Les étudiants, les autres jeunes, leur famille et la pauvreté

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Que les étudiants continuent de vivre chez leurs parents ou occupent un logement indépendant, c'est leur famille qui assume financièrement l'essentiel de leurs charges, la contribution de leurs « petits boulots » restant faible. En revanche, l'aide parentale aux autres jeunes est beaucoup plus limitée. Dans les milieux modestes, l'effort de financement des études longues peut conduire à abaisser le niveau de vie du groupe familial dans son ensemble au-dessous du seuil de pauvreté. L'incitation à abandonner les études ou à choisir des filières courtes est forte pour les jeunes issus de ces milieux : l'investissement est sacrifié aux nécessités immédiates. Ce ne sont donc pas forcément les jeunes qui perçoivent les revenus les plus faibles qui sont dans la situation la plus défavorisée. La jeunesse est avant tout une période d'investissement, pendant laquelle ceux qui entreprennent des études acceptent, en vue de revenus futurs élevés, de vivre provisoirement avec des revenus faibles, de s'endetter, ou de dépendre financièrement de leur famille, si celle-ci le peut et le veut bien : les étudiants sont sans doute mieux lotis que les jeunes qui ont dû interrompre leurs études faute de moyens pécuniaires, même si la comparaison des revenus semblerait indiquer le contraire. Repérer les jeunes les plus défavorisés nécessite d'introduire de nouveaux outils et concepts, et de ne pas se limiter à la pauvreté relative monétaire traditionnelle.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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