Le taux de chômage a reculé de 0,5 point en un an - Enquête emploi de mars 1998

De
Publié par

D'après l'enquête sur l'emploi, le nombre de chômeurs a décru de 100 000 personnes environ entre mars 1997 et mars 1998. Le taux de chômage se replie ainsi à 11,8 %. La baisse profite surtout aux hommes et aux jeunes. En un an, l'ancienneté moyenne de chômage s'est rallongée d'un mois. Toutefois, cette dégradation touche essentiellement les plus âgés qui ont moins bénéficié de la croissance économique et des nouvelles mesures d'aide à l'emploi. La baisse du chômage s'accompagne d'une hausse générale de l'emploi et d'une stabilisation du sous-emploi. La progression des emplois à durée limitée (intérim, apprentissage, contrats à durée déterminée...) se poursuit. Les autres emplois salariés ont également augmenté. Sur le long terme, les taux d'activité masculin et féminin ne cessent de se rapprocher.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 70
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 593 Juin 1998
Prix : 15F
Le taux de chômage a reculé
de 0,5 point en un an
Enquête sur l’emploi de mars 1998
Marie Annick Mercier et François Brunet, Division emploi, Insee
24 ans pour lesquels elle recule de 14,1 %’après l’enquête sur l’emploi, le
à 12,7 %. A partir de 25 ans, le recul du chô
nombre de chômeurs a décru de mage a été assez faible chez les hommesD100 000 personnes environ entre et même quasiment nul chez les femmes.
En particulier, les personnes âgées de plusmars 1997 et mars 1998. Le taux de chômage
de 50 ans ont à peine bénéficié de cette amé
se replie ainsi à 11,8 %. La baisse profite lioration de la situation du marché du travail.
surtout aux hommes et aux jeunes. En un
Le chômage diminuean, l’ancienneté moyenne de chômage s’est
chez les hommes et les ouvriersrallongée d’un mois. Toutefois, cette dé
gradation touche essentiellement les plusL’écart entre les taux de chômage des hom
mes et des femmes s’est légèrement accen âgés qui ont moins bénéficié de la crois
tué, comme souvent en période de recul du
sance économique et des nouvelles chômage. En retrait de 0,4 point par rapport à
mesures d’aide à l’emploi. La baisse du mars 1997, le taux de chômage des femmes
s’établit ainsi à 13,8 %. Il reste nettementchômage s’accompagne d’une hausse gé
supérieur à celui des hommes qui régresse de
nérale de l’emploi et d’une stabilisation 10,8 % à 10,2 % sur la même période.
du sous emploi. La progression des em Seuls les chômeurs sans diplôme ou titulai
res uniquement d’un certificat d’études pri plois à durée limitée (intérim, apprentis-
maires sont restés à l’écart de cette baisse
sage, contrats à durée déterminée...) se du chômage. Leur taux de chômage ne varie
poursuit. Les autres eplois salariés ontm pratiquement pas et se maintient à un
niveau particulièrement élevé (17,4 %). Leégalement augmenté. Sur le long terme,
taux de chômage des titulaires d’un BEPC,
les taux d’activité masculin et féminin neCAP ou BEP et celui des bacheliers ont
cessent de se rapprocher. baissé de façon identique depuis mars 1997
et restent très proches. En revanche, l’écart
Entre mars 1997 et mars 1998, le nombre deentre les titulaires du baccalauréat et les di
chômeurs a diminué de 102 000. Il redes plômés de l’enseignement supérieur s’est à
cend ainsi à 3 050 000 personnes, au des nouveau creusé. Le taux de chômage des
sous du niveau observé en mars 1996 diplômés du premier cycle a régressé de
(tableau 1). Après deux années de crois 0,7 point en un an, retrouvant un niveau
sance, le taux de chômage au sens du Bu équivalent à ceux observés en 1995 et 1996
reau International du Travail (BIT) a (7,5 %). Celui des diplômés du deuxième ou
régressé de 0,5 point en un an. Il s’établit à troisième cycle s’est réduit de 0,5 point. La
11,8 % selon les résultats de l’enquête sur position plus favorable des diplômés du su
l’Emploi de mars 1998. périeur face aux problèmes de l’emploi s’est
Qu’il s’agisse des hommes ou des femmes,confirmée. Ils ont été les plus gros bénéfi
cette diminution du chômage a surtout pro ciaires de ce recul du chômage, contraire
fité aux jeunes pour lesquels le taux de chô ment à ce que l’on avait observé lors de la
mage a régressé de 2,points. Ceci fait plus7 diminution du chômage intervenue entre
que compenser la forte dégradation de leur mars 1994 et mars 1995.
situation entre mars 1996 et mars 1997. DansLa baisse du chômage concerne surtout les
l’ensemble de la population de moins de catégories professionnelles qui avaient été
25 ans (dont le taux de scolarisation est éle affectées par l’aggravation constatée entre
vé), la part des chômeurs a diminué sensible mars 1996 et mars 1997. Le taux de chô
ment, spécialement chez les jeunes de 20 à mage a ainsi régressé de 5,1 % à 4,5 %
INSEE
PREMIERE1 1Chômage : forte baisse chez les jeunes (15 24 ans) Chômage : l’ancienneté moyenne passe de 15 à 16 mois
Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998
Chômeurs (milliers) Ancienneté moyenne de chômage (mois)
Ensemble 3 115 2 935 3 099 3 152 3 050 Ensemble 13,0 14,6 14,7 15,0 16,0
Hommes 1 503 1 360 1 461 1 523 1 437 Hommes 12,4 14,3 14,0 14,4 15,5
Femmes 1 612 1 575 1 638 1 629 1 613 Femmes 13,6 14,9 15,3 15,5 16,4
Taux de chômage selon l’âge (%) Proportion de personnes au chômage depuis 1 an ou plus (%)
Ensemble 12,4 11,6 12,1 12,3 11,8 Ensemble 35,7 39,5 36,9 38,9 41,1
15 24 ans 27,7 25,9 26,4 28,1 25,4 Hommes 34,8 38,7 34,7 36,8 40,1
25 49 ans 11,5 10,7 11,4 11,5 11,2 15 24 ans 19,1 19,0 17,8 20,2 21,4
50 ans et plus 7,8 7,7 8,0 8,5 8,4 25 49 ans 36,6 40,7 34,9 36,9 40,5
Hommes 10,8 9,8 10,4 10,8 10,2 50 ans et plus 52,3 57,8 56,5 58,9 60,3
15 24 ans 24,2 21,0 22,1 24,6 21,9 Femmes 36,5 40,3 38,8 40,8 41,9
25 49 ans 9,8 8,9 9,6 9,9 9,5 15 24 ans 21,4 23,3 19,5 22,6 20,0
50 ans et plus 7,5 7,3 7,8 8,0 7,8 25 49 ans 37,6 42,5 40,6 42,1 43,7
Femmes 14,3 13,9 14,2 14,2 13,8 50 ans et plus 62,1 60,6 62,1 60,7 61,7
Répartition des chômeurs selon les circonstances de la recherche (%)15 24 ans 31,7 32,2 31,9 32,8 30,0
25 49 ans 13,5 12,9 13,6 13,4 13,3 Fin d’emploi à durée limitée 33,5 35,3 38,2 38,0 38,9
50 ans et plus 8,1 8,2 8,4 9,2 9,2 Licenciement 34,0 32,9 30,3 29,6 28,5
Taux de chômage selon le diplôme (%) Démission 6,3 6,7 5,6 5,5 5,6
Sans diplôme ou CEP 17,8 16,5 17,2 17,5 17,4 Fin d’études 7,0 7,9 8,3 9,3 9,5
BEPC, CAP, BEP 11,6 10,7 11,4 11,5 11,1 Fin de service national 2,8 2,3 2,1 2,5 2,0
Baccalauréat 11,2 10,1 10,4 11,4 11,0 Reprise d’activité 9,3 9,4 9,7 9,2 9,3
Bac + 2 7,9 7,4 7,5 8,2 7,5 Autres circonstances 7,1 5,5 5,9 5,9 6,2
Diplôme du supérieur 6,4 6,9 7,4 7,3 6,8 Taux de chômage selon la catégorie de commune (%)
Taux de chômage de quelques catégories sociales (%) Communes rurales 10,0 9,1 9,7 9,6 9,2
Cadres, prof. intel. sup. 5,4 5,0 4,6 5,1 4,5 urbaines < 20 000 h 12,9 11,4 12,2 12,6 11,8
Prof. intermédiaires 7,4 6,7 7,0 7,0 6,8 20 à 200 000 h 14,1 13,5 14,0 14,1 13,5
Employés 15,1 14,7 14,8 14,4 14,4 > 200 000 h 14,1 14,0 14,1 14,6 14,3
16,1 14,2 15,3 15,8 14,7 11,4 10,5 11,1 11,3 10,9Ouvriers Aggl. parisienne
1. Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travail (BIT). Un chômeur est une personne en âge de 5 anstravailler ( ou plus 1 ) qui (a) recherche un emploi avec démarches
effectives, est disponible, et qui n’a pas eu d’occupation professionnelle au cours de la semaine de référence ; ou qui (b) es disponible et a trouvt é un emploi qui commence plus tard.
Le taux de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rapporté à la population active totale (salariés y compris ent, non s conting alariés, chômeurs).
Source : Enquêtes Emploi, Insee
chez les cadres supérieurs et les pro mage ont principalement été orientées entrée vers l’emploi.
fessions intellectuelles s upérieures. vers les jeunes. Elles ont pu jouer Ce contexte de détente relative du
Mais, en lien avec la récente reprise indus dans la diminution sensible du taux dechômage incite les chômeurs à se
trielle, c’est chez les ouvriers que la ré chômage chez cette catégorie de po montrer un peu plus déterminés qu’il y
duction du taux de chômage a été la plus pulation mais aussi dans sa sortie plusa un an sur leurs critères de recher
forte. En recul de 1,1 point, ce taux s’éta rapide du chômage. En revanche, ches. L’exigence d’un emploi exclusi
blit à 14,7 %. Il se rapproche ainsi de celui pour les plus âgés, les sorties du chô vement à temps complet se renforce
des employés qui est resté identique àmage sont devenues plus difficiles. en même temps que s’amoindrit
celui enregistré en mars 1997 (14,4 %). La part des sorties du système éduca l’éventualité d’y substituer un temps
tif dans les motifs de recherche s’est partiel. Proportionnellement plus nom
stabilisée : 9,5 % des recherches breux à chercher uniquement un em L’ancienneté de chômage
d’emploi sont liées à la fin des études,ploi permanent, les chômeurs sonts’est allongée sauf chez les jeunes
contre 9,3 % il y a un an et 8,3 % enmoins enclins qu’en mars 1996 à
L’amélioration du marché du travail a mars 1996. Les fins d’emploi à durée accepter un contrat à durée détermi
principalement bénéficié aux chô limitée restent la principale cause de née faute d’un contrat à durée illimitée
meurs les plus récents. L’ancienneté recherche d’un emploi et leur poids (71,0 % se disent prêts à accepter un
moyenne de chômage s’est allongée, (38,9 %) s’est encore sensiblement CDD à défaut d’un CDI contre 73,1 %
passant de 15 à 16 mois en un an alourdi depuis mars 1997 ( + 0,9 point).en mars 1996). Ils sont aussi plus pré
(tableau 2). Et surtout, la proportion deLa part des recherches résultant d’un cis sur le choix de la profession re
personnes en chômage de longue du licenciement reste importante mais cherchée et moins prêts à accepter
rée a de nouveau progressé, concer continue de régresser (-1,1 point). n’importe quoi (49,6 % des chômeurs
nant désormais 41,1 % des personnesCelle des reprises d’activité a peu cherchent une profession déterminée
qui recherchent un emploi. Cette dé varié (9,3 % en 1998 ; 9,2 % en 1997). contre 48,4 % il y a un an).
gradation affecte moins les femmes Mais cette faible variation cache des
que les hommes. Elle touche moins évolutions contrastées selon le sexe. Amélioration générale
les hommes jeunes que les hommes En effet, la part des recherches résul de l’emploi
adultes. Elle épargne les jeunes fem tant d’une reprise d’activité s’est am
mes pour lesquelles l’ancienneté de Le nombre de personnes ayant unplifiée chez les femmes ( + 0,7 point).
chômage et le poids du chômage de emploi a augmenté de 275 000 en unEncouragées par une situation un peu
longue durée ont même sens ible an pour atteindre 22,7 millions demoins tendue du marché du travail, les
ment régressé. Sur la période récente, personnes (tableau 3). Une telle aug femmes sont un peu plus nombreuses
les mesures de lutte contre le chô- mentation ne s’était pas produite de qu’il y a un an à tenter un retour ou une
˚¸1Population active occupée : le nombre d’intérimaires Sous emploi BIT : stabilisation en 1998
augmente de moitié en deux ans En milliers
Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998
Population active occupée (milliers) Personnes travaillant à temps partiel recherchant un temps complet
ou un temps partiel supplémentaireEnsemble 22 022 22 344 22 492 22 430 22 705
Hommes 12 396 12 551 12 611 12 552 12 651 Ensemble 525 552 565 598 637
Femmes 9 626 9 793 9 881 9 878 10 054 Hommes 139 157 160 170 181
Proportion d’actifs occupés à temps partiel (%) Femmes 386 395 405 428 456
Personnes travaillant à temps partiel ne recherchant pas un autre emploiEnsemble 14,7 15,5 15,8 16,6 17,1
mais souhaitant travailler davantageHommes 4,5 5,0 5,2 5,4 5,6
Femmes 27,8 28,9 29,5 30,9 31,6 Ensemble 687 754 794 875 858
Statut des emplois (milliers) Hommes 127 161 172 178 183
Femmes 560 593 622 697 675Non salariés 3 057 3 005 2 932 2 864 2 802
Taux de sous emploi parmi les emplois à temps partielSalariés 18 965 19 339 19 561 19 566 19 904
dont : Ensemble 37,4 37,8 38,2 39,5 38,5
Intérimaires 210 287 273 330 413 Hommes 47,5 51,0 50,9 51,6 51,5
1CDD 614 752 790 849 906 Femmes 35,3 34,9 35,3 36,8 35,6
Apprentis 185 194 219 234 257 Personnes travaillant à temps complet et ayant involontairement travaillé
2Contrats aidés 395 442 451 417 405 moins que d’habitude
3
Durée habituelle de travail des salariés (heures par semaine) Ensemble 249 217 213 143 126
Temps complet 39,9 39,9 39,9 39,8 39,7 Hommes 185 158 163 104 93
22,4 22,6 22,7 22,6 22,9Temps partiel Femmes 64 59 50 39 33
1. Contrats à durée déterminée (hors Etat, collectivités locales). 1. Pour le BIT, l’emploi inclut notamment les personnes dites en situation de sous emploi
2. Contrats d’aide à l’emploi (CES, CIE...) et stages de la formation professionnelle classés"qui travaillent involontairement moins que la durée normale du travail dans leur activité et qui
dans l’emploi au sens des critères du BIT. étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou disponibles pour un tel travail". La notion
3. Durée déclarée par les salariés ayant un horaire hebdomadaire habituel. de sous emploi construite à partir de l’enquête Emploi regroupe les trois catégories ci-dessus.
Source : Enquêtes Emploi, Insee. Source : Enquêtes Emploi, Insee.
puis 1995. Les femmes ont davantage de plus en plus avec des CDD : leur temps partiel, le nombre de celles qui
bénéficié de cette hausse que les nombre a grimpé de 57 000 en un ancherchent effectivement à travailler
hommes. Le nombre de femmes ayantavec la même intensité que l’année davantage a augmenté mais le nom
un emploi a évolué de + 176 000 en un précédente ( + 7 %). En revanche, bre de celles qui en expriment simple
an contre + 99 000 pour les hommes. malgré la création des emplois jeunes,ment le désir a baissé. Le recours au
La population active occupée a le nombre de contrats aidés a baissé chômage partiel a encore diminué et
vieilli pour des raisons démographi de 12 000 : les stagiaires de la forma ne concerne plus que 126 000 person
ques. Comme les cinquantenaires tion professionnelle et les contrats nes travaillant à temps complet en
forment une génération nombreuse, d’aides à l’emploi sont 405 000 en mars 1998.
les actifs occupés âgés d’au moins mars 1998 contre 451 000 deux ans Le nombre de salariés a progressé de
50 ans sont 189 000 de plus qu’enplus tôt. Sur la dernière année, la 338 000 : 151 000 ont des emplois à
mars 1997. En revanche, les 25 49 ansbaisse touche uniquement les adultes. durée limitée, 134 000 sont des sala
n’ont augmenté que de 54 000 et les Le temps partiel continue à gagner duriés permanents du secteur privé et
jeunes de 32 000. terrain pour les femmes et les hommes52 000 des salariés de l’Etat et des
Plus de la moitié de la hausse de l’em ( + 0,5 point) mais avec moins de collectivités locales. Entre mars 1997
ploi est due à celle des emplois à du vigueur que l’année précédente et 1998 le nombre d’emplois non sala
rée limitée. Entre mars 1997 et 1998, ( + 0,8 point). En 1998, 17,1 % des riés a baissé de 62 000. Les travailleurs
le nombre de personnes ayant un em actifs occupés travaillent à temps par indépendants et les aides fam iliaux
ploi à durée limitée s’est élevé de tiel, contre 16,6 % en 1997 et 13,7 %sont respectivement 47 000 et 39 000
151 000 pour frôler la barre des 2 mil en 1993. Parallèlement à cette hausse, de moins qu’en mars 1997 alors que les
lions. Ainsi 44 % des jeunes ayant un les salariés à temps partiel ont déclaré employeurs sont 24 000 de plus.
emploi sont intérimaires, apprentis, en une durée habituelle de travail en pro Le poids du secteur tertiaire continue
contrat à durée déterminée (CDD) ou gression de + 0,3 heure en moyenne d’augmenter. En mars 1998, il rassem
en contrat aidé. Non seulement l’inté par semaine. En revanche, les sala ble 70,7 % des emplois, soit 16,1 millions
rim profite de la relance de l’activité riés travaillant à temps complet ont d’actifs occupés, contre 15,7 millions
économique, mais aussi il s’installe déclaré une baisse de 0,1 heure par en mars 1997. Ses effectifs ont grossi
sur le marché du travail. En mars semaine de cette même durée. de 342 000 personnes dont 131 000
1998, le nombre d’intérimaires a fait pour les services aux entreprises (y
un bond de 83 000, soit une hausse de compris l’intérim) et 71 000 pour l’édu Le sous emploi se stabilise
25 % en un an et de 51 % depuis mars cation. Le secteur industriel s’est sta
1996. De même, les entreprises re- Le travail à temps partiel s’est plutôt bilisé à 4,25 millions d’emplois. Le
courent de plus en plus à l’apprentis développé au bénéfice du temps par secteur agricole a perdu 38 000 em
sage. Le nombre d’apprentis a gonflé tiel choisi. En 1998, 38,5 % des per plois et est passé juste en dessous de
de 23 000 (soit + 10 %) pour s’élever sonnes travaillant à temps partiel sont la barre du million d’emplois. Le sec
à 257 000 personnes en mars 1998 en sous emploi contre 39,5 % il y a unteur de la construction regroupe
alors qu’il était de 194 000 en mars an et 38,2 % il y a deux ans (tableau 4). 1,4 million de personnes, soit une
1995. Les employeurs recrutent aussi Parmi les personnes travaillant à perte de 40 000.
˝?Pour comprendre ces résultatsPopulation active : les hommes et les femmes se rapprochent
Mars 1994 Mars 1995 Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998
Population active (milliers) En mars 1998, environ 75 000 ménages ont ré
Ensemble 25 137 25 279 25 590 25 582 25 755 pondu à l’enquête Emploi, soit environ 150 000
Hommes 13 899 13 910 14 070 14 075 14 088 personnes ayant 15 ans ou plus. Cette enquête
Femmes 11 238 11 368 11 520 11 507 11 667 couvre les seuls "ménages ordinaires", ce qui
1 Taux d’activité (%) exclut la plupart des personnes vivant en foyer.
L’enquête Emploi est la seule source qui permetteEnsemble 54,5 54,5 54,8 54,4 54,5
de mettre en œuvre la définition du chômage auHommes 62,7 62,3 62,7 62,3 62,0
sens du Bureau International du Travail (BIT) etans 33,515 24 32,8 32,5 31,4 30,9
d’établir le lien entre les chômeurs au sens du BIT25 49 ans 95,6 95,4 95,6 95,3 95,1
et les demandeurs d’emploi décomptés par50 ans et plus 32,9 32,4 33,7 34,2 34,5
l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Ainsi, enFemmes 47,0 47,2 47,6 47,2 47,6
mars 1998, sur 3 050 000 chômeurs au sens du15 24 ans 27,8 26,7 25,9 24,5 25,0
BIT, 281 000 se déclarent non inscrits à l’ANPE ;25 49 ans 77,8 78,3 78,6 78,2 78,7
plus de 90 % se déclarent donc inscrits.50 ans et plus 20,3 20,6 21,6 22,1 22,7
Par ailleurs, 1 634 000 personnes se déclarent
1 Rapport entre la population active (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs) et la population totale.
inscrites à l’ANPE mais ne sont pas classées
Source : Enquêtes Emploi, Insee.
comme chômeurs dans l’enquête, soit parce
qu’elles exercent une activité (1 003 000 contre
907 000 en 1997), soit parce qu’elles n’ont pas
effectué de démarches effectives de rechercheLa hausse de l’emploi se répercute dansne cesse de baisser alors que celui
(464 000 contre 454 000), soit parce qu’elles ne
toutes les catégories socioprofession des femmes n’arrête pas d’augmenter.
sont pas disponibles (166 000 contre 168 000).
nelles, à part les agriculteurs qui ne sont En dix ans, l’écart entre le taux d’acti Issus d’une enquête par sondage, les résultats
fournis ici sont affectés d’erreurs aléatoires. Ainsi,plus que 682 000 et les artisans, com vité des hommes et celui des femmes
l’écart type du taux de chômage global est d’en
merçants et chefs d’entreprises qui res est passé de 19,8 à 14,4 points.
viron 0,15 point.
tent stables autour de 1,6 million de Compte tenu de la vague du baby La durée hebdomadaire habituelle de travail est
mesurée par une seule question de l’enquête.personnes. Depuis mars 1997, les effec boom, l’accroissement de la population
Une estimation plus précise de cette durée est
tifs ont augmenté de 130 000 chez les active se concentre parmi les personnes
fournie par les durées journalières issues de l’en
ouvriers, effaçant la baisse enregistrée de plus de 50 ans ( + 198 000). Le nom quête ’Durée du travail’ de 1995.
De l’enquête Emploi à la série mensuelle duentre 1996 et 1997. Ils se sont accrus debre d’actifs de cette tranche d’âge
chômage BIT
103 000 chez les employés, de 68 000 s’est accru plus vite que la population
Deux corrections minimes sont apportées aux ré
chez les cadres et de 63 000 chez les des plus de 50 ans. Chez les hommes, sultats de l’enquête Emploi pour obtenir le nombre
de chômeurs au sens du BIT à la fin de mars 1998 :professions intermédiaires. le taux d’activité s’est réduit partout
l’addition du nombre de chômeurs hors du
sauf pour cette tranche d’âge. Chez
champ de l’enquête (c’est à dire hors ménages
les femmes, le taux d’activité a aug Le marché du travail continue ordinaires), estimé à partir du dernier recense
ment de la population;menté à tous les âges.de se féminiser
le passage de la date moyenne d’enquête au 31
mars, à l’aide de l’évolution du nombre de deman
La population active totale s’élève à deurs d’emploi en fin de mois.Pour en savoir plus
Comme chaque année, la série du nombre depresque 25,8 millions de personnes
chômeurs BIT et celle des taux mensuels de chô (tableau 5). Elle s’est agrandie de
mage ont été révisées pour tenir compte des"Emploi et chômage en mars 1997", Insee
173 000 personnes en un an contre résultats de la dernière enquête Emploi. La révi première n°530, juin 1997.
sion porte sur les séries des quatre dernières années150 000 par an en moyenne entre
Enquête sur l’emploi 1997. Résultats détaillés, (cf. Informations rapides n°178 du 26 juin 1998).1993 et 1997. Le taux d’activité s’est
Insee Résultats n°567 568, septembre 1997,
stabilisé à 54,5 % mais évolue diffé série Emploi Revenus. Enquête sur l’emploi
1998. Résultats détaillés, Insee Résultats, sé remment selon le sexe. La hausse de
rie Emploi Revenus, à paraître.
Estimationla population active féminine est de
Chômage au sens du BIT Enquête mensuelle160 000 personnes contre 13 000 La durée du travail à temps complet, Insee
en mars 1998 Emploi en fin de
première n°545, septembre 1997.pour la population active masculine. mois (CVS)
Ces évolutions contrastées s’inscri Marché du travail Séries longues, Insee Résultats Taux de chômage (en %) 11,8 12,0
vent dans une tendance de très long n°610 611, juin 1998, série Emploi Revenus. Ces
Nombre de chômeurs (en milliers) 3 050 3 087séries sont également disponibles sur disquettes.terme. Le taux d’activité des hommes
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01 75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE Tarif 1998
Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
Rédacteur en chef :
Nom ou raison sociale : ____________________ Activité : __________________________ Baudouin Seys
Rédacteurs : J W Angel,Adresse : _______________________________________________________________
C. Dulon, A.C. Morin, S. Tagnani___________________________________ Tél : _____________________________
Maquette : L. Jean
Ci joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : ___________________________ F.
ISSN 0997 3192
Date : _______________________________ Sgnaturei © INSEE 1998
q˛qq

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.