Les départs en retraite des salariés du privé en Picardie : un exercice de simulation

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Un grand nombre de salariés des premières générations du baby-boom, nées à partir de 1946, sont déjà inactifs, soit parce qu'ils bénéficient du dispositif des préretraites, soit parce qu'ils connaissent une période de chômage de longue durée. Mais à partir de 2006, et en l'absence de modification de la législation, c'est l'ensemble des salariés de ces générations qui sera concerné chaque année par le départ à la retraite.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les générations suivantes, bien que

légèrement moins nombreuses, ne
constituent chacune pas moins de
% 2% des effectifs. Le renouvellement
.% des classes d’âge paraît, du point
% de vue quantitatif, moins probléma-
tique que dans d’autres secteurs.
L’échéance qui se présente aux
+ employeurs à l’horizon 2006 est plus
qu’une étape dans la gestion conti- +
+ nue de leurs effectifs. Selon les sec- N°79 - 2000
teurs, les dirigeants auront à com-
poser avec des départs en retraite Les départs en retraite des salariés du privémassifs, non totalement compensés % % % % % % +
par l’arrivée des générations plus *
en Picardie : un exercice de simulationjeunes, et des concentrations de
départs sur certaines catégories so-
Faire face aux départscioprofessionnelles. De plus, sous
Les générations nombreuses de l’après-guerre ont provoqué d’importantsSi certains secteurs d’activité pa- Ensuite, ces jeunes générationscertaines conditions, le coût de rem-
raissent plus exposés que d’autres poursuivent des études plus longue- bouleversements lors des grandes étapes de leur vie : accessionplacement d’un salarié âgé peut être
au départ de leurs salariés appar- ment que celles de leurs parents.
supérieur à ce que ce salarié coû- dans les différents degrés de l’enseignement, arrivée sur les marchés
tenant aux générations de l’après Leurs taux d’activité ont chuté de fa-
tait à l’employeur. guerre, c’est en fait l’ensemble du çon vertigineuse : en 1967, 44,8% des du logement et du travail. La fin de leur carrière professionnelle se dessine
Le remplacement des généra- marché du travail qui sera affecté à 15-19 ans et 81,6% des 20-24 ans maintenant à un horizon tout proche. Un grand nombre de salariés
tions de l’après-guerre nécessitera partir de 2006. Le phénomène est étaient actifs. En 1995, on comptait
des premières générations du baby-boom, nées à partir de 1946,donc de repenser l’organisation de commun à tous les secteurs d’acti- respectivement 9,1% et 56,7% d’ac-
l’encadrement et de la production. vité, privés comme publics, et à tou- tifs. L’apport de jeunes sur le marché sont déjà inactifs, soit parce qu’ils bénéficient du dispositif des préretraites,
tes les formes d’emploi, salariées ou du travail sera moins important et dé-O. L. soit parce qu’ils connaissent une période de chômage de longue durée.
indépendantes. La calé dans le temps.

problématique n’est La scolarisation plus tardive pro- Mais, à partir de 2006, et en l’absence de modification de la législation,

!!" donc pas de savoir duit plus de diplômés que dans les

c’est l’ensemble des salariés de ces générations qui sera concerné
seulement quel pan décennies passées. A effectifs égaux,
% chaque année par le départ à la retraite.de l’économie va les remplacements entre anciens et%
% être touché, mais jeunes ne pourront pas se faire poste

comment palliera-t- pour poste, même si l’on prend en % Un rythme de départs plus soutenu en Picardie on les départs des compte la formation continue des sa- +
générations ancien- lariés partants.+
échéance de 2006, liée à l’his-++ nes. En dernière analyse, si les jeunes+
toire de l’Europe, n’épargnera

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