Les services aux entreprises : du virtuel au terre à terre

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Secteur en pleine expansion, les services aux entreprises participent à l'élevation générale des qualifications dans la population réunionnaise. Très consommateurs de main-d'œuvre qualifiée, ils présentent pourtant une dichotomie profonde autour de la qualification. D'une part, les "Conseils et assistance" et "Recherche et développement" recrutent des personnels hautement spécialisés; d'autre part les "Services opérationnels" et les "Postes et télé-communications" embauchent des employés et des ouvriers.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Evolution de l’emploi (19901999)
Les services aux entreprises ecteur en pleine expansion, les ser naturedes emplois dans ce vices aux entreprises participent àse cteur.Au sein d’une société tioSpement, le secteur des servins dans la population réunionnaise. l’élevation générale des qualificad el’information en dévelop Très consommateurs de maind’œuvreces aux entreprises est sou qualifiée, ils présentent pourtant unevent considéré comme un dichotomie profonde autour de la qualifiinvestissement. La question cation. D’une part, les « Conseils etqui se pose est alors de savoir assistance » et « Recherche et dévelopsi cela a un impact sur la quapement » recrutent des personnelshau lité des emplois du secteur. tement spécialisés ; d’autre part les « Services opération nels » et les « Pos tes Des profils et télécommunications » embauchent d’emplois contrastés majoritairement des employés et des ouvriers. L’éventail des positions pro Les économistessoulignent le dynafessionnelles proposé par les misme particulierdes services aux entre entreprisesest assez proche Le niveau d’études est conforme aux qualifications prises dans les pays développés : ils prod ecelui du tertiaire. Mais cette requises, sauf dans les Postes et télécommunica gressent plus rapidement que les autressituation moyenne masque tions. activités. La Réunion n’est pas l’écart dedes situations très contrastées cette évolution : le nombre d’emploisentre ses différentes activités. pent 30 % des autres personnels. De dans les services aux entreprises passe Tandis que la recherche et développe même que 30 % sont des employés de de 6 500 en 1990 à plus de 11 200 enment offre des emplois de très haute spé bureau, nécessaires au fonctionnement 1999 et sa part dans l’emploi total decialisation, les services opérationnels de ces cabinets. Les ouvriers en sont 4,4 % à 6,5 % ! A La Réunion, cetterecrutent très majoritairement des quasiment absents. dynamique peut s’expliquer, en particue mployéset des ouvriers, dont peu lier, par un besoin important d’externalid’ouvriers qualifiés. Au contraire les postes et télécommuni sation des services lié à la petite taille cations fonctionnent avec une écrasante Par nature, la recherche et développe des entreprises : la faiblesse relative de majorité d’employés (55 %). L’encadre ment s’appuie sur une maind’œuvre très leurs moyens les conduit, soit à se passer ment est surtout de type intermédiaire spécialisée. Un tiers est constitué de cadres des services correspondants, soit, le plus (26 %). Les cadres sont rares, surtout et de chercheurs ; le deuxième tiers de pro souvent, à recourir à un fournisseur exté pour un secteur tertiaire (11 %) et les fessions intermédiaires et notamment de rieur. ouvriers encore plus. techniciens. Le troisième tiers enfin, moins Il reste que l’on peut s’interroger sur laqualifié, est formé Le secteur des services opérationnels d’employés et d’un nombre pourrait souffrir de taux d’encadrement notable d’ouvriers agrico faible : seulement 3 % de cadres et 10 % les. Ce qui montre l’intérêt de chefs d’entreprises. Avec un tout ausparticulier que porte La si faible nombre de professions intermé Réunion à la recherche diaires (12 %), la maind’œuvre est aux agronomique. trois quarts constitué de personnel d’excécution, et compte une majorité Le conseil et l’assistance, d’ouvriers. L’assainissement et l’intérim dont la fonction est de emploient plus de 60 % d’ouvriers. Les « vendre » des capacités agences d’intérim semblent se spéciali intellectuelles, se caracté ser dans la fourniture d’ouvriers et rarerise par un grand nombre ment d’employés. de cadres et professions intermédiaires, comme dans l’éducation. En effet, près Le niveau d’études de 25 % des actifs sont des franchit un palier professions libérales et cadres d’entreprises : avo cats, notaires,experts Dansles services aux entreprises qui comptables, architectes,semblent particulièrement faire appel à La « recherche et développement » et les « services publicistes et autres desqualifications élevées, les niveaux opérationnels » emploient des catégoriesprofessionnel consultants. Les profesd’études sont plus élevés que pour les très différentes. sions intermédiaires occul’ensemble des emplois. Ce sont 10 %
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des actifs qui glissent d’un niveau à l’autre : seulement 46 % des actifs y ont le niveau du primaire ou du début du secondaire contre 56 % dans l’ensemble des emplois ; tandis que 54 % ont le niveau de la fin du secondaire ou du supérieur, contre 44 % pour l’ensemble. Il y a donc globalement un saut qualitatif dans les services aux entreprises vers des niveaux d’études élevés.
Dans les soussecteurs « Recherche et développement » d’une part, et « Conseils et Assistance » d’autre part, la proportion d’actifs ayant continué des études universitaires est encore plus marquée. Cela tient sans doute à la fois à l’obligation de diplômes pour certaines professions (avocats, architectes …) et à la qualification élevée requise po activités plus stratégiques (rech informatique, publicité). Il s’agit b de ce que l’on appelle les « man teurs de symboles » selon l’express Reich (*),qui participent en généra opérations d’investissement plus fonctionnement.
Pour la « Recherche et développe la forte proportion de maind’ n’ayant pas dépassé le primaire r en écho aux besoins d’ouvriers agr du soussecteur.
Les services opérationn se singularisent
Mais tous les emplois attachés aux vi ces aux entre pri ses » ne sont pas toirement plus qualifiés que la mo Il y a même une hétérogénéité ce dans les niveaux d’études par rap la moyenne du secteur. Dans les « Services opérationnels » l tié des employés a reçu un enseign de niveau collège. Les niveaux d’ élevés sont en proportion beaucou faibles que dans l’ensemble de la p tion active occupée. Pour les « Postes et télécommunica
(*) voir bibliographie page 22.
Un secteur aux activités multiples Le secteur des services aux entreprises§Le conseil et l’assistancequi se carac regroupe une multitude d’activitéstrès dif fétérisent essentiellementpar la mise à dis rentes les unes des autres dont la particula positionde capacités intellectuelles. Les rité est de fournir des services essentiellementactivités informatiques traitent à la fois aux entreprises. C’est ainsi que les Télécomdes systèmes informatiques, des logi munications et les loueurs de voituresciels, du traitement des données et de s’adressent à tous les publics. Ils privilél’entretien et la réparation de matériels gient la clientèle des entreprises mais ontbureautiques. Les services profession aus si une clien tèle de par ti cu liers.nels regroupent les professions juridi ques, d’expertisecomptable et de conseil La liste de ces différentsservices est préci pour les affaires et la gestion. L’adminis sé ment déli mitée par réfé rence à la N omen tration d’entreprise, la publicité, les étuclature d’Activités Françaises (NAF). Pour des de mar ché, les ac ti vi tés d’ar chi tec tes, l’analyse économique, ces servicessont de géomètres et l’ingénierieparticipent euxmêmes regroupés enune Nomencla également au conseil et à l’assistance ture Economique de Synthèse (NES)(1) auxentreprises. qui y dis tingue quatre caté goriesd’activité : §Les services opérationnelsessen offrent §et télécommunicationsLes ostes plémentaies. La loca  lesvoitu  ansport, la quipement, s person  domesti a sélection ture de per est plus  connue nom d’inté acti vi tés de  degar , de net de photo d’organisa foires et et d’assai nt et bien encore font nt partie ices opéra
sont les niveaux intermédiaires, de la 6ème à la terminale, qui dominent large ment au détriment de l’enseignement supérieur. Par contre les Télécommunica tions seules présentent une situation assez proche de la moyenne du secteur des Services aux entreprises avec cepen
herche et pement.
 esniveaux d’études les plus élevés.n Nel ly ACTIF et JeanYves ROCHOUX
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