Les emplois métropolitains supérieurs - Forte progression dans l'ouest

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Entre 1990 et 1999, le nombre d'emplois de haut niveau a vivement progressé dans les aires urbaines des régions de l'Ouest de la France. La hausse atteint 24 %, contre 15 % sur l'ensemble du territoire métropolitain. A l'origine des deux tiers des nouveaux emplois supérieurs de la dernière décennie, les services aux entreprises et la recherche-enseignement constituent les points forts des régions de l'Ouest. Malgré une progression de 17 % sur la décennie, la Basse-Normandie demeure faiblement dotée en emplois supérieurs, en raison de la petite taille de ses aires urbaines. L'aire urbaine caennaise regroupe plus de la moitié des emplois de haut niveau de la région, et apparaît mieux dotée que ses homologues françaises de même taille.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les emplois métropolitains supérieurs FORTE PROGRESSION DANS L’OUEST
es fonctions métropolitaines su-périeures regroupent des em-forLt contenu intellectuel ou technique plois de haut niveau qui, par leur ou leur pouvoir décisionnel, concou-rent au développement économique de l’ensemble de la ville. Ces emplois de cadres supérieurs, ingénieurs, cher-cheurs ou enseignants de l’enseigne-ment supérieur ont été classés en onze
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fonctions caractéristiques du rôle éco-nomique des grandes villes. Ils sont alors qualifiés d’emplois métropoli-tains supérieurs ou emplois supérieurs.
Les aires urbaines des quatre régions de l’Ouest totalisent près de 140 000 de ces emplois en 1999. Ils représentent 5,7 % de l’emploi total dans l’ensemble urbain de l’Ouest contre respective-
n° 114 - décembre 2002
% Entre 1990 et 1999,le nombre d'emplois de haut niveau a vive-ment progressé dans les aires ur-baines des régions de l'Ouest de la France. La hausse atteint 24 %, contre 15 % sur l'ensemble du terri-toire métropolitain. % A l'origine des deux tiers des nouveaux emplois supérieurs de la dernière décennie,les services aux entreprises et la recherche-ensei-gnement constituent les points forts des régions de l'Ouest. % Malgré une progression de 17 % sur la décennie,la Basse-Nor -mandie demeure faiblement dotée en emplois supérieurs,en raison de la petite taille de ses aires urbaines. % L’aire urbaine caennaise re-groupe plus de la moitié des em-plois de haut niveau de la région,et apparaît mieux dotée que ses ho-mologues françaises de même taille.
Dans cette étude,l’Ouest re -groupe la Basse-Normandie,la Bretagne,les Pays de la Loire et Poitou-Charentes.
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ment 9 % et 5,8 % dans les aires urbai-nes de l’ensemble du territoire et de la seule province. L’Ouest n’apparaît donc pas mal placé. Les emplois mé-tropolitains supérieurs sont par défini-tion principalement localisés dans les grandes métropoles, et la part de l’em-ploi supérieur décroît fortement avec la taille de la ville. Or les régions de l’Ouest regroupent beaucoup d’aires urbaines moyennes et petites et seule-ment quelques grandes, ce qui explique la proximité de leur taux d’emplois su-périeurs avec celui de la province.
Rééquilibrage de l’Ouest
Dans les deux métropoles, Nantes et Rennes, la part de l’emploi supérieur dans l’emploi total (8,7 %) dépasse d’un demi point la moyenne des métro-poles de taille équivalente, sans at-t e i n d r e t o u t e f o i s l e n i v e a u d e Toulouse, Grenoble ou Montpellier. Dans les autres grandes aires urbaines de l’Ouest, l’emploi supérieur occupe une place égale à la moyenne des gran-
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des villes françaises. Poitiers, Caen, Angers et Niort se situent nettement au dessus de la moyenne ; Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon et Lorient sont au contraire moins bien pourvues. Enfin, dans les aires urbaines moyennes et pe-tites de l’Ouest, la part de l’emploi su-périeur reste globalement inférieure à celle des aires urbaines françaises de taille comparable. Dans ce groupe, Lannion se singularise par une très forte densité d’emplois supérieurs. Saint-Malo, Saintes, Cognac et Ance-nis sont aussi mieux dotées que la moyenne, mais de nombreuses villes comme Cherbourg, Alençon, Roche-fort ou Fougères, sont nettement moins bien placées que les aires urbaines françaises de taille équivalente.
Une forte progression des emplois supérieurs
Dans un contexte de croissance mo-dérée de l’emploi total dans l’ensemble des aires urbaines françaises (+ 3,8 % entre 1990 et 1999), l’emploi métropo-
LES FONCTIONS MÉTROPOLITAINES SUPÉRIEURES DANS LES AIRES URBAINES DE L’OUEST En nombre et en %
Services aux entre rises Recherche et enseignement su érieur Fonctions industrielles dont industrie estion Industrie commerce Industrie informati ue Commerce Ban ue - assurance Art Télécommunications Trans orts Information Total des em lois su érieurs Emploi total
Aires urbaines de l’Ouest
Nombre d’emplois en 1999 37 100
25 600 18 900 10 200 6 200 2 500 16 700 13 100 9 000 8 100 7 800 3 500 139 800 2 465 300
Évolution 1999/1990
+ 29
+ 63 + 13 + 13 + 2 + 52 - 3 + 4 + 31 + 54 + 20 + 28 + 24 + 9
Part de l’Ouest dans les aires urbaines de Province
En 1990
14,6
13,8 14,1 13,8 14,8 13,7 15,5 20,1 16,4 19,7 15,7 17,6 15,4 17,8
En 1999
15 8
15,8 15 4 15 4 15,2 16,1 15 8 20 6 15,9 19 1 14 6 17 7 16 3 18,3
Source : Insee, recensements de la population de 1990 et 1999 (exploitation complémentaire)
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litain supérieur a fortement progressé (+ 15 %). Près de 40 % des 216 000 em-plois supérieurs supplémentaires ainsi créés l’ont été à Paris. Toutefois, les ai-res urbaines de l’Ouest affichent leur dynamisme avec 27 400 emplois supé-rieurs supplémentaires, soit une pro-gression de 24 % depuis 1990. La contribution des fonctions supérieures à la croissance totale de l’emploi est particulièrement élevée à Rennes et Nantes. Ces deux villes ont créé 5 600 emplois supérieurs chacune. Parmi les plus grandes aires urbaines françaises, Rennes est celle qui enregistre la plus forte progression de l’emploi supérieur (+ 39 % sur la décennie).
Dans les autres aires urbaines de l’Ouest, les fonctions métropolitaines se sont également développées plus vi-vement que dans leurs homologues françaises de même taille. Dans les grandes aires urbaines, l’emploi supé-rieur a augmenté de près de 25 % dans l’Ouest contre 18 % dans l’ensemble des grandes aires urbaines françaises. Le Mans, Angers, La Rochelle ont même enregistré des taux de crois-sance dépassant 30 %. Avec une pro-gression de 27 %, Caen et Poitiers ont également participé au déploiement de ces fonctions. De même, dans les aires urbaines moyennes et petites de l’Ouest, la croissance de l’emploi su-périeur a été soutenue. Relativement à leur taille, Lannion, Châtellerault ou Saint-Malo ont créé un nombre no-table d’emplois dans les fonctions mé-tropolitaines.
Si la croissance de l’emploi supérieur semble être un moteur du développe-ment dans les grandes aires urbaines (Montpellier, Toulouse, Nantes et Rennes), le lien est souvent plus ténu lorsque la taille de l’agglomération di-minue. A Vannes, Laval et Quimper, l’emploi a fortement augmenté et les fonctions supérieures n’ont que peu contribué à cette croissance. A l’in-verse, au Mans, l’emploi total n’a pro-gressé qu’au rythme moyen des grandes aires urbaines mais la contri-
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bution des fonctions supérieures à cette croissance est très élevée.
Le rôle moteur des services aux entreprises et de l’enseignement supérieur
Sur les 27 400 emplois supplémentai-res créés entre 1990 et 1999 dans les fonctions supérieures, 9 900 l’ont été dans larecherche-enseignement su-périeuret 8 200 dans lesservices aux entreprises. Le développement de ces deux fonctions, nettement plus rapide dans l’Ouest que sur l’ensemble des ré-gions de Province, explique les deux tiers de la croissance.
La recherche-enseignement supérieur compte 25 600 emplois supérieurs dans l’Ouest. Trois aires urbaines, Poi-tiers, Brest et Rennes, figurent parmi les dix aires urbaines françaises à forte densité d’emplois dans cette fonction, assez loin cependant derrière Mont-pellier et Grenoble.
Dans l’Ouest, cette fonction est davan-tage liée à l’enseignement supérieur qu’à la recherche : ce domaine re-groupe en effet plus de la moitié des emplois, contre le tiers en moyenne na-tionale. Le planUniversité 2000est à l’origine de cette expansion dans de nombreuses aires urbaines. L’ensei-gnement supérieur ressort comme une des forces de l’Ouest, avec 10 200 em-plois d’enseignants dans le supérieur en 1999, soit presque 20 % des postes de Province (deux points de plus qu’en 1990).
La recherche publique est en revanche moins bien implantée. Ce secteur ras-semble 3 400 chercheurs, soit seule-ment 11,9 % des emplois de Province, comme en 1990. Les chercheurs du secteur public travaillent essentielle-ment dans les plus grandes aires urbai-nes, Rennes (800), Nantes (600), Brest et Caen (500).
L’Ouest ne compte pas de très gros pô-les de recherche privée comme Lyon, Toulouse ou Grenoble. Dans cette fonction, sa place est modeste par rap-
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port à d’autres régions, même si la création d’emplois de chercheurs dans les entreprises a été très dynamique sur la décennie : les aires urbaines y ont en effet regroupé 25 % des créations d’emplois dans la recherche privée (hors région parisienne). La part de l’Ouest dans la France de Province est ainsi passée de 12 % en 1990 à 15 % en 1999. Nantes reste le principal pôle en 1999 avec 4 700 emplois, 1 800 de plus qu’en 1990, mais Rennes a enregistré une forte progression en doublant ses effectifs sur la décennie pour atteindre 4 200 en 1999. Lannion, Caen, Le Mans et Brest enregistrent également de fortes croissances.
La fonction services aux entreprises re-groupe 37 000 emplois en 1999. Elle reste légèrement déficitaire dans les petites aires urbaines, mais est désor-mais bien représentée dans les plus grandes. Nantes et Rennes figurent toutes les deux parmi les dix aires ur-baines françaises à forte densité d’em-plois dans cette fonction.
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La croissance de ces emplois a été ra-pide dans les services, en particulier à Nantes, Rennes, Brest et Le Mans. Quelque 8 200 emplois supplémentai-res ont été créés dans l’Ouest sur la dé-cennie, faisant monter leur part au sein de la Province de 14,6 % à 15,8 % entre 1990 et 1999.
Les autres points forts du Grand-Ouest Les quatre régions de l’Ouest regrou-pent 20,6 % des emplois supérieurs provinciaux de labanque-assurance, 19,1 % de ceux destélécommunica-tionset 17,7 % de ceux de l’informa-tion.Ces fonctions comptent moins d’emplois que les précédentes, mais el-les sont très bien représentées dans l’Ouest. La banque-assurance rassemble 13 100 emplois supérieurs en 1999. Sa bonne implantation est liée d’une part à la pré-sence d’importants groupes bancaires mutualistes, et d’autre part au recours important à ce type d’emplois dans les
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assu gions d des emplo mutualiste et mages. La banqu vanche assez peu d dans l’Ouest, ils sont d lisés sur Paris. Seule Nan nombre notable d’emploi banque privée grâce à la pr d’établissements importants (Soc G é n é r a l e,C r é d i t dI n d u s t r i e l l’Ouest). Même si les créations d’emplois dans cette fonction ont principalement été l o c a l i s é e s d a n s l ’ a i r e u r b a i n e parisienne, la progression du nombre d’emplois dans l’Ouest a été plus ra-pide que sur le reste de la Province grâce au renforcement de la spécialisa-tion de Niort dans l’assurance. La fonc-tion y totalise en effet 1 700 emplois supérieurs en 1999, faisant de cette aire urbaine celle où l’assurance est la mieux représentée (3 % de l’emploi to-
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dans cette fonction, devant Montpel-lier. Lannion, beaucoup plus petite, compte 900 emplois dans la fonction, ce qui en fait, avec 4 % de l’emploi to-tal, l’aire urbaine française la plus spé-cialisée dans les télécommunications. Cependant, les difficultés de la filière ont provoqué une diminution de l’em-ploi depuis 2000. Rennes et Nantes comptent 1 700 emplois chacune dans les télécommunications. Si Rennes était déjà très spécialisée en 1990, Nan-tes a acquis cette spécialisation au
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cours de la décennie : 860 emplois sup-lémentaires ont été créés dans cette urbaine et 700 à Rennes. ction information regroupe lois supérieurs dans l’Ouest, % des emplois de la Pro-ment 6 % des emplois nction est, de loin, onze fonctions tiers de ses re urbaine phoni-sées ion nt, ois er-sa-ois ré-m-
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ta-lisent 18 900 emplois en 1999 dans l’Ouest, soit 2 200 de plus qu’en 1990. Ceci représente une forte progression, lorsque l’on sait que l’emploi n’a pas augmenté dans ces fonctions sur l’en-semble des villes de Province. L’Ouest a donc gagné des parts depuis 1990, mais ne rassemble encore que 15,4 % des emplois de Province. Les trois principaux pôles, hors Paris, sont Lyon, Toulouse et Grenoble. Nantes, avec 3 400 emplois supérieurs dans ces fonctions, est le seul grand pôle de
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D’autres p Paris excepté, la fonctio développée dans les aires nord de la France, que dans c moitié sud. La fonction compte emplois dans l’Ouest avec une den légèrement inférieure à la moyenne des villes françaises. Près de 2 000 emplois ont été créés au cours de la décennie, progression comparable à la moyenne des villes de Province. La fonctioncommercetotalise quant à elle 16 700 emplois dans l’Ouest, soit seulement 15,8 % des emplois de Pro-vince. Le commerce de détail (et donc la grande distribution) est exclu des fonctions métropolitaines supérieures. Nantes conserve une forte spécialisa-tion dans le commerce. L’aire urbaine compte 3 400 emplois dans la fonction en 1999, contre 1 900 à Rennes, où cette fonction est moins représentée que dans les autres métropoles.
Les compte plois dans sont souvent ples activités s aval dans les filière les. Cependant, sur l’e pace urbain, les quatr l’Ouest affichent une franc sation dans les activités du co de gros en produits agricoles et ali taires et en fournitures pour l’agricu ture et l’agroalimentaire. Si l’Ouest n’était pas spécialisé dans la
“Onze fonctions pour qualifier les grandes villes”, Insee Première, n° 840, mars 2002, 4 p. Les fonctions métropolitaines supérieures dans les vil-es de l’Ouest : Bretagne,Pays de la Loire,Poitou-Cha -rentes, Insee-Bretagne, 2002, 84 p. "Quelle place pour la Basse-Normandie ? ”,Cent pour cent Basse-Nor -mandie, n° 109, septembre 2002, 6p.
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Parmi les plus grandes aires urbaines, Nantes est cependant bien placée grâce à la présence conjointe d’emplois dans le rail, le transport aérien et les services portuaires ainsi que Saint-Nazaire par ses activités portuaires.
Le transport maritime et les services portuaires sont en revanche très bien représentés, ils fournissent près de 1 100 emplois supérieurs dans les aires urbaines de l’Ouest, le quart des em-plois de Province.
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La grille définissant les fonctions mé-tropolitaines supérieures regroupe des fonctions selon trois critères : elles sont à a o s aisément identifiables,davantage pré -sentes dans les villes et correspondent essen-tiellement au plus haut niveau de qualification (de type cadre ou ingénieur). Selon ces critères,onze fonctions ont été identifiées,puis quantifiées à l’aide des Recensements de la population de 1990 et 1999. Cependant,certains emplois de haut niveau ne sont pas comptabilisés dans les fonctions métropolitaines supérieu-res : en effet,ils ne sont pas spécialement concentrés dans les grandes villes,ou alors la relation entre la croissance de ces postes et la progression de l’emploi total n’a pas été clai-rement établie. Il s’agit des emplois de cadres supérieurs de la santé,de l’action sociale,des collectivités territoriales et de certains services publics,de l’intérim,de la production in -dustrielle et du commerce de détail. Grille simplifiée des onze fonctions métropolitaines su-périeures : Art: artisans d’art,professions liées à la création artistique dans le domaine culturel (auteurs littéraires,scénaristes,ca -dres artistiques et techniques des spectacles,artistes plasti -ciens,artistes de variétés),professionnels de la musique et du chant,dramatiques et danseurs,professeurs d’art hors scolaire,métiers qualifiés exerçant dans les activités ciné -matographiques et de vidéo. Banque-assurance: cadres,professions intellectuelles su -périeures et chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus de l’in-termédiation financière et de l’assurance,sauf le crédit-bail. Commerce: commerçants,chefs d’entreprise de 10 sala -riés ou plus,ingénieurs et cadres d’entreprises du com -merce de gros et des intermédiaires du commerce. Le commerce de détail n’est pas comptabilisé dans la fonction. Industrie: on compte trois types de fonctions métropolitai-nes supérieures dans le secteur industriel : la fonction commerciale : ingénieurs et cadres commer-ciaux et de la publicité dans l’industrie ; la fonction de gestion : emplois de cadres administratifs et financiers et ceux chargés du recrutement et de la forma-tion,ainsi que les chefs d’entreprise de plus de 10 salariés travaillant dans un établissement de production indus-trielle ; la fonction informatique : ingénieurs et cadres de l’infor-matique des établissements industriels. Les emplois de cadres de production ne sont pas compris dans ces fonc-tions. Information: cadres,journalistes et artistes de la presse écrite,de l’édition,de la radio et de la télévision,y compris les
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sociétés de production,les agences de presse et l’im -pression des journaux. Recherche et enseignement supérieur: enseignants et cadres de l’enseignement supérieur,ingénieurs et ca -dres de la recherche publique et de la recherche privée, y compris ceux des établissements industriels. Services aux entreprises: cadres,professions intel -lectuelles supérieures et chefs d’entreprise de 10 sala-riés ou plus travaillant dans les services aux entreprises. Sont exclus de cette fonction les professions relevant des fonctions « art » et « information »,ainsi que certains services annexes à la production habituellement classés dans les services opérationnels comme l’intérim,le net -toyage et le routage. Télécommunications: ingénieurs et cadres des activi-tés de poste et télécommunications. Les activités d’acheminement express de colis et courrier,coursiers urbains ont font partie. De même,les activités de trans -mission du son,des images,des données ou d’autres in -formations par câble relais ou satellite,ainsi que les activités d’entretien de ces réseaux (y compris TDF) sont incluses dans cette fonction. Transports: chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus, ingénieurs et cadres des activités liées aux transports et services auxiliaires de transports et routage (sauf télé-phériques,remontées mécaniques et transports spa -tiaux). On y retrouve également les cadres des transports et de la logistique,les personnels naviguant techniques de l’aviation civile,les officiers de la marine marchande. Le zonage en aires urbaines: Pour définir les villes et étudier leur influence,l’Insee a élaboré le zonage en aires urbaines. Ce périmètre d’étude identifie dans un premier temps les pôles ur-bains,c’est-à-dire les villes offrant plus de 5 000 emplois sur leur territoire. Ensuite,l’influence de ces pôles sur leur environnement est mesurée par leur attractivité en terme d’emplois. Autour du pôle se dessine ainsi une couronne périurbaine,soit un ensemble de communes dont au moins 40 % de la population active occupée tra-vaille dans le pôle ou les communes attirées par celui-ci. Ce pôle urbain et sa couronne périurbaine forment alors une aire urbaine. Dans cette étude,une aire urbaine est considérée comme petite ou moyenne lorsqu’elle offre moins de 45 000 emplois et grande si elle regroupe entre 45 000 et 150 000 emplois. Enfin,si elle compte entre 150 000 et 400 000 emplois,elle sera qualifiée de métropole. Dans le Grand-Ouest,seules les aires urbaines de Rennes et Nantes appartiennent à cette dernière catégorie.
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