Première baisse du taux de chômage

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Entre 1998 et 2000 la forte croissance de l'emploi a permis de réduire le taux de chômage. Mais la création d'un emploi ne conduit pas mécaniquement à la disparition d'un chômeur. Les mesures d'insertion et l'amélioration du marché de l'emploi ont incité une partie des inactifs à rechercher du travail. Le nombre de chômeurs est ainsi resté stable et le taux de chômage n'a baissé que de deux points.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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so cié té
Emploi et chô mage
Pre mière baisse
Entre 1998 et 2000 la forte crois sance de l’em ploi a per mis de
ré duire le taux de chô mage. Mais la créa tion d’un em ploi ne
conduit pas mé ca ni que ment à la dis pa ri tion d’un chô meur. Les
me su res d’in ser tion et l’amé lio ra tion du mar ché de l’em ploi ont
in ci té une partie des inac tifs à re cher cher du tra vail. Le nombre
de chô meurs est ain si res té stable et le taux de chô mage n’a
bais sé que de deux points.
our la pre mière fois de puis 1990, le cette pres sion sur le mar ché de l’em ploi. Lexique
taux de chô mage est en re cul : il a Ain si, pour un ac crois se ment moyen de
Po pu la tion ac tive : en semble des ac tifs P bais sé de près de deux points en 7 250 ac tifs par an, 5 650 sont liés à
oc cu pés et des chô meurs. Deux deux ans, pas sant de 38,2 % en mars l’évo lu tion dé mo gra phique et 1 600 à la
dé fi ni tions sont uti li sées en ma tière 1998 à 36,5 % en mars 2000. Ceci est dû crois sance des taux d’ac ti vi té.
d’ac ti vi té. Celle du re cen se ment à un fort dé ve lop pe ment de l’em ploi. Le
cor res pond à la per cep tion que
nombre de per son nes oc cu pées était de Forte hausse des tauxl’en quêté a de sa si tua tion, celle du
166 000 lors de l’en quête em ploi deBIT à une si tua tion ef fec tive d’em ploi d’activité féminins
mars 1998, il dé passe les 180 000 enou de chô mage. La dé fi ni tion BIT est la
mars 2000, soit une hausse de plus deré fé rence in ter na tio nale mais n’est
La hausse des taux d’ac ti vi té se cons tateuti lisée que de puis 1993 à La Réu nion. 8 % en deux ans.
pour tous les âges au-des sus de vingt ans La dé fi ni tion au sens du re cen se ment
Tou te fois, cette forte créa tion d’em plois sur la pé riode al lant de mars 1998 àest donc conservée pour me su rer les
ne s’est pas en tiè re ment ré per cutée surévo lu tions de po pu la tion ac tive mars 2000. Elle s’avère très forte pour
an té rieu res à 1993. le taux de chô mage. En dé pit de la créa - les fem mes de trente à cin quante-cinq
tion de près de 14 000 em plois sup plé - ans. L’évo lu tion ra pide de ces taux, ain si
Taux d’ac ti vi té : dans une po pu la tion men tai res en deux ans, le nombre de que l’écart im por tant qui sub siste avec
donnée c’est le rap port entre le chô meurs dé nom bré par l’en quête n’a
nombre d’ac tifs et la po pu la tion to tale
-pas di mi nué. Ceci est d’ail leurs confir cor res pon dante.
mé par la sta gna tion du nombre de de -
man deurs d’em ploi ins crits à l’ANPE
entre mars 1998 et mars 2000. CelaL’au teur s’ex plique par une forte crois sance de la
po pu la tion ac tive.
Ja mel MEKKAOUI est char gé d’étu des
à la di rec tion ré gio nale de l’INSEE Comme chaque année, les jeu nes ont
af flué sur le mar ché de l’em ploi. Ce
phé no mène est lié à la struc ture par âge
de la po pu la tion réu nion naise. La forte
na ta li té des an nées soixante-dix pèse
tou jours sur le mar ché de l’em ploi. Ce
phé nomène de vrait se lon toute vrai sem -
En deux ans beau coup de fem -blance per du rer jusque dans les an nées
mes de plus de trente ans se sont2010-2020. D’autre part, la crois sance mi ses à tra vail ler ou à re cher cher
des taux d’ac ti vi té fé mi nins ac centue du tra vail.
Evo lu tion du taux de chô mage et du taux d’ac ti vi té de 1993 à 2000
po pu la tion Chô meurs Actifs Taux de Taux
ac tive BIT oc cu pés chô mage d’ac ti vi té
mars 1993 232 100 73 800 158 300 31,8 % 51,4 %
mars 1995 243 200 84 500 158 700 34,7 % 51,3 %
juil let 1997 262 800 94 600 168 200 36,0 % 53,2 %
mars 1998 268 500 102 300 166 200 38,2 % 52,9 %
mars 2000 284 300 103 800 180 500 36,5 % 55,2 %
Source : INSEE - en quê tes em plois
2so cié té
du taux de chô mage
Il faut sou li gner ici que la créa tion d’un Les ai des à l’emploiem ploi ne conduit pas mé ca ni que ment à
la dis pa ri tion d’un chô meur. Elle in cite n Les con trats d’ac cès à l’em ploi
une partie des inac tifs à re cher cher du (CAE) sont des ti nés à fa vo ri ser
l’em bauche de chô meurs de longuetra vail. Cette cons ta ta tion ré vèle une
durée par les en tre pri ses. Pournou velle fois que la fron tière entre le
chaque em bauche de CAE,chô mage et l’inac ti vi té est très floue.
l’en tre prise bé né ficie d’une aideLes mo ti va tions qui condui sent cer tains
for fai taire de 2 000 francs par mois
-à ne pas se por ter sur le mar ché de l’em et d’une exo né ra tion de cer tai nes
ploi ne sont pas uni que ment liées au dé - char ges pa tro na les (as su ran ces
sir de ne pas tra vail ler mais aussi au dé - so cia les, al lo ca tions fa mi lia les et
cou ra ge ment de trou ver un tra vail dans ac ci dents du tra vail), sur deux ans.
une si tua tion de chô mage éle vé. La durée mi ni male de ces con trats
est de 12 mois. De puis 1995 cesLes hom mes de vingt à trente ans
con trats sont éga le ment des ti nés auxsont plus sou vent ac tifs de puis L’im por tance des ai des jeu nes en dif fi cul té. deux ans.
à l’em ploi
Les con trats d’in ser tion par l’ac ti vi té n
(CIA) sont des con trats à tempsles taux mé tro po li tains, lais sent sup po ser Au cours de la dé cennie quatre-vingt-dix
par tiel con clus pour une durée de 3qu’il existe en core une bonne marge de une crois sance de l’em ploi en core plus
à 24 mois par l’agencepro gres sion des taux d’ac ti vi té des fem - im por tante a été cons tatée entre le 1er
dé par te men tale d’in ser tion avec unemes. jan vier 1990 et le 1er jan vier 1992, lors col lec ti vi té lo cale, une as so cia tion
de la mise en place des Con trats em - ou d’au tres per son nes de droitOn cons tate aus si une forte pro gres sion ploi-so li da ri té qui avait conduit à la pu blic. Il per met aux bé né fi ciai resdu taux d’ac ti vi té des jeu nes de vingt à
créa tion de près de 20 000 em plois. du RMI d’ef fec tuer des tâ chestrente ans qui ont crû de six points au
d’uti li té so ciale en vue de fa vo ri serComme à l’époque le mar ché du tra vailcours des deux an nées pas sées. Le taux leur in ser tion pro fes sion nelle.réu nion nais ap pa raît comme très dé pen -d’ac ti vi té des hom mes de 25 à 29 ans est
dant des ai des à l’em ploi. n Les con trats em ploi-so li da ri té (CES)dé sor mais su pé rieur à ce lui cons ta té en
ont été créés en 1990 afin de-mé tro pole. Cette évo lu tion est très cer L’ins tau ra tion des em plois-jeunes com -
fa vo ri ser l’in ser tion pro fes sion nelle
tai ne ment à at tri buer à la me sure em - plète au jourd’hui la bat terie des ai des à des per son nes sans em ploi
ploi-jeune qui a conduit un grand l’in ser tion pro fes sion nelle. Envi ron (ren con trant des dif fi cul tés
nombre de jeu nes à se por ter sur le mar - 6 000 em plois-jeu nes ont été créés entre par ti cu liè res d’ac cès à l’em ploi) par
ché de l’em ploi pour pou voir bé né fi cier l’ac qui si tion de com pé tence et de1998 et 2000. De plus le ren for ce ment
sa voir-faire. Ils peu vent être si gnésde ces con trats. Il s’agit pro ba ble ment des me su res d’in ser tion a per mis de
par les col lec ti vi tés ter ri to ria les, lesd’un phé no mène pu re ment conjonc tu rel mettre 3 000 per son nes sup plé men tai res
éta blis se ments pu blics et leset on peut pen ser que le taux d’ac ti vi té en si tua tion d’em ploi en mars 2000 par
as so cia tions.des jeu nes hom mes re vien dra dans les rap port à mars 1998. Il s’agit d’em plois
an nées à ve nir à des ni veaux plus ha bi - n Les con trats em plois conso li désà temps par tiel dont la durée est de quel -
tuels. (CEC) ont été créés par la loi du 29ques mois. Le nombre de con trats si gnés
juil let 1992. Ils sont des ti nés auxpour ce type d’em ploi (CES, CEC, CIA,
ti tu lai res de CES qui n’ont pas trou vé CEV) a for te ment aug men té, pas sant de
Accrois se ment de la po pu la tion ac tive d’em ploi à l’issue de ces con trats.près de 35 000 en 1997 à plus de 46 000
en moyenne an nuelle entre 1990 et 1999
en 1999.(15 ans ou plus au sens du re cen se ment)
Le reste de la crois sance de l’em ploiAccrois se ment to tal 7 250
dont : Hom mes 3 050 (entre 5 000 et 6 000 em plois sur deux
Fem mes 4 200 ans) est im pu table en très grande partie à
l’éco nomie mar chande. L’em bauche des Ac crois se ment dû à la dé mo graphie (1) 5 650
dont : Hom mes 3 350 chô meurs de longue durée et des jeu nes
Fem mes 2 300
en dif fi cul té y a été fa ci litée par les Con -
Accrois se ment dû à l’évo lu tion trats d’ac cès à l’em ploi (CAE). Ces con -1 600
du taux d’ac ti vi té
- 300 trats d’une durée mi ni male de 12 moisdont : Hom mes
1 900
Fem mes ont été au nombre de 3 200 en 1998 et
de 3 300 en 1999. Les em plois ai n si créés
(1) Accrois se ment qui au rait été ob ser vé si les taux
ne sont pas cu mu la tifs car la moi tié desd’ac ti vi té étaient res tés cons tants
con trats sont con clus pour une durée dé -
Source : INSEE - re cen se ments de 1990 et ter minée. n
1999.
Ja mel MEKKAOUI
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