Le pouls des bassins d'emploi - L'ouest-Manche en pleine forme

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L'ouest-Manche avec les territoires d'Avranches-Granville et de Saint-Lô-Coutances est en plein essor. La démographie et l'emploi sont au beau fixe. En revanche, la poussée du chômage est importante. Si les bassins de Caen et de Lisieux affichent une grande vitalité économique et démographique, ils en payent aussi le prix par un chômage élevé. Dans les bassins de l'Aigle et de Vire, où la situation économique est assez stable, les inquiétudes proviennent surtout du déficit naturel qui frappe Vire et, depuis 2003, L'Aigle. Le territoire d'Alençon Argentan démarre le siècle avec deux tristes records : plus forte baisse de la population et de l'emploi salarié.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Le pouls des bassins d'emploi
L'OuestManche en pleine forme
e r u 1j a n v i e r2 0 0 2 ,l a BasseNormandie comptait gaiAn de 3 500 personnes par an depuis 1 432 000 habitants, soit un 1999. La région se place ainsi au qua torzième rang national en termes de rythme de croissance. Le léger repli de la natalité et la forte poussée des décès ont fait chuter brutalement l’excédent naturel basnormand. Au cours de l'année 2003 il n'a d'ailleurs apporté que 3 300 habitants à la BasseNor mandie, soit 1 000 de moins qu'en 2001. Cette baisse affecte l’ensemble
des territoires de BasseNormandie. En revanche, dans le même temps le mouvement migratoire est devenu ex cédentaire alors qu'il était déficitaire depuis plusieurs décennies. De 2001 à 2003, hors intérim, l’emploi salarié marchand non agricole a réussi à se stabiliser. Le dynamisme des ser vices et de la construction a compensé les réductions d’effectifs qui frappent l’industrie basnormande. Pourtant en 2003, et suite à la hausse de la popula tion active, le chômage a progressé de plus de 5 % pour la troisième année
Évolution de l’emploi salarié Cherbourg entre 2001 et 2003 0,4% Gains d’emploi Supérieurs à 4 %  4,3% Bayeux De +2 % à +4 %Caen +2,9%Lisieux +1,8% SaintLô De 0 % à +2 % Coutances +1,0% Pertes d’emploi Vire Granville De 2 % à 0 % Flers L'Aigle +4,5%Argentan Avranches4,0% 2,8% De 5 % à 2 % 3,9% 9,7% Supérieures à  5 % Alençon MortagneauPerche +1,4% Moyenne régionale :  0,1 %
Source : InseeUrssaf
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© IGN  Insee BasseNormandie 2004
n° 141  mars 2005
% L’OuestManche avec les ter ritoires d’AvranchesGranville et de SaintLôCoutances est en plein essor. La démographie et l’emploi sont au beau fixe. En revanche, la poussée du chômage est impor tante. % Si les bassins de Caen et de Li sieux affichent une grande vitalité économique et démographique, ils en payent aussi le prix par un chô mage élevé. % Dans les bassins de L'Aigle et de Vire, où la situation économique est assez stable, les inquiétudes proviennent surtout du déficit natu rel qui frappe Vire et, depuis 2003, L'Aigle. % Le territoire d'AlençonArgen tan démarre le siècle avec deux tris tes records : plus fortes baisses de la population et de l'emploi salarié.
Cette étude a été réalisée dans le cadre d'un par tenariat avec la Préfecture de région avec le fi nancement des Fonds structurels européens.
PRÉFECTURE DE LA RÉGION BASSENORMANDIE
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consécutive. Aucune catégorie de de mandeurs d’emploi n’est épargnée par cette croissance : mais les jeunes et les chômeurs de longue durée en sont les principales victimes. Au cours des années 2001 à 2003, les territoires d’AlençonArgentan, de Flers et de Bayeux ont été particulière ment malmenés. Vieillissement de la population, vif recul de l’emploi indus triel, et dégradation forte du marché du travail caractérisent ces trois bassins. Les bassins d’emploi de Vire et de l’Aigle s’en sortent à peine mieux. Cherbourg peine à redresser son éco nomie, et parvient juste à stabiliser ses emplois. Tous les autres territoires basnormands connaissent à la fois une croissance démographique et une pro gression de l’emploi, avec néanmoins une hausse du chômage au cours de cette période. Les territoires de Lisieux et d’AvranchesGranville sont cepen dant plus épargnés par la poussée du c h ô m a g eq u ec e u xd eC a e n ,d e SaintLôCoutances et de Mortagne auPerche.
AvranchesGranville, un territoire en plein essor
De tous les territoiresbasnor m a n d s ,l az o n ed ’ e m p l o i d’AvranchesGranville a été la plus dynamique. De 2001 à 2003, le nombre de salariés y a progressé de plus de 4 %, soit un gain de 900 emplois. Cette croissance s’est concentrée uniquement sur les deux pre mières années, essentiellement sous l’impulsion du secteur in dustriel. L’implantation dans le SudManche d’un établisse ment du maroquinierLouis Vuittonet la bonne santé desTricots SaintJames y ont contribué. Seule ombre au ta bleau, la perte de 90 emplois en 2003 pour les établissements frigorifiques Jean Chéreau.
Entre 2001 et 2003, l’embellie de l’em ploi se mesure aussi au sein des sec teurs de la construction, du commerce et des activités des services, même si
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les réductions des effectifs industriels en 2003 ont eu pour conséquence de stopper le dynamisme de la sphère des services. Dans un contexte de progres sion de l’emploi salarié, le nombre de demandeurs d’emploi a malgré tout augmenté de + 7,5 % en trois ans. La poussée du chômage a surtout été vive en 2003 et elle a concerné en premier lieu les chômeurs de plus de 50 ans (+ 11 %). En revanche, le nombre de jeunes au chômage et celui de chô meurs depuis plus d’un an progressent à un rythme nettement moins soutenu qu’en moyenne régionale. Le taux de chômage atteignait 7,2 % àla fin de l’année 2003, niveau qui reste inférieur à la moyenne régionale. Cette hausse du chômage dans un mar ché de l’emploi porteur est la simple traduction de l’attractivité du bassin d’emploi. La population continue en effet de progresser grâce à l'excédent er migratoire : au 1janvier 2002, elle at teint 115 200 personnes, soit un gain de 400 personnes depuis le recensement de 1999. La croissance démographique est concentrée uniquement sur le bassin d’emploi de Granville, où le nombre d’habitants augmente de 700 person nes, tandis que celui d’Avranches ac cuse, en revanche, un déclin de 300 personnes. Le vieillissement de la po pulation, faitchuter l’excédent naturel de la zone d’emploi d’Avranches Granville. En 2002, les 60 ans et plus concentrent près de 29 % de la p o p u l a t i o n: c’ e s tl et e r r i t o i r e basnormand où cette proportion est la plus forte.
SaintLôCoutances, sous l’impulsion coutançaise
L’emploi salarié de la zone d’emploi de SaintLôCoutances a progressé de 700 personnes (+ 2,9 %) entre 2001 à 2003. Le dynamisme de la construc tion, du commerce et des services com pense lerepli dusecteur industriel, notamment les pertes d’une centaine de salariés pour le site de laCompagnie Générale des Moteurs Electriques
(CGME) à SaintLô, lors de la reprise de l’activité parEuro moteursau cours de l’année 2002, et la réduction des effec tifs de 50 personnes au sein de l’établissementAlcatelà Cou tances.
Les créations d’emplois sont insuffisantes pour empêcher la dégradation du marché du tra vail. Le nombre de deman deurs d’emploi a augmenté de 9,6 % au cours des trois der nières années. A elle seule l’année 2003 contribue aux trois quarts de cette croissance. L’aggravation du chô mage, nettement plus marquée cette dernière année qu’au niveau régional, affecte en particulier les jeunes chô meurs et les demandeurs d’emploi de longue durée. Après 1999, la légère progression de la population du bassin se poursuit. Au début de l’année 2002, ce territoire comptait 149 200 habi tants, soit 1 % de plus qu’en 1999. Cette croissance démographique est à mettre essentiellement au crédit du bassin d’emploi de Coutances où la po pulation progresse à un rythme cinq fois plus rapide que dans celui de SaintLô. Comme dans la majeure partie des bassins de la région, le vieil lissement de la population a pour conséquence de réduire l’excédent na turel, qui passe de 260 personnes en 2001 à 180 en 2003.
Caen, un moteur en plein régime
Le bassin d’emploi de Caen affirme son rôle de moteur de la crois sance démographique régio er nale. Au 1janvier 2002, 439 800 personnes y résident, soit une progression de + 1,8 % de puis 1999. De tous les bassins d’emploi basnormands, celui de Caen affiche la progression démographique la plus vive avec celui de SaintLôCou tances (+ 1 %). Caractérisé par une population jeune, le bassin
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DONNÉES DE BASE PAR TERRITOIRE er Démographie au 1janvier 2002Marché du travail au 31 décembre 2003 Personnes deNombre Tauxde Population Emploisalarié 60 ans et plusde chômeurschômage Caen 439800 79870 88200 20255 10,6% Bayeux 53700 12200 8100 2037 10,0% Lisieux 120600 28560 25390 5320 10,7% Vire 55200 15230 10310 1766 7,3% Cherbourg 199400 40450 34230 8448 10,4% SaintLôCoutances 149200 36970 24380 4560 7% AvranchesGranville 115200 33130 21260 3549 7,2% Flers 110800 28100 21930 3799 7,8% AlençonArgentan 104600 23700 18320 4383 9,8% L'Aigle 34600 8700 5590 1305 9,4% MortagneauPerche 49300 12900 8210 1745 8,2% Sources : pour la démographie, Inseeestimations localisées de population ; pour l'emploi salarié privé non agricole, InseeUrssaf ; pour le nombre de chô meurs, ANPE
caennais dégage un important excé dent des naissances sur les décès, et re présente plus de 60 % de l’excédent naturel régional. Son attractivité re pose à la fois sur l’existence d’une large palette de formations, notam ment supérieures, et plus encore sur un marché du travail dynamique qui a créé plus de 1 500 emplois (+ 1,8 %) entre 2001 et 2003. Cette croissance est liée essentiellement aux secteurs de la construction et du commerce. Les acti vités de services, créatrices d’emplois en début de période, participent aussi à cette tendance, même si elles connais sent en 2003 un léger recul. Seul le sec teur industriel décline fortement suite à la fermeture de l’établissementMouli nexà CormellesleRoyal en 2001, et aux réductions d’effectifs dans les éta blissementsEuromoteursà Carpiquet etPhilipsà Caen.
Dynamique économiquement, le bas sin d’emploi caennais a cependant connu de 2001 à 2003 une forte montée (+ 13,6 %) du chômage. Seul le bassin d’emploi de Flers a été plus exposé à la croissance du chômage.
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En 2003, toutes les catégories de de mandeurs d’emploi sont concernées par la progression du chômage, et plus particulièrement les chômeurs de longue durée. Comme tout bassin mo teur d’une région, et ayant une éco nomie qui crée des emplois, le bassin caennais attire les familles d’actifs à la recherche d’un emploi, et les jeunes cherchant une formation puis un em ploi, ce qui aboutit à ce paradoxe appa rent d’un territoire dynamique mais caractérisé par un des plus forts taux de chômage (10,6 %) de la région.
Lisieux : une vitalité démographique Au cours de la dernière dé cennie le bassin de Lisieux a connu un fort essor démogra phique. Ce dynamisme se confirme audelà du dernier re c e n s e m e n t .A ud é b u td e l’année 2002, le bassin lexo vien abritait 120 600 person nes, soit une population en croissance de 0,8 % depuis 1999. Cette croissance de300 habitants par an depuis une
quinzaine d’années est due essentielle ment au solde naturel, même si l’excé dent a été divisé par deux entre 2001 et 2003. Accompagnant ce dynamisme démographique, le nombre d’emplois salariés a progressé de près de 300 (+ 1,0 %), entre 2001 et 2003. Ce gain repose principalement sur les activités de la construction et du commerce. Les activités de services prospères en 2001 perdent des emplois pendant les deux dernières années. La baisse des em plois de ce secteur est à relier aux diffi cultés du secteur industriel. Les créations d’emplois n’ont pas permis de compenser l’augmentation du nombre d’actifs, et ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 6 % en trois ans. Cette croissance est cependant inférieure de trois points à la moyenne régionale. La reprise du chô m a g ee s td ’ a i l l e u r su n i q u e m e n t concentrée sur l’année 2003. Les de mandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont les plus concernés par cette montée du chômage. Comme dans la majeure partie des bassins, le chômage de longue durée croît lui aussi forte ment, traduisant des difficultés de réin
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sertion. A la fin 2003, le bassin présente Évolution de la population un taux de chômage de 10,7 %.Cherbourg entre 1999 et 2002 er (situation au 1janvier) Mortagne, le regain de 2003+0,3% Malgré une année difficile en Gains de population +0,3% 2002, où tous les secteurs d’ac SupérieursBayeux tivité, excepté le commerce, ou égal à +1 %Lisieux SaintLô Caen accusent un recul de l’emploi, Coutances De 0 à +1 % +1,8% l eb a s s i nd eM o r t a g n e +1,0% +0,8% auPerche gagne une centaine Pertes de population Vire d'emplois salariés entre 2001 etGranville De 1 % à 0 % Flers L'Aigle 2003. Ce gain trouve son ori+0,3% 0,5% 0,5% InférieuresAvranchesArgentan gine dans les activités des ser +0,2% ou égales à  1 % 1,0% vices, du commerce et de la construction en particulier enAlençon MortagneauPerche 2001, mais aussi dans la pro Moyenne régionale : + 0,7 %+0,5% gression de l'emploi industriel en 2001 et 2003. Cette modeste em Source : Insee, recensements de la populationasseNormandie 2004© IGN  Insee bellie s’accompagne malgré tout d’une forte dégradation du marché du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi tiers navals et la fin des travauxde l’industrie ont rejailli sur les activi s’est accru de 12 % durant ces trois an liés à la filière nucléaire onttés de services, en repli de 2,5 % de nées contre 9,2 % au niveau régional. brisé le dynamisme démogra2001 à 2003. L’intérim et les activités La progression du chômage est surtout phique. Entre 1990 et 1999, prèsde conseil et d’assistance, bien repré vive (+ 9 %) en 2003. Le nombre de de de 10 000 personnes ont quitté lesentés dans le bassin cherbourgeois, mandeurs d’emploi de plus de 50 ans et bassin d’emploi sans être remont été les plus touchés par ce recul de le chômage de longue durée progres placées, soit autant qu’ il en étaitl’emploi. Seules les activités de la sent à un rythme toutefois moins arrivé entre 1975 et 1990. Deconstruction et du commerce ont profi soutenu qu’en BasseNormandie. Le puis la fin de la décennieté d’une croissance de l’emploi. chômage des moins de 25 ans fait en re quatrevingtdix, la population vanche un bond de près d’un quart, soit s ' e s ts t a b i l i s é ea u t o u rd eDe 2001 à 2003, tous les bassins d’em une croissance deux fois et demie supé 199 000 habitants. Le déficitploi ont connu une progression du chô rieure à la moyenne régionale.A la fin migratoire s'est réduit, maismage, excepté celui deCherbourg. Le de l’année 2003, le taux de chômage dans le même temps, l'excédent naturelnombre de demandeurs d’emploi a s’établit à 8,2 %, contre 9,4 % pour la a été divisé par deux. En 2003 les naisreculé de 1,5 %. Cette baisse du chô BasseNormandie. sances ne dépassent les décès que demage alors que le nombre d’emplois D e p u i sl af i nd el ad é c e n n i e 350 personnes. De 2001 à 2003, le bass’est réduit, peut s'expliquer par des quatrevingtdix, la population du bas sin a perdu près de 150 emploisdéparts d'actifs à la recherche d’un em er sin continue de croître. Au 1janvier ( 0,4 %). Les activités de services et leploi ou par des fins d'activité de per 2002, près de 49 300 personnes rési secteur industriel ont été les principasonnes proches de l'âge de la retraite. dent sur ce territoire, ce qui représente les victimes de cette récession de l’emLe taux de chômage (10,4 %) reste ce une progression de 0,5 % depuis le re ploi. La restructuration des entreprisespendant supérieur d’un point à la censement de 1999. L’arrivée des re du NordCotentin a généré des baissesmoyenne régionale. traités et les départs des jeunes d’effectifs dans la construction navale, accélèrent le vieillissement et fragili l’industrie des équipements du foyer,A Vire, les décès sent le solde naturel : en 2003, les nais le matériel et les composants électriont dépassé les naissances s a n c e sd é p a s s e n tl e sd é c è sd e ques. La perte de 60 salariés lors de la seulement vingt personnes. reprise d’Alcatelà Tourlaville parSanEntre 2001 et 2003, le bassin d’emploi mina Franceen est un exemple. Cesde Vire a perdu près de 3 % de ses em Cherbourg, pertes d’emplois ont été toutefois enplois. L’industrie est le seul secteur un rétablissement difficile grande partie gommées par la progresd’activité responsable de ce repli des Au sein du bassin d’emploi de Chersion des effectifs salariés de laemplois avec notamment les compres bourg, la baisse des activités des chanCOGEMAet de l’EDFsions d’effectifs dans les établisse. Les difficultés . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSENORMANDIEn° 141
mentsGuy Degrenne. Cette Évolution du nombre de demandeurs d’emploi baisse est partiellement com entre 2001 et 2003 pensée par la construction qui demeure toujours, avec les ser Cherbourg vices, l’un des secteurs de l’é 1,5% conomie marchande les plus créateurs d’emplois. Le chô +13,2% Hausse du nombre mage s’est accru de plus de 9 % Bayeux de demandeurs d’emploisCaen en trois ans, soit une croisSaintLô Lisieux Supérieur Coutances ou égal à +10 %+13,6% sance identique à la moyenne +9,6% régionale. La dégradation du +6,1% De 8 à +10 % marché du travail a eu lieu enVire Granville 2001 et 2002. En 2003, leDe 0 à 5 %Flers Argen+7,1% tan Avranches nombre de chômeurs s'est stabilisé. Le+9,1% L'Aigle Baisse du nombre +14,3% chômage de longue durée connaît une+7,5%+10,3% de demandeurs d’emplois progression légèrement inférieure à Alençon MortagneauPerche celle de la région. A la fin 2003, dans le +12,2% bassin de Vire, le taux de chômage s’é Moyenne régionale : + 9,2 % lève à7,3 %, soit un niveau qui reste Source : Insee, recensements de la population© IGN  Insee BasseNormandie 2004 inférieur à la moyenne régionale. Cette croissance du chômage est toute fois le signe d'un marché du travail en contexte de léger replide l’emploi, le4 %. Le déclin s’est surtout ag souffrance, puisqu'elle survient alors nombre de demandeurs d’emploi auggravé récemment, les activités même que la population baisse. Depuis mente tout de même moins vite ( 7 %)de commerce et le secteur in la fin de la décennie quatrevingtdix, qu’en BasseNormandie. Seuls les basdustriel ayant traversé une le bassin d’emploi virois est le seul du sins de Cherbourg et de Lisieuxannée 2003 délicate. Le sec er Calvados à se dépeupler. Au 1janvier connaissent une dégradation moins acteur industriel, dont dépend un 2002, un peu plus de 55 200 personnes centuée du marché du travail. La prosalarié flérien sur deux est par y résident, soit 0,5 % de moins qu’en gression du chômage au sein du bassinticulièrement affecté par la 1999. Le vieillissement de la popula aiglon a eu lieu uniquement au coursbaisse des emplois. La ferme tion est si important qu'entre 2001 et des deux premières années. En 2003 ilture des établissementsSono 2003, ce bassin virois est le seul de s’est stabilisé avec d’une part, une léfoqueà Flers et la réduction des BasseNormandie où le solde naturel gère progression (+ 2 %) des demaneffectifs à la sociétéOdonDel est négatif ( 80 personnes). Les per deurs de moins de 25 ans, et d’autrec r o i xà Sa i n t  G e o r g e s  sonnes de 60 ans et plus représentent part un recul de 6 % du nombre de chôdesGroseillers illustrent les difficultés en 2002 près de 28 % de la population, meurs de plus de 50 ans. Le chômagede ce secteur. L’emploi se replie égale seul le territoire d’AvranchesGran de longue durée progresse quant à luiment dans le commerce et les activités ville a une proportion de « seniors » de 13 %.Mais comme à Vire, ce résulde services et ne progresse que dans le plus importante. tat est d'autant plus inquiétant que lasecteur de la construction entre 2001 et population baisse légèrement depuis2003. La perte de nombreux emplois L’Aigle, une fragilisation 1999. Au début de l’année 2002, le basdans le bassin, au cours des trois der générale sin abrite près de 34 600 personnes,nières années génère de fortes tensions De 2001 à 2003, l’emploi estsoit une perte de  0,4 % depuis le dersur le marché du travail. Le chômage en repli de 4 % au sein du basnier recensement. Avec le vieillisses’est accru de plus de 14 % en trois ans, sin d’emploi de L'Aigle. Tousment de la population le solde naturelsoit à un rythme supérieur de cinq les secteurs d’activités sonts ’ a m e n u i s e ,i ld e v i e n tm ê m epoints à la moyenne régionale. Pour la touchés et plus particulièrelégèrement négatif en 2003.seule année 2003, le nombre de chô ment les activités de services.meurs a augmenté de 5 %, cette pro Ainsi, au cours de ces années,Flers, une année 2003 délicategression touchant surtout les jeunes l’emploi marchand hors agridemandeurs d’emploi. Le chômage de culture du Pays d’Ouche a perLe bassin d’emploi de Flers, territoirelongue durée fait un bond de plus d’un du un peu plus de 200 salariés.industriel, connaît depuis 2001 une détiers. Malgré ces hausses, à la fin 2003, De 2001 à 2003, dans ungradation de l’emploi de l’ordre dele bassin de Flers affiche un taux de . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSENORMANDIEn° 141
chômage de 7,8 % qui restenettement inférieur à la moyenne régionale. Le déclin démographique des années er quatrevingtdix est enrayé. Au 1jan vier 2002, plus de 110 800 personnes vivent au sein de ce bassin, soit quasi ment le niveau de 1999. Avec le vieil lissement de la population, l’excédent naturel s’amenuise davantage chaque année, passant ainsi de 180 personnes en 2001 à 30 en 2003. Bayeux, l’industrie durement frappée Comme dans les territoires d’AlençonArgentan et de Flers, le bassin d’emploi de Bayeux a connu au cours des années 20012003, unrepli de l’emploi, notamment dans le secteur industriel. Le nombre d’emplois salariés est ainsi passé de 8 500 au début de l’année 2000 à 8 100 trois ans plus tard. Ce recul a été parti c u l i è r e m e n ti m p o r t a n te n 2001, date de la fermeture de Moulinexà Bayeux causant une perte de plus de 400 emplois. En 2003, c’est au tour de laFromagerie Lactalisà Isi gnysurMer de fortement réduire ses effectifs. Même si les emplois dans les activités de services ont progressé en 2001 et ceux de la construction et du commerce sur toute la période, ils ne compensent pas les pertes de l’in dustrie. Le nombre de demandeurs d’emploi aprogressé de plus de 13 % de 2001 à 2003, soit quatre points de plus que la moyenne régionale. La
ISSN 12672769
forte montée du chômage a eu lieu en 2002, suite principalement à la ferme ture du siteMoulinexde Bayeux. En 2003, le nombre de demandeurs d’em ploi a augmenté au même rythme (+ 5 %) qu’au niveau régional. La croissance du chômage concerne parti culièrement les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans. Comme dans la plupart des bassins basnormands, la progression du chômage de plus d’un an est importante. A la fin de l’année 2003, le bassin de Bayeux a un taux de chômage de 10 %, légèrement supé rieur au niveau régional. Au début de l’année 2002, près de 53 700 personnes y résident, niveau stable depuis 1999. Le Bessin confronté aux départs des jeunes a un excédent naturel en cons tante diminution depuis 2000.
Alençon Argentan, l’emploi en chute libre
Au cours des années 2001 à 2003, l’emploi a particulière ment régressé dans la zone d’emploi d’AlençonArgen tan. Le nombre de salariés a chuté de 20 300 en 2000 à 18 300 en 2003,soit une perte proche des 10 %. Ce recul de l’emploi a été particulièrement vif dans le secteur industriel. Si, dans un passé récent, les deux pôles du bassin ont souf fert de la fermeture des établis sementsMoulinex, aujourd’hui, la récession de l’emploi est nettement plus ciblée sur la partie argentanaise du bassin. La fermeture de laFonderie
DIRECTION REGIONALE DE L’INSEE 93, rue de Geôle 14052 CAEN CEDEX 4 Tél. : 02.31.15.11.00Fax : 02.31.15.11.80 Site Internet : www.insee.fr/bassenormandie
Directeur :JeanLouis BORKOWSKI Administration des ressources: ColetteJOURDAIN Service statistique: JeanPierre SERVEL Service études et diffusion: Laurent DI CARLO Attaché de presse :Philippe LEMARCHAND
Dépôt légal : mars 2005
Valfonden 2002 et les réductions d’ef fectifs en 2003 chezMIC(établisse ment fermé début 2004) ont pesé lourdement sur la baisse des effectifs industriels du territoire argentanais. Entre 2001 et 2003, le commerce et les services, malgré un léger sursaut en 2003 ont perdu eux aussi des emplois. Seul le secteur de la construction reste en croissance. La dégradation de l’em ploi dans le bassin d’AlençonArgen tan, au cours des dernières années s’est traduite par une hausse du chômage de 10,3 % en trois ans, soit une croissance supérieure à la moyenne régionale. En 2003, la progression du chômage touche particulièrement les jeunes de mandeurs d’emploi et les personnes de plus de 50 ans. Avec un taux de chô mage de l’ordre de 9,8 % à la fin 2003, le bassin d’AlençonArgentan est proche de la moyenne régionale. Cette forte dégradation du marché du travail s’accompagne en plus d’un déclin dé mographique. La baisse de population observée sur la dernière décennie s’est prolongée audelà du dernier recense ment de 1999, affectant surtout le bas sin d’emploi d’Argentan, où le nombre d’habitants s’est replié de 1,6 % entre er mars 1999 et le 1janvier 2002. Durant le même laps de temps, le nombre d ’ h a b i t a n t sd ub a s s i nd ’ e m p l o i d’Alençon est en repli de 0,6 %. Au fi er nal, avec 104 600 personnes au 1jan vier 2002, la population de ce territoire s’est réduite de 1 000 âmes en trois ans.
Daniel MORALES
CENT POUR CENT BasseNormandie Directeur de la publication: JeanLouis BORKOWSKI Rédacteur en Chef: Pascal CAPITAINE Secrétaire de Rédaction: Nadine GAUTIER Composition PAO: Colette DE BRITO
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