Le renouvellement du tissu productif francilien

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Ce document élaboré dans le cadre des travaux liés au schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), en partenariat avec la direction régionale de l’Equipement (Dreif) et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région (Iaurif), a donné lieu à la réalisation d’un article de 4 pages « Le dynamisme du tissu productif francilien ne profite pas aux emplois salariés » Insee Ile-de-France à la page n° 267 - mai 2006
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ILE-DE-FRANCE études
Mai 2006
Le renouvellement
du tissu productif francilien
Philippe POTTIER
Insee Ile-de-France
Document réalisé dans le cadre
du Schéma Directeur Régional
de l'Ile-de-France



Le renouvellement du tissu productif
francilien








Philippe POTTIER
Insee Ile-de-France









Ce document élaboré dans le cadre des travaux liés au schéma directeur de la région
Ile-de-France (SDRIF), en partenariat avec la direction régionale de l’Equipement (Dreif)
et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région (Iaurif),
a donné lieu à la réalisation d’un article de 4 pages
« Le dynamisme du tissu productif francilien ne profite pas aux emplois salariés »
Insee Ile-de-France à la page n° 267 - mai 2006












Insee Ile-de-France Mai 2006


Le renouvellement du tissu productif
francilien

Sommaire


Introduction……………………………………………………………………………………………………………………………... 3

Synthèse…………………………………………………………………………………………………………………………………….. 4

er Situation au 1 janvier 2004………………………………………………………………………………………………… 5


6 1 - Analyse de l’équation démographique
1.1 - 10 000 établissements supplémentaires chaque année entre 1994 et 2004……………….. 61.2 - Des conséquences pourtant défavorables pour l’emploi……………………………………… 8
1.3 - Quelques éléments départementaux et sectoriels……………………………………………... 9

2 - Le renouvellement du tissu productif 10
2.1 - Un établissement sur deux a moins de 5 ans…………………………………………………... 102.2 - En Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon,
11
le tissu se renouvelle plus fortement……………………………………………………………..
2.3 - Les jeunes structures sont souvent de petits établissements.………………………………... 152.4 - Services et construction : des secteurs dynamiques………………………………………….. 16
2.5 - Zoom sur les établissements spécialisés dans les services aux entreprises en 2004…….. 18

3 - Les créations d’établissements 19
3.1 - Un rebond des créations depuis 2003…………………………………………………………... 19
3.2 - Les créations régionales sont concentrées à Paris……………………………………………. 213.3 - Services aux entreprises et commerce : près de 6 créations sur 10………………………… 22
3.4 - Des taux de création similaires en Ile-de-France et en province…………………………….. 23


Définitions………………………………………………………………………………………………………… 28

………………………………………. 29


2
Le renouvellement du tissu productif
francilien
Introduction






L’étude a été réalisée dans le cadre des travaux liés au schéma directeur de la région Ile-de-France
(SDRIF), en partenariat avec la direction régionale de l’Equipement (Dreif) et l’Institut
d’aménagement et d’urbanisme de la région (Iaurif), et conformément à la convention n° 341/05.


Cette étude aborde le questionnement du renouvellement du tissu productif. Les entreprises et les
établissements sont comme les êtres humains des entités vivantes. Ils naissent, grandissent, peuvent
décliner et enfin mourir. Par analogie à la démographie humaine, on peut s’intéresser à l’étude de la
démographie des entreprises. Mais, l’analogie avec la démographie a ses limites. En effet, les actifs d’un
établissement peuvent être repris entièrement ou partiellement par un autre établissement. Ils peuvent
renaître après avoir disparu. Ils peuvent également changer de caractéristiques : secteur, localisation ou
autre. De plus, on a souvent affaire à des établissements qui ont un poids différent dans l’économie. Leur
importance n’est pas équivalente. Dès lors, on peut s’intéresser à leur taille et pondérer les résultats par
celle-ci, qu’elle soit mesurée en termes de production ou d’emploi.


Dans une première partie, l’analyse cherche plus spécifiquement à expliquer les mouvements qui ont affecté
le tissu productif (créations, transferts, disparitions). On peut aussi caractériser l’importance relative de ces
mouvements et quantifier les flux d’établissements, plutôt que les variations nettes du nombre
d’établissements. On mesure, en termes d’emploi, l’impact de ces créations et disparitions des
établissements, pour comprendre la dynamique de l’emploi.


Dans une deuxième partie, une approche de l’âge des établissements présents sur le territoire francilien
complète l’analyse démographique. Enfin, les créations, qui sont majoritairement à l’origine de la dynamique
du tissu, font l’objet d’une étude spécifique.


L’étude porte sur les établissements des secteurs de l’industrie, du commerce et des services (champ ICS)
er er
entre le 1 janvier 1994 et le 1 janvier 2004. Toutes les données proviennent de Sirene, le Répertoire des
entreprises et des établissements géré par l’Insee.





3Synthèse


10 000 établissements en plus chaque année…

En 10 ans, le tissu productif francilien s’est fortement renouvelé. Chaque année, près d’un établissement sur
trois se crée ou disparaît en Ile-de-France. Entre 1994 et 2004, la région capitale gagne en moyenne
10 000 établissements supplémentaires par an et compte désormais 680 000 établissements. Les créations
pures sont le moteur du développement du tissu productif : elles représentent un établissement sur huit
chaque année.
Le tissu productif a connu trois phases d’évolution. Après deux années de stabilité, l’année 1996 est une
année noire. La dégradation de l’activité dans la région capitale en 1995 entraîne une nette augmentation
des disparitions d’établissements en 1996. Ainsi, celles-ci atteignent leur niveau le plus élevé de la décennie
et les créations, déjà en recul en 1995, sont désormais insuffisantes pour compenser les pertes
d’établissements. La faiblesse de la croissance économique se traduit également par une baisse du nombre
des établissements pérennes. A partir de 1997, le stock d’établissements croît à nouveau suite à la reprise
économique, en raison d’une très forte diminution des disparitions d’établissements jusqu’en 2000 et d’une
reprise des créations en 2003.

… mais 19 000 emplois salariés en moins chaque année

En 10 ans, l’Ile-de-France a perdu 190 000 emplois salariés, soit une baisse globale de 5 %. Le faible
dynamisme de l’économie en 1996 a touché plus fortement le marché de l’emploi francilien. A partir de 1997,
l’emploi progresse, d’abord légèrement, puis de façon plus soutenue jusqu’en 2001, ce qui permet à l’Ile-de-
France de rattraper son niveau de 1994. Mais, après cette date, l’emploi se dégrade à nouveau.
Les disparitions ou départs d’établissements entraînent la suppression d’emplois (362 000 par an), qui sont
loin d’être compensés par les nouvelles installations (258 000 emplois par création ou transfert). Les
nouvelles unités sont, en effet, de plus petite taille que celles qui disparaissent. Les établissements pérennes
limitent toutefois la baisse enregistrée : ils créent en effet 85 000 emplois en moyenne chaque année.

Un établissement sur deux a moins de 5 ans

Tous ces mouvements qui affectent le tissu productif montrent la capacité du tissu à se régénérer. Ainsi,
près d’un établissement sur deux a moins de 5 ans. Le renouvellement du parc est traditionnellement plus
rapide en Ile-de-France qu’en province. La région francilienne apparaît d’ailleurs comme une des régions les
plus dynamiques avec la Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Languedoc-Roussillon.
La petite couronne connaît un renouvellement plus important, en raison d’un dynamisme des créations
d’établissements particulièrement marqué dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. En revanche, en
grande couronne, où les créations sont plus faibles, le tissu productif est plus ancien.
L’industrie est structurellement un secteur à faible renouvellement, contrairement au tertiaire et à la
construction. Ce sont les services et la construction qui comptent le plus de jeunes établissements.

L’emploi se concentre plutôt dans les structures à maturité

En 2004, les établissements de moins de 5 ans rassemblent 36 % des emplois salariés franciliens, ceux de
plus de 10 ans 40 %. L’emploi se répartit plutôt dans des établissements jeunes (Hauts-de-Seine et
Essonne) et plutôt dans des unités âgées dans les autres départements : en particulier, le Val-d’Oise où la
moitié des salariés travaillent dans des établissements de plus de 10 ans.
La construction, les services aux entreprises, les activités immobilières et le commerce sont les secteurs où
l’emploi se concentre davantage dans de jeunes structures : près de quatre emplois sur dix se situent dans
des établissements de moins de 5 ans. Dans l’industrie, hormis l’automobile et l’agroalimentaire, les
établissements de plus de 10 ans regroupent plus de quatre emplois sur dix.

4erSituation au 1 janvier 2004




er
Au 1 janvier 2004, l’Ile-de-France dénombre 680 000 établissements (champ ICS) qui emploient
3 330 000 salariés.

La région représente près du quart des établissements et des emplois nationaux.

Les services aux entreprises et le commerce sont les principaux secteurs présents dans le tissu productif
francilien (25 % des établissements chacun et 51 % des emplois au total). En province, les services aux
entreprises concentrent seulement 14 % des établissements.

37 % des établissements métropolitains dédiés aux services aux entreprises sont implantés en Ile-de-
France.

Paris accueille 43 % des établissements et 29 % des emplois franciliens.

Paris et les Hauts-de-Seine se caractérisent par une forte présence des services aux entreprises. Ce secteur
constitue un tiers des établissements dans chaque département. Par ailleurs, 7 établissements franciliens
sur 10 spécialisés dans ce domaine sont implantés sur ces deux départements.

Le commerce compose un quart des établissements franciliens, mais cette part n’atteint que 21 % pour les
Hauts-de-Seine. Paris accueille 4 établissements sur 10 dans ce secteur en Ile-de-France.




Structure des établissements et de l’emploi par secteur
en Ile-de-France et en province en 2004



Etablissements
Poids (en %) Répartition par secteur (en %)
Ile-de-France/France métropolitaine Ile-de-France Province
Industrie 19 .8 11
Construction 17 ....913
Commerce 22 2527
Services 27..............................................58...........................49
Ensemble 24 100 100


Emplois
Poids (en %) Répartition par secteur (en %)
Ile-de-France/France métropolitaine Ile-de-France Province
Industrie 16 18 32
Construction 18 7 10
Commerce 23 21 23
Services 33 54 36
Ensemble 25 100 100
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)


51 - Analyse de l’équation démographique


1.1 - 10 000 établissements supplémentaires chaque année entre 1994 et 2004

L’Ile-de-France gagne en moyenne 10 000 établissements supplémentaires chaque année entre 1994 et
2004. Globalement, la hausse est de 17 % (soit + 1,6 % par an), malgré un léger fléchissement au cours de
l’année 1996 (- 0,2 %).

Le produit intérieur brut (PIB) francilien évolue dans les mêmes proportions au cours de cette période
er
(+ 25 %). Avec des taux annuels compris entre 3 et 5 %, la croissance du PIB s’accélère entre les 1 janvier
1998 et 2001. Le PIB a probablement un impact sur la hausse soutenue du stock d’établissements pour les
années 2000 (+ 3 %) et 2001 (+ 2,3 %).

er
La province gagne 23 000 établissements par an, en moyenne, entre les 1 janvier 1994 et 2004, soit une
progression annuelle moyenne de 1,2 %. La hausse globale est de 13 % sur cette période, malgré un
fléchissement en 1996 (- 0,6 %).
Evolution du stock d'établissements et du PIB*
en Ile-de-France et en province entre 1994 et 2004
Base 100 au 1er janvier 1994
130
Etablissements
125 (Ile-de-France)
120
Etablissements
(province)
115
PIB (Ile-de-France)
110
105
PIB (province)
100
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
*Evolution du PIB en volume.
Source : Insee, Comptes régionaux - Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)

Depuis 1994, le parc d’établissements s’est fortement modifié : 108 000 établissements s’installent en Ile-de-
France, en moyenne, chaque année (créations, transferts), alors que 98 000 disparaissent (par cessation,
transfert…).

Les nouvelles unités représentent chaque année 17 % du stock d’établissements. Les créations pures
constituent le moteur du développement du tissu productif : 60 % des arrivées sont des créations ex-nihilo et
seul 1 % sont des implantations en Ile-de-France d’établissements provinciaux. Les autres arrivées sur le
territoire francilien correspondent à des reprises (10 %), des réouvertures après une période d’arrêt (4 %) ou
des transferts en provenance de l’Ile-de-France (26 %).

A l’opposé, les disparitions d’établissements (70 % des sorties) sont la principale raison de la diminution du
stock. Les transferts externes (établissements s’installant dans une autre région que l’Ile-de-France) influent
peu sur le tissu productif (2 % des sorties).
6er erEvolution du stock d’établissements entre le 1 janvier 1994 et le 1 janvier 2004
Etablissements
Stock année au 01/01/1994 579 723
Création pure 1994/2004 642 738
Création réactivation 1994/2004 39 280
Création reprise 1994/2004 107 034
Transferts (arrivées) 1994/2004 288 941
dont transferts internes 275 628
dont transferts externes 13 313
Total entrées 1994/2004 1 077 993
Transferts (départs) 1994/2004 298 196 275 628 22 568
Disparitions 1994/2004 679 559
Total sorties 1994/2004 977 755
Stock année au 01/01/2004 679 961
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)


Depuis 1994, les taux d’entrée (part des entrées dans le stock initial) dépassent les taux de sortie (part des
sorties dans le stock initial) en Ile-de-France, sauf en 1996. Le dynamisme des entrées explique donc
l’augmentation de 100 000 établissements sur l’Ile-de-France entre 1994 et 2004.
Au total, trois périodes distinctes marquent la démographie des établissements en Ile-de-France :
► En 1994 et 1995, le nombre d’établissements évolue peu (+ 2 % par an) ;
► L’année 1996 est une année noire pour le tissu productif. La dégradation de l’activité en 1995 a pour
conséquence une nette augmentation des disparitions d’établissements en 1996. Ainsi, celles-ci atteignent
leur niveau le plus élevé de la décennie et les créations, déjà en recul en 1995, sont désormais insuffisantes
pour compenser les pertes d’établissements. La faiblesse de la croissance économique se traduit également
par une baisse du nombre des établissements pérennes (établissements présents l’année précédente) ;
► A partir de 1997, le stock d’établissements croît à nouveau. Dans un contexte de baisse des créations
jusqu’en 2002, cela s’explique surtout par une très forte diminution des disparitions d’établissements
jusqu’en 2000 : les taux de sortie atteignent leur minimum en l’an 2000 (14,3 %) et 2001 (14,2 %), soit en
période de reprise. Les établissements pérennes sont, d’ailleurs, plus nombreux d’année en année, même si
on note un léger essoufflement en 2003, année de faible croissance économique.

Malgré quelques fluctuations, les taux d’entrée et de sortie sont plutôt orientés à la baisse, le nombre
d’établissements pérennes à la hausse.

Evolution du nombre d’établissements en Ile-de-France

Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
* Le taux de sortie ne peut être calculé pour 2004, en raison de l’absence de données définitives pour les stocks
er
d’établissements au 1 janvier 2005.
71.2 - Des conséquences pourtant défavorables pour l’emploi salarié


L’évolution de l’emploi salarié est moins favorable en Ile-de-France qu’en province. En 10 ans, l’Ile-de-
France a perdu 190 000 emplois, soit une baisse globale de 5 %. Pendant la même période, la province
engrange un million d’emplois supplémentaires, soit une hausse de 11 %. Le faible dynamisme de
l’économie en 1996 a touché plus fortement le marché de l’emploi francilien. A partir de 1997, l’emploi
progresse, d’abord légèrement, puis de façon plus soutenue jusqu’en 2001, ce qui permet à l’Ile-de-France
de rattraper son niveau de 1994. Mais après cette date, l’emploi se dégrade à nouveau.

On observe le classique décalage entre la croissance économique et l’impact sur le marché du travail : une
conjoncture défavorable (une reprise) se traduit l’année suivante par une baisse de l’emploi (une hausse).
Evolution de l'emploi salarié en Ile-de-France et en province
entre 1994 et 2004
Base 100 au 1er janvier 1994
115
110
105
100 Ile-de-France
Province
95
90
85
80
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
Chômage, PIB et emplois en Ile-de-France : des évolutions liées
Source : Insee, Comptes régionaux - Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
* Le taux de croissance du PIB ne peut être calculé pour l’année 2004, en raison de la non disponibilité des données
pour cette année.
8Les arrivées par création ou transfert d’établissements sont à l’origine d’un gain annuel moyen de
258 000 emplois salariés. Mais sur la même période, les cessations d’activité et transferts entraînent la
disparition annuelle de 362 000 emplois. Les mouvements d’établissements se traduisent par une perte
annuelle de 104 000 postes entre 1994 et 2003. Les établissements pérennes limitent toutefois cette baisse :
ils créent en effet 85 000 emplois, en moyenne, chaque année sur la période 1994-2003. Finalement,
l’emploi salarié diminue à un rythme moyen de 19 000 chaque année.

Tous les ans, le solde des emplois liés aux mouvements d’établissements est négatif. Certaines années, les
établissements pérennes compensent largement ce déficit : l’emploi progresse alors. Par contre, le recul de
l’emploi dans ces établissements pérennes explique les plus fortes baisses d’effectifs salariés enregistrées
en 1996 et 2003.
Les nouvelles unités qui s’installent en Ile-de-France sont de plus petite taille que celles qui disparaissent
(2,4 contre 3,7). Ceci est particulièrement vrai pour les créations pures d’établissements (1,1). Cela confirme
l’idée que les établissements qui se créent sont souvent de petite taille et se développent ensuite. De plus,
les établissements qui disparaissent sont également, en moyenne, plus petits que ceux qui existent, parce
qu’ils sont en déclin ou parce qu’ils n’ont pas atteint la taille critique.

Les emplois créés en 10 ans résultent principalement des transferts en provenance d’Ile-de-France (31 %),
des variations d’emplois dans les établissements pérennes (25 %) et également des créations
d’établissements ex-nihilo (20 %) et des reprises (20 %). Les disparitions d’établissements engendrent les
deux tiers des pertes d’emploi, les transferts internes le tiers. Les transferts vers la province impactent peu
l’emploi.
1.3 - Quelques éléments départementaux et sectoriels

Entre 1994 et 2004, tous les départements franciliens connaissent une augmentation du stock
d’établissements. 75 % de ces nouvelles unités sont implantées sur Paris ou les Hauts-de-Seine. Dans le
même temps, l’emploi augmente sur les départements de la grande couronne et diminue dans ceux de la
petite couronne et Paris. Pendant que la Seine-et-Marne gagnait 30 000 emplois, Paris en perdait 170 000.

Au cours de cette période, 46 000 établissements supplémentaires apparaissent dans le conseil et
l’assistance aux entreprises et 19 000 pour ceux dédiés à la santé et à l’action sociale. A l’inverse, l’industrie
perd 9 000 établissements environ.

Quant à l’emploi salarié, il progresse nettement dans les postes et télécommunications, le transport, le
conseil et l’assistance aux entreprises et l’hôtel-restauration. Sur 10 ans, chacun de ces secteurs crée entre
30 000 et 82 000 emplois. En revanche, 73 000 emplois disparaissent dans la construction. Le commerce de
gros et l’industrie d’équipement électrique et électronique sont les deux autres secteurs les plus affectés par
les baisses d’emplois.
Entre 1994 et 2004, dans certains secteurs (construction, commerce, action sociale, éducation et santé),
l’emploi diminue, alors le stock d’établissements progresse. Le dynamisme des créations dans ces secteurs
peut entraîner une hausse importante de l’emploi non salarié (non appréhendé dans cette étude), en raison
d’un recours fréquent des freelance, des intérimaires ou des indépendants et avoir finalement peu d’impact
sur l’emploi salarié. La construction et le commerce emploient, en effet, plus d’emploi non salarié : 14 % des
emplois sont occupés par des non-salariés (8 % des emplois en moyenne en Ile-de-France).

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