Les déplacements domicile-travail dans Besançon et sa périphérie

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L'intensification et l'allongement des déplacements domicile-travail sont responsables pour une large part du trafic dans l'agglomération bisontine. En dépit des efforts consentis pour l'amélioration des transports urbains, l'automobile garde une place prépondérante. À l'image des grandes agglomérations, les embouteillages aux heures de pointe et la pollution sont devenus des problèmes majeurs, particulièrement prégnants aux entrées de ville, sur les boulevards périphériques et sur les axes principaux de la ville. En attendant les résultats de l'enquête auprès des ménages sur leurs déplacements pour la fin 2005, l'analyse des résultats du recensement de 1999 permet de mesurer l'intensité des déplacements entre le domicile et le lieu de travail ainsi que les modes de transports utilisés à l'échelon infra-communal. L'étude porte sur les trois-quarts des déplacements domicile-travail, à l'échelle infra-communale, soit 48 000 emplois et 34 000 actifs résidents dans Besançon.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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nº 78 mars 2005
Lintensification et lallongement des déplacements domicile-travail sont responsables pour une large part du trafic dans lagglomération bisontine. En dépit des efforts consentis pour lamélioration des transports urbains, lautomobile garde une place prépondérante. À limage des grandes agglomérations, les embouteillages aux heures de pointe et la pollution sont devenus des problèmes majeurs, particulièrement prégnants aux entrées de ville, sur les boulevards périphériques et sur les axes principaux de la ville. En attendant les résultats de lenquête auprès des ménages sur leurs déplacements pour la fin 2005, lanalyse des résultats du recensement de 1999 permet de mesurer lintensité des déplacements entre le domicile et le lieu de travail ainsi que les modes de transports utilisés à léchelon infra-communal. Létude porte sur les trois-quarts des déplacements domicile-travail, à léchelle infra-communale, soit 48 000 emplois et 34 000 actifs résidents dans Besançon.
DES QUARTIERS À VOCATION DIFFÉRENTE
L av i l l ed eB e s a n ç o n compte 14 grands quar-tiers qui peuvent se diffé-rencier en trois catégories suivant limportance rela-tive de lemploi et des ac-
tifs résidents. Cette «spé-cialisation »des territoi-res facilite lanalyse des déplacements :un quar-tier à vocation économi-q u ev aa c c u e i l l i rp l u s
dactifs quil ne perdra de résidents durant la jour-née alors que le phéno-mène inverse sera observé dans les quartiers résiden-tiels.
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Quatre quartiers à vocation économique
Trois quartiers peuvent être qualifiés depôles demploiet un quatrième de secteur économique de second plan. Au sein des trois pôles, le nombre demplois - plus de 5 000 -dépasse le nombre dactifs résidents. Ensemble, ils regroupent plus de la moitié des emplois de la commune.
l Le quartier du Centreoffre 12 400 emplois, soit un quart des emplois de la ville de Besançon. Y sont implantés des employeurs publics importants tels que lhôpital Saint-Jac-ques, la mairie et le Conseil général du Doubs, tous trois à Chamars. Le centre-ville est aussi animé par lactivité com-merçante, la restauration et les services financiers.
l Le quartier des Tilleroyescompte 7 300 emplois. Il abrite plusieurs entreprises de 200 à 500 salariés comme Augé-découpage, Maty, SIAB Peugeot, Stanley Mabo implantées dans la zone industrielle de Trépillot.
lLe quartier Montrapon-Montboucons comprend5 100 emplois répartis dans plusieurs administrations ou entrepri-ses (CPAM, CROUS, la Poste, Bourgeois) sans oublier le pôle dactivité TEMIS en plein essor actuellement.
lLe quartier Battant,avec 1 800 emplois, ne peut être qualifié de pôle demploi. Néanmoins, son orientation éco-nomique et commerciale permet de le rattacher au même groupe que les précédents.
Six quartiers à vocation résidentielle
Six autres quartiers de la ville sont nettement plus tournés vers lhabitat. Ces quartiersrésidentielsse particularisent par un nombre élevé dactifs résidents, nettement supérieur à celui des emplois. Près de la moitié des actifs bisontins, soit 16600, logent dans lun de ces six quartiers.
lLes quartiers Chaprais-Cras et Saint-Cla ude-Torcols hébergent chacun près de 5 000 actifs.
l Lensemble regroupant les secteurs de Palente, Orchamps et Saragosseest également de grande taille, avec près de 4 000 actifs résidents.
lLes quartiers de Vaite-Clairs-Soleils, Brégille et Velottecomptent respectivement, 1 800,1 000 et 700 actifs résidents.
Trois quartiers mixtes
Enfin, Besançon compte trois quartiersmixtes, caractéri-sés par léquivalence du nombre dactifs résidents et dem-plois.
lPlanoise-Châteaufarine,avec 5 600 actifs résidents et presque autant demplois est le plus important. Dans ce ter-ritoire où le nombre demplois est aussi important quà Montrapon-Montboucons, la mixité est due à la juxtaposition de secteurs purement résidentiels et de zones dactivité. Celle de Châteaufarine où travaillent 1 700 actifs est la plus vaste. Côté Planoise, le parc Lafayette et le centre commercial Cas-sin pourvoient chacun un peu plus de 1 000 emplois. Planoise-Châteaufarine constitue donc un lieu très attractif pour lem-ploi, au même titre que les «quartiers à vocation économi-que ».
lLes -Gretteet Saint-Ferjeux-Rosemon quartiers Buttetsont de moindre importance, tant du point de vue de la popula-tion résidente que du nombre demplois qui y est proposé. Butte-Grette compte 2 500 actifs ré-sidents et 2 900 emplois, Saint-Ferjeux-Rosemont 1 800 actifs ré-sidents et 1 600 emplois.
DES FLUX INTER QUARTIERS INTENSES
À Besançon, 90% des emplois offerts dans les quartiers sont occupés par des actifs provenant dautres quartiers de la ville ou dune autre commune.
Les quartiers à vocation économique sont logiquement le lieu darrivée de nombreuses personnes habitant un autre quar-tier de la ville et à un degré moindre, une autre commune. Seuls les Tilleroyes accueillent quasiment autant dactifs de Besançon que de lextérieur. Ces entrées représentent 24 500 trajets quotidiens vers Montrapon-Montboucons, les Tilleroyes, Battant et le centre-ville. Le centre-ville représente le périmètre le plus attractif avec plus de 11 000 entrées quotidiennes. Ilgénère les plus fortes concentrations de flux inter quartiers, puisque quasi-ment tous les déplacements de plus de 500 actifs dun quar-tier à lautre convergent vers le centre. Le Doubs est ainsi franchi chaque jour par près de 1 300 actifs des Chaprais et près de 1 000 actifs habitant Saint-Claude ou Torcols dont la moitié réside à proxi-mité de la gare (secteurs Montjoux, Viotte et Trey). Enfin, un peu plus dun millier dactifs arrivent au centre-ville chaque jour depuis Planoise. Le pôle dactivité des Tilleroyes accueille plus de 7 000 actifs, dont un petit millier en prove-nance de Planoise. Les autres actifs bisontins em-ployés aux Tilleroyes proviennent de lensemble des autres quartiers, mais avec des flux moins importants (un peu plus de 400 depuis Saint-Claude -Torcolsou Montrapon-Montboucons). Enfin Montrapon-Montboucons est le lieu darrivée de près de 5 000 actifs, dont les principaux quartiers dorigine sont: Saint-Claude-Torcols, Chaprais-Craset Planoise (400 trajets depuis chacun de ces trois quartiers). Les quartiers à vocation économique retiennent peu leurs actifs résidents : trois sur quatre vont travailler dans un autre quar-tier ou une autre commune. Le centre-ville demeure une ex-ception puisque deux actifs résidents sur cinq y demeurent pour travailler.
Dans les quartiers résidentiels, où loffre demploi est faible, les actifs entrants (près de 10 000) proviennent essentielle-ment dautres quartiers résidentiels (Saint-Claude, Chaprais, Palente) et de Planoise. Dans le sens inverse, près de 15000 actifs (soit 92% des actifs de ces quartiers résidentiels) quit-tent chaque jour leur quartier pour travailler dans un autre quartier bisontin ou une autre commune. Plus de 4 000 actifs sortent quotidiennement des Chaprais ou de Saint-Claude, plus de 3000 du quartier Palente-Orchamps-
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Saragosse, pour rejoindre surtout les quartiers demplois, prioritairement le centre-ville.
Les quartiers mixtes néchappent pas à la règle de lintensité des échanges: 87% des actifs résidents quittent leur quartier pour travailler et 87% des emplois offerts sont occupés par des actifs habitant à lextérieur de ces quartiers. Les quartiers Butte-Grette et Saint-Ferjeux-Rosemont, peu denses en ter-mes de population active et demploi, contribuent peu à len-semble des flux. Le quartier Planoise-Châteaufarine, quant à lui, est un carrefour déchanges importants.000 résidentsPrès de 5 travaillent en dehors du quartier, tandis quun nombre à peine inférieur dactifs y accèdent chaque jour. Les actifs sortants logent en quasi-totalité à Planoise, lhabitat à Châteaufarine occupant une très faible place à côté des espaces commer-ciaux. En revanche, les arrivées sont importantes sur les deux secteurs : 1500 pour Châteaufarine et 2900 pour Planoise, prioritairement vers les espaces Lafayette et Cassin (plus de 1 000emplois chacun). Ces actifs proviennent autant des autres quartiers que de lextérieur de la ville.
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Des mouvements dactifs intenses Actifs RésidentsEmplois Nombre Quartiers dactifs Nombre % Nombre %sortants Quartiers à vocation économique Centre-Chapelle-des-Buis 3150 9,212 44025,9 1820 Montrapon-Montboucons 3180 9,25 13010,7 2600 Tilleroyes 5001,4 7330 15,3390 Battant 9902,9 1780 3,7870 Quartiers à vocation résidentielle Chaprais-Cras 4910 14,33 8608,0 4260 Saint-Claude-Torcols 4600 13,43 0006,3 4120 Palente-Orchamps-Saragosse 3660 10,62 8005,8 3230 Vaite-Clairs-Soleils 1780 5,2760 1,61 690 Brégille 9602,8 7701,6 930 Velotte 6802,0 3100,7 660 Quartiers mixtes Planoise-Châteaufarine 5590 16,35 30011,0 4650 Butte-Grette 2530 7,42 9006,0 2250 Saint-Ferjeux-Rosemont 1840 5,31 6303,4 1640 Total des quartiers bisontins34 370100,0 48010 100,029 110
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 NB : le quartier Chailluz qui est une zone forestière nest pas pris en compte ici Taux de sortie : nombre dactifs sortants sur nombre dactifs résidents du quartier Taux dentrée : nombre dactifs entrants sur nombre demplois du quartier
Près de la moitié des actifs bisontins résident à proximité de leur lieu de travail
Parmi les 34 400 actifs bisontins, 29000 travaillent à Besançon. Une minorité,
soit 5 300, travaille dans son quartier de résidence, alors que 10000 exercent leur activité dans un quar-tier limitrophe. 44% des ac-tifs bisontins réalisent ainsi des trajets domicile-travail limités.
Plus de la moitié des actifs de Battant et Velotte se déplacent dans un quartier attenant pour travailler. La position de ces deux quartiers rend effec-tivement possible des dépla-cements modérés: Velotte est située pour partie en bor-
Taux de sortie (en %)
57,8 81,8 78,0 87,9
86,8 89,6 88,3 94,9 96,9 97,1
83,2 88,9 89,1 84,7
Nombre dentrées
11 110 4 550 7 220 1 660
3 210 2 520 2 370 670 750 290
4 360 2 620 1 430 42 760
Taux dentrée (en %)
89,3 88,7 98,5 93,3
83,2 84,0 84,6 88,2 97,4 93,5
82,3 90,3 87,7 89,1
dure des zones dactivités de Planoise-Châteaufarine ; Bat-tant, localisé au cur de la ville, est entouré par des quar-tiers comme le centre-ville, Montrapon-Montboucons et les Chaprais où les possibilités demploi sont importantes.
Une grande part des actifs du centre-ville profite des opportunités demploi sur place Actifs sortant de leur quartier de résidence vers Actifs résidant une commune et travaillant un autre quartier de Besançon de laire urbaine dans le même quartier Actifs(*) (*) quartier voisinquartier plus éloignéde la CAGBhors CAGB Quartier de résidence résidents Nombre % Nombre % Nombre %% % Quartiers à vocation économique Centre-Chapelle-des-Buis 3150 1330 42,2580 18,4900 28,67,6 3,2 Montrapon-Montboucons 3180 58018,2 98030,8 1160 36,511,9 2,5 Tilleroyes 500110 22,0130 26,0170 34,016,0 2,0 Battant 990120 12,1530 53,5210 21,211,1 2,0 Quartiers à vocation résidentielle Chaprais-Cras 4910 65013,2 2040 41,5 1430 29,113,4 2,6 Saint-Claude-Torcols 4600 49010,7 1060 23,0 2220 48,315,2 2,8 Palente-Orchamps-Saragosse 3660 43011,7 59016,1 1920 52,517,5 2,2 Vaite-Clairs-Soleils 1780 905,1 36020,2 1040 58,414,6 1,7 Brégille 96030 3,1400 41,7410 42,710,4 2,1 Velotte 68020 2,9340 50,0250 36,810,3 0,0 Quartiers mixtes Planoise-Châteaufarine 5590 94016,8 1130 20,2 2510 44,914,7 3,4 Butte-Grette 2530 28011,1 1040 41,1910 36,09,1 2,8 Saint-Ferjeux-Rosemont 1840 21011,4 76041,3 64034,8 9,82,7 Total Besançon34 3705 28015,4 9940 28,913 77040,1 13,02,6 Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 (*) Communauté dAgglomération du Grand Besançon
13% des actifs bisontins travaillent dans une autre commune de la CAGB
Chaque jour,4 500 Bisontins rejoignent lune des 58 com-munes de la CAGB pour leur activité professionnelle. Les secteurs Nord, Est et Ouest offrent chacun un emploi à plus de 1 000 Bisontins, les secteurs Sud-Ouest et du Pla-teau moins de 500. Cette dif-férence est liée à la présence plus importante de grands établissements dans les sec-teurs Est et Nord, situés pour la plupart à la sortie de Be-sançon. Le secteur Est, avec notamment la zone dactivi-tés de Thise-Chalezeule et le Centre hospitalier de Novillars, compte 9 établis-sements de plus de 100 sa-lariés. Dans le secteur Nord, la zone commerciale dEcole Valentin comprend des gran-des surfaces aux effectifs sa-lariés substantiels. Louest de Besançon bénéficie, quant à lui, de la zone industrielle de Besançon-Chemaudin. En revanche, dans les secteurs Sud-Ouest et du Plateau, les établissements de plus de 100 salariés sont plus rares, voire inexistants. Les Bisontins travaillant hors de Besançon nhabitent pas massivement un quartier per-mettant un accès direct à la commune de travail. Certes, pour un emploi dans le sec-teur Est, les départs de Palente sont les plus nom-breux, pour le secteur Nord, lhabitat à Saint-Claude ar-rive en tête et pour le secteur Ouest, Planoise est le mieux
placé. Néanmoins, la préémi-nence est faible: seulement un cinquième des actifs ayant un emploi dans chacun de ces trois secteurs proviennent du quartier le plus en contact avec le secteur de travail.
Des arrivées conséquentes en provenance des communes du Grand Besançon
Quotidiennement, 11300 actifs rejoignent leur emploi à Besançon depuis lune d e s5 8c o m m u n e sd u Grand Besançon.toute En logique ces personnes se ren-dent en priorité dans les pô-les demploi de la ville. Ainsi, près de 25% des actifs de la périphérie travaille au
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centre-ville, 17% se rendent a u xT i l l e r o y e s ,1 2 %à Planoise-Châteaufarine et 1 1 %à Mo n t r a p o n -Montboucons. Au total, ces quatre quartiers pourvoient un emploi aux deux tiers des actifs entrant chaque jour à Besançon depuis une c o m m u n ee n v i r o n n a n t e . Près de la moitié des dépla-cements vers Besançon pro-viennent des communes de l ap r e m i è r ec o u r o n n e . Parmi eux, un millier dac-tifs sont employés dans un quartier bisontin jouxtant l e u rc o m m u n ed er é s i -d e n c e .T h i s e ,d ep a rs a taille (3 000 habitants) et sa proximité avec Besançon, est la commune où les dé-parts vers Besançon sont les plus nombreux.
La ma j o r i t éd e sa c t i f s bisontins, soit un peu plus de 20 000, prennent leur voiture pour se rendre au travail.Toutefois, les compor-tements diffèrent selon lim-portance du trajet. Pour les déplacements inter-nes au quartier, la marche à pied prend le pas sur la voi-ture. Ces courts déplace-ments sont effectués à pied par près dun actif sur deux. La voiture occupe la deuxième position: elle est utilisée par un tiers des ac-tifs. Lutilisation des transports en commun est faible (7,3%) et celle des deux roues mar-ginale (1,2%). La situation du centre-ville est particulière: sept actifs sur dix rejoignent leur travail à pied et seul un sur dix a recours à la voiture.
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Lorsque lemploi se situeceptible demployer les trans-POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS dans un quartier différent deports en commun en plus de L celui de résidence, le recoursla marche à pied ou dun es données analysées ici sont issues de lexploitation complémentaire à la voiture croît sensible-premier trajet en voiture.du recensement de la population de 1999. Jusquà aujourdhui, seules les données relatives au lieu de résidence des individus étaient utilisables à ment. Elle constitue alors lePour les déplacements entre un niveau infra-communal. La localisation à lîlot du lieu de travail des moyen de transport de sixBesançon et les autres com-actifs a nécessité des traitements extrêmement lourds débouchant sur de actifs sur dix. Toutefois, lop-munes du Grand Besançon, premiers résultats exploitables en 2003. Cela permet des analyses sur les position est forte entre lela prépondérance de la voi-déplacements entre le domicile et le lieu de travail des actifs au niveau quartier Battant, où seule-ture devient écrasante. Elledes quartiers des villes de plus de 10 000 habitants. Si les flux relient le domicile dune ville comme Besançon au lieu de travail dune petite ment 37% de ces déplace-est utilisée par neuf actifs sur commune, lidentification du quartier de départ sera possible, mais pas ments se font en voiture etdix, légèrement plus pour celui darrivée. Velotte où la voiture est utili-ceux qui arrivent à Besançon Létude analyse les comportements des actifs en 1999. Elle ne prend donc sée à 76%, notamment en di-pour travailler que pour ceux pas en compte des modifications importantes intervenues depuis cette date, rection du centre-ville. Dansqui en sortent. Les transportsnotamment la mise en service de nouvelles infrastructures routières (voie des Montboucons) ou la restructuration du réseau des bus sur Besançon. certains cas, la voiture est pri-en commun ne sont emprun-La ville de Besançon concentre 65 000 emplois et 45 000 actifs résidents vilégiée même pour de peti-tés que par 4,7% des actifs occupant un emploi pouvant être localisé ailleurs. Tous ces actifs nont tes distances. Au moins deuxau départ de Besançon vers pu être pris en compte dans cette étude dont le champ géographique se tiers des actifs habitant Velotte,les autres communes de la (*) limite à la CAGB. Certaines professions ont en effet dû être écartées. Saint-Ferjeux-Rosemont ouCAGB. Dans le sens inverse,Cest le cas des actifs travaillant dans le secteur de la défense, difficilement localisables. Cela concerne aussi les personnes ayant déclaré travailler Palente-Orchamps-Saragosse lestransports publics sont en-chez des particuliers ou en des lieux variables (agents de nettoyage, prennent leur voiture pour uncore moins usités (1,5%). En chauffeurs de taxi, etc.). Enfin les actifs travaillant à domicile se trouvent emploi situé dans un quartier1999, toutes les communes éliminés de cette étude sur les déplacements. mitoyen. dela CAGB nétaient pas Cet article porte sur les relations des quartiers de Besançon entre eux et desservies par les lignesavec les 58 autres communes de la CAGB. Pour une meilleure représentation des phénomènes et garder des effectifs suffisants, les Des déplacementsde bus. Néanmoins, cel-communes appartenant à la communauté dagglomération du Grand dominés par la voitureles-ci reliaient lensem-Besançon ont été regroupées en cinq secteurs (Nord, Est, Ouest, Sud-ble des communes limi-Ouest et Plateau) et Besançon découpée en 14 « grands quartiers » (dont Les transports en commun,trophes, en particulier les zo-13 sont pris en considération, lun dentre étant une zone forestière). Ces même sils constituent le se-nes dactivité de Chalezeulequartiers sont des regroupements dIRIS-2000, secteurs urbains dau moins 2 000 habitants constitués à loccasion du recensement de 1999 et utilisés cond mode de déplacementet dÉcole-Valentin. Or luti-pour la diffusion des résultats. entre deux quartiers bisontinslisation de la voiture savère (*) Communauté d’Agglomération du Grand Besançon ne rivalisent pas avec la voi-le mode dominant pour les ture. À peine un actif sur cinqliaisons de ces communes prend le bus pour rejoindreavec Besançon, même lors-son travail. Les transportsquelles impliquent le quar-Frédéric Nauroy, Nathalie Cuenot, Sylviane Le Marre(INSEE) collectifs sont un petit peutier attenant.net Isabelle Maquin, Vincent Meyer(AUDAB) plus utilisés au départ du cen-tre-ville ainsi que des quar-tiers Planoise, Chaprais,La voiture trois fois plus utilisée que les transports en commun Palente et Vaite-Clairs-So-entre deux quartiers de Besançon (en %) leils, mais cela reste faible.Transports Plusieurs Déplacements MarcheDeux rouesVoiture en communmodes Cette utilisation modeste des Internes au quartier48,7 1,233,0 7,39,8 lignes de bus doit toutefois Vers quartiers voisins15,5 2,454,2 14,613,3 être nuancée. En effet, parmi Vers quartiers plus éloignés4,2 1,564,3 20,89,2 Ensemble Besançon16,0 2,055,0 16,210,8 les 11% dactifs ayant déclaré De Besançon vers autres utiliser plusieurs modes de  communesCAGB 1,11,9 88,2 4,74,1 Communes CAGB vers Besançon0,2 1,094,2 1,53,1 transport, une part non né-gligeable dentre eux est sus-Source :INSEE - Recensement de la population de 1999
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