Les collectivités territoriales, moteur de l'emploi public

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La fonction publique a créé 38 400 emplois en dix ans. L'emploi s'y développe à un rythme plus rapide que dans le privé. Les collectivités territoriales et le succès du temps partiel sont les principaux moteurs de l'emploi public. Si l'Etat est mieux implanté dans les Bouches-du-Rhône, on note une tendance au resserrement de l'emploi vers les autres départements. Le Var notamment, très en retrait, a comblé un peu de son retard.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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période le reste de l’emploi salarié ré-
gional ne progressait que de 0,8 % par an.
L’Etat emploie 178 000 salariés qui se
répartissent pour 70 % dans les services
déconcentrés des ministères, 18 % à La
Poste et à France Télécom, 7 % dans les
établissements publics nationaux, et 4 %
dans l’enseignement privé sous contrat
rémunéré par le budget de l’Etat.
Viennent ensuite les collectivités terri
toriales avec 119 000 agents. Les com
munes et les organismes intercom-
munaux emploient 78 % de ceffect e tif.
13 % relèvent des organismes régio
naux et départementaux et 9 % des or
ganismes privés d’administration locale.
Enfin, la fonction publique hospitalière
compte 49 800 agents début 1997. 93 %
occupent des emplois non médicaux
(personnel soignant, administratif et
Avec 346 700 agents (hors défense ci-
technique).vile et militaire), Provence Alpes-Côte
Les contrats emploi solidarité (CES) et
d’Azur regroupe début 1997, 7,3 % des
les emplois jeunes, postérieurs à 1997,fonctionnaires et assimilés, c’est-à dire
ne sont pas pris en compte ici. On dé-les personnes travaillant pour l’Etat, les
nombrait près de 20 000 CES début
collectivités territoriales et les hôpitaux
1996, 15 200 début 1997, en baisse depublics. La fonction publique est mieux
23 %. En 1996, la moitié travaillaient
représentée dans la région qu’en
dans les collectivités territoriales. France, puisque le poids de Provence
Alpes-Côte d’Azur en termes d’emploi
salarié total n’est que de 6,8 %.
Depuis la loi de décentralisation de
1982, l’emploi dans les collectivités ter-
En dix ans, de 1987 à 1997, l’ensembleritoriales s’est développé à un rythme
de la fonction publique a crée 38 400 élevé et soutenu. Ceci est lié en grande
emplois. Le taux de croissance annuel partie à la montée en charge de leurs
moyen s’est élevé à 1,2 %. Sur la mêmeresponsabilités qui découle d’un trans
C INSEE 1998
setld8,o0msdture,pblique3i?cslesansntiunsreploislFsntl?emsaseeiviteitnoud?aitSc.dixtet?dtlenxemi0daepuletedplo?donalnsuollectn?sserrBorian4oiscee?ra
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400 38 cr?? fopu nctibliqLaonuefert de compétences en provenance de financées essentiellement par des fonds La différence est moins marquée pour
l’Etat. Au total l’effectif s’est renforcé publics et touchant à l’action sociale, les conseils généraux qui consacrent
de 35 300 agents entre 1982 et 1997. Lcuelturelle récréative, sportive, ou à 359 francs par habitant aux dépenses de
taux de croissance annuel moyen a at- l’aménagement urbain ou rural. Globa personnel, 6,6 % de plus qu’en moyenne
teint 2,4 % sur la période. Au cours des lement leur effectif a progressé de plus nationale. Ce montant approche les 400
dix dernières années, 24 100 emplois de 50 % en dix ans. francs dans les Bouches du Rhône, le
supplémentaires ont été créés à un Les organismes communaux et inter Vaucluse et les Hautes Alpes. Il atteint
rythme annuel de 2,3 %. communaux se sont aussi fortement dé-535 francs dans les Alpes-de Haute-
Ce sont les organismes privés d’admi- veloppés puisque l’emploi y a Provence. Les Alpes Maritimes et sur
nistration locale qui ont recruté le plus. progressé de près de 25 %. Les effectifstout le Var (270 francs) sont en retrait.
Il s’agit le plus souvent d’associations de la Région et des Départements ont
quant à eux évolué à un rythme soutenu
bien qu’un peu moins rapide.
L’emploi dans les collectivités territo
riales est plus développé dans la région
qu’en France. Plus dépensières que
leurs homologues nationales les com Les effectifs de la fonction publique
munes de Provence Alpes Côte d’Azur hospitalière ont progressé moins rapi-
ont des frais de personnel qui atteignentdement que ceux des collectivités terri-
1 933 francs par habitant dans les com-toriales. On a enregistré 4 400 emplois
munes de moins de 10 000 habitants, supplémentaires, soit un gain de 9,6 %
3 467 francs par habitant dans celles den dixe ans. Le personnel non médical
plus de 10 000 habitants. L’écart avec représente la grande majorité des effec-
la moyenne nationale atteint 58 % danstifs hospitaliers. Sa progression est plus
les petites communes, 16 % dans les modérée que celle du personnel médical.
plus grandes. De 1986 à 1995 l’éca rt se Ce dernier se développe aussi rapidement
creuse pour ces dernières alors qu’il est que dans l’ensemble du pays et ce malgré
stable pour les premières. la forte croissance observée en Ile-de-
C INSEE 1998
-ospit+h54,4licstpub+s+entsblissem+a110t+?+lesprotectionans377d11,0?eEtablissd?remoioncer?gionauxoissanuxCrd?acalierpubliquesm?dicaA132,5a30,7emPe6,0l2,2m?dica9964priv?48521,38,3publics8,16,7SourcesT?l?cINS7,0recerritorialeent18,1aede7,6r?a92tousmesdeuxale,Fannuelle:?s6,9colle+it?srit+iales4,3DRA?,iale,e1lle+sur?tablis7,3entsApitt?reslisation15,4LEnsesousf402e18,1tntde12t+oisPoFrancc32ion-poncbliquet?vo:nt25,4fOrganis?d?parn15ont+amestinterce+n8,6r?1987ionet750t56,7iontpubliqueede9l?Etat+(horsrsonned?3f8,4egnse)iculture1775467901,6+5,05,9S+nt5,4,6,8socMinist?retravail,sploicivils609dont2,0:2,6124Cult702e+-11,0++3,08,3utre6,9minisEducation,civilsunivers+it+?4,0signement,sjeunecontrass7e+e+t5,2sporemetssnationaux788306605,0+6,912,5La+oste9,7t6,8eEconomieom,856f11,7ina7,7ncesF,tbudgetpublique13e458dont-1190,9+-+3,18,66,8mesIntet?trieurmentaux1436495916,4+4,810,6Organis+communa11,1et8,9ommunauxEquipeme996nt24,3,18,1logeOrganisment,privtranssports,tmelocr107+822++10,28,6onc+ion6,0hospitali?r6,5dontJ4u839s9,6tice9,25Pe275l+l40,1354+27,8+P8,7rovrsonneenonnce-Alpes-C?teld?Azur6F+r+ance6,8m:?tropolitaineEE,Evnsemolutiondes1997/1987gentsenl?Etat%lis?Plesoidsansdeenqu?tePauprrovence-desActivlpesterr-C?tore,d?ASSzurenqu?teannuenaupr?Fdesrsemad?hosnceaenpublics1997e1997e%fEffectifscaifsus1errjanvierf1997nEvtolutions1997/1987uens%lueEnsedembleafonctionopubliquec346r739s+?12,5e+t9,4e7,3Fonc
enFrance : le nombre de praticiens (non
compris les internes et les attachés) a
progressé d’un tiers en dix ans.
Les agents de l’Etat représentent 6,8 %
de l’effectif national. C’est la même
proportion que pour l’emploi salarié to-
tal. Ainsi, dans le contexte des régions
françaises, Provence Alpes Côte
d’Azur occupe une place moyenne en
compagnie de grandes régions (Rhône-
Alpes ou Nord Pas de Calais).
Deux ministères sont mieux représentés
dans la région : ceux de l’intérieur et de
national depuis, qui emploie 3 000la justice. Pour ce dernier la progression
agents dont près de 200 dans la région.est notable au cours des dix dernières
années. Les ministères de l’agriculture
et de la culture se situent en retrait. Pour
le ministère de la culture l’explication Si 38 400 postes supplémentaires sont
tient au rôle prépondérant de l’Ile de La fonction publique se caractérise par à mettre au crédit de la Fonction Publi-
France qui regroupe 70 % des agents.une importante féminisation de l’em que en dix ans, le constat est un peu plus
L’enseignement privé sous contrat, tra- ploi. Plus de la moitié des postes sont modeste lorsque l’on raisonne en "équi-
ditionnellement moins présent dans le tenus par des femmes tant au niveau valent temps complet" : seulement
sud du pays, est en vive progression. régional que national. La tendance est à l’équivalent de 28 000 emplois à temps
En dix ans la fonction publique de l’Etatl’accentuation de la féminisation puis- complet ont ainsi été créés en dix ans.
a créé près de 10 000 emplois. La pro-que les femmes représentent 57,4 % desLe développement du temps partiel est
gression est quatre fois moins forte quesalariés en 1997 contre 53,4 % dix ansà l’origine d’un tel écart. 71 % de ces
dans la fonction publique territoriale. auparavant. emplois se retrouvent dans les collecti-
Les ministères qui se sont le plus déve Les établissements hospitaliers ont le vités territoriales, 26 % seulement au
loppés sont la justice (+ 40,1 % en dixplus fort taux de personnel féminin service de l’Etat.
ans), l’éducation, les universités, la jeu- (70 %), notamment parmi les infir L’emploi à temps partiel se développe
nesse et les sports (+ 12,5 %) et l’intérieurmiers, les sages femmes, les assistantesaussi bien dans la région qu’au niveau
(+ 10,6 %). Le ministère de l’éducation sociales ou les agents des services de national. Les décrets et ordonnances de
regroupe à lui seul 44 % du personnel pharmacie, de laboratoires. 1982 sur le travail volontaire à temps
de la fonction publique de l’Etat. L’en-Près de trois agents des collectivités partiel ont contribué à cet essor. Le
seignement privé sous contrat a étoffé territoriales sur cinq sont des femmes : travail à temps partiel est ainsi passé de
son personnel de 21,3 % d’agents sup- les Départements, la Région et les cen-12,5 % de l’emploi salarié en 1987 à
plémentaires. tres communaux d’action sociale 16,8 % en 1997.
L’effectif de La Poste et de France Té- (CCAS) sont les plus féminisés. Dans les collectivités territoriales près de
lécom, exploitants publics depuis 1992, Parmi les agents de l’Etat l’équilibre 20 % des agents sont concernés en 1997.
a baissé de près de 12 % sur la période.numérique hommes femmes est globa Les organismes privés d’action locale
On peut noter enfin que la transforma- lement observé, avec toutefois de gran sont les plus impliqués. Les femmes
tion de certains services de l’Etat en des différences entre ministères très sont beaucoup plus nombreuses que les
établissements publics s’est accompa- féminisés (éducation, universités, jeu hommes à avoir choisi ce mode de tra-
gnée d’un transfert d’emplois de cer- nesse et sports ; économie, finances et vail. Le temps partiel fait toutefois une
tains ministères vers des établissements budget ; santé, protection sociale, tra- percée importante parmi la main d’oeu-
publics nationaux. Ainsi Météo-France, vail et emploi) et ministères peu fémi-vre masculine (8 %). A la différence du
service du ministère des transports nisés (intérieur ; équipement, logement, privé où le temps partiel est souvent subi,
jusqu’à fin 1992, établissement public transports et mer...). on peut sans doute parler de choix dans
INSEE 1998C
aitionulinaccrduedansisattmmindetaf?mmpUneerceogrquiessionsmtoinsliquefl?Eotrasctloiel?ed?eapnunsfliel,aparfponcetiounEssorpubprUneVar au 82ème rang des départements
français. La prise en compte de la dé-
fense nationale ferait toutefois remon-
ter le Var au 21ème rang.
Le retard du Var a toutefois eu tendance
à se réduire au cours des dix dernières
années, grâce à une progression plus ra-
pide, tant des agents de l’Etat (+ 9 %) que
de ceux des collectivités locales (+ 29 %).
Le Vaucluse se situe légèrement en
deçà de la moyenne régionale, pour
chaque fonction publique. Le nombre
des agents de l’Etat y a très fortement
progressé en dix ans. Les ministères
civils sont bien implantés dans les deux
départements alpins, notamment dans
les Hautes Alpes. En zone rurale, assu-
rer un service public à une population
dispersée est en effet coûteux en effec-
tifs de fonctionnaires. Le nombre
d’agents de l’Etat y est resté stable,
notamment dans l’enseignement privé
sous contrat qui y est peu présent.
Au total, et contrairement à une idée re-
çue mais tenace, surtout à Paris, les dé-
la fonction publique. exploitants publics (Poste et France Té-partements de la région ne sont pas
Mêmes constats pour les agents de l’Etat lécom). Sur dix ans, l’emploi progresse uniformément surdotés en fonctionnaires
et des hôpitaux publics, avec toutefoistoutefois moins vite dans les Bouches
par rapport aux autres départements, loin
un recours moins important au temps du Rhône (+ 2,3 % contre + 5,9 % dans
de là (voir graphique). Si les Hautes-Al-
partiel. la région) et l’écart se réduit. En revan pes apparaissent bien dotées (mais il
che, la fonction publique territoriale des
s’agit d’un département peu peuplé), ain
Bouches du-Rhône se situe au niveau si qu’à un moindre degré les Bouches du
attendu du fait de sa population.
Rhône et les Alpes Maritimes, les
L’Etat est moins présent dans les Alpes Alpes de Haute-Provence se situent dans
Maritimes, avec 36 agents pour 1 000
la moyenne, le Vaucluse et surtout le Var
habitants. Par contre les communes et
sont relativement mal dotés.
leurs regroupements (essentiellement L’emploi dans les services de l’EtatLa moitié des agents de l’Etat de Pro-
des SIVOM) ont un emploi salarié éle
semble finalement obéir à des lois sim-vence Alpes-Côte d’Azur exercent
vé dans un contexte régional déjà forte ples qui traduisent une relation assezdans les Bouches du-Rhône. Avec 47
ment doté.
constante sur le territoire entre serviceagents pour 1 000 habitants, ce départe-
rendu et effectifs. Il n’en va pas dement est le mieux doté de la région où
même pour les collectivités territorialesce ratio n’est que de 40. La localisation
qui mettent en oeuvre les services pu-de la préfecture de région à Marseille
blics de façon très variable. A titrecontribue naturellement à ce constat
d’exemple, un service communal peutque l’on retrouve dans chaque région
en effet être assuré directement, maisfrançaise : les 21 départements sièges Dans le Var, l’emploi des fonctions pu
aussi confié à une régie, une associa-de région (hors Ile de France) se re- bliques de l’Etat et des collectivités ter-
tion, une société d’économie mixte outrouvent dans la première moitié du ritoriales est assez nettement moins
de droit privé. Aussi l’interprétation desclassement des départements pour la développé que dans les autres départe
inégalités d’effectifs constatées entreproportion d’agents des ministères dans ments. Cela vaut, au sein de ces admi-
régions, départements, communes pourla population. nistrations, pour chaque catégorie
assurer des missions analogues doit-La forte présence de l’Etat dans les d’organisme. L’écart est le plus net
elle être menée avec précaution.Bouches du Rhône s’observe aussi pour les agents en place dans les minis
bien pour les ministères que pour les tères : 22 agents pour 1 000 habitants
établissements publics nationaux ou les contre 28 dans la région, ce qui place le
C INSEE 1998
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