Le pouls des bassins d'emploi en 2004 - Le sud-Manche garde le cap

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Avranches-Granville, Caen et Mortagne-au-Perche sont les territoires qui tirent le mieux leur épingle du jeu. La zone d'emploi d'Avranches-Granville, territoire le plus dynamique de Basse-Normandie, connaît une progression de la population vivant sous le seuil de pauvreté, bien inférieure à la moyenne régionale. A l'opposé, les territoires de Flers et d'Alençon-Argentan sont ceux qui rencontrent le plus de difficultés. Le bassin de Flers est affecté à la fois par le recul de l'emploi, la montée du chômage et par une croissance importante de la pauvreté. Les autres territoires sont dans une situation intermédiaire. Le bassin de Cherbourg se distingue par une croissance de l'emploi. Les bassins de l'Aigle, de Bayeux et de Vire dans une moindre mesure bénéficient d'un fort recul du chômage. La zone d'emploi de Saint-Lô-Coutances, en affichant un repli de la pauvreté, se singularise de tous les autres territoires bas-normands.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Le pouls des bassins d'emploi en 2004
Le sud-Manche garde le cap
repères Avranches-Granville, Caen et Mortagne-au-Perche sont les territoires qui tirent le mieux leur épingle du jeu. La zone d’emploi d’Avranches-Granville, territoire le plus dynamique de Basse-Nor -mandie, connaît une progression de la population vivant sous le seuil de pauvreté, bien inférieure à la moyenne régionale. A l’opposé, les territoires de Flers et d’Alençon-Argentan sont ceux qui rencontrent le plus de difficultés. Le bassin de Flers est affecté à la fois par le re cul de l’emploi, la montée du chômage et par une croissance im portante de la pauvreté.
Les autres territoires sont dans une situation intermédiaire. Le bassin de Cherbourg se distingue par une croissance de l’em ploi. Les bassins de l’Aigle, de Bayeux et de Vire dans une moindre me sure bé-néficient d’un fort re cul du chô-mage. La zone d’em ploi de Saint-Lô-Coutances, en affichant un repli de la pauvreté, se singula-rise de tous les au tres territoires bas-normands.
En 2004, hors intérim, l’emploi sa-larié marchand non agricole de-meure stable en Basse-Nor mandie (- 0,2 %). Certes la chute des ef-fectifs industriels (- 4,8 %) s’ac cé-lère, mais elle est une nouvelle fois compensée par les créa tions d’em-’autres secteurs, plus
Cette étude a été réa lisée dans le cadre d'un partenariat de région avec le financement des Fonds structurels européens.
particulièrement les services mar-chands (+ 3,5 %). Au cours de l’année 2004, le nombre de de -mandeurs d’emploi diminue de - 0,9 % par rapport à 2003 après trois années consécutives de pro-gression. Cependant, les jeunes ne profitent pas de cette baisse : le chômage des moins de 25 ans augmente à nouveau de 2 % en 2004 (contre 9 % en 2003). De même, le e quoinombre de chômeurs rle-t-on ?inscrits à l’ANPE de -puis plus d’un an Niveaux et évolutionscontinue d’augmen-ter (+ 3 %), sur un Cet article s’attache à comparer les com- rythme certes moins portements des territoires bas-normands important qu’en 2003 non seulement au travers de l’évolution de (+ 13 %). leur l’emploi salarié, du chômage et de la D’autres signes mon-pauvreté au cours de 2004 mais aus si, au trent que la pauvreté travers des niveaux du chô mage et de la s’enracine dans la ré -pauvreté. Les évolutions sont ainsi repla- gion. A la fin de cées dans leur contexte, re lativisant par l’année 2004, près de exemple une hausse importante de la pré - 144 000 personnes, carité sur un territoire qui serait peu allocataires des CAF concerné. et leurs ayants droits vivent sous le seuil de
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pauvreté (*), soit un Bas-Nor mand sur dix. Leur nombre a progressé de + 2,5 % sur un an. Parmi el les, quatre sur dix bénéficient des minima so ciaux versés par la CAF. Le Revenu Minimum d’Insertion est attri-bué à un quart de la po pulation vivant sous le seuil de pauvreté. Dynamisme pour Avranches-Granville mploi d’Avran-le, est un des erritoires, avec erbourg et de cher une crois-mploi sa larié en moins, elle de -ste (+ 1,1 %), e 250 em plois ires. La baisse  industriels est par le dy na-ctivités des ser- commerce. La ession de l’em- percussions fa - le mar ché du ue le nombre de d’emploi a 4 %, contre un de 0,9 % dans Le chômage continue de progresser légèrement (+ 0,6 %) pour les personnes de moins de 25 ans. En re vanche, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans dé -cline (- 2,3 %), et le rythme de pro gression du chô-mage de longue durée est moins vif (+ 2 %) qu ’en Basse-Normandie (+ 3 %). Le chô mage au sens du BIT, touche 7,5 % de la po pulation active à la fin de l’année 2004. En légère pro gression de 0,2 point sur un an, il reste l’un des plus faibles de la ré gion avec ce-lui du bassin virois. Avranches-Granville est aussi l’un des territoires bas-normands les moins af fectés par la pauvreté : 8 700 personnes de moins de 65 ans sont en situation financière difficile à la fin 2004, soit seulement 0,8 % de plus qu’en 2003. Seul le territoire de Saint-Lô-Cou-tances fait mieux, unique ter ritoire bas-normand affi-chant un recul de la population à bas revenus. Ainsi, un peu moins d’une per sonne de moins de 65 ans sur dix vit en dessous du seuil de pauvreté. Un peu plus d’un tiers de cette population bénéficie des minima sociaux et un cinquième du Revenu Minimum d’Insertion.
(*) égale à la moitié du revenu médian, soit 719 euros pour une per -sonne seule en 2003.
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Caen, toujours moteur de la croissance En 2004, l’e progresse de 1, bassin de Cae décroît dans pl tié des autre bas-normands. le territoire c chappe pas a nique de la régi de l’emploi sa triel. La perte industriels s’acc atteignant près 2004, soit une plus sévère qu’ fermeture d’Eu Carpiquet et l sions de postes Trucks influ ont sultat. La crois donc essenti les secteurs de tion, du commerce et des activités de services. Ces dernières progressent à nouveau, après le lé ger recul qu’elles avaient connu en 2003. Dans ce contexte fa -vorable au marché de l’emploi, le nombre de chômeurs recule de près de 2 %. Ce pendant, le chômage de longue durée s’aggrave (+ 8 %), et la classe d’âge in-termédiaire 25-49 ans est la seule à bé néficier de la décrue du chômage. Aux âges ex trêmes, le nombre de demandeurs d’em ploi continue de pro gresser sur un rythme modéré. L’attractivité de la capitale régionale pour les jeunes en recherche de for mation et d’emploi explique que ce territoire, bien que dy namique, pré -sente paradoxalement un des plus forts taux de chô -mage de la région (10,7 %). La pauvreté n’épargne pas non plus le bas sin caennais. A la fin de l’année 2004, 46 700 per sonnes de moins de 65 ans vivent sous le seuil de pauvreté, soit une pro-portion (12,6 %) lé gèrement supérieure à la moyenne régionale. Cette po pulation s’est accrue de 2,8 % en un an. Près de 42 % de ces mé nages caennais rencon-trant ces difficultés financières bénéficient des minima sociaux versés par la CAF, soit un pour centage de 2,5
Rebond sur le marché de l’emploi à Mor tagne-au-Perche
ssin de Mor-rche, la légère des emplois en t pas confirmée ’emploi salarié le ( 0,1 %). -urs, le sec teur principal em-che un recul de . Au Theil, les tsSoféditdans etMVSdans la uppriment des revers n’empê-le marché du améliorer forte- ritoire aff iche la crue du nombre urs d’emploi de des territoires
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Le pouls des bassins d'emploi en 2004
ÉTHODES
La mesure du chômage L’indicateur officiel desuivi du chômagese limite, de-puis juin 1995, aux de mandeurs d’emplois de ca tégorie 1 inscrits à l’ANPE : il s’agit de chô meurs recherchant un emploi à temps plein, sous con trat à durée indéter-minée, immédiatement disponibles et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois précédent. Letaux de chômage, donnant la part de la population active au chômage, est en revanche donné au sens du Bureau International du Travail (BIT). En applica-tion de la définition internationale adoptée en 1982 par le BIT, un chômeur est une personne en âge de tra vail-ler (15 ans ou plus) qui répond si multanément à trois conditions : - être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir tra vaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de réfé-rence ; - être disponible pour prendre un em ploi dans les 15 jours ; - chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.
bas-normands (14 % contre moins de 1 % au ni-veau régional). Contrairement à la ten dance bas-normande, le re cul du chô mage est par ticuliè-rement mar qué aux âges ex trêmes. La si tuation s’est, en effet, sensiblement améliorée en 2004 pour les demandeurs d’em ploi de moins de 25 ans (- 16 %) et pour les chô meurs de plus de 50 ans (- 11 %). L’em bellie du marché du travail concerne aussi le chômage de longue durée. Le nombre des chômeurs inscrits depuis au moins un an à l’ANPE chute de plus de 20 % en 2004. Au total, le taux de chômage, stable de puis un an, atteint 8,2 % à la fin de l’année 2004, alors qu ’il s’élève à 9,7 % pour la région.
Enfin, avec 4 400 al locataires des CAF et leurs ayants droits, le nombre de per sonnes de moins de 65 ans vivant sous le seuil de pauvreté a pro gressé de 1,8 %, rythme moins soutenu qu ’en Basse-Nor-mandie (+ 2,5 %). Au final, 11,3 % de l’ensemble des personnes âgées de moins de 65 ans vit sous ce seuil soit un point de moins que la moyenne ré gio-nale. Comme en Basse-Normandie, près de quatre allocataires pauvres sur dix per çoivent les minima sociaux. Plus du quart per çoit le Revenu Minimum d’Insertion, soit une des plus fortes pro portions avec celles des bas sins d’Alençon-Argentan, de L’Aigle et de Caen.
Flers cumule les difficultés
En 2004, les pertes d’emplois salariés persistent dans le bassin de Flers. Après les for tes baisses de 2002 et 2003, le repli atteint 3,6 % en 2004, soit la plus forte
Bassin
Alençon-Argentan
Cherbourg
dégradation du travail de toute l mandie. L’indust employeur du b récession de pl Des en trepri s Titan France e ont procédé à d d’effectifs. La et les services aussi à perdre (respectivemen - 3,6 %). Seul l tire son épingle un accroisseme 4 %. Ce repli d traduit par une du marché du nombre de d’emploi contin gresser assez ( 2,9 %) en 2004. Les premières victimes sont les + jeunes : le nombre de personnes de moins de 25 ans au chômage augmente de + 11 % en un an. Ainsi, au sein du bassin flérien, comme dans le bas sin de Bayeux, trois chômeurs sur dix ont moins de 25 ans. En revanche, les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont un peu moins nom breux. Après une forte poussée en 2003, le chô mage de longue durée di minue de 10 % en 2004. Globalement, le taux de chômage au sens du BIT (8,4 %) progresse de 0,4 point en 2004.
Indicateurs d'em ploi, de chômage et de pau vreté
Emploi Chômage Pauvreté Nombre de Taux de Population vivant en lution chômeurs Évolution chômage dessou Évolution Taux de Emploi2É0v0o3-2004de cat é-2003-2004au senss du2003-2004pau vret é* salariégorie 1du BITpsaeuu vilr ed teé 17 730- 3,24 350 10,2- 0,713 070+ 2,115,1
34 810+ 1,7
Basse-Normandie 265 510
- 0,2  
8 850+ 4,7  
56 650
- 0,9
 * part de la population des moins de 65 ans concernée vi vant en dessous du seuil de pauvreté
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11,0
9,7
20 530
2,3 +
12,4
143 950+2,5 12,3 Source : Emploi sa larié non agricole, Insee-Urssaf Nombre de chômeurs : ANPE Pauvreté : Insee
Malgré cette hausse as sez importante, le bassin flérien continue à afficher un des plus faibles taux de chô -mage de tous les ter ritoires bas-normands.
A la fin de l’année 2004, 9 600 al locataires de la CAF, y compris leurs conjoints et leurs en fants, sont confron-tés à des difficultés financières. En 2004, le bas sin flé-rien enregistre avec le bassin ai glon la plus vive croissance de la population vivant sous le seuil de pau -vreté (+ 6,5 %). Ainsi cette si tuation touche 10,9 % des personnes de moins de 65 ans. Par mi ces ména-ges à bas revenus, 35 % perçoivent les minima so -ciaux. Le Revenu Minimum d’Insertion est oc troyé à une faible proportion de ces mé nages en difficultés fi-nancières (21,8 %), contre près de 25 % en Basse-Normandie.
Alençon-Argentan, le bas sin le plus affecté par la pauvreté
zone d’em ploi gentan, fragi -ertes d’emplois , l’emploi re cule et la baisse at - 3 % en 2004.  ritoires de Flers x sont con fron- pli plus vif. La  plois dans les des services conjuguée à la es effectifs de la , ne réussissent nser les per tes e et surtout de  18 %). La fer -004 de laMICà  les réductions ans le sec teur ents du foyer,  SEBà Alençon, influent sur l’évolution de l’emploi industriel. Du coup le recul du chômage (- 0,7 %) reste ti mide, tout juste de l’ordre de celui de la Basse-Normandie (-0,9 %). Il profite néanmoins aux jeunes de moins de 25 ans (- 4 %) ; ce résultat peut être lié en partie aux mi gra-tions des jeunes qui partent chercher du travail ail-leurs. Pour les demandeurs de plus de 50 ans, moins mobiles, le chômage aug mente de 6 %. Au sein du ter -ritoire, le chômage de longue durée est éga lement en régression de 3 %. Au final, le taux de chômage au sens du BIT concerne 10,2 % de la po pulation active soit autant qu’en 2003, restant supérieur au taux bas-normand ( 9,7 %).
Comme en 2003, la zone d’em ploi d’Alençon-Argentan reste en 2004 le territoire bas-normand le plus tou ché par la pauvreté. Près de 13 100 personnes vivent en
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dessous du seuil de pauvreté, et plus de 15 % de la po -pulation des moins de 65 ans est concernée. C'est la plus forte proportion régionale. Ce nombre s’est en -core accru (+ 2,1 %), à un rythme certes légèrement inférieur à celui de la région (+ 2,5 %). La part des ménages percevant les minima sociaux est supérieure de cinq points à la moyenne ré gionale et 30 % des mé -nages sous le seuil de pauvreté bé néficient du Revenu Minimum d’Insertion, soit six points de plus qu ’en Basse-Normandie.
Cherbourg : plus d’emplois ...et de chômeurs
Après, une ann récession en 20 salarié dans l Cherbourg pr 1,7 % en 2004, forte augmenta ritoires bas-nor les secteurs d’ cepté la const gnent des L’embellie du travail repose ment sur les services (+ 3,6 plois industriels légèrement (+ pit des suppres tes dans la navale. Cepend sin cherbourge
aussi exceptionnel par l’augmentation de son chô-mage. Le nombre de de mandeurs d’emploi augmente de 4,7 % en 2004 alors qu ’il stagne voire décroît dans la majorité des autres bassins. Il touche de plus en plus les jeunes de moins de 25 ans (+ 8,5 %), un quart d’entre eux recherchant du travail. En légère pro gres-sion par rapport à 2003, le taux de chômage du bassin cherbourgeois atteint 11 % à la fin de l’année 2004. Il devient ainsi le plus important de la ré gion, dépassant désormais ceux des ter ritoires de Caen et de Li sieux. A la fin de l’année 2004, 20 500 per sonnes connais-sent des difficultés financières. Cette population s’est accrue à un rythme (+ 2,3 %) com parable à celui de la région, et le niveau de pauvreté correspond finalement à celui de la moyenne bas-normande. Ainsi 12,4 % des personnes de moins de 65 ans sont concernées. Les minima sociaux versés par la CAF sont at tribués à 38 % des ménages à bas revenus, proportion légère-ment inférieure à la moyenne ré gionale. De même, la part des allocataires du RMI (23,3 %) est aus si plus faible que sur l’ensemble de la Basse-Normandie.
Lisieux : la pauvreté progresse moins vite
En 2004, l’emploi salarié ré gresse de 0,9 % dans le bassin de Lisieux. Les créations d’emplois dans les ac-tivités des services et du commerce ne compensent pas les pertes de l’industrie (- 6 %) et de la cons truc-tion. Ces dernières sont importantes dans le sec teur du travail des métaux avec la fermeture des établisse-mentsSODEV Vimoutiers et de àFiltechnic à
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ÉTHODES
La seuil de pauvreté Le seuil de pauvreté est de 719 eu ros mensuel par uni-té de consommation en 2003. Il est défini com parati-vement aux revenus perçus par l’ensemble des Français. On consi dère ainsi qu’un ménage vit sous le seuil de pauvreté si l’ensemble de ses revenus est infé-rieur à la moitié du re venu médian des ménages fran-çais. Le revenu médian est celui qui partage la population en deux parts égales. Il est défini à partir de l’enquête “ Revenus et patrimoine des français ” réa -lisée par l’Insee. Les bénéficiaires des minima sociaux appartiennent à un ménage auquel est octroyé l’une au moins de ces prestations : Revenu Minimum d’Insertion (RMI), Allo-cation de Parents Isolés (API), Allocation d’Adulte Han-dicapé (AAH).
Saint-Germain-Quant au nom mandeurs d’em mente très lég 2004 alors qu’ près de 1 % e mandie. Le bas d’Auge se sin une poussée ( chômage de lon seuls les territoi bourg et de Ca core plus affe point. Avec un mage de 10,9 en très légère le bassin lexovi le plus fort taux de la région ap Cherbourg.
A la fin de l’année 2004, plus de 14 200 per sonnes sont confrontées à des difficultés financières. Cette popula-tion pauvre s’est accrue à un rythme bien plus lent (+ 1,7 %) qu’au niveau régional (+ 2,5 %). Néan-moins, 14,7 % des per sonnes de moins de 65 ans sont des allocataires des CAF qui vivent largement en des-sous de la moitié du revenu médian français, soit une des trois plus for tes proportions de la région. Les mini-ma sociaux sont versés à près de 39 % des al locataires vivant sous le seuil de pauvreté, proportion proche de la moyenne régionale. Le Revenu Minimum d’Insertion est octroyé à un quart des ménages dans cette situation.
L’Aigle : la baisse du chô mage ne freine pas la croissance de la pauvreté rié dans le bas-se stabilise en deux années de l’industrie, qui ès d’un em ploi rd près de 2 % és. Mais le recul industriels est r les gains des urs. Ces revire-rnent aussi le i, en croissance  nées pré céden- trait de plus de . Seuls les bas -agne-au-Perche ux connais sent plus importante de leurs chô -ctif des deman-ploi diminue fortement aux âges ex trêmes de la vie ac tive. Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans est en repli de 14 %, et de plus de 13 % pour les chô-meurs ayant dépassé la cinquantaine. Enfin le bas sin se singularise des autres territoires bas-normands par sa forte décrue (- 25 %) du chômage de longue durée. Cependant la pauvreté de la population du bassin n’en diminue pas pour au tant. En effet, 4 100 personnes vi-vent sous le seuil de pauvreté à la fin 2004, soit une progression de 6,5 % en un an. Cette augmentation est la plus vive de la ré gion avec celle du bas sin de Flers. Pour comparaison, la croissance régionale n’est que de 2,5 %. Ainsi près de 15 % de la po pulation des moins de 65 ans vit sous le seuil de pauvreté, soit une des plus fortes proportions de la région avec celles des territoires de Lisieux et d’Alençon-Argentan. Six mé-nages à bas revenus sur dix ne per çoivent aucun mini-ma social versé par la CAF. Il s’agit de familles dont les revenus, certes bas, dépassent quand même les seuils des dispositifs de so lidarité. Plus du quart (27 %) des familles en difficulté financière perçoivent le Revenu Mi-nimum d’Insertion, seul le territoire d’Alençon-Argentan a une proportion plus forte d’allocataires.
Recul du chômage à Vire
Le bassin de Vire bénéficie d’une légère croissance de l’emploi salarié (+ 0,3 %) en 2004. Les per tes du sec-teur industriel, notamment les compressions d’effec-tifs chezGuy Degrenneà Vire, sont compensées par le dynamisme des activités des services. Dans ce contexte, le territoire virois bénéficie d’une décrue du nombre de demandeurs d’emploi (- 2,9 %) plus impor-tante que dans l’en semble des bassins bas-normands
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(- 0,9 %). Cepen au niveau régi mage des jeun de 25 ans conti gresser (+ 5,5 ’il se tasse ( 1 -les plus de 50 a repli, le taux de sens du BIT s’ét fin 2004, deve faible des ter ri normands. Le territoire de 4 420 personne financière, soit sion sur l’année deux fois plus Basse-Normand dant le bassin l’un des territoir atteints par la pau vreté : à peine plus de 10 % des per -sonnes de moins de 65 ans vivent sous le seuil de pau-vreté, proportion la plus faible avec celle du bas sin d’Avranches-Granville. Les minima sociaux versés par la CAF sont perçus par 36 % de ces per sonnes à bas re-venus et le Revenu Minimum d’Insertion par 21 % d’entre elles. Saint-Lô-Coutances : l’emploi essuie un revers
Après la légère 2003, la zone Saint-Lô-Couta une partie de salariés en 200 Ce recul est bie la baisse régio gradation de imputable au s triel et au co territoires de de Saint-Lô con évolution con chômage. Au Saint-Lois, le n mandeurs d’e gresse de plus revanche le chô avec une faib (- 0,4 %) dans de Coutances. 2004, le nom meurs s’accentue de 2,9 % sur le ter ritoire de Saint-Lô-Coutances. Le chô mage progresse de 3 % chez les jeunes, 28 % des moins de 25 ans recher-chant un emploi. Avec un taux de chô mage global de 7,6 % fin 2004, le ter ritoire de Saint-Lô-Coutances reste cependant l’un des ter ritoires les moins af fectés
r le chômage, avec ceux de Vire et d’Avranches-Granville.
A la fin de l’année 2004, 12 800 per sonnes vivent en-core sous le seuil de pau vreté. Mais c’est le seul bas sin bas-normand où la population en difficulté financière est en retrait (- 0,7 %). De fait le ter ritoire de Saint-Lô-Coutances ne compte que 10,8 % de sa po -pulation des moins de 65 ans en si tuation financière difficile (12,3 % en région).
Bayeux : moins de chô mage En 2004, dans le bas sin de Bayeux, la dé gradation de l’emploi (- 3,3 %) a été une des deux plus fortes de la région avec celle du bas sin flérien. Comme en 2003, l’industrie est la principale victime avec une perte des effectifs salariés de l’ordre de 13 %. La dé gradation de l’emploi industriel affecte en premier lieu les industries agroalimentaires. Si, l’industrie du poisson, repré-sentée par les é t a bli s sements COFA etFRIAL à Saint-Martin-des-
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Entrées se porte vanche l’industri duit ses effecti ainsi du group Isigny-sur-Mer blissementDan lay-Littry. Mais repli de l’emplo de chômeurs au sin est en retrai 14 %, contre u régionale inféri Le bassin se car fois, par une di chômage aux âg et par le fort rec du chômage durée. Seul le Mor tagne-au-dans la même c A la fin de l’an taux de chômage dans le Bessin atteint 9,7 %, soit cinq dixièmes de point de moins qu ’en 2003. A la fin de l’année 2004, 5 400 per sonnes vivent sous le seuil de pauvreté. Cette population croît au même rythme (+ 2,5 %) qu’au niveau régional.
Daniel MORALÈS, Insee
Pour en savoir plus
Le pouls des bassins d'emploi, l'Ouest-Manche en pleine forme,Cent pour Cent Basse-Normandie, n° 141, mars 2005.
Différentes facettes de la précarité en Basse-Normandie, CRCOS, Préfecture, Insee, DRASS, janvier 2006.
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