Les revenus en Bretagne pour l'année 1999 (Octant n° 91)

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Le revenu médian des ménages bretons est proche du revenu médian de la France de province. En Bretagne, comme dans les trois régions du grand Ouest, l'éventail des revenus déclarés au fisc est moins ouvert que France entière. Les revenus d'activité (salaires et bénéfices) représentent 70,5 % des revenus déclarés contre 72,7 % au niveau national. Les disparités géographiques des revenus suivent surtout une logique d'urbanisation. La prédilection des cadres pour certaines communes périphériques tire le revenu des ces dernières vers le haut ; à l'opposé, les zones rurales se caractérisent par la faiblesse des revenus.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Revenus fiscaux
Les revenus en Bretagne
pour l’année 1999
Le revenu médian des ménages bretons est proche
du de la France de province.
En Bretagne, comme dans les trois régions du grand Ouest,
l’éventail des revenus déclarés au fisc est moins ouvert que
France entière.
Les revenus d’activité (salaires et bénéfices) représentent
70,5 % des revenus déclarés contre 72,7 % au niveau
national.
Les disparités géographiques des revenus suivent surtout
une logique d’urbanisation. La prédilection des cadres
pour certaines communes périphériques tire le revenu
des ces dernières vers le haut ; à l’opposé, les zones rurales
se caractérisent par la faiblesse des revenus.
es déclarations de revenus au titre Exprimé par unité de consommation, (25 %), de bénéfices (10 %) et de reve-Lde l'année 1999 ont permis de réu- c’est-à-dire en prenant en compte la nus du patrimoine ou autres (4,5 %). Au
nir, par regroupement des foyers fiscaux composition du ménage (encadré niveau national, la répartition des reve-
occupant un même logement, 1,15 mil- page 8), le revenu médian atteint nus de 1999 est légèrement différente :
lions de ménages (encadré page 9) en 13 160 euros, soit 6 % de moins qu’en 65,2 % de salaires, 22,5 % de retraites
Bretagne. France métropolitaine. Cet écart est es- et pensions, 7,5 % de bénéfices, 4,8 %
sentiellement dû aux revenus élevés de d'autres revenus.
La moitié de ces ménages a perçu plus la région parisienne où le revenu mé-
de 20 500 euros au cours de l'année, dian dépasse de 32 % celui de pro- En première approche, la description
ce montant correspond au revenu mé- vince. Après l’Ile-de-France, viennent spatiale des revenus s'intéresse au ni-
1
dian . Pour la France métropolitaine l’Alsace et la région Rhône-Alpes. La veau départemental. L'Ille-et-Vilaine
edans son ensemble, le revenu médian Bretagne arrive en 13 position parmi fait apparaître le plus fort revenu mé-
s'établit à 21 600 euros. Hors région les 22 régions métropolitaines. L’écart dian avec 13 500 euros par unité de
parisienne le revenu médian s’établit à de la Bretagne avec la France de pro- consommation, puis le Finistère, le
20 700 euros. vince est seulement de 1 %. Morbihan et enfin les Côtes d'Armor
avec 12 600 euros. Le classement na-1 : Revenu médian : la moitié des ména-
Les revenus des Bretons sont principale- tional des quatre départements est, se-ges déclare un revenu inférieur à cette va-
e e ement constitués de salaires (60,5 %), lon ce même critère : 36,46,50 etleur, l'autre moitié un revenu supérieur à
e
mais aussi de retraites ou pensions 66 .cette valeur.
4 Octant n° 91 - Octobre 2002Revenus fiscaux
Revenus déclarés au fisc au titre de l'année 1999 par département
Rapport Part Part des Part Part des
Médiane/ Médiane/ Limite Limite inter- des pensions, des autreser 1 e 2ménage UC 1 décile 9 décile 3décile salaires retraites bénéfices revenus
Côtes-d'Armor 19 431 12 629 5 445 24 670 4,5 55,9 28,2 11,4 4,5
Finistère 20 484 13 306 5 955 25 002 4,2 59,4 27,1 9,5 4,0
Ille-et-Vilaine 21 408 13 518 5 838 26 269 4,5 65,8 20,5 9,0 4,7
Morbihan 20 456 12 950 5 724 24 778 4,3 58,5 26,4 10,6 4,5
Bretagne 20 528 13 158 5 756 25 269 4,4 60,5 25,1 10,0 4,4
Province 20 728 13 350 5 242 26 452 5,0 63,1 24,1 8,1 4,7
Ile-de-France 26 273 17 686 6 105 37 287 6,1 72,1 17,4 5,4 5,1
France métropolitaine 21 604 13 983 5 370 28 696 5,3 65,2 22,5 7,5 4,8
er
1 : limite supérieure du 1 décile : 10 % des ménages ont déclaré un revenu inférieur à cette valeur.
e
2 : limite inférieure du 9 décile : 10 % des ménages ont déclaré un revenu supérieur à cette valeur.
e er
3 : rapport entre le 9 et le 1 décile = 2/1.
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
Le revenu médian par unité de consommation et par canton en 1999La géographie des revenus
rappelle l'armature urbaine
Mais les disparités de revenu ne suivent
pas vraiment les limites des départe-
ments, elles obéissent plutôt à une lo-
gique d'urbanisation. La carte du reve-
nu médian par canton montre en effet Lannion
Saint-Malo
une forte similitude avec celle de la po- Morlaix
Brestlarisation urbaine. Les valeurs médianes
Saint-Brieuc
Dinanles plus basses appartiennent à l'espace
rural tandis que les plus hautes valeurs
Quimperfont partie des pôles urbains. Toutefois
Pontivy Rennesles villes-centres ne se trouvent pas en
haut du classement. Les premières pla-
en euros Lorientces sont systématiquement occupées Vannes
19 500par les communes périphériques des
16 000grandes villes : Saint-Grégoire, Thori-
14 000
gné-Fouillard ou Cesson-Sévigné près 12 000
9 400de Rennes, Arradon près de Vannes, © IGN - INSEE
Larmor-Plage près de Lorient et Bohars Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
près de Brest.
Part des salaires dans les revenus par canton en 1999Par ailleurs, certaines villes de plus de
10 000 habitants affichent un résultat in-
férieur à la médiane régionale : Lorient et
sa banlieue (Lanester, Hennebont), Fou-
gères, Auray, Dinan, Morlaix, Douarne-
nez. Ce qui semble tirer vers le haut la
distribution locale des revenus, et donc
la valeur médiane, c'est l'existence
d'une classe moyenne, fondée sur une
Lannion
Saint-Maloactivité professionnelle rémunératrice.
Morlaix
Deux principes agissent sur la localisa- Brest
Saint-Brieuction de cette population : la concentra- Dinan
tion d'emplois plus qualifiés dans les
grandes villes, les stratégies résidentiel- Quimper
Pontivyles qui poussent de nombreux cadres à Rennes
acquérir un logement en périphérie plu-
tôt qu'en centre-ville. La conséquence Lorienten % Vannessur le niveau de revenu est incontestable. 77
De fait, le revenu médian par canton est 70
60très étroitement corrélé à la proportion de
50
cadres et de chefs d'entreprises : le coeffi- 35
© IGN - INSEEcient de corrélation atteint 0,85 en
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999France et 0,88 en Bretagne.
Octant n° 91 - Octobre 2002 5Revenus fiscaux
Revenus déclarés au fisc au titre de l'année 1999 par type de communes
Rapport Part Part des Part Part desMédiane/ Médiane/ Limite Limite
er e inter- des pensions, des autresménage UC 1 décile 9 décile
décile salaires retraites bénéfices revenus
Bretagne 20 528 13 158 5 756 25 269 4,4 60,5 25,1 10,0 4,4
Pôles urbains 20 521 13 930 5 504 27 011 4,9 62,2 25,4 8,0 4,4
Communes périurbaines
(monopolarisées) 23 938 13 682 6 605 25 272 3,8 67,2 19,2 9,5 4,1
Communes rurales 18 208 11 838 5 474 22 451 4,1 51,7 30,0 13,5 4,8
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
Part des pensions-retraites dans les revenus par canton en 1999 La composition des revenus
reflète la répartition
socio-démographique
64 % des ménages bretons mention-
nent au moins un salaire dans leur dé-
claration, le montant total des salaires
représente 60,5 % des revenus de la ré-
Lannion gion, notamment à cause des salairesSaint-Malo
Morlaix correspondant à de courte périodeBrest
d'activité.Saint-Brieuc
Dinan
Mais les sources de revenus et leur
Quimper
poids diffèrent d'un endroit à l'autre. LaPontivy Rennes
part des salaires dépasse 70 % des reve-
en % nus autour de Rennes tandis qu'elle
Lorient46 Vannes n'atteint pas la moitié des revenus dans
28
certains cantons de Bretagne centrale et24
20 le long des côtes. La zone d'emploi de
12 Rennes cumule des salaires élevéset© IGN - INSEE
une forte proportion de salariés, con-
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
trairement à la zone d'emploi de Car-
haix où les salaires sont faibles et les sa-
lariés moins nombreux.Part des bénéfices dans les revenus par canton en 1999
Prèsd'unménage fiscal sur deux dé-
clare percevoir une retraite ou une pen-
sion, précisément 46 % des ménages
2bretons . L'ensemble des retraites et
pensions représente le quart des reve-
nus de la région.
L'importance des retraites-pensionsLannion
Saint-Malo
varie géographiquement, en raison in-Morlaix
Brest verse de celle des salaires. Elle est infé-
Saint-Brieuc
Dinan rieure à 20 % dans les aires urbaines de
Rennes, Brest, Vannes et Saint-Brieuc.
Quimper Elle dépasse 30 % en Bretagne centrale
Pontivy et sur les côtes, c'est-à-dire quand la pro-Rennes
portion de ménages âgés est plus forte.
Lorient La valeur plus élevée du foncier et deVannesen %
l'immobilier le long du littoral explique22
15 également la concentration de ménages
12 retraités plus aisés dans les zones côtiè-
9
res. Ainsi la valeur moyenne des retrai-3 © IGN - INSEE
tes et pensions est plus élevée dans les
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
zones d'Auray, de Vannes et de
Saint-Malo, et bien plus faible à Vitré
Par contre, la présence de catégories so- corrélées au revenu médian du canton. par exemple.
ciales plus modestes a peu d'effet sur le ni- Sans doute parce que ces populations ha-
veau médian de revenu. Ainsi les propor- bitent plus volontiers en ville, où habitent 2 : Au recensement de 1999, un tiers des
ménages bretons ont un retraité commetions de chômeurs ou d'employéset également des ménages plus aisés qui font
personne de référence.ouvriers non qualifiés sont trèspeu remonter le niveau de revenu de la zone.
6 Octant n° 91 - Octobre 2002Revenus fiscaux
Revenus déclarés :Enfin, les bénéfices des professions
non-salariées représentent un dixième de fortes disparités entre les régions et à l’intérieur des régions
Rapport interdécile par unité de consommation et par canton en 1999des revenus déclarés en Bretagne. La
carte de cette part des bénéfices montre
clairement qu'elle dépend essentielle-
ment des revenus agricoles. Elle dépasse
ainsi 15 % des revenus dans de nom-
breux cantons ruraux de Bretagne cen-
trale, du Léon ou du Mené.
L'éventail des revenus
La valeur médiane ne permet pas d'ap-
préhender l'échelle des revenus. La
concentration des revenus autour du ni-
veau central, ou leur éloignement vers
le bas ou vers le haut, décrivent des si-
tuations économiques fort différentes.
3
Le premier décile , qui désigne généra-
lement le seuil des plus bas revenus
(10 % des ménages ont un revenu infé-
rieur à cette valeur), atteint en Bretagne
5 756 euros par unité de consomma-
tion, soit près de 400 euros de plus que
le premier décile national.
France métropolitaine : 5,3
4
Le neuvième décile , qui symbolise
6
l'entrée parmi les hauts revenus (10 % 5
4des ménages ont un revenu supérieur à
© IGN - INSEEcette valeur), atteint 25 269 euros par
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999unité de consommation, soit 3 400 eu-
ros de moins que le neuvième décile
national. Revenus déclarés :
Bretagne : Rapport interdécile par unité de consommation et par canton en 1999
Le rapport entre ces deux seuils, dit rap-
port inter-déciles, donne une indication
sur les inégalités de revenus. L'éventail
des revenus est plus serré en Bretagne
que pour l'ensemble de la France mé-
tropolitaine : 4,4 contre 5,3. Cet éven-
tail a la particularité de s'ouvrir plus lar-
gement dans le sud de la France, et
d'être plus refermé dans la moitié nord,
Lannion
à l'exception de l'Ile-de-France et de la Saint-Malo
Morlaix
région Nord-Pas-de-Calais. Brest
Saint-Brieuc
Dinan
Quimper
Quelques particularités Pontivy Rennes
Bretagne : 4,4
locales
Lorient5 Vannes
4,5A l'intérieur de la Bretagne, l'indicateur 3,8
de disparité atteint rarement 4 en zone
n.d.*rurale, mais peut dépasser 6 dans certai-
© IGN - INSEEnes villes. Le maximum est observéà
e Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999Guingamp où le seuil du 9 décile est
* n.d. = non disponible, signifie que le canton ne franchit pas le seuil de diffusion (2 000 habitants).
3:ouplutôt la limite supérieure du pre-
er
mier décile, plus couramment appelé 8,6 fois supérieur à celui du 1 décile, premier décile se situe à 2 773 euros
"premier décile". soit presque autant qu'à Paris. Cela par unité de consommation, soit deux
4:ouplutôt la limite inférieure du s'explique par une concentration, dans fois moins que celle vérifiée au niveau
neuvième décile, plus couramment la ville de Guingamp, de ménages à régional. Les déclarations font égale-
appelé "neuvième décile". très faibles revenus. La limite du ment apparaître de faibles revenus
Octant n° 91 - Octobre 2002 7Revenus fiscaux
Les revenus du Grand Ouest
Les habitants de Bretagne et des Pays de
la Loire ont déclaré en 1999 des res-
sources assez proches, si l'on en juge Cherbourg
par leur revenu fiscal médian : respecti-
vement 13 158 et 13 081 euros par uni-
té de consommation. Leurs voisins de Caen
Basse-Normandie affichent une valeur
St-Lo
médiane légèrement inférieure :
12 680 euros par unité de consomma-
tion.
Brest
La géographie des revenus dans les AlençonSaint-Brieuc
trois régions découle du regroupement
des fonctions d'encadrement autour
Quimper
des principales agglomérations. Ainsi,
Rennes Lavalle revenu médian se situe aux alentours
Le Mansde 10 000 euros par unité de consom- Lorient
Vannesmation dans la plupart des cantons ru-
raux éloignés des villes, il dépasse
12 000 euros dans les cantons proches
Angersdes villes, 13 000 dans les pôles ur-
Nantesbains et 16 000 dans certaines commu-
nes périurbaines. La correspondance
des statistiques de revenu médian avec
en eurosla proportion de cadres et chefs d'en-
19 500treprises habitant le canton se vérifie
16 000 La Roche-sur-Yondans les trois régions. 14 000
12 000
Le poids des salaires atteint 64 % des 9400
© IGN - INSEE
revenus en Pays de la Loire, soit
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999presque autant qu'au niveau national.
Il est plus faible en Bretagne (60 %) et
Rapporten Basse-Normandie (61 %). Plusieurs er e1 décile 9 décile
interdécilesphénomènes entrent en ligne de
compte : la structure socio-profession- Bretagne 5 756 25 269 4,4
nelle influe sur le niveau des salaires, la Pays de la Loire 5 874 24 989 4,3
structure démographique agit sur l'im- Basse-Normandie 5 379 24 744 4,6
portance des retraites.
Source : Insee - DGI - revenus fiscaux 1999
Les trois régions présentent la particu-
larité d'offrir un éventail de revenus nationale (5,3). Cela s'explique par la se classent parmi les derniers rangs : la
e
parmi les plus réduits. Les rapports in- relative faiblesse des hauts revenus. limite du 9 décile situe la Bretagne au
e e
ter-déciles se situent en effet entre 4,3 Comparées aux autres régions de 18 rang, les Pays de la Loire au 20 et la
e
et 4,6, nettement inférieurs à la valeur France métropolitaine, les trois régions Basse-Normandie au 22 .
L'intérêt du calcul en unités de consommation
Pour apprécier les revenus d'un ensemble de ménages, on âge. Dans la définition des unités de consommation re-
peut considérer le revenu déclaré par ménage, par per- tenue ici, le premier adulte compte pour 1, les autres
sonne ou par unité de consommation. personnes de 14 ans et plus pour 0,5 et les enfants de moins
de 14 ans pour 0,3. C'est cette approche, plus économique
Le premier concept est le plus simple, il fait référence au que comptable, qui est préconisée par l'Insee et Eurostat,
budget des ménages, mais fait abstraction de la diversité pour apprécier les écarts de revenu, notamment dans une
des ménages. Le revenu par personne peut être privilégié si analyse géographique.
l'on adopte l'individu, c'est-à-dire l'habitant, comme unité
économique de référence. Cette option peut modifier sensiblement l'observation des
revenus de certains territoires. Par exemple, la zone d'em-
Cependant, le calcul par unité de consommation prend ploi de Vitré,où les familles sont plus nombreuses qu'ail-
mieux en compte la composition des ménages et les éco- leurs, voit son classement en terme de revenu médian pas-
e enomies d'échelle qui en découlent. Il permet de raisonner ser du 5 rang (pour les revenus par ménage) au 11 rang
en termes de revenus par ''équivalent adulte", en relativi- (pour les revenus par unité de consommation) parmi les 18
sant le revenu du ménage selon sa taille et sa structure par zones d'emploi bretonnes.
8 Octant n° 91 - Octobre 2002Revenus fiscaux
dans les villes de Lorient, Saint-Brieuc,
DéfinitionsRedon, Morlaix ou Dinan : la limite du
premier décile y est inférieure à
Le revenu déclaré au fisc, plus simplement appelé revenu fiscal, est la somme des
4 400 euros par unité de
ressources déclarées par les contribuables sur la " déclaration des revenus 1999 "
consommation.
(formulaire n° 2042), avant tout abattement. Il comprend donc :
- les revenus salariaux (salaires, droits d'auteur, avantages en nature,
L'éventail des revenus peut s’ouvrir vers
indemnités de maladie, allocations de chômage ou de pré-retraite)
le haut du fait de la présence de revenus
- les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d'invalidité et les pensions
plus élevés dans certaines petites com-
alimentaires reçues (déduction faite des pensions versées)emunes balnéaires où la barre du 9 dé-
- les bénéfices (agricoles, industriels, commerciaux ou non commerciaux
cile dépasse 30 000 euros par unité de
professionnels)
consommation : Baden, Arzon, Dinard.
- les revenus du patrimoine et autres revenus accessoires.
A Vannes, Lannion et Saint-Malo, le
Ce revenu fiscal doit être considéré comme un revenu avant redistribution. Il neeseuil du 9 décile est proche de
peut donc pas être assimiléà la notion de revenu disponible, qui supposerait que
30 000 euros.
l'on soustraie les impôts directs et que l'on ajoute les revenus sociaux non
imposables (minima sociaux, prestations familiales, aides au logement). Par
Cependant, les revenus les plus élevés
conséquent, ce revenu fiscal ne permet pas de tirer de conclusions définitives en
se rencontrent surtout en périphérie
termes de niveau de vie des ménages.
des grandes agglomérations, notam-
ment à Saint-Grégoire, Cesson-Sévi- Un ménage est défini comme l'ensemble des occupants d'un même logement. Les
e
gné, Arradon, Bohars, où le seuil du 9 ménages désignés dans cet article ont été reconstitués par le regroupement des
décile dépasse 35 000 euros par unité foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Sont exclus de l'étude :
de consommation, mais avec un faible -lesménages de contribuables concernésparun événement de type mariage,
éventail de revenus, signifiant que les décès ou séparation au cours de l'année de référence
ménages modestes y sont peu -lesménages constitués de personnes ne disposant pas de leur indépendance
nombreux. fiscale (essentiellement des étudiants)
- les contribuables vivant en collectivité.
La ville de Rennes se démarque par un
rapport inter-décile supérieur à 6. La li-
mite du premier décile y atteint 4 700 que le rapport inter-déciles dépasse 4
euros par unité de consommation, ce dans des cantons ruraux du Centre-Bre-
qui ne la situe pas parmi les plus basses tagne jusqu'au Trégor, mais cette varia-
(4 000 à Lorient par exemple). La limite bilité reste relativement étroite.
e
du 9 décile atteint 29 000 euros par
unité de consommation, elle n’égale
pas les plus hautes valeurs observées
dans certaines villes de la région. La di-
Michel ROUXELversité des quartiers rennais permet en
effet de loger à la fois les ménages aux
revenus modestes dans le parc de loge-
ments sociaux et les ménages plus aisés
dans les "beaux quartiers". Cette diversi-
Pour en savoir plusté des types d'habitat favorise d'ailleurs
la mixité sociale, fréquemment ob- Les revenus fiscaux des Bretons
servée dans les grandes villes. en 1998 : depuis 1990, la plus
forte progression des régions
Par contre, les disparités sont générale- françaises / Serge Le Guen ; Insee
ment plus faibles en milieu rural, no- Bretagne - dans : Le Flash
tamment dans la partie Est de d’Octant - n ° 62 (2001, juin) ;
l'Ille-et-Vilaine, de Fougères à Vitré, 4p.
une zone plus tempérée qui se prolonge
en Pays-de-Loire. En revanche, il arrive
Octant n° 91 - Octobre 2002 9
n

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