Les mouvements de main d'oeuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002

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Le niveau record de croissance de l'emploi dans les établissements de plus de 50 salariés de 2000 n'est renouvelé ni en 2001, ni en 2002. En 2001, le taux d'évolution de l'emploi, c'est-à-dire la différence entre les entrées et les sorties, reste cependant supérieur à celui de 1999 et s'établit à 2 %. En 2002, par contre, ce taux est proche de zéro avec 0,1 %. Si en 2001, tous les secteurs d'activité connaissent un même mouvement ascendant, en 2002 les évolutions sectorielles sont contrastées. Les recrutements rapportés aux effectifs de début de période dans les établissements de 50 salariés et plus perdent 1,5 point entre 2000 et 2001, puis 3,2 points entre 2001 et 2002. Le taux de sortie dans ces même établissements n'évolue pas entre 2000 et 2001, mais décroît de 1,3 point entre les deux années suivantes. En 2000 le taux d'évolution avait augmenté dans toutes les régions. En 2001, il reste positif pour chacune d'entre elles, mais dans une moindre mesure que l'année passée. En 2002, le taux d'évolution se stabilise. Cette publication reprend des données mensuelles, trimestrielles ou annuelles, par motifs d'entrée et de sortie, par secteurs d'activité, sexe, tailles d'établissement et par régions.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Résultats Les mouvements de main d’œuvre dans
Société les établissements de 50 salariés ou plusN°27
Avril 2004 en 2001 et 2002



Sophie Agodor, Sylvie Grcic, Isabelle Rouat






Analyse et Méthode
Analyse ........................................................................... 3
Graphiques ..................................................................... 7
Méthodologie .................................................................. 9
Bibliographie ................................................................... 11






Directeur Les données essentielles
de la publication Liste des tableaux ........................................................... 13
Paul Champsaur
Tableaux ......................................................................... 15
Institut national de la statistique
et des études
économiques

Direction générale
18 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50
50 Le cédérom
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Présentation du cédérom ................................................ 29 www.insee.fr
Liste des tableaux ........................................................... 30
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Jouve

© Insee 2004

2- Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 Analyse et Méthode


Cet ouvrage propose des tableaux de résultats détaillés sur les
mouvements de main-d’œuvre, selon le sexe, les secteurs
d’activité, la taille de l’établissement, la nature des entrées et le
motif de sorties, en données mensuelles, trimestrielles et annuelles
par régions. En outre, une analyse sur l’ensemble des années 2001
et 2002 permet de mieux appréhender ces phénomènes de mobilité
de main-d’œuvre.




Analyse

Le niveau record de croissance de l’emploi salarié moindre qu’en 2000. En 2002 les évolutions
de l’année 2000 n’a pas été renouvelé en 2001. La sectorielles sont contrastées.
croissance de l’emploi observé à partir des Le retournement conjoncturel est néanmoins
mouvements de main d’œuvre dans les sensible dès 2001 dans l’industrie : en 2001, le taux
établissements de 50 salariés et plus du secteur d’évolution de l’industrie reste faiblement positif
privé et semi-public est plus faible en 2001 (0,4 %) mais cela représente une perte de 2,1 points
qu’en 2000, tout en restant supérieure à celle de croissance sur un an. L’année suivante, le taux
de 1999. Le taux d’évolution de l’emploi annuel, d’évolution de l’emploi dans l’industrie devient
1mesuré par la différence entre le taux d’entrée et le négatif (- 1,7 %), affichant une baisse de 2,1 points
2taux de sortie , est de 2 % en 2001, en recul de 1,7 par rapport à 2001.
point par rapport à 2000. Si l’on fait abstraction de Le secteur de la construction reste très dynamique
la croissance de l’emploi remarquable de 2000, le en 2001 avec une croissance de 2,3 %, soit
taux d’évolution de 2001 est la plus forte valeur quasiment le même taux de croissance qu’en 2000.
enregistrée depuis 1987. En 2002, la construction suit la tendance de
En revanche, en 2002, l’emploi salarié connaît une l’emploi salarié total avec une évolution faiblement
évolution quasi nulle de 0,1 %. Depuis 1997, le positive de 0,4 %, soit une baisse de 1,9 point en un
taux de croissance de l’emploi salarié augmentait an. Bien que perdant 1,3 point de croissance entre
régulièrement jusqu’à atteindre le niveau record de 2000 et 2001, le tertiaire continue à rassembler les
2000. Entre 2001 et 2002 la tendance s’est inversée secteurs d’activité les plus dynamiques avec un taux
puisqu’en un an ce taux a perdu 1,9 point. d’évolution de 3,3 %. Entrain conservé en 2002
En 2001, tous les secteurs d’activité suivent le avec +1,4 % de croissance de l’emploi tertiaire
même mouvement ascendant, même s’il est malgré une chute de 1,9 point par rapport à l’an
passé.

Entre 2000 et 2002, la plus forte chute des taux 1 Le taux d’entrée est égal au nombre des recrutements
d’évolution de l’emploi est observée dans les rapportés aux effectifs de début de période.
2 Le taux de sortie est égal au nombre des départs rapportés établissements de 50 à 199 salariés, passant
aux effectifs de début de période
Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 3 de 5,1 % à 0,7 % en deux ans, avec notamment une atteignait 66,9 % en 2000 et 74 % six ans plus tôt.
chute de 2,4 points entre 2000 et 2001. Entre 2000 En 2002, les contrats à durée déterminée retrouvent
et 2002, les établissements de 200 à 499 salariés des taux de croissance d’avant 1995 et un niveau de
perdent 3,2 points de croissance de l’emploi, 68,4 % sensiblement le même qu’en 1992.
également répartis sur les deux années. Le taux En ce qui concerne les taux de sorties, le
d’évolution de l’emploi dans les établissements de phénomène marquant de 2001 vient de
200 à 499 salariés passe de 3,1 % à -0,1 %, l’augmentation de 0,2 point du taux de sortie par
devenant négatif en 2002. Quant aux établissements licenciements autres qu’économiques : après deux
de plus de 500 salariés, la stabilité de leur taux de ans de stabilité ceux-ci passent de 1,7 % à 1,9 %
croissance entre 2000 et 2001 (-0,6 point) des motifs de sortie. Parallèlement, les
s’accompagne d’une chute de plus de deux points licenciements économiques et les démissions
l’année suivante : ils passent ainsi de 1,5 % à - diminuent de 0,1 point entre 2000 et 2001
0,6 % de croissance de l’emploi salarié. Entre 2001 (respectivement de 0,6 % à 0,5 %, de 7,3 %
et 2002, c’est dans la construction que se situe à la à 7,2 %).
fois la plus faible (-0,9 point) et la plus forte baisse En 2002 les taux de sortie pour démissions chutent
(-3,4 points) du taux d’évolution des effectifs, pour de 1,2 point et passent de 7,2 % à 6 %. Après une
les 200 à 499 salariés dans le premier cas, pour les année de stabilité à 21,6 %, le taux de sortie pour
plus de 500 salarie deuxième cas. fin de contrat à durée déterminée perd 0,2 point et
atteint 21,4 %. Les licenciements économiques et
La mobilité de la main-d’œuvre dans les autres gagnent respectivement 0,2 et 0,3 point.
établissements de 50 salariés et plus a diminué entre Entre 1997 et 2001, la part des sorties pour fin de
2000 et 2002. Entre 2000 et 2001, le taux d’entrée contrat à durée déterminée, c’est - à - dire le
décroît de 1,5 point, passant de 41,4 % à 39,9 %. nombre de sorties pour ce motif rapporté aux sorties
Entre 2001 et 2002, il atteint 36,7 % perdant ainsi totales, décroît, passant de 62,5 % à 57 %. Cette
3,2 points. Simultanément, rompant avec le part augmente à nouveau en 2002, atteignant
mouvement ascendant observé depuis 1993, le taux 58,5 %. Alors que, depuis 1992, la part des
de sortie se stabilise entre 2000 et 2001 où il passe licenciements autres qu’économiques était en
de 37,7 % à 37,9 %, avant de perdre 1,3 point constante diminution, en 2001, elle progresse de 0,5
l’année suivante et d’atteindre 36,6 %. point et en 2002 de 1 point. En 2002, la part des
licenciements économiques augmente de 0,6 point
En 2001, l’essentiel de la baisse du taux d’entrée tandis que celle des démissions diminue de 2,6
s’explique par la diminution des embauches sous points.
contrat à durée déterminée. En effet, le taux
d’entrée sous contrat à durée déterminée passe Par secteurs d’activité, c’est dans l’industrie que le
de 27,7 % à 26,3 %, entre 2000 et 2001, soit une taux d’entrée baisse le plus passant de 23,9 % à
chute de 1,4 point. Le taux d’entrée sous contrat à 21 % (-2,9 points) en 2001 puis 16,8 % (-4,1 points)
durée indéterminée est en baisse de 0,4 point, celui en 2002. Cette chute s’explique principalement par
pour transferts reste stable à 2 %. la diminution des entrées en contrats à durée
En 2002, au contraire, ce sont les contrats à durée déterminée qui perdent respectivement 2,5 et 2,1
indéterminée qui pèsent le plus dans la baisse du points, atteignant même leur niveau le plus faible
taux d’entrée en passant de 10,5 % à 8,7 %, soit une depuis 1993. Dans l’industrie, les entrées en
perte de 1,8 point. Dans le même temps, les contrats contrats à durée déterminée représentent 60,5 % des
à durée déterminée perdent 1,2 point en passant de entrées en 2001, contre 63,6 % en 2000 puis à
26,3 % à 25,1 %. Le taux d’entrée des transferts se nouveau 63,1 % en 2002.
maintient et ne varie que de -0,2 point, affichant Le secteur de la construction, bien que gardant un
1,8 % contre 2 % l’année précédente. taux d’entrée élevé, voit ce taux passer de 23 % à
En rapportant le nombre d’entrées pour contrats à 21,2 % en 2001. Cette diminution est imputable
durée indéterminée et à durée déterminée aux dans les mêmes proportions aux contrats à durée
entrées totales, on constate que ces deux types de déterminée et indéterminée qui perdent
contrats connaissent un mouvement inverse respectivement 1,3 point et 1,2 point. Cependant,
entre 1995 et 2001 : la part des contrats à durée les entrées sous contrats à durée indéterminée
indéterminée n’a pas cessé de croître sur la période, représentent toujours plus de la moitié des
atteignant 26,3 % en 2000 et se stabilisant à ce embauches (53,3 %). En 2002, le taux d’entrée de
chiffre en 2001. L’année suivante la tendance la construction chute de façon plus importante,
s’inverse, et cette part atteint 23,7 %. En 2001, la (3,7 points) et atteint 17,5 %. Cette baisse est
part des contrats à durée déterminée prédomine essentiellement due au taux d’entrée en contrats à
toujours avec 65,9 % mais est en recul puisqu’elle durée indéterminée qui diminue à lui seul de -2,1
4- Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 points. Les contrats à durée déterminée varient de 7,2 points constatée pour l’industrie des
quant à eux de -1,1 point. Malgré cette évolution, composants électriques électroniques, dont le taux
les entrées sous contrat à durée indéterminée de croissance passe de 6,3 % en 2000 à -0,9 % en
demeurent toujours le type de recrutement 2001, en est la principale cause, bien que le
majoritaire en 2002, avec 52,6 % des entrées. Le phénomène touche tous les autres secteurs en
3taux de sortie diminue de 1,6 point en 2001 et de niveau NES36 .
1,7 point en 2002, passant successivement de Entre 2001 et 2002, le secteur des biens
20,5 % à 18,9 %, puis 17,2 %. d’équipement est confronté à une baisse
En 2001, le secteur tertiaire reste le secteur où la de -3,6 points de l’évolution de ses effectifs, qui
mobilité est la plus grande, avec un taux d’entrée de passent de 0,6 % à -3 %. Cette chute est
55,4 %, en légère diminution par rapport à 2000, essentiellement due à la construction navale,
mais toujours largement supérieur aux valeurs aéronautique et ferroviaire qui atteint -6,3 points,
obtenues depuis 1987. Cette décroissance mais aussi, dans une forte proportion, à l’industrie
s’explique principalement par la baisse des taux de l’équipement électrique et électronique avec -4,8
d’entrée sous contrat à durée déterminée qui points. En revanche, le taux d’évolution de l’emploi
perdent 1,4 point (39,1 % en 2000, 37,7 % dans l’énergie s’accroît de +3,3 points entre 2001 et
en 2001). Le taux de sortie dans le Tertiaire 2002 (de -0,5 % à + 2,8 %). C’est l’évolution des
progresse de 0,3 point entre 2000 et 2001, affichant produits combustibles et du carburant qui tire ce
52,1 % contre 51,8 % en 2000. Les licenciements secteur à la hausse en réalisant +7,2 points
autres qu’économiques semblent être la cause de (de -2,8 % à +4,4 %), ce qui s’inscrit dans un
cette diminution, leur taux augmentant de 0,2 point. contexte d’augmentation des prix de certains
En 2002, le taux d’entrée chute de 3,4 points et vaut combustibles (gaz, combustibles minéraux solides)
52 %. Ce sont principalement les entrées pour et de maintien de la demande intérieure en énergie.
contrat à durée indéterminée, les principaux
responsables de cette évolution, en affichant Dans le secteur tertiaire, les transports, les services
2 points de baisse. Contrairement à 2001, en 2002 aux entreprises et surtout les services aux
le taux de sortie baisse de 1,5 point et atteint particuliers accusent les plus forts reculs du taux
50,6 %. d’évolution de l’emploi entre 2000 et 2001.
Si, en 2000, les démissions avaient progressé de 1,8 Depuis 1996, le secteur des transports était en
point dans l’ensemble des secteurs, de 1,2 point constante progression de ses effectifs jusqu’à
dans l’industrie, la hausse atteignant même 2,2 atteindre un maximum de +5,4 % en 2000.
points dans le tertiaire et 2,5 points dans la En 2001, le taux d’évolution devient égal à 2,1 %,
construction, elles demeurent relativement stables perdant ainsi 3,3 points.
en 2001. En revanche en 2002, les démissions Les services aux entreprises connaissaient un taux
diminuent de -1,2 point tous secteurs confondus, -1 d’évolution de l’emploi croissant depuis 1995. En
point dans l’industrie, -1,3 point dans la 2001, ils affichent une baisse de 2,6 points, chutant
construction et -1,5 point dans le tertiaire. Par de 7,6 % à 5 %. En 2002 ils perdent encore 3,8
contre les sorties pour licenciements autres points. Cette chute est due aux postes et
qu’économiques progressent de 0,2 point en 2001, télécommunications pour lesquels on avait observé
quel que soit le secteur d’activité. Cette progression en 2000 une évolution de 12,8 %, contre seulement
est confirmée en 2002, avec +0,1 point dans 5,4 % en 2001, puis -0,3 % en 2002. Cela
l’industrie et +0,3 point dans la construction et le correspond à une perte de croissance de 7,7 points
tertiaire. dans un premier temps, puis de 5,7 points l’année
suivante.
Dans l’industrie, deux sous-secteurs renouent avec En 2001, le secteur des conseils et assistance perd
une baisse d’effectifs en 2001, après une croissance également 3,6 points, puis 5,2 points en 2002.
en 2000 : les biens de consommation d’une part et Entre 1999 et 2000, les services aux particuliers
les biens intermédiaires d’autre part. Concernant les avaient gagné 3,5 points de taux d’évolution.
biens de consommation, cette baisse est plus En 2001, l’évolution de l’emploi de ce sous-secteur
particulièrement provoquée par les biens chute de 4,4 points (de 4,9 % à 0,5 %). Ce recul
d’équipement du foyer, dont le taux d’évolution s’observe notamment dans le secteur des hôtels-
s’effondre, passant de +2,6 % en 2000 à -2,2 % en cafés-restaurants (5,4 % de croissance en 2000
2001 et par l’édition - imprimerie - reproduction qui contre seulement 0,5 % en 2001, soit une révision
perd 4,3 points (3,4 % en 2000 et -0,9 % en 2001). de -4,9 points).
Le taux d’évolution de l’emploi dans l’industrie des
biens intermédiaires chute aussi de 2,8 points et
3passe de 2,6 % en 2000 à -0,2 % en 2001. La perte NES36 : nomenclature française de diffusion de
l’activité économique en 36 postes.
Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 5 En 2001, seuls deux secteurs du tertiaire ont une ce fait. La Bretagne, alors qu’elle avait le taux
évolution positive : les activités financières avec d’évolution global le plus élevé en 2000 avec
+ 1,8 point, et les administrations avec + 1,2 point. 5,8 %, accuse une chute de 2,9 points,
Cette dernière croissance est due aux activités principalement à cause de l’industrie (qui perd 5,3
associatives extra-territoriales qui passent d’une points). Le sous-secteur le plus affecté par le taux
évolution négative de -0,3 % en 2000, à +3,2 % un d’évolution négatif de l’emploi est l’industrie
an plus tard, gagnant ainsi 3,5 points. Par contre la automobile en recul de -15,9 points.
tendance des activités financières s’inverse en 2002 En 2002, les taux d’évolution des effectifs sont
et chute de -3,5 points, passant de 3,4 % à -0,1 %. relativement stables d’une région à l’autre, puisque
dix-sept régions sur vingt-deux en France
En 2000, toutes les régions avaient profité d’une métropolitaine ont un taux d’évolution compris
conjoncture favorable à l’emploi salarié. En 2001, entre -1,0 % et +1,1 %. Parmi ces dernières, la
l’évolution reste positive mais, pour la quasi-totalité Bourgogne et Rhône-Alpes affichent un taux
d’entre elles, inférieure à ce qu’elle était l’an passé. d’évolution nul.
La Provence-Alpes-Côte-d’Azur perd 3,4 points de Entre 2001 et 2002, seules trois régions ont un
croissance en un an. La baisse est principalement différentiel de taux d’évolution positif : le
constatée dans l’industrie, plus précisément dans Languedoc-Roussillon avec +3,8 points, le
l'industrie agroalimentaire qui chute de 7,9 points, Limousin avec +0,4 point et la Provence-Alpes-
passant d’une croissance de + 3,8 % à -4,1 %. Dans Côte d’Azur avec +0,3 point.
les mêmes proportions, l’industrie des biens En 2002, le Languedoc-Roussillon connaît une
intermédiaires reflue de 5,6 % à -2,5 %. évolution jamais atteinte depuis 1987, hausse
En 2001, trois autres régions observent un taux importante due au tertiaire et plus précisément au
d’évolution inférieur à -2,5 points : les Pays de la commerce de gros.
Loire (-2,5 points), Rhône-Alpes (-2,6 points) et la Pour la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le
Bretagne (-2,9 points). Dans les Pays de la Loire, tertiaire est à l’origine de la hausse de 0,3 point,
on note cependant une évolution légèrement plus particulièrement les sous-secteurs des
favorable dans la construction, dont le taux de transports (+6,5 points), des activités immobilières
croissance de l’emploi passe de 4,8 % en 2000 pour (+4,8 points) et des activités associatives extra
atteindre 5,1 % en 2001. La plus forte baisse est là territoriales (+13,7 points).
encore enregistrée dans l’industrie (4,9 % en 2000 A l’opposé, la Franche-Comté voit son taux
et 0,6 % en 2001). En Rhône-Alpes, c’est encore d’évolution chuter entre 2001 et 2002 de 3 points, à
une fois l’industrie la plus touchée, par la cause plus particulièrement du sous-secteur de
décroissance du taux d’évolution. En effet ce taux l’équipement électrique et électronique qui perd
chute de 3,9 % en 2000 à 0,4 % en 2001, l’énergie -17 points de croissance.
et le transport étant les principaux responsables de


6- Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 Graphiques









Taux d’entrée et de sortie annuels,
ensemble des régions, de 1994 à 2002,
en % des salariés présents en début d’année.










45
40
35 Ensemble des sorties
Ensemble des entrées
30
25
Entrées sur contrats à durée déterminée
20 Fin de contrat à durée déterminée
15
10
Entrées sur contrats à durée indéterminée
Démissions
5
Licenciements économiques
0
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002


Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 7
Taux d’entrée et de sortie mensuels,
données corrigées des variations saisonnières,
en % des salariés présents en début de mois.


Année 2001 :


6
5
Ensemble des sorties
4
Ensemble des entrées
3
Entrées sur contrats à durée déterminée
2
Fin de contrats à durée déterminée
Entrées sur contrats à durée indéterminée1
Démissions
Licenciements économiques
0
J F M A M J J A S O N D


Année 2002 :
6
5
Ensemble des sorties
4
Ensemble des entrées
3
Entrées sur contrats à durée déterminée 2
Fin de contrats à durée déterminée
1 Entrées sur contrats à durée indéterminée
Démissions
Licenciements économiques
0
J F M A M J J A S O N D



8- Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 Méthodologie

salariés et plus. A partir de 1981, l'exploitation a été Organismes responsables
étendue aux établissements de 50 à 200 salariés.
A partir de 1983, une nouvelle exploitation a été Ministère des affaires sociales, travail et solidarité
mise en place, associant les Directions régionales et Institut national de la statistique et des études
du ministère du Travail et celles de l'Insee. Dans économiques (Insee).
cette nouvelle exploitation, la saisie de la
déclaration est exhaustive. En plus des effectifs et Thèmes
des flux, on dispose des caractéristiques des salariés

faisant l'objet d'un mouvement : sexe, âge,
Rotation de la main d’œuvre selon l'activité et la
qualification, nationalité, nature du contrat
taille des établissements.
d'embauche ou motif de la sortie.
Caractéristiques des salariés (sexe, âge, profession)
Cette nouvelle exploitation s'est étendue entrant et sortant des établissements, nature des
progressivement à l'ensemble des régions. Le contrats signés, motif de leur résiliation.
champ des 22 régions est couvert depuis 1987.

En 1989, le formulaire a été modifié pour introduire
Caractéristiques principales notamment la déclaration de la profession en
nomenclature PCS. Il n'y a pas de passage entre
Le document de base est un formulaire administratif cette nomenclature et celle précédemment utilisée
que les établissements d'au moins 50 salariés des pour la qualification (nomenclature en six postes :
secteurs privé et public semi-concurrentiel sont ouvrier non qualifié, ouvrier qualifié, employé non
tenus de remplir mensuellement. La déclaration qualifié, employé qualifié, technicien et agent de
retrace les niveaux des effectifs par sexe en début et maîtrise, cadre).
fin de mois et pour chaque mouvement d'entrée ou
de sortie au cours du mois, le sexe, l'âge, la 1984 - l'exploitation couvrait 17 régions. Etaient
nationalité, la profession (nomenclature PCS à absentes : la Bourgogne, l'Alsace, l'Aquitaine, le
partir de 1989), le type de contrat (durée déterminée Midi-Pyrénées, l'Auvergne.
ou indéterminée, transfert) en entrée, le motif de
sortie (fin de contrat, démission, licenciement 1985 - l'exploitation couvrait 19 régions. Etaient
économique, autre licenciement économique, absentes : la Bourgogne, le Midi-Pyrénées,
retraite, fin de période d'essai, service national, l'Auvergne.
transfert en sortie, autre cas) du salarié concerné,
ainsi que la date du mouvement. 1986 - l'exploitation couvrait 21 régions. Seule
l'Auvergne était absente.
Historique et évolution
Définitions
Le dispositif a été mis en place en 1975 pour le
contrôle du respect de la législation sur l'emploi, Les taux d'entrée et de sortie peuvent être mensuels,
notamment en matière d'embauche après trimestriels ou annuels. Les exploitations
licenciement économique ou de renouvellement de mensuelles et trimestrielles portent sur des champs
contrat à durée déterminée. La loi du 3 juillet 1986, différents. Les résultats mensuels sont établis avec
qui a supprimé l'autorisation administrative de les déclarations de tous les établissements
licenciement, a toutefois maintenu l'obligation de répondants. Les résultats trimestriels sont à champ
déclaration mensuelle des mouvements de main constant, c'est à dire uniquement avec les
d’œuvre au titre de contrôle de l'emploi. établissements ayant fourni trois déclarations
successives et cohérentes. Les résultats annuels sont
L'exploitation statistique des déclarations a constitués à partir des résultats trimestriels. Ces
commencé dès 1976. Elle a connu plusieurs phases taux sont établis par activité économique, taille des
de développement. établissements, sexe, nature du contrat d'entrée ou
De 1976 à 1980, le Service des Etudes et de la motif de sortie. On dispose également de la
Statistique (SES) du ministère du travail a traité les répartition des entrées et sorties par âge et
effectifs et les flux globaux (nombre d'entrées et de qualification.
sorties au cours du mois) des établissements de 200
Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002 9 Le taux d'entrée est égal au nombre des Publication - diffusion
recrutements rapportés aux effectifs de début de
période. Les résultats de l'exploitation mise en oeuvre à
Le taux de sortie est égal au nombre des départs partir de 1983 sont stockés sous différentes formes:
rapportés aux effectifs de début de période. - des fichiers-détail pouvant faire l'objet
Le taux d'évolution est égal à la différence entre d'exploitations spécifiques à la demande.
les taux d'entrée et de sortie. - des listings de tableaux standard dont chaque
Direction régionale de l'Insee possède un
Légende des variables utilisées dans les exemplaire pour sa région.
- des bases SAS de données agrégées, créées par tableaux
le service gestionnaire de la Direction générale
de l'Insee. Taux d'entrée
Ent ou entrée : entrée
En outre des publications sont faites : CDD ou RD : contrat à durée déterminée
- par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité CDI ou RI : contrat à durée indéterminée
dans le bulletin mensuel de statistiques ou sous TE : transfert en entrée
forme d'articles dans les dossiers statistiques du
travail et de l'emploi ainsi que dans les revues Taux de sortie
régionales. Sor ou sortie : sortie
- par l'Insee dans les Informations Rapides, Insee Fin CDD ou FD : fin de contrat à durée déterminée
Première et Insee Résultats, ainsi que sous Démission ou DM : démission
forme d'articles dans Economie et Statistique et Lic. Eco. ou LE : licenciement économique
dans les revues régionales. Lic. Aut. ou LA : autre licenciement
TS : transfert en sortie








A noter que dans les tableaux annuels (tableaux 4, 5 et 6) n’ont été pris en
compte que les cases où les quatre trimestres étaient renseignés.

10- Les mouvements de main d’œuvre dans les établissements de 50 salariés ou plus en 2001 et 2002

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