Parité femmes-hommes en Ile-de-France : des avancées notables, des différences persistantes

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Majoritaires dans la population francilienne, les femmes sont plus souvent seules ou en charge de famille monoparentale. Même si leurs salaires sont plus élevés qu'en province et si elles occupent un peu moins fréquemment des emplois précaires, les Franciliennes se heurtent un peu plus à de fortes contraintes d'emploi du temps, liées à la garde des enfants et aux transports. Néanmoins, elles sont de plus en plus nombreuses à travailler et à occuper des emplois de cadre ou de professions intermédiaires.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILE DE FRANCE
n Ile-de-France, il y avait 5,7 millions de femmes et 5,3 millions
d’hommes en 1999. La part des femmes dans la population totaleE (51,6 %) est stable depuis vingt ans. La région apparaît comme
l’une des plus féminisées : 1 066 femmes pour 1 000 hommes, contre
1 058 en province. Qui sont ces Franciliennes, quelles sont leurs caracté-
ristiques comparées à celles des hommes, comment a évolué leur situa-
Majoritaires dans la tion au cours de la dernière décennie ? Tel est l’objet d’un dossier publié
population récemment avec le concours de la Délégation régionale aux Droits des
francilienne, les Femmes et à l'Egalité et du Fond social européen (voir Pour en savoir
femmes sont plus plus). Quelques éléments issus de cet ouvrage sont repris et présentés ici.
souvent seules ou en
L’Ile-de-France fait partie des régions françaises dans lesquelles l’espé-charge de famille
rance de vie est la plus élevée : celle-ci est en 1999 de 83 ans à la naissancemonoparentale.
pour les femmes contre 76,3 ans pour les hommes (respectivement 82,5Même si leurs salaires
ans et 75,1 ans pour l'ensemble de la France métropolitaine). Une Franci-sont plus élevés qu'en
lienne peut ainsi espérer vivre 6,7 ans de plus qu’un homme contre 8 ans
province et si elles
en 1990. La baisse importante de la mortalité liée à l’alcoolisme chez les
occupent un peu
hommes, des traitements plus efficaces de maladies cardio-vasculaires
moins fréquemment et le développement de certaines pathologies chez les femmes (cancer
des emplois précaires, du poumon notamment) ont certainement contribué à réduire cet
les Franciliennes se écart. En effet, les comportements à risque ont progressé plus fortement
heurtent un peu plus à parmi les femmes que parmi les hommes. Une autre illustration en est le
de fortes contraintes nombre annuel de nouveaux cas de sida qui est en augmentation parmi
d'emploi du temps, les Franciliennes alors qu’il régresse chez les hommes.
liées à la garde desINSTITUT
enfants et aux es Franciliennes davantage touchées par la solitude
NATIONAL DE LA L
transports.
STATISTIQUE Vivre seul est une situation plus répandue en Ile-de-France qu’en pro-Néanmoins, elles sont
ET DES ETUDES vince, sauf parmi les jeunes âgés de moins de 25 ans. Ainsi, entre 55 et 64de plus en plusECONOMIQUES ans, une Francilienne sur quatre vit seule contre un Francilien sur sept ;nombreuses à
en province, où la solitude est aussi plus souvent le lot des femmes, c’est
travailler et à occuper
le cas d’une femme sur six contre un homme sur neuf.
des emplois de cadres
ou de professions Depuis 1990, la vie en solitaire s’avère plus fréquente dans toutes les ré-
intermédiaires. gions. Le nombre de personnes seules a augmenté de 16 % en
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 2 3 2 - JANVIER 2004 - 2,2 €
àlapage
SociétéIle-de-France (29 % en province) ; en 1999, 1,6 million de Fran- Après un baccalauréat, les filles sont plus nombreuses dans
ciliens sont concernés, dont 58 % de femmes (60 % en pro- l’enseignement supérieur : 305 000 étudiantes et 247 000 étu-
vince). Cette proportion varie en fonction de l’âge (Figure 1). diants étaient inscrits en 2001. Leur présence s’est confortée
Entre 25 et 44 ans, période de la vie où vivre seul est moins fré- ces dernières années dans quasiment tous les types d’établis-
quent, les séparations laissent le plus souvent des hommes sements. Cependant, les écoles sanitaires et sociales ou artis-
seuls et des mères avec enfant(s). Passé 50 ans, la solitude tiques, les instituts universitaires de formation des maîtres
touche principalement les femmes et ce d’autant plus qu’elles (IUFM) et les universités restent les établissements les plus
sont âgées : elles affichent une longévité plus grande et les féminisés, tandis que les instituts universitaires de techno-
hommes reprennent plus facilement une vie de couple. logie (IUT) et surtout les écoles d’ingénieurs sont toujours à
dominance masculine.
Figure 1 - Personnes vivant seules en Ile-de-France A l’université, entre 1997 et 2002, la féminisation a progressé
dans toutes les formations. Les filles sont majoritaires dans les
sections lettres et sciences humaines (70 % des effectifs), attei-75 ans ou plus
gnent la parité avec les hommes en médecine, pharmacie et
65 à 74 ans
sciences économiques, mais demeurent moins présentes dans
55 à 64 ans
les filières scientifiques (37 %).
45 à 54 ansFemmes Hommes
35 à 44 ans
L’apprentissage a connu en dix ans un essor important en
25 à 34 ans
Ile-de-France, plus rapide chez les jeunes filles (+ 110 %)
15 à 24 ans que chez les garçons (+ 70 %). Elles restent cependant mi-
250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 noritaires : 36 % des apprentis en 2001 contre 32 % en
1990 1999
1991 ; ce résultat demeurant toutefois supérieur à celui ob-
servé en province (29 % en 2001). La croissance de la part
Source : Insee, recensements de la population de 1990 et 1999 des filles dans l’apprentissage est due notamment à l’éléva-
tion du niveau des apprentis, les formations supérieures au
Les femmes sont également plus souvent responsables de baccalauréat s’étant développées depuis quelques années.
familles monoparentales. C'est le cas dans plus de quatre
cas sur cinq en Ile-de-France comme en province. Consé-
… elles constituent près de la moitié
quence d’un divorce, d’une séparation ou d’un veuvage, la
des actifs régionauxmonoparentalité est en hausse de 20 % entre 1990 et 1999
dans la région. La progression est encore plus rapide en Les femmes et les hommes sont plus actifs en Ile-de-France
province (24 %). qu’en province. C’est le cas en 1999 pour 68 % des Francilien-
nes et 77 % des Franciliens, contre respectivement 62 % et
74 % des provinciaux. La progression de l’activité féminineormées souvent pour l’enseignementF
depuis 1990 a cependant été moins soutenue en Ile-de-Franceou le domaine social…
(+ 2,4 points en neuf ans) qu’en province (+ 4,7 points). Les
En 2002, le taux de réussite des filles au baccalauréat (77 %) Franciliennes constituent aujourd’hui près de la moitié de la
est en Ile-de-France supérieur de trois points à celui des gar- population active régionale.
çons, soit un écart identique à celui observé en province. Les
filles, de plus en plus présentes dans les cursus scolaires, réus- Les actifs franciliens, de plus en plus qualifiés, occupent pour
sissent mieux que les garçons à tous les niveaux. Elles choisis- beaucoup des fonctions de cadres ou de professions intermé-
sent plus souvent l’enseignement général. diaires (Figure 2). En 1999, ces postes regroupent plus de
Figure 2 - Répartition et taux de féminisation de la population ayant un emploi
selon la catégorie socioprofessionnelle en Ile-de-France
Répartition (en %) Taux (en %) Evolution des effectifs
en 1999 de féminisation 1990/1999* (en %)
Catégorie socioprofessionnelle
Femmes Hommes 1990 1999 Femmes Hommes
Agriculteurs 0,1 0,2 36,2 30,8 - 6,7 - 4,1
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 2,8 7,7 27,8 25,0 - 2,7 - 1,1
Cadres 17,9 27,1 34,0 37,4 + 2,4 + 0,7
Professions intermédiaires 28,1 23,4 48,9 52,1 + 1,9 + 0,4
Employés 45,0 15,4 74,8 72,5 - 0,3 + 1,0
Ouvriers 6,0 26,1 17,3 17,3 - 2,7 - 2,8
Ensemble 100,0 100,0 45,4 47,5 + 0,5 - 0,5
*taux de croissance annuel moyen
Source : Insee, recensements de la population de 1990 et 199948 % des emplois contre 33 % en province. Les Franciliennes Figure 3 - Ecart de salaires nets moyens
représentent plus d’un tiers des professions de cadres et plus entre hommes et femmes en Ile-de-France
de la moitié des professions intermédiaires, mais près des trois
quarts des postes d’employés (ces chiffres représentent res-
Salaire mensuel net moyen Ecart relatif (en %)
pectivement 31, 43 et 76 % pour les provinciales). Outre leur (en euros) (H-F)/H
présence dans des métiers « peu qualifiés » (assistantes mater-
Hommes Femmes Ile-de-France Provincenelles, employés de maison notamment), elles sont très nom-
breuses dans quelques métiers qualifiés tels que enseignants,
Cadres* 4 000 2 950 26,3 25,6
cadres administratifs, comptables et financiers.
Professions
2 090 1 830 12,4 13,0
intermédiaires
Les femmes, très présentes dans le secteur des services, ont Employés 1 400 1 350 3,6 7,7
profité de près des trois quarts des emplois créés entre 1990 et
Ouvriers 1 430 1 150 19,6 17,5
2000. Les activités de conseils et assistance, et les services per-
dont : qualifiés 1 490 1 300 12,8 13,7
sonnels et domestiques ont contribué pour plus de 57%àla
non qualifiés 1 190 1 040 12,6 11,7
croissance de l’activité salariée féminine.
Ensemble 2 390 1 790 25,1 17,1
Salaire médian 1 720 1 500 12,8 10,3Les femmes sont un peu moins souvent au chômage que leurs
homologues masculins : 9,6 % contre 10,3 % au printemps Champ : secteur privé et semi-public.
*y compris les chefs d'entreprise.2003 selon l’enquête Emploi en continu. La surreprésentation Lecture : dans la région, les femmes ont un salaire moyen inférieur de 25 % à celui des
hommes (17 % en province). Un salarié masculin sur deux (salaire médian) gagne moinsdes cadres parmi les actives et le moindre chômage des em-
de 1 720 euros mensuels, contre 1 500 euros pour une femme salariée sur deux.
ployées se traduisent pour les Franciliennes par un risque de Source : Insee, Dads 2000
chômage global plus faible que pour les provinciales. La situa-
tion est beaucoup moins favorable pour les hommes franci-
ne active sur cinq travaille à temps partielliens qui, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, U
sont plus exposés au chômage que les provinciaux. Les formes atypiques d’emploi (intérim, contrats à durée dé-
terminée, stages et contrats aidés) sont de plus en plus répan-
L’Ile-de-France est la région où les salaires féminins sont les dues depuis le début des années 90, en liaison avec le
plus élevés. Cependant, la différence de salaire entre femmes développement des dispositifs d’aide à l’emploi. Mais elles
et hommes est la plus forte : 25 % en 2000, en province cet sont relativement moins fréquentes en Ile-de-France que sur
écart est de 17 %. le reste du territoire, du fait de la plus grande qualification des
jeunes.
C’est aux deux extrêmes de la hiérarchie que l’écart de rému-
nération entre hommes et femmes est maximal (Figure 3). Près de 7 % des travailleurs franciliens sont salariés dans des
Ainsi, les femmes cadres et les ouvrières gagnent, en formes particulières d’emploi en 2002, deux fois plus qu’il y a
moyenne, respectivement 26 % et 20 % de moins que leurs 15 ans (Figure 4). Les femmes et les hommes sont impliqués
collègues masculins. La part inégale de cadres et les différen- dans des proportions comparables, les jeunes salariés étant
ces de qualification de la main-d’œuvre au sein des secteurs ex- davantage concernés, en particulier les filles. Moins présen-
pliquent une partie des disparités observées : autour de 28 % tes dans la plupart des mesures d’aide à l’emploi dans les sec-
d’écart dans le commerce et les services et 23 % dans l’in- teurs marchands, les Franciliennes sont au contraire
dustrie. Cependant, depuis une vingtaine d’années, les femmes nettement majoritaires dans les dispositifs d’aide à l’inser-
occupant plus souvent des postes qualifiés, l’écart salarial en tion, notamment les contrats emploi-solidarité et emploi
faveur des hommes se resserre progressivement. Néanmoins, consolidé à hauteur de 62 %.
elles restent peu présentes sur des postes à haute responsa-
bilité. Seuls 18 % des chefs d’entreprise franciliens sont des En mars 2002, une femme sur cinq travaille à temps partiel
femmes, lesquelles perçoivent, en moyenne, un salaire infé- en Ile-de-France contre une femme sur trois en province.
rieur de 38 % à celui des hommes. Le sous-emploi, qui constitue un des révélateurs de préca-
Figure 4 - Les emplois salariés franciliens à durée limitée
Taux de Part dans l'ensemble des salariés (en %) Part dans l'ensemble des salariés (en %)
Effectifs féminisation (en %)
Hommes Femmes Ile-de-France Province
Intérimaires 75 394 43,7 1,8 1,5 1,6 2,6
Contrats à durée déterminée* 171 638 53,6 3,3 4,1 3,7 4,3
Contrats aidés** 35 211 65,0 0,5 1,0 0,8 2,3
Apprentis 37 214 29,0 1,1 0,5 0,8 1,4
Total 319 457 49,6 6,7 7,0 6,9 10,7
*hors Etat et collectivités locales.
**contrats d'aide à l'emploi (CES, CIE...) et stages de formation professionnelle classés dans l'emploi au sens des critères du BIT.
Source : Insee, enquête Emploi de mars 20022/2
Femmes
en Ile-de-France
➜Regardssur la parité
Fond social européen
Figure 5 - Principales activités de loisirs et domestiques en Ile-de-France (en moyenne journalière)
heures heures
2 2
Travail domestiqueLoisirs
1,5 1,5
Femmes
1 1
Hommes
0,5 0,5
0 0
Télévision Lecture Promenade Sorties Jeux Cuisine Ménage Courses Enfants Bricolage
Source : Insee, enquête Emploi du temps de 1999
rité professionnelle, affecte davantage les femmes (5,2 % Franciliens est plus longue que celle des provinciaux : les actifs
de la population active occupée en mars 2002) que les occupés travaillent 6 heures 50 par jour, contre 5 heures 47
hommes (2,3 %). A l'inverse, parmi les personnes à temps pour les actives occupées. Mais si on cumule le temps profes-
partiel, les Franciliens sont plus souvent en situation de sionnel et le temps domestique, les femmes travaillent chaque
sous-emploi (42 %) que les Franciliennes (25 %). jour 20 minutes de plus que les hommes.
La garde des enfants incombe presque systématiquement auxa garde des enfants :L mères même si elles interrompent moins qu’auparavant leur
un souci particulier pour les Franciliennes
activité professionnelle à la naissance d’un enfant : 74 % des
Dans l’agglomération parisienne en 2002, plus de la moitié des mères de jeunes enfants travaillent, alors que c’est le cas de
enfants sont gardés par un de leurs parents alors qu’en métro- 67 % en province.
pole ce mode de garde en concerne plus des deux tiers. Par ail-
leurs, en matière d’emploi du temps, la journée de travail des Faire le ménage, la cuisine, les courses ainsi que s’occuper de
l’éducation des enfants sont toujours des activités majoritai-
rement dévolues aux femmes (Figure 5). Elles y consacrentP our en savoir plus
encore deux fois plus de temps que les hommes. Cependant,
ce temps domestique s’est considérablement réduit depuis« Femmes en Ile-de-France : regards sur la parité »,
Insee Ile-de-France et Délégation régionale aux Droits quinze ans. Le moindre investissement des femmes dans la
des Femmes et à l'Egalité d'Ile-de-France, édition
sphère professionnelle ne compense pas cette inégalité du2004.
temps passé à travailler à la maison. Ainsi, le temps restant
Cet ouvrage de 116 pages décrit la réalité
libre pour les loisirs et la sociabilité est tout de même pluséconomique et sociale au travers de quarante
thèmes, dont chacun comprend des tableaux, des graphiques, faible pour elles (40 mn environ chaque jour). Après la télévi-
des commentaires, des définitions et des références bibliographiques. sion, la lecture reste le deuxième loisir quotidien, le seul prati-
Les 40 thèmes abordés sont regroupés dans sept domaines :
qué à temps égal par les femmes et les hommes.comparaisons européennes, population-famille, éducation-formation,
activité-emploi-chômage, revenu-niveau de vie-pauvreté, santé, vie
quotidienne. Enfin, la présence féminine dans la sphère politique demeure
très faible. Alors qu’elles représentent plus de la moitié du
« Femmes et hommes - regards sur la parité », Insee, collection Références,
corps électoral, on ne compte que 17 % de députées, 16 % deédition nationale à paraître en mars 2004. Actualisation annuelle mise à dis-
position sur le site internet : www.insee.fr. sénatrices et 14 % de mairesses en 2002 dans la région. En
province, la parité n’est pas mieux respectée.« Atlas des Franciliens », Insee - Iaurif :
- Tome 3 - Population et modes de vie, 2002 ;
- Tome 4 - Activité et emploi, 2003. Françoise BEAUFILS
Insee Ile-de-France« Femmes et hommes : les inégalités qui subsistent », Insee première,
n° 834, mars 2002.
Les chiffres et analyses présentés dans cet article sont extraits d’un ouvrage réalisé à l’initiative de la
« Les femmes en Ile-de-France : faits et chiffres », Insee Ile-de-France et Direction régionale de l’Insee Ile-de-France et de la Délégation régionale aux Droits des Femmes et à
l’Egalité d’Ile-de-France avec le concours des services statistiques des ministères concernés.Délégation régionale aux Droits des Femmes d’Ile-de-France, édition 1995.
Directeur de la publication : Alain Charraud - Comité de rédaction : Brigitte Belloc
INSTITUT NATIONAL
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DE LA STATISTIQUE Conception graphique : PAO Insee Ile-de-France - Maquette : Laure Omont - Impression : Comelli
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ÉDITION 2004

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