Organisation territoriale de l'emploi et des services

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Quitter sa commune de résidence pour aller travailler, faire des courses ou pour accéder à certains services fait partie du quotidien de nombre de Français. Les réseaux des pôles d'emplois et des pôles de services rendent compte de ces déplacements. Plusieurs schémas d'organisation du territoire en résultent, différents selon le degré d'urbanisation ou la localisation régionale. Les pôles de services situés à la périphérie des grandes agglomérations sont peu attractifs : la ville-centre est à la fois pôle d'emplois et pôle de services. Le rôle des pôles de services se renforce toutefois aux marges des couronnes périurbaines les plus importantes. Pour les pôles d'emplois de plus petite taille, l'attractivité induite par les services est plus étendue que celle concernant les emplois. Ainsi, à l'écart des concentrations d'emplois, ce sont les services qui polarisent le territoire. Par ailleurs, un réseau d'un millier de pôles de services anime l'espace le plus rural.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 870 - NOVEMBRE 2002
PRIX : 2,20€
Organisation territoriale de l’emploi
et des services
Vincent Vallès, direction régionale d’Auvergne, Insee
uitter sa commune de résidence échanges mutuels de population active entre
communes voisines (Définitions). Les 354 airespour aller travailler, faire des
urbaines définies en 1999 représentent ainsi unQcourses ou pour accéder à cer-
ensemble de communes dont la population vit
tains services fait partie du quotidien de
sous la dépendance d’activités présentes sur le
nombre de Français. Les réseaux des pô- pôle urbain qui en constitue le cœur.
les d’emplois et des pôles de services L’ensemble des aires urbaines et des commu-
rendent compte de ces déplacements. nes partagées entre les influences de plusieurs
pôles urbains délimitent l’espace à « domi-Plusieurs schémas d’organisation du ter-
nante urbaine » : une part significative de leursritoire en résultent, différents selon le de-
habitants est attirée par les grands pôles éco-
gré d’urbanisation ou la localisation
nomiques pour les activités professionnelles.
régionale. Les pôles de services situés à En 1999, en France métropolitaine, 77 % des
la périphérie des grandes aggloméra- personnes (soit 45 millions) habitent dans l’une
tions sont peu attractifs : la ville-centre des 354 aires urbaines. Dans celles-ci, se
concentrent 81 % des emplois (tableau 1).est à la fois pôle d’emplois et pôle de ser-
Dans les régions Île-de-France, Nord - Pas-de-vices. Le rôle des pôles de services se
Calais, Alsace, Provence-Alpes-Côte d’Azur,
renforce toutefois aux marges des cou-
Haute-Normandie, Rhône-Alpes et Lorraine,
ronnes périurbaines les plus importan- 80 % de la population vit dans une commune
tes. Pour les pôles d’emplois de plus de l’espace à dominante urbaine. Une large
petite taille, l’attractivité induite par les bande, prenant la France en écharpe des Hau-
tes-Pyrénées aux Ardennes, est presqueservices est plus étendue que celle
dépourvue de grandes aires urbaines hormisconcernant les emplois. Ainsi, à l’écart
Clermont-Ferrand.
des concentrations d’emplois, ce sont les
services qui polarisent le territoire. Par
ailleurs, un réseau d’un millier de pôles 525 aires d’emplois dans l’espace
de services anime l’espace le plus rural. à dominante rurale
Les pôles urbains ne sont pas les seuls à attirer
L’intensité des trajets quotidiens entre la rési- quotidiennement des actifs. Une partie de
dence et le lieu de travail structure profondé- l’espace à dominante rurale échappe très lar-
ment l’espace. Une forte polarisation se gement à l’influence des pôles urbains. Elle
dessine autour de certaines agglomérations : possède sa propre dynamique d’emploi et sa
les pôles d’emplois. Les déplacements entre la propre structuration autour de 525 pôles. Ces
commune du domicile et celle du lieu de travail pôles d’emplois de l’espace à dominante rurale
ne cessent de se multiplier et de s’allonger. En (Définitions) regroupent 6 % des emplois natio-
1999, 61 % des actifs travaillent hors de leur naux et 41 % de ceux de l’espace à dominante
commune de résidence, contre 52 % en 1990. rurale (tableau 1). Ils induisent, comme leurs
Les trajets se font vers des communes situées homologues urbains, une réelle attraction. Dans
en moyenne à 15 kilomètres de la commune de ces pôles, près de la moitié des emplois sont
résidence soit un kilomètre de plus qu’en 1990 détenus par des actifs habitant des communes
et deux de plus qu’en 1982. Ce constat résulte périphériques. Il est donc possible de définir, à
de l’attraction croissante exercée par les l’image d’une aire urbaine, une aire d’emploi de
emplois situés dans les espaces les plus forte- l’espace rural (Définitions). Cependant l’attrac-
ment urbanisés. Pour appréhender cette tion des pôles d’emplois de l’espace rural sur
double dynamique de concentration des les communes limitrophes est plus réduite que
emplois et de diffusion de l’habitat, on s’appuie celle exercée par les pôles urbains. Six aires
sur le zonage en aires urbaines, basé sur les d’emplois de l’espace rural sur dix sont dépour-
INSEE
PREMIEREvues de couronne. Pour les autres, la exercent sur les communes non tir de 4 000 habitants que la quasi-totalité
couronne englobe quatre communes en équipées. Ces pôles de services inter- des communes équipées sont attracti-
moyenne. Les aires d’emplois de médiaires correspondent aux villes les ves. La position géographique de la
l’espace rural sont étendues dans les plus fréquentées en moyenne par les commune équipée est un facteur primor-
zones où le maillage des aires urbaines Français pour des motifs non profes- dial. L’étendue, la population des
est le plus lâche. C’est surtout le cas sionnels. L’identification de ces pôles de 3 010 bassins que polarisent les pôles
dans le Massif central, les Vosges, en services et de leur aire d’influence per- de services dépendent pour une bonne
Poitou-Charentes et en Bourgogne. met d’introduire dès lors un échelon géo- part du type d’espace sur lequel ils sont
graphique plus pertinent pour l’analyse implantés. En milieu fortement urbanisé,
des problématiques liées aux services ce sont les communes centres des pôles
L’implantation des services (mise en place de structures intercom- urbains qui jouent le rôle de pôle de ser-
et commerces structure munales fédérant des équipements par vices (tableau 2). Leur aire d’influence
exemple) ou plus globalement à la popu- est en moyenne deux fois plus étendueelle aussi le territoire
lation (desserte des zones rurales les (27 communes) que la moyenne et le
L’espace à dominante rurale hors aires plus isolées par exemple). pôle draine une population bien plus
d’emplois est le plus vaste : avec importante que sur le reste du territoire.
16 730 communes (tableau 1), il couvre La concentration en leur sein de com-
L’attraction des pôles deplus de la moitié de la surface nationale. merces et de services en nombre et en
services intermédiaires plus ouIl ne regroupe pas moins de 7,3 millions qualité va en effet laisser peu de marge
d’habitants en 1999, soit plus d’un sur moins forte suivant le type pour le développement de nouveaux
huit (12 %). La proportion passe à un pôles de services intermédiaires à proxi-d’espace
habitant sur quatre dans les cinq régions mité. Les trois quarts des 1 044 commu-
où ce type d’espace est le plus répandu : le En 1998, l’examen de l’ensemble des nes équipées mais dépourvues d’attrac-
Limousin, le Poitou-Charentes, la Corse, déplacements occasionnés par la fré- tion sur leur environnement se trouvent
la Basse-Normandie et l’Auvergne. quentation des commerces et services ainsi dans les banlieues des principales
Dans ces communes éloignées des caractéristiques de la gamme intermé- villes-centres (tableau 2).
concentrations d’emploi et de popula- diaire permet de distinguer, en France
tion, c’est plus l’accès aux équipements métropolitaine, 3 010 communes dites
L’attraction commercialeque l’emploi qui structure le territoire. attractives. Le réseau de ces 3 010 pôles
Au-delà des liens qui se forment quoti- de services, composé de mailles plus des aires d’emplois déborde
diennement au travers de la relation fines que celui des pôles d’emplois, sur les espaces périphériques
« lieu d’habitat - lieu d’emploi », l’implan- couvre l’ensemble du territoire métropoli-
tation communale des services et com- tain. Dans le périurbain, la fréquence des
merces structure elle aussi le territoire. À L’attractivité des services d’une com- pôles de services dépend de l’étendue
travers les résultats de l’inventaire commu- mune n’est pas uniquement liée au de l’aire urbaine. C’est aux marges des
nal, les communes pourvues d’une niveau de sa population. Ainsi, la popu- couronnes périurbaines les plus impor-
gamme d’équipements qualifiés « d’inter- lation moyenne d’un pôle de services tantes, ainsi que dans les communes
médiaires » (Définitions), d’usage assez intermédiaires est de 9 000 habitants multipolarisées, c’est-à-dire lorsque
fréquent mais ne relevant pas de la proxi- (tableau 2) mais un sur deux compte l’attraction du pôle urbain devient plus
mité immédiate, occupent une position moins de 2 500 habitants et un sur lâche, que la position des pôles de servi-
stratégique grâce à l’attraction qu’elles quatre moins de 1 500. Ce n’est qu’à par- ces se renforce. Ainsi au sein des aires
Les aires d’emplois, urbaines ou de l’espace rural, concentrent 83 % de la population et 88 % des emplois
Taux de variation annuel de la population
1990-1999 (en %)
Nombre Densité
Catégorie d’espace Emplois Population dû au dû aude communes (hab./km²)
global mouvement mouvement
naturel migratoire
Espace à dominante urbaine en 1999 18 030 19 221 553 47 965 268 214 + 0,43 + 0,49 - 0,05
Aires urbaines 13 908 18 519 524 45 052 901 256 + 0,42 + 0,51 - 0,08
- Pôles urbains 3 100 16 441 471 35 708 162 811 + 0,28 + 0,54 - 0,26
- Couronnes périurbaines 10 808 2 078 053 9 344 739 71 + 0,96 + 0,35 + 0,61
Communes multipolarisées 4 122 702 029 2 912 367 61 + 0,64 + 0,18 + 0,46
Espace à dominante rurale en 1999 18 535 3 552 753 10 553 127 33 + 0,07 - 0,19 + 0,27
Aires d’emploi de l’espace rural 1 805 1 467 078 3 287 800 98 + 0,09 - 0,03 + 0,12
- Pôles d’emplois de l’espace rural 973 1 425 252 3 034 265 132 + 0,08 - 0,03 + 0,12
- Couronnes des pôles d’emplois de l’espace rural 832 41 826 253 535 24 + 0,18 0,00 + 0,19
Autres communes de l’espace à dominante rurale 16 730 2 085 675 7 265 327 25 + 0,06 - 0,27 + 0,33
Ensemble 36 565 22 774 306 58 518 395 108 + 0,37 + 0,36 + 0,01
Source : recensement de la population de 1999, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREurbaines, deux types d’organisation se de mieux percevoir sa structuration. tion similaire à celle de leurs homolo-
dessinent. Pour les aires urbaines de plus petite gues urbains. Ils exercent une nette
Les aires urbaines les plus vastes, dimension, ou lorsque le pôle est beau- attraction commerciale sur une zone
regroupant plus de 100 000 emplois, coup plus peuplé que sa couronne, assez étendue, en moyenne une quin-
s’organisent en sous-zones d’influence l’organisation est différente puisque seu- zaine de communes regroupant près de
pour la fréquentation des équipements les les agglomérations centrales jouent 10 000 habitants (tableau 2). Cette zone
de type intermédiaire (tableau 2). Dans le rôle de pôle de services. Elles possè- recouvre et dépasse largement leur aire
ce type d’espace, la plupart des actifs dent une concentration élevée d’équipe- d’influence économique. Cependant, l’attrait
vont travailler quotidiennement dans le ments qui attirent les habitants des même de certains équipements des pôles
pôle urbain. En revanche, pour accéder communes éloignées. La zone d’influence d’emplois urbains ou de l’espace à domi-
aux services de moyenne proximité, les de ces pôles de services est alors très nante rurale se voit réduit par la concur-
habitants des communes non équipées étendue et recouvre généralement l’aire rence d’autres grandes villes situées à
s’orientent vers des pôles de services urbaine ainsi que les communes périphé- proximité. C’est le cas dans des régions
occupant une position de « relais ». Leur riques de l’espace rural. dans lesquelles le tissu urbain est quasi-
identification ne remet pas en cause la Les pôles d’emplois occupent, dans ment continu comme l’Île-de-France, le
cohésion de l’aire urbaine mais permet l’espace à dominante rurale, une posi- Nord - Pas-de-Calais, les littoraux breton
et nantais ainsi que sur la Côte-d’Azur où
seules Nice et Grasse exercent une forte
La carte des territoires vécus, édition 2002
attraction sur leur arrière-pays.
L’Insee publie la carte des rapidement en évidence sur un territoire
vécus version 2002. Celle-ci intègre les donné les différents schémas d’organisa-
résultats du dernier recensement de la tion mis en oeuvre. Un millier de petites villes
population et fait suite à une première Le poster en quadrichromie « Territoires en soutien du monde rural
version publiée en 1997. C’est une carte vécus - Édition 2002 », est disponible
le plus isoléde référence qui synthétise l’organisation dans les directions régionales de l’Insee
du territoire métropolitain à travers les et à Insee Info Service sous deux for-
L’aire d’influence des équipements inter-pratiques quotidiennes de ses habitants. mats : 68x73 (exemplaires pliés) et
médiaires des pôles d’emplois, notammentElle superpose au niveau communal deux 108x116 (Impression sur papier couché
ceux de l’espace rural, est plus étenduetypes d’approches. La première repère mat 135 g).
les aires urbaines et les aires d’emplois de Sur le site Internet de l’Insee que celle induite par les emplois. Ainsi,
l’espace rural. La deuxième distingue les (<http://www.insee.fr>), il est possible de hors aires d’emplois, 13 % des commu-
communes pôles de services intermédiai- consulter une version de cette carte au nes de l’espace à dominante rurale sont
res ainsi que les aires d’influences asso- format pdf (rubrique « La France en faits attirées par un pôle de services implanté
ciées. et chiffres ») et de commander en ligne en milieu urbain et 34 % par un pôle
La visualisation cartographique de ces le poster en quadrichromie (rubrique
d’emplois de l’espace rural. Néanmoins,
deux approches (accès à l’emploi et «Publications et prestations » puis «Cata-
le maillage opéré par les pôles d’emplois
accès aux services) permet de mettre logue/Commander»).
ne suffit pas à irriguer l’ensemble de
Plusdelamoitié des pôles de services maille l’espace à dominante rurale
Bassin polarisé par le1
Pôle de services intermédiaires Communes équipées 2
pôle intermédiaire
Catégorie d’espace Communes concernées Communes concernées Nombre
Population Population Population
moyen de
moyenne moyenne moyenneNombre % Nombre %
communes
Pôles urbains 677 22 29 147 752 24 16 052 17 43 795
dont villes-centres 368 91 43 596 28 7 19 534 27 66 956
Communes périurbaines 699 5 3 673 152 1 4 579 8 8 000
dont Couronnes périurbaines 464 4 4 033 110 1 4 927 8 8 567
dont faisant partie d’une aire urbaine comprenant
- 5 000 à 19 999 emplois 11 1 1 809 1 0 2 314 5 3 594
- 20 000 à 99 999 emplois 141 3 2 996 36 1 3 769 7 6 309
- 100 000 emplois ou plus 312 7 4 580 73 2 5 533 8 9 782
dont Communes multipolarisées 235 6 2 962 42 1 3 669 8 6 890
Espace à dominante urbaine 1 376 8 16 206 904 5 14 123 12 25 445
Pôles d’emplois de l’espace rural 506 52 4 815 37 4 4 269 17 11 409
dont villes-centres 483 91 4 934 21 4 5 300 17 11 630
Couronne des pôles d’emplois de l’espace rural 0000 00
Autres communes de l’espace à dominante rurale 1 128 7 1 641 103 1 2 222 9 3 887
Espace à dominante rurale 1 634 9 2 624 140 1 2 763 12 6 214
Ensemble 3 010 8 8 833 1 044 3 12 599 12 15 051
1. Communes possédant un nombre conséquent d’équipements mais qui n’attirent aucune commune de manière prédominante.
2. Y compris le pôle, non compris les communes équipées.
Sources : recensement de la population de 1999, inventaire communal de 1998, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREou plus des actifs résidents vont travailler La gamme de services intermédiairesl’espace à dominante rurale. Les habitants
dans une autre commune de l’aire urbaine. comprend :de ces zones rurales les plus à l’écart
Une aire urbaine est composée d’un pôle -des commerces : supermarché ou hyper-
des pôles d’emplois ne sont pas pour
urbain et de sa couronne périurbaine. marché, librairie-papeterie, droguerie-quin-
autant isolés des services. L’essentiel Les communes multipolarisées sont des caillerie, magasin d’électroménager, magasin
des services courants est présent dans communes ou agglomérations situées hors de vêtements, magasin de chaussures, ma-
des aires urbaines, dont au moins 40 % de gasin de meubles ;un maillage de 1 128 autres communes
la population résidente ayant un emploi tra- -des services financiers : banque oupeuplées en moyenne de 1 600 habi-
vaille dans plusieurs aires urbaines, sans caisse d’épargne, étude de notaire ;
tants. Dans ce type d’espace, les bas-
atteindre ce seuil avec une seule d’entre el- -des services locaux de l’État : commis-
sins ainsi constitués autour de ces pôles les, et qui forment avec elles un ensemble sariat ou gendarmerie, collège (public ou
regroupent en moyenne 4 000 person- d’un seul tenant. privé), perception ;
L’espace à dominante urbaine est formé -des professions de santé : dentiste, mas-nes, réparties sur une dizaine de com-
de l’ensemble des aires urbaines et des seur-kinésithérapeute, ambulancier, vété-munes (tableau 2). Ces pôles profitent
communes multipolarisées. rinaire.
ainsi de leur relatif isolement pour déve-
Pôle d’emploi de l’espace rural : com- On commence par identifier des pôles en
lopper une forte polarisation sur les com- mune ou agglomération n’appartenant pas fonction non seulement de la présence
munes avoisinantes. Point d’ancrage à l’espace à dominante urbaine et offrant des équipements de cette gamme, mais
1 500 emplois ou plus. aussi de l’attraction qu’ils exercent sur lesimportant de la population, ils ont tous un
Couronne d’un pôle d’emploi de l’espace communes environnantes. En effet, cer-rôle d’animation indispensable à la vie
rural : ensemble des communes ou agglo- taines communes sont équipées, sans
des zones environnantes. Leur influence
mérations n’appartenant pas à l’espace à que leurs équipements se révèlent attrac-
est plus marquée dans les zones dans dominante urbaine dont 40 % ou plus des tifs. C’est souvent le cas à proximité d’un
lesquelles les pôles d’emplois sont peu actifs résidents vont travailler dans le reste grand centre urbain par exemple. On af-
de l’aire d’emploi de l’espace rural. fecte chaque commune non équipée ànombreux.
Une aire d’emploi de l’espace rural est l’aire d’influence du pôle qui l’attire pour leAinsi, en Normandie, en Lorraine et
composée d’un pôle d’emploi de l’espace plus grand nombre d’équipements de la
dans le Sud-Ouest, la moitié des pôles
rural et de sa couronne. gamme intermédiaire. Ce faisant, on défi-
de services qui ne sont pas des pôles 2 - Les pôles de services intermédiaires et nit ainsi des pôles de services intermé-
d’emplois attirent plus de 10 communes. leurs aires d’influence diaires qui se définissent comme des
Les aires sont définies sur la base des lieux communes équipées et attirantes, leurPar ce biais, ils parviennent à drainer
de domicile et de fréquentation de diffé- aire d’influence associée, et des commu-plus de 6 000 personnes, ce qui explique
rents services lors de l’Inventaire commu- nes bien équipées qui possèdent un
largement le maintien de la plupart des
nal de 1998. nombre conséquent d’équipements mais
commerces et des services en nombre Parmi les équipements dont l’Inventaire n’attirent aucune commune de manière
conséquent. Tel n’est pas le cas en communal étudie la zone d’attraction, la prédominante. Ces communes disposent
présence et l’attraction de certains d’entre d’au moins neuf équipements de laChampagne-Ardenne et dans le Massif
eux se conditionnent mutuellement. gamme intermédiaire, niveau à partir du-central où cette attraction ne parvient pas
Les différents services ou équipements ne quel plus de la moitié des communes sont
à compenser le manque de population.
donnent pas en effet lieu au même type de identifiées comme attractives.
Dans ces régions, hors aires d’emplois, fréquentation. Les études menées sur les
les pôles de services intermédiaires Inventaires communaux successifs (1980,
Bibliographie1988 et 1998) montrent que les équipe-rayonnent sur des zones regroupant
ments se positionnent dans un lieu qui com-moins de 3 000 habitants en moyenne.
prend d’autres services pour lesquels les
habitants ont un type de fréquentation simi- « Le zonage en aires urbaines en 1999 -
laire. Ils se concentrent par gammes dans 4 millions d’habitants en plus dans les airesDéfinitions
certaines communes. Lorsqu’une commune urbaines », Insee première, n° 765, avril
possède un équipement de la gamme, elle 2001. généralement l’ensemble des ser- « Les grandes villes françaises étendent leur
1 - Le zonage en aires urbaines et en ai- vices de celle-ci ; la présence d’un seul de influence », Insee première, n° 766, avril
res d’emplois de l’espace rural ces équipements isolé étant plus rare. On 2001.
Il est défini à partir des lieux de domicile et retrouve donc des pôles de différents ni- « Les déplacements domicile-travail -
de travail déclarés au recensement de la veaux en fonction de leurs équipements et De plus en plus d’actifs travaillent loin de
population de 1999. de l’attraction qu’ils peuvent avoir sur les chez eux », Insee première, n° 767, avril
Pôle urbain : agglomération comptant 5 000 communes environnantes. À chaque type 2001.
emplois ou plus et n’appartenant pas à la de pôle correspond une gamme d’équipe- « Inventaire communal 1998 », Synthèses,
couronne périurbaine d’un autre pôle urbain. ments, avec en particulier la gamme inter- n° 52, Insee, 2001.
Couronne périurbaine : ensemble des médiaire qui se détache dans toutes les Poster « Territoires vécus - Edition 2002 »,
communes ou agglomérations dont 40 % régions. Insee.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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