Les transformations de l'emploi non qualifié depuis vingt ans

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En 20 ans, l'emploi non qualifié s'est transformé. Il s'est développé dans le commerce, les services aux particuliers et les services aux entreprises, secteurs en plein essor et a fortement diminué dans les postes de production. En 2001, l'emploi non qualifié représente 22 % du volume total d'emplois salariés, contre 27 % vingt ans plus tôt. Dans toutes les professions non qualifiées, les conditions d'emploi se sont fortement dégradées. En mars 2001, 14 % des personnes en emploi non qualifié sont en situation de sous-emploi ; 1,7 % des emplois correspondent à des contrats courts, CDD, intérim ou stages contre 4 % en 1982. Les personnes occupant des emplois non qualifiés sont aujourd'hui plus diplômées qu'il y a 20 ans. Elles suivent moins souvent une formation au sein de leur entreprise que les autres salariés. Quant aux perspectives d'accéder à un emploi qualifié, elles demeurent faibles.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 796 - JUILLET 2001
PRIX : 15 F (2,29€)
Les transformations de l’emploi
non qualifié depuis vingt ans
Olivier Chardon, division Emploi, Insee
n 20 ans, l’emploi non qualifié s’est non qualifié qu’ailleurs, si l’on tient compte de la
durée des emplois, l’emploi non qualifié netransformé. Il s’est développé dans
représente même que 22 % de l’emploi salariéEle commerce, les services aux par- en volume.
ticuliers et les services aux entreprises, Cette reprise de l’emploi non qualifié coïncide
avec le retour de la croissance, mais aussisecteurs en plein essor et a fortement dimi-
avec un ensemble d’allégements de cotisa-
nué dans les postes de production. En tions sociales sur les bas salaires réduisant le
2001, l’emploi non qualifié représente 22 %
du volume total d’emplois salariés, contre
En 2001, le nombre d'emplois non27 % vingt ans plus tôt.
qualifiés retrouve son niveau de 1982
Dans toutes les professions non quali-
En milliers
fiées, les conditions d’emploi se sont for-
5 500
tement dégradées. En mars 2001, 14 % des
5 000personnes en emploi non qualifié sont en Effectifs
situation de sous-emploi ; 17 % des em-
4 500
plois correspondent à des contrats courts,
4 000CDD, intérim ou stages contre 4 % en 1982. Effectifs en équivalent
temps plein
Les personnes occupant des emplois non
3 500
qualifiés sont aujourd’hui plus diplômées
qu’il y a 20 ans. Elles suivent moins sou- Champ : salariés occupant un emploi non qualifié.
Lecture : en mars 2001, 5,1 millions de salariés sont en emploi nonvent une formation au sein de leur entre-
qualifié. En équivalent temps plein, l'emploi non qualifié représente
4,3 millions d'emplois. Les emplois d'une durée supérieure à 39 heu-prise que les autres salariés. Quant aux
res sont considérés comme des temps pleins. En équivalent temps
perspectives d’accéder à un emploi quali- plein, deux emplois à mi-temps correspondent à un emploi à temps
plein.
fié, elles demeurent faibles. Source : enquêtes emploi 1982 à 2001, Insee
La part de l'emploi non qualifié
s'est stabilisée depuis dix ans
En 2001, un peu plus de cinq millions de per-
En %
sonnes occupent un emploi non qualifié, soit
28
autant qu’en 1982 (graphique 1). Le nombre
27
d’actifs ayant un emploi non qualifié a régulière-
26
ment diminué dans les années quatre-vingt et
25jusqu’en 1994. Depuis, il n’a cessé d’augmenter
En % de l'emploi salarié
24pour retrouver son niveau d’il y a vingt ans. Ce
% de l'emploi23renversement rapide inclut un fort développe-
équivalent temps plein
ment du temps partiel. L’ensemble de l’emploi 22
salarié ayant augmenté, la part des emplois non 21
qualifiés a chuté de cinq points entre 1982 et
1994 pour atteindre son niveau le plus bas
Champ : salariés occupant un emploi non qualifié.
depuis la fin de la guerre, 23 % (graphique 2). -Lecture : en mars 2001, 24% des salariés occupent un emploi non qua
Depuis, le poids de l’emploi non qualifié s’est lifié. En équivalent temps plein, 22% de l'emploi est non qualifié.
Les emplois d'une durée supérieure à 39 heures sont considérésstabilisé un peu en dessous d’un quart de
comme des temps pleins. En équivalent temps plein, deux emplois à
l’emploi salarié. Le recours au temps partiel
mi-temps correspondent à un emploi à temps plein.
étant beaucoup plus développé dans l’emploi Source : enquêtes emploi 1982 à 2001, Insee
1982
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2001
INSEE
PREMIEREcoût du travail peu qualifié pour les les et de gardiennes d’enfants s’est multi- de déjeuners pris en dehors du domicile.
entreprises. En vigueur depuis 1993, plié par trois en 20 ans (tableau 1).De L’essor de la restauration et notamment
ces allégements étaient au départ parti- plus, une fiscalité avantageuse et des de la restauration rapide a bénéficié aux
culièrement favorables aux temps par- facilités administratives (le chèque emplois de serveurs, aides cuisiniers ou
tiels. En soutenant la création d’emplois emploi service) ont encouragé les ména- plongeurs, dont les effectifs ont aug-
non qualifiés, ces mesures ont visé à ges à utiliser et à déclarer ces services. menté de plus d’un quart. Au total, les
diminuer le chômage des personnes fai- Dans le commerce, des emplois peu qua- professions non qualifiées en essor ont
blement diplômées. Enrayer le chômage lifiés ont accompagné l’essor de la grande vu leurs effectifs progresser d’un million
des peu diplômés ne repose pas seule- distribution : les caissiers, les vendeurs en en 20 ans. En 2001, ces emplois repré-
ment sur le développement de l’emploi alimentation et les employés de libre-ser- sentent la moitié de l’emploi non qualifié,
non qualifié. Cela passe aussi par une vice sont 273 000 de plus qu’ilya20 ans. contre moins d’un tiers en 1982. Les
amélioration générale du marché du tra- Des services aux entreprises riches en emplois non qualifiés qui disparaissent
vail et un renforcement de la formation emplois non qualifiés se sont beaucoup sont concentrés dans la production indus-
continue. développés : dans le domaine de la logis- trielle. Le nombre de ces emplois a été
tique, le nombre de manutentionnaires, réduit d’un million entre 1982 et 2001.
empaqueteurs, étiqueteurs ou prépara- Dans les secteurs du textile, de la confec-
L’emploi non qualifié teurs de commandes a augmenté d’un tion, du travail du bois, et du travail du cuir,
se développe dans tiers en moins de vingt ans. Dans le les trois quarts des emplois d’ouvriers non
domaine de l’entretien, les employés de qualifiés ont ainsi disparu en 20 ans.le commerce et les services
nettoyage de bureaux ou de locaux indus- En 1982, 53 % des personnes en emploi
L’emploi non qualifié regroupe des pro- triels sont 117 000 de plus qu’en 1982. De non qualifié travaillaient dans une entre-
fessions très variées, qui ont aussi évolué même, les professions d’agents de sécu- prise du tertiaire ; aujourd’hui, la proportion
de façon très contrastée ces vingt derniè- rité ou de surveillance se sont dévelop- est de 75 %. Dans le même temps, la pro-
res années. Ainsi, afin de répondre à la pées. L’allongement des distances entre portion de personnes ayant un emploi
demande croissante des mères qui tra- domicile et lieu de travail et la hausse de qualifié dans le tertiaire est passée de
vaillent, le nombre d’assistantes maternel- l’activité féminine ont multiplié le nombre 64 % à 73 %.
L'emploi non qualifié se déplace vers les activités tertiaires
Intérimaires, CDD,
Effectifs (milliers) Femmes Temps partiel
stagiaires
Mars Évolution
1 2 1 2 1 2
2001 1982-1994 1994-2001 % Points % Points % Points
Emploi non qualifié en progression 2 487 508 527 69 5 37 13 15 10
Assistantes maternelles, gardiennes d'enfants 634 202 216 99 1 49998
Employés de commerce non qualifiés 606 151 122 80 -3 41 17 12 6
Ouvriers d'entretien 377 64 53 68 1 54 11 11 9
ONQ des transports, manutentionnaires 413 35 79 32 -5 8 4 35 26
Employés de la restauration et de l'hôtellerie 310 47 22 62 1 35 15 12 5
Agents de sécurité, de surveillance 147 9 36 8 1 11 3 10 8
Emploi non qualifié stable 1 373 -137 117 72 -2 38 12 12 10
Agents de service 684 28 13 79 -5 33 17 12 11
Concierges, gardiens d'immeubles et
employés des services divers 100 -14 21 57 -18 23 2 2 -1
Standardistes, téléphonistes, opératrices de
saisie en informatique 69 -4 -12 87 -6 15 7 19 12
Employés de maison et femmes de ménage
chez des particuliers 276 -72 66 97 -1 79 12 4 3
Ouvriers agricoles 245 -75 29 26 4 17 3 24 18
Emploi non qualifié en baisse 1 211 -1 117 116 29 -2 7 3 26 22
Apprentis et ONQ divers 76 -51 -3 36 -3 18 7 18 15
ONQ de l'électronique et de l'électricité 66 -75 15 53483 34 29
ONQ des industries de process 383 -218 56 43673 31 25
ONQ des travaux publics et du bâtiment 286 -261 184396 25 21
ONQ de la mécanique et du trav. des métaux 297 -249 70 22252 25 20
ONQ des industries légères 104 -264 -39 48 -19 2 -3 16 13
Ensemble des salariés non qualifiés 5 072 -745 760 60 8 30 14 17 13
Autres salariés 16 080 1 345 1 622 42 5 12675
Champ : salariés.
1. Proportion en mars 2001.
2. Différence en points avec le taux de 1982.
Lecture : en mars 2001, 5 072 000 personnes occupent un emploi non qualifié, soit 760 000 de plus qu'en 1994. Entre 1982 et 1994, le nombre d'emplois non qualifiés avait baissé de 745 000. En
2001, 60% de ces emplois sont occupés par des femmes, contre 52% en 1982 ; 30% sont à temps partiel, contre 16% en 1982 ; 17% correspondent à des contrats de type CDD, intérim ou stage,
contre 4% en 1982.
Source : enquêtes emploi, 1982, 1994 et 2001, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREencore le poids du temps partiel dansLes temps partiels dans La formation continue renforce
l’emploi non qualifié. Aujourd’hui, 30 % desles services, les intérimaires les inégalités de formation initiale
emplois non qualifiés sont à temps partiel.
dans l’industrie
Pour près d’une personne sur deux, cet Les emplois non qualifiés sont diffé-
En mars 2001, 17 % des salariés non qua- emploi à temps partiel est contraint : elles rents des emplois par leur
lifiés sont soit en CDD (7 %), soit en inté- souhaiteraient travailler davantage. Ainsi, contenu et leurs conditions d’emploi.
rim (6 %), soit en stage (4 %), contre 7 % 14 % des personnes en emploi non quali- Les populations qui les occupent le sont
des salariés plus qualifiés. En 1982, les fié sont en situation de sous-emploi. Les aussi. Sans surprise, les personnes
formes particulières d’emploi étaient salariés occupant un emploi qualifié sont occupant un emploi non qualifié sont
essentiellement des CDD et ne concer- deux fois moins souvent à temps partiel nettement moins diplômées (tableau 2).
naient que 4 % des emplois non qualifiés. (12 %) et lorsqu’ils le sont, c’est une Elles ont exceptionnellement un diplôme
Si les CDD et les stages se sont dévelop- démarche plus souvent volontaire : près supérieur au BAC alors que c’est le cas
pés de façon assez uniforme dans toutes des trois quarts ne souhaitent pas travail- d’un tiers des personnes en emploi qua-
les professions non qualifiées, les contrats ler davantage. lifié. Depuis 20 ans, le niveau de forma-
d’intérim sont spécifiques du monde Les femmes sont désormais majoritaires tion des personnes en emploi non qualifié
ouvrier. En mars 2001, le taux d’intérim dans l’emploi non qualifié (60 %). C’est a toutefois fortement progressé : en 1982,
dépasse souvent les 10 % au sein des essentiellement le résultat de l’augmenta- elles étaient 79 % à avoir au plus le BEPC
professions d’ouvriers non qualifiés. tion des emplois à dominante féminine et contre 56 % aujourd’hui. Les jeunes de
Le recours au temps partiel a fortement du recul des emplois à mascu- moins de 30 ans occupent 26 % des
progressé depuis 1982 pour les emplois line. Profession par profession, la pré- emplois non qualifiés. Parmi eux, la moitié
qualifiés comme pour les emplois non sence des femmes n’a pas plus progressé vivent chez leurs parents, alors que seuls
qualifiés. Le déplacement de l’emploi non que dans l’ensemble de l’emploi salarié. En 28 % des jeunes ayant un emploi qualifié
qualifié vers les secteurs tertiaires, ayant revanche, les femmes sont plus concer- sont dans ce cas de figure.
structurellement plus recours au temps nées par le sous-emploi que les hommes La loi de 1971 a prévu que la formation
partiel que l’industrie ou le BTP, a renforcé (19 % contre 6 %). continue en entreprise puisse compenser
l’absence de formation initiale. Les entre-
prises doivent ainsi consacrer une part de
leur masse salariale à la formation de leurs La proportion de postes non qualifiés occupés par un bachelier a augmenté
salariés. Elles peuvent bien sûr choisir les-En %
quels de leurs salariés elles vont former.
Postes non qualifiés Postes qualifiés
De fait, les personnes occupant un emploi
2001 1982 2001 1982
non qualifié sont moins souvent formées
Age
par leur employeur : en 1999, seuls 13 %Moins de 30 ans 26 39 20 32
dont vit chez ses parents 12 17 6 8 des non qualifiés ont suivi une formation,
Entre 30 et 49 ans 54 41 59 51 contre 34 % pour les personnes en
50 ans et plus 20 20 21 17
emploi qualifié. L’accès à la formation
Total 100 100 100 100
des personnes en poste non qualifié
Diplôme
diminue régulièrement avec leur ancien-Au plus le BEPC 56 79 21 40
CAP, BEP 31 18 29 29 neté sur le marché du travail. A l’inverse,
BAC 10 2 16 14 l’accès à la formation en entreprise des
Supérieur au BAC 3 1 34 17
personnes en poste qualifié augmente en
Total 100 100 100 100
début de carrière avant de diminuer. Les
Champ : salariés. différences d’accès à la formation entre
Lecture : en mars 2001, 26% des emplois non qualifiés sont occupés par des personnes de moins de 30 ans, contre 20% des
qualifiés et non qualifiés s’accentuent
emplois qualifiés.
donc au fil de la vie professionnelle.Source : enquêtes emploi 1982 et 2001, Insee
L’emploi non qualifié et l’emploi qualifié : deux mondes disjoints
En %
Occupe un emploi qualifié Occupe un emploi non qualifié Est sans emploi
en mars 2001 en mars 2001 en mars 2001Situation initiale en
Total
mars 2000 A changé Dans la même A changé Dans la même
Chômeur déclaré Inactif
d'entreprise entreprise d'entreprise entreprise
Emploi qualifié 8 86 1 0 3 2 100
Emploi non qualifié 3 1 8 78 7 3 100
Champ : salariés en mars 2000.
Lecture : entre mars 2000 et mars 2001, 8% des salariés en emploi qualifié ont changé d'entreprise pour un autre emploi qualifié.
La situation en mars 2000 est appréhendée par une question rétrospective sur l'activité des individus un an plus tôt. Seules les personnes interrogées pour la première fois par l'enquête répon-
dent à cette question, soit un tiers des répondants.
Remarque : pour les salariés qualifiés comme pour les salariés non qualifiés la probabilité de devenir indépendant (agriculteur, artisan, commerçant, chef d’entreprise...) en mars 2001 est
proche de 0%.
Source : enquête emploi 2001, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREici. Burnod et Chenu (1999) définissent laPour comprendreEmploi qualifié et non qualifié :
qualification des employés à un niveauces résultats :une frontière peu perméable
agrégé, celui des catégories socioprofes-
Les emplois qualifiés et les emplois non sionnelles (PCS agrégée à 42 postes). La
qualifiés offrent des perspectives profes- Définition de l’emploi non qualifié définition adoptée ici est donc plus fine que
sionnelles bien différentes (tableau 3). La nomenclature des professions et caté- celle de Burnod-Chenu et applicable dans les
Pour les personnes en emploi non quali- gories socioprofessionnelles (PCS) dis- enquêtes sur l’emploi contrairement à la dé-
fié, les chances d’accéder à l’emploi quali- tingue le niveau de qualification pour les finition retenue par Bisault-Desti-
fié un an plus tard sont faibles (4 %). Elles professions d’ouvriers mais pas pour cel- val-Goux.
passent le plus souvent par un change- les d’employés. Dans cette étude, la qua- Révision des résultats des enquêtes
ment d’entreprise. L’emploi non qualifié lification des employés est définie Emploi 1991 à 2000
est loin d’être un marchepied vers l’emploi profession par profession (niveau PCS Chaque année, les résultats des enquêtes
qualifié. Réciproquement, lorsque l’on est détaillée) à partir de la spécialité de for- Emploi sont calés sur les estimations de po-
en emploi qualifié les risques d’occuper un mation des personnes en emploi. Les pro- pulation réalisées par l’Insee. Suite au re-
emploi non qualifié sont minimes (1 %). fessions exercées en grande proportion censement 1999, ces estimations ont été
La sphère des postes non qualifiés offre par des personnes possédant un diplôme revues pour toute la période 1991-2000, le
peu de connexion avec la sphère des de la même spécialité que leur profession recensement précédent datant de 1990.
emplois qualifiés. De même, le risque sont considérées comme des professions
d’être au chômage un an plus tard est qualifiées. Les autres sont des
deux fois plus élevé pour les emplois non qualifiées (encadré).
non qualifiés que pour les emplois quali- D’autres définitions de la qualification
fiés (7 % contre 3 %). des employés ont été proposées. Bisault,
Pour en savoir plus :De 1982 à 1996, la probabilité d’être au Destival et Goux (1994) définissent l’em-
chômage ou dans un autre emploi non ploi non qualifié à partir de la nomencla-
« Enquête sur l’emploi de mars 2001 »,qualifié un an plus tard a augmenté pour ture PCS utilisée dans les enquêtes
Anne-Thérèse Aerts et Marie-Annickles personnes en emploi non qualifié. entreprises (PCS-ESE) qui distingue qua-
Mercier, Insee Première n° 785, Juin
Depuis 1997, la situation s’améliore pour lifié et non qualifié pour certaines profes-
2001.
les non qualifiés : le risque de chômage sions d’employés. Leur nomenclature « Employés qualifiés et non qualifiés : une
baisse, les chances d’accéder à l’emploi nécessite toutefois des informations non proposition d’aménagement de la nomen-
clature des catégories socioprofession-qualifié augmentent légèrement. disponibles dans l‘enquête Emploi utilisée
nelles », Guillaume Burnod et Alain
Chenu, Travail et Emploi n° 86, Dares,
Avril 2001.
Les employés non qualifiés (PCS) « Intérim et CDD » Les dossiers thémati-
ques n° 18, 2001, Insee – Liaisons So-Agents de service des établissements d’enseignement (5216)
ciales – Dares. de de la Fonction publique (sauf écoles, hôpitaux) (5217)
« La formation en entreprise continueAgents de service hospitaliers (5222)
de se développer », Dominique Goux et de sécurité, de surveillance (5317)
Philippe Zamora, Insee PremièreOpératrices de saisie en informatique (5415)
n° 759, février 2001.
Standardistes, téléphonistes (5417)
“Investir dans la formation continue”
Vendeurs en alimentation (5512)
Hélène Michaudon, Insee Première
Employés de libre-service (5518)
n° 697, février 2000.
Caissiers de magasin (5519)
« Six ans d’allégement de cotisations
Pompistes et gérants (salariés ou mandataires) de station service (5521)
employeurs sur les bas salaires », Alain
Serveurs et commis de restaurant ou de café (5611)
Gubian, Dossier de la Dares n° 3-4, 1999.
Employés de l’hôtellerie (5614)
« Emploi et chômage des « non qualifiés »
Assistantes maternelles, gardiennes d’enfants, travailleuses familiales (5631)
en France », Laurent Bisault, Vincent
Employés de maison et femmes de ménage chez des particuliers (5632)
Destival, Dominique Goux, Économie et
Concierges, gardiens d’immeubles (5633) statistique n° 273, Insee, 1994.
Employés des services divers (5634)
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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