci dit simplement, mais de manière précise et quantifiée, que plus les
chômeurs sont agés, plus leur durée moyenne d’inscription au chômage est longue. Bien sûr,
cela ne veut pas dire qu’il faudra plus de deux ans à une personne de 48 ans pour retrouver un
PLUS DE SORTIESemploi. Cela signifie simplement qu’en moyenne les chômeurs de 50 ans sont inscrits depuis
ET MOINS D’ENTRÉESdeux ans. Les situations sont très diverses et cela se traduit, pour chaque âge, par des varia-
tions très importantes des durées d’inscription. DANS LES INSCRIPTIONS À L’ANPE
Les flux d’entrées et de sorties duDURÉE MOYENNE D’INSCRIPTION AU CHÔMAGE PAR ÂGE
chômage ne sont généralement pas faci-
900
les à interpréter. Une même personne
800 peut par exemple s’inscrire plusieurs fois
700 au chômage au cours de la même année
si elle retrouve du travail assez rapide-Note : Comme on peut voir sur le600
ment à chaque fois. Il est donc difficile degraphique, l’ajustement du
500
quantifier ces flux en termes de person-nuage de points par une droite
400 nes. Ensuite, de nombreuses personnesest de très bonne qualité ; le
ne communiquent pas le motif de leur300 coefficient de détermination du
2
modèle est R = 0,98. sortie du chômage ; elles sont absentes
200
au contrôle et ne sont plus considérées
100
comme demandeurs d’emploi. On peut
0 imaginer qu’une part importante de ces
15 20 25 30 35 40 45 50 55
chômeurs a retrouvé un emploi mais onÂge en années
peut aussi supposer que certaines per-
Sources : ANPE - DRTEFP
sonnes en fin de droit ne font plus les dé-
marches et entrent dans un processus
d’exclusion beaucoup plus global que lales plus touchées par ce type de chô mandeur d’emploi de catégorie 1 en-
simple sortie des statistiques de l’ANPE.mage, après le Nord-Pas-de-Calais, Haute-Normandie n’a diminué que de
Pour ces raisons, l’analyse des fluxalors qu’elle détenait traditionnellement 5% (contre 6% pour les hommes du
est souvent plus pertinente en termes dela première place. même âge). La durée d’inscription au
comparaison d’une année sur l’autre. OnLes femmes ont un peu moins profité chômage est sans aucun doute une fonc-
peut tout de même dire que 4 293 per-de la baisse que les hommes, ceci étant tion croissante de l’âge.
sonnes ont été inscrites à la suite de li-particulièrement vrai pour les deman-
cenciements économiques (3,4% desdeurs d’emploi ayant exercé une activité
entrées) et 16 468 sont entrées dans laréduite de plus de 78 heures dans le LE LITTORAL TOUJOURS PLUS TOUCHÉ
vie active en s’inscrivant aux Assedicmois (baisse de 8,7% pour les femmes
(13,1% des entrées). Pour le reste, lecontre 21,9% pour les hommes). En dépit Au niveau infra-départemental, la
nombre de fins de mission d’intérimde cette généralisation du mouvement à zone d’emploi de Rouen, qui concentre
continue d’augmenter (+20% cettela baisse, une composante essentielle plus de 40% de la population active de la
année contre +33% l’an dernier), ce quisemble toujours être particulièrement dé région, affiche au 31 décembre 2000 un-
est sans doute lié au développement defavorable à certains chômeurs : l’âge. taux de chômage de 10,6%, légèrement
cette forme de travail et le nombre de dé-“Plus on est âgé, plus il est difficile de re inférieur à la moyenne régionale. La-
missions en Haute-Normandie est passétrouver un emploi”. Cette phrase toute Seine-Maritime doit toujours son taux re-
de 5 000 à 6 000 en un an. Ce dernierfaite est toujours d’actualité. Ainsi par lativement élevé aux zones du littoral : Le
point peut être compris comme un indica-exemple, en 2000, le nombre de femmes Havre, Dieppe et Fécamp. Dans l’Eure, le
teur d’une fluidité retrouvée sur lede plus de 50 ans inscrites comme de pôle d’Évreux demeure assez faiblement-
16 CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001
Durée moyenne d’inscription au chômage (jours)marché du travail. Certaines personnes
mécontentes de leur condition n’hésitent
pas à tenter leur chance ailleurs, ce qui
était beaucoup plus difficile il y a trois
ans. Ces démissions touchent toutes les
catégories de personnel, qualifié ou non,
diplômé ou non. Un seul petit constat
s’impose : globalement, les “entrants” au
chômage démissionnaires sont en
moyenne plus jeunes que l’ensemble des
entrants.
Sur un an, le nombre d’entrées a lé-
gèrement diminué (-3%) alors que le
nombre de sorties est resté identique. En
dépit de cette apparente stabilité du seul
nombre de sorties, ces données révèlent
une évolution tout à fait favorable (tra-
duite par une poursuite de la baisse du
nombre de chômeurs). En effet, le stock
de demandeurs d’emploi en début
d’année était nettement moins important
début 2000 qu’en janvier 1999, ce qui si-
gnifie que le taux de sorties était supé-
rieur en 2000
NOMBRE DE SORTIES DES DEMANDES D’EMPLOI DE CATÉGORIE 1 AU COURS DE L’ANNÉE 2000 SELON LE MOTIF
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France
Évolution Évolution Évolution Évolution
Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999
Reprise d’emploi 10 653 -4,6 23 638 1,3 34 291 -0,6 1 233 481 -7,3
Entrée en stage 2 853 -14,5 10 774 -3,3 13 627 -5,9 350 042 -3,8
Arrêt de recherche 4 042 -12,0 8 859 -11,3 12 901 -11,5 423 205 -8,1
Absence au contrôle 13 127 3,2 32 343 4,4 45 470 4,0 1 404 123 12,1
Autre motif 6 347 0,2 20 169 5,2 26 516 4,0 745 662 5,1
Total 37 022 -3,0 95 783 1,2 132 805 0,0 4 156 513 1,0
Sources : ANPE - DRTEFP Unités : sortie, %
NOMBRE D’INSCRIPTIONS À L’ANPE EN CATÉGORIE 1 AU COURS DE L’ANNÉE 2000 SELON LE MOTIF
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France
Évolution Évolution Évolution Évolution
Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999 Nombre 2000/1999
Licenciement économique 1 613 -13,2 2 680 -11,3 4 293 -12,0 196 694 -13,8
Fin de convention de conversion 590 -29,0 1 772 1,0 2 362 -8,7 53 140 -15,8
Autre licenciement 3 318 -1,0 6 431 2,4 9 749 1,2 423 232 1,8
Démission 2 111 10,2 3 859 22,8 5 970 18,0 233 288 11,1
Fin de contrat 8 383 -6,9 21 379 -5,1 29 762 -5,6 1 145 397 -5,7
Fin de mission d’intérim 4 700 25,4 7 211 16,4 11 911 19,8 300 938 14,1
Première entrée 3 645 -9,6 12 823 -9,3 16 468 -9,4 372 680 -19,4
Reprise d’activité 163 -36,1 930 0,2 1 093 -7,6 90 751 4,8
Autre 10 534 -12,8 33 908 -4,4 44 442 -6,5 1 090 372 -4,2
Total 35 057 -5,4 90 993 -2,6 126 050 -3,4 3 906 492 -4,3
Sources : ANPE - DRTEFP Unités : inscription, %
CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001 17
❑LE CHÔMAGE SOUS TOUTES SES FORMES
Pour parler du chômage, on communique généralement le RÉPARTITION DE LA DEMANDE D’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE
EN DÉCEMBRE 2000nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois, immédiate-
ment disponibles, à la recherche d’un emploi à temps plein,
en contrat à durée indéterminée. Ces personnes sont répar-
Catégorie 8Catégorie 7
ties en deux catégories ; elles appartiennent à la catégorie 6 1,9%2,3%
si elles ont exercé une activité réduite de plus de 78 heures
Catégorie 6
dans le mois, et à la catégorie 1 sinon. 14,3%
Ces nombres ne traduisent pas la totalité des demandes
Catégorie 5
d’emploi enregistrées à l’ANPE. En effet, certaines person-
4,1%
nes cherchent un emploi à temps partiel en contrat à durée
Catégorie 4
indéterminée et sont alors regroupées dans les catégories 2
4,6%
et 7 selon qu’elles sont respectivement immédiatement dis-
ponibles ou non. D’autres recherchent un emploi en contrat
Catégorie 3
à durée déterminée temporaire ou saisonnier et appartien- 5,1%
nent alors aux classes 3 et 8 selon qu’elles sont respective-
ment immédiatement disponibles ou non. Enfin les
Catégorie 2 Catégorie 1
personnes sans emploi, non immédiatement disponibles, à
11,8% 55,8%
la recherche d’un emploi sont inscrites en catégorie 4 et les
personnes ayant un emploi à la recherche d’un autre emploi
sont enregistrées en catégorie 5.
Sources : ANPE - DRTEFP Unité : %
Fin 2000, les demandeurs d’emploi de catégories 1 et 6 ne
représentent que 70% du total des personnes inscrites à
l’ANPE. Cette proportion a légèrement diminué sur un an plus d’un an. Il touche assez faiblement les moins de
25 ans.mais l’évolution est plus significative sur trois ans puisque
fin 1997, 81% des demandeurs d’emploi étaient immédiate Enfin, les personnes non immédiatement disponi- -
ment disponibles et à la recherche d’un emploi à temps bles à la recherche d’un emploi sont de moins en
plein en contrat à durée indéterminée. Les autres catégo moins nombreuses. En un an, les effectifs des caté- -
ries occupent donc une place de plus en plus importante. gories 4 et 5 ont respectivement baissé de 19% et
25%. Ils représentent maintenant moins de 9% deL’intérêt de les observer est plus manifeste encore pour les
femmes, puisqu’au 31 décembre 2000, les inscrites en caté l’ensemble des demandeurs. Contrairement aux-
gories 1 et 6 ne représentaient que 63% de l’ensemble des autres catégories, ces inscriptions peuvent être
femmes à la recherche d’un emploi. dites de courte durée. Parmi les demandeurs sans
Sur un an, seuls les effectifs de chômeurs à la recherche emploi mais non immédiatement disponibles (caté-
gorie 4), seulement un quart des inscrits le sontd’un emploi à durée déterminée, temporaire ou saisonnier
(catégories 3 et 8), ont progressé significativement. Cette depuis plus de 100 jours. Certaines sorties de ce
hausse s’inscrit dans une tendance de long terme. En effet, chômage peuvent correspondre à des changements
fin 1997, ces demandeurs d’emploi étaient moins de 3 000. de catégories : en effet, les demandeurs d’emploi de-
Trois ans plus tard, avec une conjoncture plus favorable et viennent “immédiatement disponibles”. En fait, cette
série est extrêmement saisonnière et regroupe trèsen particulier un niveau global du chômage moins élevé,
ces deux catégories de chômeurs regroupent plus de 9 000 majoritairement des personnes en formation. De
personnes. Cette demande, qui n’est donc pas à négliger, plus, l’inscription dans ces catégories ne donne pas
est essentiellement masculine et touche toutes les tranches de droits en termes d’ancienneté pour postuler, par
d’âge. Par ailleurs, la durée moyenne d’inscription de ces exemple, sur un CES.
En conclusion, ces demandeurs particuliers (catégodemandeurs d’emploi est supérieure à deux ans. -
En 2000, le nombre de personnes à la recherche d’un ries 2, 3, 4, 5, 7 et 8) représentent une part de plus en
emploi à temps partiel en contrat à durée indéterminée (ca plus importante de l’ensemble des demandeurs-
tégories 2 et 7) est resté stable (19 000), ce qui constitue d’emploi. Les évolutions ne sont pas nécessaire-
une amélioration par rapport aux années précédentes de ment similaires pour toutes les catégories. Certaines
séries suivent la tendance à la baisse générale,hausse. Comme on pouvait s’y attendre en observant la ré-
partition par sexe des salariés à temps partiel, la très d’autres au contraire, à l’instar de celles des person-
grande majorité des inscrits dans ces catégories sont des nes recherchant un contrat à durée déterminée, sont
femmes (plus de 85%). Ce chômage est aussi de longue en progression assez significative dans une période
durée puisque plus de la moitié des inscrits le sont depuis dite de conjoncture favorable.
18 CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001

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