Le coût de la main-d'oeuvre en France et en Allemagne

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En 2000, dans les entreprises de 10 salariés ou plus de l'industrie manufacturière, le coût annuel moyen d'un salarié était de 37 941 euros en France, contre 45 664 en Allemagne (y compris les nouveaux Länder), soit un écart de 20,4%. Ces écarts sont plus réduits dans le commerce et la construction. Dans l'hôtellerie-restauration, le coût de la main-d'oeuvre est même plus faible outre-Rhin. Ces différences de coût sont d'abord liées à des différences de salaires. Elles sont atténuées par le poids des charges sociales patronales qui représentent 40% de la rémunération en France contre 25% en Allemagne. Dans l'industrie, les écarts de coût horaire sont moins marqués que les écarts de coût par travailleur : 24,7 euros de l'heure en France contre 28,8 euros en Allemagne, soit un écart de 16,3%. Ces écarts se sont réduits depuis 1996 en raison de la baisse plus forte des heures travaillées par salarié en France.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 970 - JUIN 2004
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Le coût de la main-d’œuvre
en France et en Allemagne
Vincent Marcus, division Salaires et revenus d’activité, Insee
n 2000, dans les entreprises de dix dans l’industrie ont connu une évolution en
monnaie nationale plus rapide en Alle-salariés ou plus de l’industrie
magne (+6,8%) qu’en France (+3,8%). LesEmanufacturière, le coût annuel
écarts, nets des effets de change, se sont donc
moyen d’un salarié était de 37 941 € en
légèrement accrus, notamment dans l’automo-
France, contre 45 664€ en Allemagne (y bile. Pour le secteur de l’hôtellerie-restaura-
compris les nouveaux Länder), soit un tion, le coût allemand a légèrement baissé
écart de 20,4%. Cet écart est plus réduit alors que le coût français a augmenté de 10%
si bien que les écarts se sont creusés.dans le commerce et la construction.
Dans l’hôtellerie-restauration, le coût de
la main-d’œuvre est même plus faible La part des rémunérations
outre-Rhin. dans le coût du travail
Ces différences de coût sont d’abord plus faible en France
liées à des différences de salaires. Elles
Le coût du travail se décompose en plusieurssont atténuées par le poids des charges
éléments dont la part varie selon le pays. Lessociales patronales qui représentent 40%
deux principaux sont les rémunérations per-
de la rémunération en France contre 25%
çues par le salarié (salaires bruts, primes,
en Allemagne. avantages en nature) et les charges sociales
Dans l’industrie, les écarts de coût ho- assises sur cette rémunération et dues par
raire sont moins marqués que les écarts l’employeur (tableau 2). En Allemagne, la
rémunération (au sens strict, hors épargnede coût par travailleur : 24,7€ de l’heure
salariale) représente 75% du coût total dansen France contre 28,8€ en Allemagne,
l’industrie contre seulement 65% en France et
soit un écart de 16,3%. Ces écarts se sont
les cotisations sociales patronales y représen-
réduits entre 1996 et 2000 en raison de la tent 25% de la rémunération perçue contre
baisse plus forte du nombre d’heures tra- 40% en France. Ainsi, dans l’industrie alle-
vaillées par salarié en France. mande, le coût par salarié est supérieur de
20% : les salaires sont plus élevés qu’en
France (+ 40 %) mais des charges patronales
En 2000, en France, dans les entreprises de plus faibles permettent de réduire l’écart entre
dix salariés ou plus de l’industrie manufactu- les deux pays. Ce dernier effet s’atténue légèrement
rière, un salarié en équivalent-temps complet dans la décennie 90, avec d’une part, en Allemagne,
(EQTC) coûtait en moyenne 37 941 € à son la création de l’assurance-dépendance et la hausse
employeur. En Allemagne, ce coût était de des cotisations vieillesse-chômage-maladie
45 664€, soit 20,4% de plus (Sources). Dans la entre 1992 et 1996, et d’autre part la baisse des
plupart des secteurs manufacturiers, le coût du taux de cotisations pour les bas salaires en
travail est supérieur en Allemagne, de 10 à France. Comparée aux autres pays européens,
20% en général : 14,2% dans la fabrication l’Allemagne a une structure de coût proche de la
d’équipements électriques et électroniques, moyenne des Quinze tandis que la France res-
16,8% dans la métallurgie, 17,7% dans semble plutôt à la Suède, avec un poids des
l’industrie chimique, et même 49,6% dans charges sociales dans le coût total supérieur à automobile (tableau 1). Les écarts 25% (tableau 3).
sont plus réduits dans la construction (8,3%) et D’autres éléments secondaires entrent égale-
le commerce (1,9%). Le coût allemand est ment en jeu. L’effort global de formation pro-
même inférieur dans l’agroalimentaire (-1,3%), fessionnelle est presque neutre sur les écarts
voire très inférieur dans le secteur des de coût entre les deux pays, mais prend des
hôtels-restaurants. Par rapport à 1996, modalités très différentes. L’industrie allemande
anciens Länder inclus, les coûts par travailleur a massivement recours à l’apprentissage qui
INSEE
PREMIERE Coût du travail salarié en 2000 et évolution 1996-2000 (en monnaie nationale) en France et en Allemagne
Coûts en€, écarts par rapport à la France et évolutions en %
Coût horaire du travail et évolution 1996-2000 Coût par salarié en EQTC et évolution 1996-2000
(hors effets de change) (hors effets de change)
Activités Nace Rév.1
Évol. Évol. Écart Évol. Évol. Écart
Allemagne France Allemagne France
1996-2000 1996-2000 All-Fr 1996-2000 1996-2000 All-Fr
D Industrie manufacturière 28,8 7,6 24,7 11,3 16,3 45 664 6,8 37 941 3,8 20,4
Industries alimentaires 19,8 2,3 22,3 15,9 -11,2 32 955 1,4 33 394 4,3 -1,3
Textile, Habillement 20,1 3,1 19,1 18,8 5,0 32 458 3,3 29 152 10,7 11,3
Chimie, caoutchouc, plastiques 0,8 3,9 28,0 12,7 10,1 49 624 4,3 42 144 3,5 17,7
Métallurgie 26,2 6,7 22,7 9,2 15,4 41 809 6,8 35 806 4,1 16,8
Machines et équipements 30,3 8,4 25,8 17,0 17,1 47 778 7,6 40 588 10,5 17,7
Équip. électr. et électroniques 31,0 7,5 27,7 9,1 12,1 48 669 6,8 42 627 1,4 14,2
Industrie automobile 38,1 13,2 25,4 11,0 49,9 56 764 10,2 37 933 3,0 49,6
Construct.nav., aéronaut., ferrov. 34,6 9,4 31,4 6,6 10,1 54 243 8,4 47 105 -0,1 15,2
F Construction 21,7 4,4 20,6 6,2 5,3 36 153 5,4 33 376 2,4 8,3
G Commerce 21,7 4,6 22,2 14,9 -2,1 35 934 4,2 35 265 7,8 1,9
Commerce de détail 19,3 2,2 17,9 13,9 8,0 31 594 2,1 28 680 9,0 10,2
H Hôtels et restaurants 14,5 -3,6 18,5 13,1 -21,4 24 865 -3,3 30 369 10,1 -18,1
Lecture : en 2000, dans l’industrie manufacturière, le coût horaire du travail était de 28,8€ de l’heure (a) en Allemagne et de 24,7€ (b) en France, soit un écart de 16,3% entre l’Allemagne et la
France (100*(a-b)/b). En monnaie nationale (respectivement DM et FF), le coût horaire allemand a crû de 7,6% entre 1996 et 2000, tandis que le coût horaire français a augmenté de 11,3% sur la
même période.
Note : en 1996, un Ecu vaut 1,90954 DM et 6,49300 FF; en 2000, un euro vaut 1,95583 DM et 6,55957 FF.
Champ : établissements des entreprises de 10 salariés ou plus
Sources : Enquête européenne sur le coût de la main-d’œuvre 1996 et 2000
constitue plus de 50% des dépenses de Par rapport aux autres pays européens, que les écarts de coût par salarié
formation, alors qu’en France, les jeu- l’Allemagne conserve une industrie (28,8 € de l’heure en Allemagne
nes en alternance représentent à peine manufacturière présentant un coût du tra- contre 24,7€ en France dans l’industrie,
10% des dépenses de formation. vail élevé. soit 16,3% d’écart).
Dans les deux pays, dans la mesure où En 1996, l’Allemagne rémunérait davan-
le poids des charges patronales varie tage d’heures non travaillées, notam-
Différences de coût, peu d’un domaine d’activité à l’autre, ment en raison de nombreux jours
les différences de coût entre secteurs fériés légaux. Surtout, le nombre d’heu-différences de rémunération
reflètent également des différences de res travaillées par salarié (en équivalent
Au sein d’un même secteur, les écarts salaires et de qualification. Les sec- temps complet) était plutôt moins
de coût du travail entre pays dus à des teurs de la construction, du commerce, important en Allemagne : 1589 heures
différences de rémunération peuvent et des hôtels-cafés-restaurants ont les dans l’industrie contre 1 646 heures en
provenir de trois effets : d’une différence coûts les plus bas, proches de 20€ de France. Mais dans le cadre des lois
dans la composition de la main-d’œuvre l’heure, tandis que celui de la banque et Aubry de 1998 et 2000, la France a forte-
par qualification, d’une différence de de l’assurance, qui emploie davantage ment réduit son temps de travail. Dans
rémunération à qualification donnée, et de cadres, présente les coûts les plus l’industrie, les heures travaillées par
éventuellement d’une différence de pro- élevés. Ces disparités salariales entre salarié en EQTC ont ainsi diminué de
ductivité du travail. secteurs sont plus ou moins fortes 6,8% en France, et de seulement 0,7%
La main-d’œuvre salariée de l’industrie selon le pays. Ainsi, par rapport à en Allemagne (tableau 4). La réduction
allemande est plus souvent ouvrière tan- l’industrie considérée comme moyenne du temps de travail est également sen-
dis que la France utilise légèrement plus de référence, le coût moyen de la main sible dans le commerce (-6,2%) et les
de cadres. En revanche, les ouvriers alle- d’oeuvre dans les « hôtels-restaurants » hôtels-restaurants (-4,1%).
mands jouissent d’une meilleure position est inférieur de 25% en France, de 40% Néanmoins, dans l’industrie, cette
relative au sein de la hiérarchie des au Royaume-Uni, et de 50% en Alle- baisse du nombre d’heures travaillées a
rémunérations : en 2001, le salaire magne. souvent trouvé une contrepartie dans
moyen des hommes ouvriers allemands l’évolution des coûts par salarié. Dans le
à temps complet n’était inférieur « que » cas des entreprises de 250 salariés ou
Coût de la main-d’œuvrede 55% à celui de leurs homologues plus de ce secteur, qui ont relativement eu
cadres, alors qu’il l’était de 63% en le plus recours aux dispositifs incitatifs deet durée du travail
France (source Eurostat et Insee). L’effet passage à 35 heures des lois Aubry, le
global est donc ambigu. Dans l’industrie Les comparaisons de coût horaire coût annuel par salarié a très peu aug-
automobile par exemple, les 3/4 des dépendent également de la durée effec- menté en France (tableau 4) : sous l’effet
emplois sont occupés par des ouvriers en tive du travail. De ce point de vue, con- des allègements de cotisations sociales
Allemagne contre 2/3 en France, mais le trairement à 1996, les écarts de coût patronales prévus dans ces dispositifs
coût du travail dans ce secteur y est horaire en 2000 entre l’Allemagne et la ainsi que sous l’effet, plus modeste, du
supérieur de 49% à celui de la France. France sont en général moins marqués gel des salaires ou de la modération
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INSEE
PREMIEREsalariale accompagnant les accords de Pour les petites entreprises de moins de accords de RTT prévoyaient moins sou-
réduction du temps de travail. Cette 50 salariés en revanche, ces effets ont vent une modération salariale.
modération concernait en effet 74% des beaucoup moins joué (tableau 4). Pour Au final, les écarts de coût horaire ont donc
salariés passés à « 35 heures » sous le les entreprises de moins de 20 salariés, eu tendance à se réduire (2,5% de crois-
régime Aubry I, et 44% de ceux passés la nouvelle durée légale de 35h n’entrait sance annuelle moyenne en euros
sous le régime Aubry II. Ce dernier effet en vigueur qu’en 2002. Lorsque ces courants entre 1996 et 2000 en France
a persisté au-delà de l’année 2000 car entreprises réduisaient la durée du tra- contre 1,2% en Allemagne dans l’industrie,
les accords de passage aux 35 heures vail par anticipation, elles avaient plutôt mais assez modérément pour les entrepri-
prévoyaient souvent des horizons de moins recours à l’aide incitative censée ses de grande taille (1,9% de croissance
moyen terme pour cette modération (23 compenser la hausse du coût du travail. annuelle en euros courants pour les entre-
mois en moyenne). Pour les autres (20 à 50 salariés), les prises de 500 salariés ou plus en France
contre 1,8% en Allemagne). En outre, en
Les composantes du coût du travail dans l’industrie France, cette hausse est restée en deçà de
la croissance de la productivité horaire duEn % du coût total
travail qui a atteint 4,4% par an entre 1996
Allemagne France et 2000, toujours dans l’industrie.
1
1992 1996 2000 1992 1996 2000
«Versements» au profit du salarié (a+b+c) 80,2 78,7 79,2 70,1 69,7 69,7 Sources
Rémunérations et épargne salariale (a)+(b) 76,0 75,0 76,0 67,0 67,7 67,3
2
Rémunération brute (a) 75,3 74,3 75,4 64,9 65,8 65,0
3
Épargne salariale (b) 0,8 0,6 0,6 2,1 2,0 2,4 Les résultats sont issus de l’enquête euro-
Indemnités diverses (compléments maladie, péenne sur le coût de la main-d’œuvre en
chômage, indemnités de départ….) (c) 4,1 3,8 3,2 3,1 2,0 2,4 2000. L’enquête est réalisée tous les
quatre ans depuis 1984 dans l’ensembleCotisations sociales employeur 17,9 19,5 19,2 26,8 26,6 26,0
des pays de l’Union européenne ; elle esten % de la rémunération brute (a) 23,8 26,2 25,5 41,3 40,5 40,0
coordonnée par Eurostat, dans le cadreCotisations de sécurité sociale (yc. chômage) 13,9 15,4 15,7 21,8 21,2 20,5
des règlements européens (CE) 530/1999Cotisations retraite compl. et prévoyance 4,0 4,1 3,6 5,0 5,4 5,5
et 1726/1999.
Coût de formation professionnelle 1,3 1,2 1,4 1,6 1,7 1,6
Le champ de l’enquête est l’ensemble des
dont rémunération des apprentis (en %) 58,6 55,0 53,8 1,8 11,6 7,7
établissements appartenant aux entrepri-
Autres charges 0,6 0,6 0,1 1,5 2,0 2,7
ses de dix salariés ou plus. Les secteurs
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
d’activité couverts en France et en Alle-
Lecture : En 2000, en France, le salaire brut et les rémunérations assimilées à du salaire (a) constituaient 65% du coût total. Les magne par l’enquête sont les secteurs de
cotisations sociales à la charge de l’employeur (obligatoires et facultatives) représentaient 40% de la rémunération (a). Les l’industrie (y compris industries agroali-
sommes versées pour l’emploi et la rémunération des apprentis représentaient 7,7% des dépenses de formation profession-
mentaires), de l’énergie (extraction, pro-
nelle en France, contre 53,8% en Allemagne.
duction, distribution), de la construction, du
1. Anciens Länder uniquement en 1992.
commerce, des hôtels-restaurants et des2. Rémunérations assimilées à du salaire (primes et avantages en nature).
activités financières (hors auxiliaires finan-La rémunération brute inclut les journées non travaillées.
ciers d’assurance pour la France), soit les3. Montants versés au titre de la participation ou de l’intéressement, et abondement au plan d’épargne-entreprise.
Champ : établissements des entreprises de 10 salariés ou plus sectionsCàHetJdela NACE Rév. 1, qui
Sources : Enquête européenne sur le coût de la main-d’œuvre 1992, 1996 et 2000 est la nomenclature d’activité utilisée au ni-
veau européen. En France, ces secteurs
représentent plus de 60% de l’emploi sala-
rié du secteur marchand non agricole. En
se limitant aux entreprises de dix salariés La France et l’Allemagne dans l’Europe
ou plus, on couvre 75% de l’emploi salarié
En euros des secteurs C-H et J (et même 90% pour
l’industrie), soit au total 45% de l’emploi du
2
Allemagne France Royaume-Uni Suède UE15 PECO secteur marchand non agricole.
1 Les données de coût recueillies concernentCoût horaire selon le secteur
l’ensemble des salariés de l’établissementIndustrie manufacturière 28,5 24,7 23,5 28,3 22,8 3,1
et ne sont donc pas individualisées par ni-Construction 21,2 20,5 23,1 25,7 19,1 3,0
veau de qualification. Contrairement àCommerce 21,3 22,1 19,7 26,2 18,9 3,2
1996, les comparaisons qui sont proposéesHôtels-Restaurants 13,9 18,4 14,1 18,9 14,6 2,6
3 ici considèrent l’Allemagne dans son en-Hôtels-Restaurants par rapport à l’industrie manufacturière
semble, y compris donc les nouveauxen % du coût horaire 48,9 74,6 59,8 66,6 64,3 84,8
Länder. En 1996, les nouveaux LänderStructure du coût dans l’industrie-énergie (en % du coût total)
étaient encore en phase de transition et desSalaires et traitements 75,5 67,4 80,0 66,5 73,7 -
écarts de coût importants subsistaient.Cotisations sociales employeurs 19,5 25,8 14,4 28,3 20,8 -
Depuis, les écarts se sont réduits sensible-Part de l’épargne salariale
ment, mais demeurent non négligea-dans les rémunérations (en %) 0,7 3,5 1,2 0,0 1,1 -
bles (entre 20 et 30%). Ceci dit, les niveaux
1. Hors coût des apprentis.
de coûts pour l’Allemagne n’en sont que
2. Bulgarie, Chypre, République Tchèque, Estonie, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne, Roumanie, Slovénie, République Slo-
peu affectés : ils sont inférieurs de 3% envi-vaque. Malte et la Turquie n’ont pas réalisé d’enquête.
ron aux niveaux qu’on aurait obtenus en se3. Coût horaire dans les hôtels-restaurants rapporté au coût horaire dans l’industrie manufacturière, multiplié par 100.
restreignant aux anciens Länder.Champ : établissements des entreprises de 10 salariés ou plus
Source : Enquête européenne sur le coût de la main-d’œuvre en 2000 La notion de coût de la main-d’œuvre inclut
l’ensemble des dépenses directement liées
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INSEE
PREMIEREou à temps complet, hors jeunes en forma- Évolution de la durée effective du travail dans l’industrie entre 1996
tion. Les effectifs salariés sont comptés enet 2000, selon la taille de l’entreprise
équivalent-temps complet (EQTC) sur
l’année, c’est-à-dire au prorata de leur
Heures travaillées Coût annuel
durée d’emploi dans l’année et de leur quo-Coût horaire en 2000
par salarié en EQTC par salarié
tité lorsqu’ils sont à temps partiel :Nombre
en EQTC
un salarié ayant travaillé 6 mois à mi-tempsde salariés Évolution Évolution
Évol. 1996-2000En€ En heures compte ainsi pour 1/4 dans les effectifs.1996-2000 (%) 1996-2000 (%)
(en %)
Le nombre d’heures effectivement travail-
France lées se déduit du nombre d’heures rémuné-
rées en retirant les jours de congés, lesDe 10 à 49 21,0 17,1 1 635 -3,7 12,7
jours fériés et les heures d’absence rému-De 50 à 249 22,3 12,7 1 540 -7,0 4,8
nérées (maladie, maternité). En les rappor-De 250 à 499 24,5 9,1 1 506 -7,9 0,4
tant aux effectifs en équivalent-temps500 ou plus 28,4 8,0 1 491 -7,9 -0,6
complet, on peut ainsi calculer une duréeEnsemble 24,7 10,2 1 535 -6,8 2,7
annuelle effective de travail par salarié àAllemagne
temps complet, ainsi qu’un coût du travail
De 10 à 49 19,9 1,6 1 676 -0,1 1,4
par heure effectivement travaillée (appelé
De 50 à 249 23,5 3,8 1 631 -0,1 3,7
coût horaire dans le texte).
De 250 à 499 27,0 4,7 1 590 -0,6 4,0
500 ou plus 35,1 7,3 1 538 -1,3 5,8
Bibliographie
Ensemble 28,8 5,0 1 588 -0,7 4,3
Champ : établissements des entreprises de 10 salariés ou plus
Source : Enquête européenne sur le coût de la main-d’œuvre en 2000
« Enquête sur les coûts de la
à l’emploi de salariés. Il s’agit en premier facultatives - de protection sociale à la main-d’œuvre », A. Paternoster, Statistiques
lieu de la rémunération assimilable à du sa- charge de l’employeur (sécurité sociale, en Bref, Populations et Conditions Sociales,
laire (le salaire brut, les primes, les avanta- chômage, retraite, prévoyance), et les au- Thème 3 - 23/2002, 7/2003 et 18/2003.
ges en nature) : une partie rémunère des tres charges assises sur les salaires et « Les modalités de passage aux 35 heures
heures effectivement travaillées, l’autre l’emploi salarié (taxes nettes de subven- en 2000 », H. Pham, Premières Informations,
des congés. S’y ajoutent d’autres verse- tions). On intègre également les coûts liés à Premières Synthèses, n°06.3, Dares, février
ments au bénéfice du salarié : l’épargne sa- l’emploi des apprentis et des jeunes en for- 2002.
lariale (participation, intéressement, mation dans le coût total, sans que ces em- « Le coût de la main-d’œuvre en France et
abondement de l’employeur au plan plois apparaissent dans la force de travail en Allemagne en 1996 », Adrien Friez,
d’épargne entreprise) ; et diverses indem- mise en œuvre (au niveau des effectifs et Insee Première, n°622, décembre 1998.
nités complémentaires (en cas de maladie, des heures travaillées). « Comparaison des systèmes statistiques
de chômage partiel, de licenciement ou de Les effectifs retenus sont constitués des français et allemand », V. Alexandre,
départ à la retraite…). Les autres compo- salariés ayant eu un contrat de travail du- L. de Gimel, et D. Heinlein, Courrier
santes du coût du travail sont principale- rant l’année, qu’ils soient permanents, oc- des statistiques, n°83-84, Insee, dé-
ment les cotisations - obligatoires ou casionnels ou saisonniers, à temps partiel cembre 1997.
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