Le salaire des picto-charentais en 2001 : 9,3 euros de lheure

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REVENUS-SALAIRES Le salaire des picto-charentais en 2001 : 9,3 euros de l’heure En Poitou-Charentes, le salaire moyen horaire s’élève à 9,3 euros net en 2001. Ce salaire est l’un des plus faibles de France métropolitaine. De plus, cette moyenne cache de fortes dispa- rités, puisque 10 % des salariés perçoivent moins de 5,7 euros. La profession est le principal déterminant du salaire même si d’autres facteurs comme le sexe et l’âge du salarié jouent éga- lement un rôle. Ainsi, la présence de secteurs d’activités qualifiés et rémunérateurs dans les zones d’emploi de Cognac et du Sud Deux-Sèvres (Niort) tire-t-elle les salaires vers le haut. INFORMATION du PUBLIC 5 rue Sainte-Catherine - BP 557 86020 Poitiers Cedex n 2001, les salariés du Poitou- Le Poitou-Charentes en dessous parking visiteurs gratuit de la moyenneECharentes ont perçu en moyenne Lundi : 14 h à 16 h 30 une rémunération nette horaire de 9,3 €. Mardi au vendredi : 9 h à 12 h Les salariés concernés appartiennent aux secteurs privé et semi-public, horsTél. 05 49 30 01 01 Fax 05 49 30 01 03 apprentis et stagiaires, et quelles queMél. sed-poitou-charentes@insee.fr soient leurs conditions d’emploi. CeINTERNET : www.insee.fr/poitou-charentes salaire moyen est inférieur à celui de Minitel 3615 INSEE (0,15 €/mn) l’ensemble de la France métropolitaine 3617 INSEE (0,84 €/mn) (10,7 €).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INFORMATION du PUBLIC 5 rue Sainte-Catherine - BP 557 86020 Poitiers Cedex parking visiteurs gratuit Lundi : 14 h à 16 h 30 Mardi au vendredi : 9 h à 12 h
Tél. 05 49 30 01 01 Fax 05 49 30 01 03 Mél.see.frentes@inot-uhcrasdep-io INTERNET: www.insee.fr/poitou-charentes
Minitel3615 INSEE(0,15/mn) 3617 INSEE(0,84/mn) 3617 SIRENE(0,35/mn) INDICES: 0892680760(0,34/mn)
N° 250 - Novembre 2004
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REVENU-SSALAIRES
Lesalairedespicto-charentais en 2001 : 9,3 euros de l heure
EnPoitou-Charentes,lesalairemoyenhorairesélèveà9,3euros net en 2001. Ce salaire est l un des plus faibles de France métropolitaine. De plus, cette moyenne cache de fortes dispa-rités, puisque 10 % des salariés perçoivent moins de 5,7 euros. Laprofessionestleprincipaldéterminantdusalairemêmesi d autres facteurs comme le é a sexeetlâgedusalariéjouentg-lement un rôle. Ainsi, la présence de secteurs d activités qualifiés et rémunérateurs dans les zones d emploi de Cognac et du Sud Deux-Sèvres (Niort) tire-t-elle les salaires vers le haut.
Etnseaherpreotnnmoçueeyenn02n,10selalasésriuditPo-Cou une rémunération nette horaire de 9,3. Les salariés concernés appartiennent aux secteurs privé et semi-public, hors apprentis et stagiaires, et quelles que soient leurs conditions demploi. Ce salaire moyen est inférieur à celui de lensemble de la France métropolitaine (10,7).
Cette différence est due en grande partie au salaire francilien, puisquun salarié dÎle-de-France perçoit, en moyenne, 45 % de plus quun salarié du Poitou-Charentes. Le salaire horaire régional reste toutefois inférieur à celui de la province (9,7). Seules, la Basse-Normandie, la Bretagne, le Limousin et la Corse ont un salaire inférieur à celui du Poitou-Charentes.
Le Poitou-Charentes en dessous de la moyenne
Source : Insee (DADS 2001)
Par ailleurs, la moitié des salariés du Poitou-Charentes ont un salaire horaire inférieur à 7,9. En bas de léchelle des salaires, 10 % des salariés per-çoivent moins de 5,7ti,oseurelhde un salaire mensuel inférieur à 1 000. En haut de léchelle, 10 % des salariés gagnent plus de 13,8. Léventail des salaires offerts en Poitou-Charentes est comparable à celui de la moyenne des régions de province. Les très hauts salaires sont toutefois moins nom-breux en Poitou-Charentes. Cela est dû, en partie, à un taux dencadrement plus faible. Dans la région, 9 % du volume de travail est effectué par des cadres contre 11 % en moyenne en province.
6,9pour les ouvriers non qualifiés, 18,5pour les cadres
En Poitou-Charentes, en 2001, le salaire horaire moyen dun cadre est de 18,5, soit 2,7 fois celui dun ouvrier non qualifié. Des disparités existent également entre secteurs dactivités. Le taux horaire net moyen varie de 7,3ivresselsnadrsiesecxuatrapluci à 13,4dans le secteur de la finance. Les domaines financiers et de lénergie, qui représentent près de 7 % du volume
de travail en Poitou-Charentes, sont les secteurs où le salaire moyen est le plus élevé. Cela sexplique en partie par une présence importante de cadres et de salariés âgés. Lâge intervient largement pour expliquer les salaires plus élevés dans la banque et lassurance. Les salariés des petites structures (de 1 à 10 salariés) gagnent en moyenne 8 lheure. Ceux des établis- de sements de plus de 200 salariés per-çoivent 11, soit 27 % de plus. Plus la taille de létablissement est impor-tante, plus les salaires sont élevés. Les économies déchelle améliorent la productivité et les négociations salariales sont plus favorables dans les grands établissements. En revan-che, 41 % des salariés des petites structures travaillent dans les secteurs du commerce et du service à domicile, moins rémunérateurs.
Des inégalités entre les hommes et les femmes subsistent En Poitou-Charentes, comme dans lensemble de la France, les hommes sont mieux rémunérés que les femmes. En moyenne, dans la région, les
De 8,3en Saintonge Maritime et dans le Nord Poitou à 10dans le Sud Deux-Sèvres Zone Salaire Salaire Seuil des Seuil des Rapport entre géographique moyen médian hauts bas le seuil des (en) (en) et des hautssalaires salaires (en) (en)bas salaires Saintonge Maritime 8,3 7,1 12,2 5,5 2,2 Montmorillon 9,0 7,2 15,1 5,5 2,7 Nord Poitou 8,3 7,2 11,7 5,6 2,1 Sud Charentes 8,7 7,3 12,7 5,5 2,3 Haute-Charente 8,4 7,4 11,6 5,5 2,1 Nord Deux-Sèvres 8,6 7,4 12,3 5,6 2,2 Saintonge Intérieure 9,3 7,8 13,6 5,6 2,4 Cognac 9,8 7,9 15,0 5,6 2,7 Angoulême 9,3 8,0 13,8 5,7 2,4 La Rochelle 9,3 8,0 13,8 5,7 2,4 Sud Deux-Sèvres 10,0 8,3 15,4 5,7 2,7 Poitiers 9,6 8,3 14,3 5,8 2,5 Châtellerault 9,6 8,4 14,1 5,9 2,4 Charente 9,3 7,9 13,9 5,6 2,5 Charente-Maritime 9,0 7,7 13,4 5,6 2,4 Deux-Sèvres 9,4 7,8 14,2 5,7 2,5 Vienne 9,5 8,2 14,2 5,8 2,5 Poitou-Charentes 9,3 7,9 13,9 5,7 2,5 France de province 9,7 8,2 14,8 5,7 2,6 France métropolitaine 10,7 8,6 17,0 5,8 2,9 Seuil des bas salaires : 10 % de la population a un salaire inférieur au seuil. Source : Insee (DADS 2001) Seuil des hauts salaires : 10 % de la population a un salaire supérieur au seuil. Le rapport entre le seuil des hauts et des bas salaires permet de mesurer linégalité dans la zone.
InseePoitou-Charentes - Décimal n° 250 - 2004
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femmes gagnent 15 % de moins. Elles sont plus nombreuses à perce-voir des bas salaires et léventail est plus restreint. Lécart de salaire entre hommes et femmes est encore plus important pour les catégories profes-sionnelles supérieures. Les effets de carrièresontimportants,peudefemmes parviennent à occuper les emplois les plus qualifiés de ces catégories. Un jeune de 18 à 25 ans perçoit une rémunération de 45 % inférieure à celle dun salarié de plus de 55 ans. Plus la catégorie socioprofession-nelle est élevée plus lexpérience, approchée ici par lâge, est rému-nérée. En effet, le salaire des cadres de plus de 55 ans est 1,7 fois plus important que celui des cadres de moins de 36 ans, alors que pour les ouvriers non qualifiés, lécart nest que de 1,1. En outre, plus les secteurs dactivités sont rémunérateurs et plus ces écarts sont importants.
En tenant compte de différents paramètres, a tés salariales lesdispri s atténuent
Mesurer les disparités salariales entre régions, entre hommes et femmes, entre professions ou entre classes dâge peut savérer trompeur si lon ne tient pas compte des différences de structure. Pour illustrer ces différences de structure, prenons la catégorie socioprofessionnelle. Il y a parmi les salariés du Poitou-Charentes, 29 % douvriers non qualifiés et seulement 9 % de cadres contre 27 % et 11 % en moyenne en province. Cette structure des emplois fait que le salaire moyen est plus faible en Poitou-Charentes. Pour saffranchir de cet effet, on mène une analyse toutes choses égales par ailleurs. Les différences de salaires peuvent avoir plusieurs causes, des caractéristiques propres aux salariés (catégorie socioprofessionnelle, sexe, âge) mais aussi des caractéristiques liées aux entreprises (localisation, secteur dactivité, taille de létablis-sement).
Avec cette analyse, les différences entre les régions sont atténuées. Lécart entre les régions aux salaires les plus élevés et les moins élevés
passe de 12 % à 3 %. Ce classement place toujours en tête lÎle-de-France et dans une moindre mesure lAlsace et Rhône-Alpes. Le Poitou-Charentes se retrouve à égalité avec une dizaine de régions. Un salarié dÎle-de-France perçoit en moyenne encore 13 % de plus quun salarié du Poitou-Charentes. Maiscetécartestbieninférieuraux 45 % entre les salaires observés.
Avec cette analyse, la différence de rémunération de 1 à 2,7 entre un ouvrier non qualifié et un cadre satténue légèrement. À linverse, la différence entre cadres et employés augmente. Les femmes sont nombreuses parmi les employés, et leur surreprésentation intervient de manière négative dans la formation du salaire. Les femmes perçoivent un salaire inférieur de 15 % à celui des hommes, sans tenir compte des spécificités en termes de fonctions ou de secteurs dactivité. Si lon en tient compte, lécart reste de 14 %, il y a donc un effet propre au sexe très important, les femmes sont réellement moins bien rémunérées que les hommes. À profil identique, les sala-riés des petites structures gagnent toujours 18 % de moins que ceux des grandes structures.
Lessalaireslesplusélevés dans les zones d emploi du Sud Deux-Sèvres et de Cognac
Avec 10 9,8 et de lheure en moyenne, les zones demploi du Sud Deux-Sèvres et de Cognac, qui inclut Niort, ont les salaires moyens les plus élevés de la région et se situent même légèrement au-dessus de la moyenne de province. Ces zones demploi se caractérisent par la présence de secteurs qualifiés et rémunérateurs, respectivement les mutuelles et assurances et les activités liées au cognac.
La zone demploi de Montmorillon est celle où les inégalités de salaire sont les plus fortes. Ceci est lié à la pré-sence, dans cette zone, de la centrale nucléaire de Civaux. En effet, le sec-teur de lénergie contraste avec dautres secteurs moins qualifiés et moins rémunérateurs comme la construction, le commerce ou laction
sociale. Parmi les zones où les salaires sont les plus dispersés figurent éga-lement celles du Sud Deux-Sèvres et de Cognac.
Lessentiel des disparités de salaires à lintérieur des zones demploi sexplique par les caractéristiques de lemploi de
chaque zone et très peu par un effet propre aux zones demploi. À profil identique, les écarts sont faibles. Si lon prend Poitiers comme réfé-rence, les salariés de Cognac et de Châtellerault gagnent respectivement 5 et 4 % de plus et les salariés de Montmorillon, 3 % de moins.Béatrice Henri
Note de lecture : la zone demploi dentmoMoonrillfois un salaire médian faible et une fortea à la dispersion des salaires : le salaire au-dessus duquel se situe 10 % des salariés les plus rémunérés est 2,8 fois supérieur à celui des 10 % les moins rémunérés.
Les salariés d Île-de-France perçoivent réellement 13 % de plus que ceux du Poitou-Charentes
S DS 2001) Les écarts de salaire entre le Poitou-Charentes et les régions sont calculés «toutes choses égales par ailleurs» cest-à-dire à caractéristiques des salariés (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle) et du tissu économique (taille et activité des entreprises) identiques dune région à lautre. Pour lAlsace, lindice est de 104. Autrement dit, le salaire moyen de cette région dépasse de 4 % le salaire moyen picto-charentais, «toutes choses égales par ailleurs».
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InseePoitou-Charentes - Décimal n° 250 - 2004
Salaire mensuel : 1 600en moyenne
En 2001, un salarié du Poitou-Charentes à temps complet ou équivalent, perçoit en moyenne 9,4net de lheure, soit un salaire mensuel de 1 600. Ce salaire correspond à un salaire brut de 1 990, soit plus de 1,7 fois le SMIC.
La moitié des salariés du Poitou-Charentes employés à temps complet perçoivent moins de 1 400 mois par (1 385pour les hommes et 1 318pour les femmes). Le salaire moyen atteint 1 663 les hommes, et pour 1 472pour les femmes.
La catégorie socioprofessionnelle, le sexe et le secteur dactivité expliquent une part importante des écarts de salaires. Le salaire moyen dun homme cadre à temps complet dans le secteur financier est de 3 736 et celui dune femme employée, travaillant à temps completdanslesecteurdesservicesaux particuliers, est de 1 068.
Le temps partiel
Le salaire perçu par les salariés travaillant à temps partiel est évidemment très dépendant de la quotité choisie. Le salaire horaire est le meilleur indicateur pour observer le niveau de rémunération de ce type demploi.
En 2001, en Poitou-Charentes, 17 % du volume dheures est effectué par des agents travaillant à temps partiel. La rémunération horaire dun salarié à temps partiel est légèrement inférieure à celle dun salarié à temps plein. En 2001, 8,5contre 9,4net de lheure.
Les emplois à temps partiel sont sur-représentés chez les employés et très rares chez les cadres. Ils sont plus de deux fois plus souvent occupés par des femmes : 41 % des heures effectuées à temps partiel sont réalisées par des femmes employées.
Pour comprendre ces résultats
La source DADS Les données utilisées sont issues des fichiers DADS 2001 (Déclarations annuelles de données sociales). La DADS est un document administratif (commun aux services fiscaux et à certains organismes sociaux) que doit remplir tout employeur ayant rémunéré au moins un salarié au cours de lannée. Pour chaque salarié, elle contient des caractéristiques détat civil, la catégorie socioprofessionnelle, les périodes demploi et les rémunérations.
Champ de l étude Létude porte sur lensemble des salariés, quelles que soient leurs conditions demploi, des secteurs privé et semi-public (grandes entreprises nationales, collectivités territoriales, établissements hospitaliers). Sont exclus de ce champ, les salariés de lagriculture, de la sylviculture, des services domestiques, des activités extra-territoriales et les agents de lÉtat. Sont également exclus du champ de létude, les apprentis et les stagiaires. 523 376 postes en 2001 (un poste = un salarié déclaré dans un établissement) sont concernés par ce champ. Les postes présentant un volume de travail trop faible ne sont pas pris en compte.
La condition d emploi Elle permet de distinguer les salariés travaillant à temps complet (un mois de travail basé sur 169 heures) des autres salariés. Un emploi est à temps complet si sa durée hebdomadaire représente au moins 80 % de lhoraire légal.
Le salaire utilisé dans cette étude est lesalaire horaire net de toutes cotisations y compris CSG (Contribution sociale généralisée), RDS (Remboursement de la dette sociale), primes et indemnités diverses qui sert à lanalyse. Pour obtenir un salaire mensualisé, on a fait le choix dune norme horaire : 169 h par mois sur la base de 39 h.
  L objectif de cette étude est d analyser le mécanisme de formation des salaires à partir des données issues des fichiers des DADS 2001. Quest-ce qui contribue à la formation du salaire ? Pourquoi suis-je mieux ou moins bien payé que mon voisin ? Telles sont les questions que lon se pose lorsque lon veut comparer un salaire. Parmi les déterminants du salaire que les DADS proposent, quatre variables qui caractérisent le salarié sont prises en compte : son âge, son sexe, sa condition demploi (temps complet ou non) et sa catégorie socioprofessionnelle. Trois variables qui ont trait à lemployeur sont également retenues : la taille de létablissement, le secteur dactivité et la zone dimplantation de létablissement. Il convient de souligner que dautres facteurs pouvent intervenir dans la détermination des salaires mais quils ne sont pas disponibles dans les DADS : par exemple on ne dispose pas de lancienneté que lon tente dapprocher avec lâge. Ainsi, les facteurs retenus nexpliquent que 44 % des écarts de salaires observés.
Directrice de la publication : Sylvie Marchand - Rédactrice en chef : Fabienne Gaude Dépôt légal novembre 2004 - N° CPPAP 0908 B 06698 - ISSN 0221-1068 - Code SAGE DEC25056 Impression MEGATOP, Naintré
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