Les transferts d'établissements en Essonne : plus de 4 000 emplois gagnés en 7 ans

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Entre 1994 et 2001, les mouvements d'établissements en Essonne se traduisent par des phénomènes contrastés : un solde d'emplois positif et un solde négatif pour les établissements. Les trois quarts de ces mouvements se sont déroulés au sein de l'Ile-de-France, notamment avec Paris. Les échanges avec la province sont déficitaires. Tous les secteurs du tertiaire sont affectés, à l'exception du commerce et des transports.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILE DE FRANCE
e département de l’Essonne regroupe un peu plus de 40 000 éta-
blissements qui emploient 250 000 personnes, dont 69 % dans leLtertiaire (voir Encadré). L’industrie, la construction et le com-
merce, et à un degré moindre les transports, sont des spécificités (voir Dé-
finitions) du département et concentrent en outre les plus grands
établissements (Snecma, Altis...).Entre 1994 et 2001,
les mouvements
De 1994 à 2002, 5 150 établissements ont quitté l’Essonne alors que près
d’établissements en de 4 900 s’y sont installés, soit un déficit d’environ 260 unités. Cette évolu-
Essonne se traduisent tion négative ne se traduit pas cependant par des pertes d’emplois. Au con-
1par des phénomènes traire, en 7 ans , les transferts ont permis un gain de 4 150 emplois, soit un
L'Agence tiers de la hausse des effectifs du département au cours de la période.contrastés : un solde
pour l'Economie d’emplois positif et un
en Essonne Environ 10 000 établissements ont déménagé entre 1994 et 2002 tout en
solde négatif pour les
demeurant dans le département (Figure 1). La répartition géographique
établissements. Les de ces transferts internes est restée stable sur l’ensemble de la période :
trois quarts de ces 37 % des déménagements ont eu lieu au sein de la même commune et
63 % vers une autre commune du département. On ne constate pas demouvements se sont
phénomène de « transferts massifs d’établissements » des communes dudéroulés au sein de
nord vers celles du sud du département, où les terrains disponibles sont
l’Ile-de-France,
pourtant plus nombreux et moins chers.
notamment avec Paris.
INSTITUT Les échanges avec la aris accueillePNATIONAL DE LA province sont près d’un établissement partant sur quatre…
STATISTIQUE déficitaires. Tous les
ET DES ETUDES Les trois quarts des établissements implantés en Essonne ayant quitté lesecteurs du tertiaire
ECONOMIQUES département entre 1994 et 2002 se sont installés en Ile-de-France : les
sont affectés, à
sorties les plus importantes se font vers Paris (24 %), les Hauts-de-Seine et
l’exception du le Val-de-Marne (13 % chacun). D’autre part, 27 % d'entre elles ont lieu
commerce et des vers la province dont seulement 4 % vers les départements limitrophes
de l’Essonne (Loiret et Eure-et-Loir) (Figure 2).transports.
1
De 1994 à 2001.
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 2 3 3 - FEVRIER 2004 - 2,2 €
àlapage
EntreprisesFigure 1 - Structure géographique des transferts Définitions
Arrivées et départs entre 1994 et 2002
Arrivées Départs Solde Indice de spécificité
Il permet de déterminer si un secteur est plus (ou moins) implanté en Essonne queTransferts internes, dont : 10 006 10 006 0
dans le reste de l’Ile-de-France, en rapportant la part de ce secteur dans l’emploiinternes aux communes 3 721 3 721 0
du département à la part de ce secteur dans l'emploi du reste de la région.entre 2 communes 6 285 6 285 0
Transfert d’établissementTransferts externes, dont : 4 890 5 147 - 257
Ile-de-France 4 238 3 779 + 459 Un transfert d’étab correspond au transfert complet des moyens de
province 652 1 368 - 716 production de l’établissement d’un lieu géographique à un autre à l’intérieur du
Total 14 896 15 153 - 257 territoire français, ce qui laisse de côté les transferts avec l’étranger ainsi que
les transferts partiels, c’est-à-dire les transferts d’une partie seulement des
Unité : nombre d'établissements transférés entre 1994 et 2002
moyens de production (machines, emplois).Source : Insee, Sirene
L’observation de la mobilité des entreprises/établissements repose sur le fi-
Les départs vers la province sont répartis de manière uni- chier Sirene et sur des concepts à la fois juridiques et statistiques (création
pure, reprise, etc...).forme dans tous les secteurs d’activité. En revanche, ceux vers
Paris concernent davantage le secteur tertiaire et les industries Entrée ou arrivée, sortie ou départ
des biens de consommation. Les établissements qui partent à Une entrée signifie le transfert d’un établissement installé auparavant dans
destination des Hauts-de-Seine sont un peu plus nombreux un autre département, tandis qu’une arrivée est le transfert au sein du dé-
dans les services aux entreprises et les services aux particu- partement d’un établissement installé soit dans un autre département, soit
liers. Les sorties vers les Yvelines sont faibles, hormis dans les en Essonne.
industries des biens d’équipement. De même, une sortie est le transfert d’un établissement installé en Essonne
vers un autre département, tandis qu’on parle de départ, quand un établisse-
Dans l’industrie, sept établissements transférés sur dix (et ment installé en Essonne, déménage au sein du même département ou bien
dans un autre.neuf emplois sur dix) vont s’implanter dans un autre départe-
ment francilien, principalement à Paris (21 %), dans le Taux de mobilité
Val-de-Marne (13 %), les Hauts-de-Seine et la Seine-et-Marne Il permet d’identifier les départements (ou les communes) qui ont connu, au
(11 % chacun). Les « transferts industriels » vers la province cours d’une année donnée, le plus de mouvements d’établissements, par rap-
port au nombre moyen d’établissements présents dans le département (ou lasont d’une ampleur limitée : seulement 3 établissements sur 10
commune). Les mouvements sont obtenus en faisant la somme des transfertspartent en province.
(arrivées et départs) extra-départementaux (ou extra-communaux) et de la moi-
tié des transferts internes au département (ou à la commune) pour éviter les… et fournit plus d’un quart des entrées
doublons. Le même raisonnement peut s’appliquer pour le calcul de taux de mo-
bilité sectoriels.Sur la période 1994-2002, environ 4 900 établissements sont
Taux d’attractivitévenus s’installer en Essonne. La plupart des entrées (87 %) pro-
Pour une année donnée, c’est le ratio entre le solde des transfertsviennent d’un autre département francilien, principalement de
extra-départementaux d’établissements relatifs à un département et
le nombre moyen d’établissements implantés dans le département.
Figure 2 - Répartition des sorties par destination
entre 1994 et 2002
Paris (26 % des entrées), des Hauts-de-Seine et du
Val-de-Marne (18 % chacun).
5% 2%
Les établissements en provenance de Paris sont très nom-
23%
10% breux dans les activités financières, les services aux entreprises
et les services aux particuliers. Ceux qui viennent des
7%
Hauts-de-Seine sont répartis dans tous les secteurs, tandis que
43% ceux arrivant du Val-de-Marne se concentrent dans l’industrie,
13%
le commerce et les transports. La part des établissements ve-
4%
nant de province est importante dans les industries agricoles
13% et alimentaires (IAA) et les services aux particuliers.
23% n taux de mobilité très élevéU
Les transferts sont beaucoup plus nombreux en Ile-de-France
province Loiret+Eure-et-Loir Paris Seine-Saint-Denis Val-d'Oise qu’en province. Sur la période étudiée, les départements fran-
Hauts-de-Seine Val-de-MarneSeine-et-Marne Yvelines ciliens occupent les huit premières places en termes de taux de
mobilité. Le taux de mobilité en Essonne (2,7 %) est une fois et
Lecture : les départements franciliens limitrophes de l'Essonne accueillent 43 % des sor- demie plus élevé que la moyenne métropolitaine (1,8 %) et le
ties d'établissements.
Source : Insee, Sirene classe ainsi en sixième position au niveau français en 2002.Figure 3 - Taux de mobilité et nombre de transfertsL’Essonne : 43 000 établissements,
entre 1994 et 2002250 000 emplois
Massy Savigny-sur-Orge
Palaiseau
Sainte-Geneviève-des-BoisEn 2002, selon le répertoire Sirene, l’Essonne comptait 43 000 établisse-
Ris-Orangisments, 3 000 de plus qu’en 1994, employant 250 000 personnes. Cette va-
riation du nombre d’établissements dépend des créations, des défaillances Villebon-sur-Yvette
Les Uliset des transferts (y compris les transferts avec l’étranger et les transferts
partiels non pris en compte dans l’étude). Ainsi, il y a eu 37 000 créations
Evry
d’établissements sur la période, à comparer au solde négatif de 260 dans Courcouronnes
les transferts.
De 1994 à 2001, l’Essonne a enregistré près de 13 000 emplois supplémen-
Corbeil-Essonnestaires, principalement dans les services aux entreprises et dans les trans-
ports. Un tiers de cette hausse peut être attribué aux transferts
d’établissements. Taux de mobilité (en %)
25
5
3,7Dans la plupart des secteurs industriels, la mobilité des établis-
2,7
sements de l’Essonne est comparable à celle des autres dépar- 1,7
0,9tements franciliens. Cependant, les industries des biens
Nombre de transfertsintermédiaires se distinguent par une moindre mobilité (2,1 % 1571
© IAURIF-Insee 2004 708contre 2,5 % en Ile-de-France), malgré leur poids dans le dé- 100
partement (2,7 % des établissements). Lecture : entre 1994 et 2002, Evry a enregistré 1 571 transferts (arrivées + départs) et af-
fiche un taux de mobilité de 4,4 %.
Source : Insee, Sirene
Dans tous les secteurs du tertiaire, les établissements de
l’Essonne sont moins mobiles que ceux des autres départe-
ments franciliens. Toutefois, le commerce et les transports, ac- n gain de plus de 4 000 emplois en 7 ansUtivités importantes dans le département, enregistrent des taux
de mobilité similaires à ceux du reste de l’Ile-de-France. Le solde des transferts d’établissements bénéficiaire de 1994 à
1996, mais déficitaire depuis 1997 (hormis en 1998) repré-
Les communes où la mobilité des établissements est la plus sente une perte de 160 établissements sur la période
2forte sont plutôt situées au nord-ouest et à un degré moindre 1994-2001 . Cependant, l’impact des transferts en termes
au sud du département. Cependant, beaucoup de ces commu- d’emplois est positif, puisque les établissements venant s’ins-
nes connaissent assez peu de transferts (Figure 3). Evry taller dans le département sont de taille plus importante
(1 570 transferts), Massy (870), Les Ulis (840) et Cor- (5,2 emplois en moyenne) que ceux qui en partent (4,1 em-
beil-Essonnes (820) sont celles qui enregistrent le plus de plois). Au total, l’Essonne a ainsi gagné 4 150 emplois grâce
mouvements. Evry (4,4 %) et les Ulis (4,9 %) présentent un aux transferts (Figure 4). Sur la période étudiée, les transferts
taux de mobilité supérieur au taux communal moyen, tandis ont engendré de faibles pertes d’effectifs en 1994 et 1997 et
que celui de Massy est égal au taux moyen (3,5 %) et que celui des gains les autres années, notamment en 1996 et 1999 (res-
de Corbeil-Essonnes est plus faible (2,9 %). pectivement + 1 600 et + 1 200 emplois).
2
Pour cette partie, les données relatives à l’année 2002 n’étaient pas disponibles.aible attractivité des services aux entreprisesF
Sur la période 1994-2002, le taux d’attractivité de l’Essonne est de
e- 0,7 ‰, ce qui place le département au 3 rang francilien. De 1994 Figure 4 - Variation des emplois liée aux transferts
à 1996, l’Essonne s’est classé parmi les départements français les
plus attractifs grâce au solde positif des transferts. Mais depuis Entrées Sorties Solde
1997, le solde des transferts est déficitaire et son taux d’attractivité
Tertiaire, dont : 15 007 12 593 + 2 414
s’est rapproché de ceux des autres départements franciliens. Ainsi
Commerce 45,9% 26,6% + 2 907
een 2002, il est de - 2,3 ‰, ce qui le situe au 7 rang de la région der- Transports 6,8% 9,4% - 395
rière la Seine-et-Marne (+ 1 ‰) et devant les Hauts-de-Seine Services aux entreprises 42,7% 43,2% - 71
(- 3,7 ‰), Paris présentant un taux comparable (- 2 ‰). Services aux particuliers 2,3% 3,5% - 186
Autres activités 2,2% 17,3% + 159
La situation du département s’explique par le poids important Construction 3 884 2 342 + 1 542
des services aux entreprises et du secteur éducation-santé-action Industrie, dont : 3 604 3 410 + 194
sociale, dont le taux d’attractivité est faiblement positif. Par Industries agricoles et alimentaires 7,5% 7,2% + 14
contre, d’autres secteurs dont les taux sont négatifs, tels que les Biens de consommation 24,8% 47,2% - 806
Biens d'équipement 45,3% 24,7% + 743industries des biens de consommation ou les activités financières,
Biens intermédiaires 20,5% 14,9% + 200contribuent peu au résultat global, en raison de leur poids mo-
Autres activités 1,9% 6,0% + 43deste dans l’économie départementale. Pour la même raison, les
Total 22 495 18 345 4 150industries des biens d’équipement ou l’industrie automobile, qui
enregistrent des taux d’attractivité importants, contribuent peu à Unité : nombre d'emplois dans les établissements transférés entre 1994 et 2001
Source : Insee, Sirenel’attractivité de l’Essonne.Figure 5 - Evolution du solde des transferts entre l'Essonne,Pourquoi délocaliser ?
et l'Ile-de-France ou la province de 1994 à 2001
Parmi les facteurs explicatifs du déménagement d’un établissement, de 140
nombreuses études mentionnent le besoin d’agrandissement de l’établisse-
ment, la minimisation des coûts (foncier, taxe professionnelle, construction, 100
mise aux normes des locaux…), l’accès aux réseaux de communication et
aux infrastructures, ou la proximité des clients.
60
Certains établissements se rapprochent de leurs fournisseurs ou bien de
leurs concurrents, pour mettre en réseau leurs connaissances, établir un
20
partenariat, coopérer sur un projet. A cet égard, la création d’Optics Valley,
en Essonne, répond à ce besoin. Optics Valley est une association qui a
-20
pour but de fédérer au sein d’une même structure l’ensemble des organis-
mes de recherche, d’enseignement et de production du secteur de l’op-
-60tique ; on peut penser que cela permettra d’attirer des entreprises de ce
secteur d’activité.
-100Des facteurs « externes » peuvent également jouer : les qualités des infras-
tructures de recherche et d’éducation, le cadre de travail (paysage, cli-
-140mat….), le prestige de la commune ou de la rue de localisation.
1995 1996 1997 1998 1999 2000 20011994
75 77 78 92 93 94 95 Solde IdF Solde provinceLe solde d’établissements est négatif dans tous les secteurs du
tertiaire hormis le commerce et les transports, selon la nomen-
Lecture : en 1994, le solde des transferts est négatif avec la Seine-et-Marne (- 20) et positifclature économique de synthèse en 16 secteurs (NES 16). Par
avec les autres départements. Au total, le solde avec l'Ile-de-France est positif (+ 85) et né-
contre, l’impact en emplois est fortement positif (+ 2 400). gatif avec la province (- 45).
Source : Insee, SireneCela provient uniquement du commerce, qui a gagné 30 éta-
blissements et surtout 2 900 emplois. Les autres grands sec-
teurs ont perdu des effectifs, principalement les services aux industries des biens d’équipement (+ 30 établissements et
particuliers (- 200) et les transports (+ 24 établissements mais + 700 emplois) et dans les industries des biens intermédiaires
(+ 30 établissements et + 200 emplois).- 400 emplois). C’est dans le secteur des services aux entrepri-
ses que les transferts ont été, en volume, les plus importants
avec environ 1 500 départs pour 1 340 arrivées. Malgré un fort es transferts avec l’Ile-de-FranceLdéficit en termes d’établissements, le solde des emplois résul- favorables à l’Essonne
tant de ces mouvements est néanmoins proche de l’équilibre,
puisque seulement 70 emplois ont disparu sur la période dans De 1994 à 2001 dans ses échanges avec les autres départe-
ce secteur. ments franciliens, l’Essonne a gagné 440 établissements et
4 600 emplois (Figure 5). Si l’Essonne enregistre un faible ex-
Les transferts d’établissements du secteur de la construction cédent avec la capitale (+ 17 établissements, 850 emplois sup-
ont également eu un impact positif de 60 unités et 1 500 em- plémentaires), le bilan des mouvements avec Paris a fluctué au
plois supplémentaires en sept ans. cours de la période.
Le secteur de l’industrie enregistre globalement un gain de Le solde a toujours été positif avec les Hauts-de-Seine
40 établissements et de 200 emplois : les industries des biens (+ 160 établissements et 1 300 emplois), principalement dans
de consommation affichent une perte de 30 établissements et le commerce et la construction. Les transferts avec le
de 800 emplois, alors que les autres secteurs présentent un Val-de-Marne ont également été excédentaires (+ 220 établis-
solde positif ; toutefois ce solde n’est significatif que dans les sements et + 2 300 emplois), surtout dans le commerce, la
construction et les services aux entreprises.
Pour en savoir plus
En revanche, le solde des transferts avec la province a été né-
gatif sur l’ensemble de la période, représentant une perte de
Jourdan N. : « Les transferts interrégionaux d’établissements », Insee pre- 600 établissements et de 500 emplois pour l’Essonne.
mière, n° 949, février 2004.
« Desserrement modéré des établissements vers le Bassin parisien », Atlas
Stéphane LEVASSEURdes Franciliens, tome 4 - Activité et emploi - IAURIF-Insee, décembre 2003,
Service études et diffusionpp. 22-23.
Vicaire V., Levasseur S. : « Les transferts d’établissements sur un terri- « Cette étude a été réalisée pour le compte de l’Agence pour l’Economie en Essonne
toire : l’exemple du Val-de-Marne », Insee Ile-de-France à la page, n° 222, (AEE), convention N° 207/02 ».
avril 2003.
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